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Chers amis de l'Institut Saint-André, Les examens viennent de s’achever et les vacances de Noël seront pour tous synonymes de repos mérité. L’occasion de nous ressourcer et de prendre soin plus encore de nos familles. De belles actions de solidarité ont jalonné la fin du trimestre : la soupe populaire le jour de la Saint-André, la vente de chocolat au profit de la « Maison des Familles », le traditionnel petit-déjeuner Oxfam. De nouvelles aventures nous attendent à la rentrée : les classes de neige, les échanges linguistiques, les évaluations externes certificatives, les inscriptions en Première, la marche parrainée, les voyages sco-laires (notamment celui de nos Rhétos en Toscane), l’examen de Cambridge, le Rhéto Trophée, les Portes Ouvertes, sans oublier l’achèvement de la nouvelle construction ! Puissions-nous tous revenir en grande forme début janvier pour mener à bien ces différentes missions ! Nous voici donc à neuf jours de Noël au terme d’une année 2009 toujours marquée par la crise économique, jalonnée aussi d’événements personnels, heureux et/ou malheureux. La vie est ainsi faite. L’existence est un livre d’images qui n’admet pas les retours en arrière. Et nous sommes emportés par ce TGV de la vie, avec ses joies, avec ses peines. Mais l’important n’est-il pas d’aimer et d’être aimé ? C’est ce que je souhaite à chacun d’entre vous : élèves, parents, professeurs, édu-cateurs, membres du personnel administratif et technique de notre chère école. Je voudrais particulièrement remercier Madame Liagre et Madame Vanderstraeten, respective-ment sous-directrice et préfète de discipline en cette année scolaire 2009-2010. Elles ont relayé au pied levé Madame Lacroix et Madame Bonnemaison. Elles se sont dépensées sans compter pour assumer avec talent et vaillance la bonne organisation de l’école au quotidien. Merci à la nouvelle équipe des éducateurs, merci à tous les acteurs de l’école pour l’esprit de solidarité, de confiance mutuelle et de responsabilité. Des phares se sont éteints pour nous cette année. Des personnes chères à nos cœurs, qui ont essayé de nous transmettre leurs valeurs : citons l’honnêteté, le courage, la loyauté, l’attention aux plus humbles, la curiosité intellectuelle, l’ouverture à l’étranger, l’esprit d’entreprendre. Nous nous sentons un peu perdus quand de telles personnes s’enfoncent pour de bon dans la nuit. Heureuse-ment, par sa naissance, sa mort et sa résurrection, Jésus de Bethléem nous montre la voie. Il nous précède sur le chemin de l’Espérance. Avec Lui, l’Amour reste la première des valeurs. Au plus pro-fond de nos nuits de mélancolie, il y a sa Présence qui console, sa Lumière qui nous caresse l’âme.
Le jour de Noël est un grand jour. Donnons-nous la main et approchons-nous de la crèche ! Posons nos fronts tout contre la joue du Divin Enfant. A nos oreilles, il murmure que l’âme humaine est une parcelle de Dieu lovée en chacun de nous. Sa chanson douce nous dit qu’il faut aimer. Joyeux Noël à toutes et tous ! Jean-Claude Leclercq
COTISATION ABONNEMENT 2009-2010 Une touche de couleur agrémente-t-elle votre étiquette adresse ? C'est simplement pour vous signaler que, au moment d'expédier la revue, nous n'avions pas encore enregistrer le versement de votre cotisation. Si vous souhaitez rester, ou devenir, membre cotisant de l'Association des Anciennes et Anciens et recevoir la revue Saint-André-Contact en 2010, il vous suffit d'effectuer un virement d'un montant de 10 euros ou davantage si vous le décidez) au compte n° 199-0230579-02 de l'Associations des Anciens Elèves de l'Institut Saint-André. Si votre versement est très récent, nous vous en remercions et vous invitons à ne pas tenir compte du présent appel. Votre adhésion est pour nous, et pour toute la communauté éducative, un très grand encouragement.
SEPTEMBRE Je 29 et Ve 30 : échange linguistique pour nos Ma 1 : rentrée des élèves de 4ème avec des élèves néerlandophones du Col-1ère année. lège d'Assebroek (Bruges). Me 2 : rentrée générale Ve 30 : théâtre à la Maison de la Culture pour pour les élèves de la 2ème les 5ème et les 6ème, « Le conte d'hiver ». Opé-àla6èmeannée.rdaetsioCnlas«sePsodmepNoeningeet.teDsép»aprtoeurnlceofnignéandceTmoeuns-t e Ma 8 : retraite des Rhétos saint. jusqu'à samedi. NOVEMBRE Ve 11 : visite de Tournai dans le cadre du cours Lu 09 : retour du congé de Toussaint. da'néntéued.edumilieupourlesélèvesde2ème Ve 13 : souper campagnard à Saint-André Pri-maires. Lu 14 : photos individuelles et de groupes. Sa 14 : réunion des Anciennes et des Anciens. Je 24 : théâtre à la Maison de la Culture pour les Lu 16 : excursion à Bavay pour les élèves de 3ème, « Shake, Shake, Shake ». 3ème année. OCTOBRE Ma 17 : théâtre à la Maison de la Culture pour les élèves du 2ème degré, « Assoiffés ». Je 01 : spectacle à la Maison de la Culture pour Je 19 : Jeunesses Musicales, « D'une rive à les 2ème, « Avaar ». l'autre » par Musta Largo, pour les 2ème. Ve 02 : élection des délégués de classe pour le Ma 24 : théâtre à la Maison de la Culture en CREaSAR(ieConCsheiinl).desElèvesdeSaint-André1ère,«Fratelli».Soiréed'informationsurles megn s- études supérieures (UCL/CIO) au Collège Notre-Ma 06 : conférence du Dr Gueibe organisée par Dame. l'APSAR, « L'alcool, notre drogue culturelle ». Ve 27 : buffet-fromages au profit des classes de Ma 20 : procès en Cour d'Assises à Mons pour neige. les élèves de 5ème Eco et de 6ème Latin. DECEMBRE 5 V è e m 2 e 3 a:nJneéuen.eJsosegsgiMngusdiceallaesf,o«rmNeovaeuc1eenrtode»greén. Me 16 : animation sur le conte en 2ème. Lu 26 : classes vertes en 1ère D, E, F (Melle Cal-Je 17 : petit-déjeuner Oxfam, messe et activités lewaert, Mme Claix, M. François). 1er Conseil de Noël. de Participation de l'année scolaire. Ve 18 : départ en vacances de Noël 2
Début septembre, notre école a reçu sa nouvelle cyberclasse. En effet, après plusieurs années de travail acharné de la part de Madame Bouko, nous pouvons nous réjouir d'être parmi les sep-tante premières écoles à être fournies sur près de quatre mille établissements ! Incontournables tant dans la vie professionnelle que privée, les nouvelles technologies constituent un véritable outil au service des apprentissages scolaires. L'école a reçu de la Communauté Française quarante ordi-nateurs répartis comme suit : 26 au CCM • 4 en bibliothèque • 10 distribués dans différentes classes (B4, A24, A15, etc.) Les élèves de Première suivent des cours à raison d'une heure par semaine sur ce nouveau matériel. Sachez égale-ment que le Centre Cybermédia est ouvert sur le temps de midi (12h40-13h30), les mardis, jeudis et vendredis. C'est, pour nos élèves, l'occasion d'effectuer des recherches ou de se mettre en avance tout en étant encadré par un professeur.
Claire Lamblin (6ème B) à l'Arche de Trosly-Breuil Ma retraite s'est déroulée dans un foyer pour personnes handicapées. Il se trouve à Trosly-Breuil, un petit village près de Compiègne. La France, ainsi que plusieurs autres pays, compte un grand nombre de foyers, le tout formant « l'Arche ». Les personnes accueillies à l'Arche ont un handicap mental. La plupart passent leur vie dans cette structure. Et leur quotidien s'organise autour d'ateliers (de 10 h à 17 h) adaptés à leurs capacités. Des volontaires vivent en permanence avec les handicapés. On compte un responsable par foyer qu'entourent trois ou quatre assistants au foyer même et deux assistants aux ateliers. Dans tous les foyers, le déjeuner est programmé à 7 h 45. Cela laisse le temps aux personnes de se préparer pour le travail en atelier. Les assistants au foyer s'occupent, quant à eux, du ménage, de la lessive et des repas. Après le repas du soir, quatre fois par semaine, les personnes qui le désirent peuvent assister à une messe. Je reconnais avoir peiné les premiers jours. Le rythme est très soutenu, entre les tâches ménagères et ces personnes qui ont constamment besoin d'attention. Mais, au final, je ne retire que du positif. J'espère gar-der le contact avec les gens qui travaillent au foyer. Nous avons échangé nos adresses e-mails et j'aimerais leur rendre visite très bientôt. Je recommande vivement cette destination aux futurs élèves de sixième. C'est une expérience formidable pour ceux qui aiment aider les autres. Les per-sonnes frappées par le handicap nous apportent aussi beaucoup ; on sort de cette expérience plus mature, conscient de notre chance d'être en bonne santé, bref avec un autre regard sur la vie. Laura Hennart (6ème B) à Saint-Hubert Les activités réalisées à Saint-Hubert sont surtout centrées sur la rencontre avec soi-même et avec les autres. J'ai appris à aller à la rencontre d'élèves que je côtoyais chaque jour sans vraiment les connaître. J'ai laissé tomber les aprioris, les préjugés pour découvrir des personnalités remar-quables. Par ailleurs, je me suis rendu compte du caractère superflu de choses que je croyais indis-pensables. Passer une semaine sans télévision, sans ordinateur, sans gsm est possible. Certes, ces instruments nous connectent au monde mais ils peuvent nous couper des relations directes. Je 3
recommanderais volontiers cette destination de retraite aux futurs élèves de sixième car je pense que c'est une bonne expérience de remise en question de soi-même. En outre, Saint-Hubert est un coin très pittoresque de notre chère Belgique. La Diglette, comme le dit son propriétaire, est un petit coin de paradis. Charme et tranquillité sont maîtres en cet endroit. Enfin, cette retraite per-met de renforcer ou de créer le lien entre les élèves, accroissant ainsi un esprit d'entraide dans l'école. Cécile Lannoy (6ème B) à Quartier-Gallet, près de Beauraing À Quartier-Gallet règne un climat de silence, ambiance renforcée par le cadre magnifique, en pleine nature, proposant une vue à couper le souffle. Grâce à ce silence et à cet environnement, j'ai pu me retrouver avec moi-même, faire l'expérience d'une paix profonde. La messe est assez surprenante : l'homélie est davantage une discussion (interactive) sur l'évangile ; l'hostie est un pain que nous avions fait. Cela permet vraiment d'offrir notre travail d'Homme pour qu'il soit sanctifié. Constance Vander Maren (6ème B) à Taizé Je garderai en mémoire tous les bons moments vécus là-bas, avec les professeurs et les élèves, mais aussi avec les gens rencontrés sur place, qu'ils soient Suisses, Allemands, Français ou Belges. J'espère revivre un jour cette expérience. Car ce séjour m'a permis de réfléchir sur ma vie et sur moi, de gagner en sérénité, et finalement de commencer une année scolaire en beauté. Aurélie Legrain (6ème D) à Saint-Hubert Rencontrer, découvrir, réfléchir ! Voilà les mots-clés qui définissent cette retraite. Lorsque je parle de rencontre, je parle bien de rencontre avec soi et avec l'autre. En parlant de découverte, je sous-entends une découverte de paysages, qui étaient sublimes, de personnes qui me sont maintenant très chères et de soi ; en effet, les quelques tête-à-tête que l'on a eus avec soi-même m'ont bien servi. Enfin, le verbe « réfléchir » qui recouvre beaucoup de choses et de moments. Il faut en effet penser aux autres, à soi et à l'avenir. Lors de cette retraite, diverses activités nous ont été proposées comme un feu de camp très convivial, un karaoké, des marches éprouvantes. Nous nous levions vers 7h00 et nous nous couchions aux alentours de 23h00. Les repas étaient préparés par les élèves. Je garderai en mémoire des moments de complicité avec de parfaits inconnus, des gens avec qui je n'avais aucun point commun et envers qui je m'obstinais à avoir des préjugés. Il y a donc énormément de positif que je retire de cette expérience. J'ai appris à aller vers les autres, à ne pas les juger trop vite mais aussi j'ai appris à m'ouvrir. Cependant, un aspect négatif était la marche : nous étions constamment sur les routes et sans exercices vraiment intéressants. L'anima-teur aurait pu élever le niveau des exercices, l'expérience pénible de la marche serait passée inaperçue. Jehanne Dumont de Chassart (6ème D) à Saint-Hubert Nous sommes partis à 37 en retraite à la Diglette, du mardi soir au vendredi. L'endroit était magnifique, entouré de bois, proposant un jardin spacieux devant la bâtisse et un cours d'eau sur le côté, de quoi nous mettre dans l'ambiance « en retrait du monde » directement. Nous étions un groupe de personnes assez différentes mais l'ambiance était bien là. Les diverses activités nous ont permis d'approfondir les relations avec des personnes que nous fréquentons peu d'habitude et de réfléchir sur nous-mêmes, chose que je fais assez rarement. Ces ateliers étaient variés : balades dans la forêt, jeu de l'oie où, en groupe, nous discutions autour de questions que nous avions écrites nous-mêmes, écriture de lettres qui seront envoyées dans plusieurs années, partage en groupe autour de questions à propos du « Nom de Dieu », etc. Parfois, j'ai trouvé qu'on n'al-lait pas assez loin dans ces discussions par manque de temps ou autre chose. Cela aurait pu être plus dense. Mais les bons moments étaient tout de même présents, comme, par exemple, lorsque nous préparions les dîners ou que nous faisions la vaisselle. Ce sont pourtant des tâches ingrates mais, en groupe, elles étaient réellement chouettes. Il y a aussi un élément qui m'a vraiment tou-chée, c'est le fait que, comme j'étais plutôt invalide, beaucoup de personnes, élèves et profes-seurs, m'ont fait part d'encouragements, étaient simplement présents si j'avais besoin d'eux. Et ça m'a fait vraiment plaisir. C'était plus facile à surmonter. Je finirai en disant que j'ai passé un très bon moment à Saint-Hubert. 4
Claire Lannoy (6ème D) à Quartier-Gallet, près de Beauraing J'ai eu des problèmes d'asthme toute la semaine. J'ai cependant beaucoup apprécié ce temps à Quartier-Gallet grâce au contact avec la vie rudimentaire de la nature et la fraternité vécue entre tous. J'ai aussi eu l'occasion de connaître des élèves de l'école sous un autre jour et c'est très enri-chissant. Je trouve dommage que nous ayons fait tant de partages. J'estime que l'on apprend beaucoup plus en vivant qu'en parlant. La demi-heure de solitude a aussi été un moment dont je me souviendrai, parce qu'on oublie tous nos soucis, on ne fait qu'observer la nature, on entre directement en lien avec le Créateur. Nous avons aussi vécu une longue discussion sur la création et j'en tire plusieurs informations neuves vraiment intéressantes. Je pense que Philippe Marbaix aimerait que nous revenions pour la fête des tentes, mais je fais tellement d'activités que je ne sais vraiment pas si j'y retournerai. Ce n'est pas l'envie qui manque. Je recommande vivement la retraite mais je conseille à tous les retraitants d'être ouverts et motivés pour les activités. L'atmo-sphère en est changée. L'idéal serait que la retraite dure un peu plus longtemps. Le nombre d'élèves, six était idéal aussi. Le fait que nous n'étions que des filles aide aussi à la fraternité. Aurélie Depoortere (6ème D) à Quartier-Gallet, près de Beauraing Cette retraite m'a permis de comprendre l'importance de l'ouverture aux autres. Mais elle m'a aussi appris certaines choses sur mon moi intérieur et sur le milieu qui m'entoure. Toutes les acti-vités qui nous ont été proposées ont été acceptées sans aucune contrainte par l'ensemble du groupe. L'organisation des journées se faisait de la manière suivante. A 7h30, on se levait. A 8h00, office du matin suivi du petit déjeuner. Ensuite nous faisions des travaux qui variaient suivant les besoins ou les occasions. L'office de midi était suivi du dîner et d' occupations plus spirituelles ( ex: débat, échange, temps de silence, promenade, etc.) A 18h30, il y avait l'eucharistie suivie du sou-per et d'un temps d'échange plus approfondi où Philippe Marbaix nous soumettait des thèmes ou des questions plus spécifiques. A 21h30, venait l'office du soir suivi du coucher dans le silence. Je recommande bien évidemment cette retraite aux élèves de 6ème qui serait prêts à s'ouvrir à cette communauté chrétienne. Le seul point négatif dans tout ceci est que j'ai trouvé la retraite beau-coup trop courte !!! Lucie Crahay (6ème D) à Quartier-Gallet, près de Beauraing Pour ma part, il me semble n'avoir rien retiré de particulier de cette expérience. Mais ce que je garde en mémoire, c'est sans doute la façon dont les personnes vivent là-bas, faisant fi de toutes les nouvelles technologies qui pourraient leur faciliter la tâche. De plus, elles ne sont jamais à court d'activités puisqu'il y a toujours du travail dans le potager, ainsi que quelques réparations à effectuer à l'aide des personnes qui sont de passage à Quartier-Gallet. Une chose qui m'a touchée dès notre arrivée, c'est qu'ils aient pris le temps de retenir nos noms avant notre arrivée et qu'ils nous aient attendues pour prendre le repas. Bien sûr, nos journées furent tellement remplies que nous n'avons pas eu le temps de nous ennuyer. De plus, nous étions si peu nombreux qu'il nous était beaucoup plus facile de faire connaissance avec les autres. Mais il faudrait partir plus long-temps, car, au bout de trois jours, nous étions à peine en train de nous habituer à notre nouveau milieu et aux personnes qui nous entouraient. Nicolas Decaestecker (6ème A), retraite sociale à Mouscron Je retiens de mon séjour à Mouscron une prise de conscience brutale mais tellement réelle de l'importance des études. Car, pour la plupart des personnes rencontrées, la descente aux enfers a débuté à cause d'un manque cruel de diplôme et d'éducation donc d'un travail stable, d'un cadre de vie sain et d'un bon exemple à donner à sa progéniture. J'ai appris aussi qu'il ne faut jamais se fier aux premières apparences. L'étiquette «cas social» des personnes côtoyées cache en vérité un grand cœur et une vie pas toujours facile. Cela est aussi valable pour mes camarades qui m'ont accompagné et que je ne connaissais pas avant cette retraite. J'ai appris à les connaître alors que je ne leur aurais probablement pas adressé la parole dans le cadre habituel de l'école. Cette retraite a vraiment changé ma vision des choses, ma vision des gens, ma vision de la vie et de la société. Aude Vangilbergen (6ème A) Ce que j'ai retiré de cette retraite, c'est d'oser aller vers les autres. Ne pas les juger trop vite. Découvrir que tout le monde a sa particularité et son don et que, lorsque tout est mis ensemble, on peut faire des merveilles, construire quelque chose. Savoir que personne n'est irrécupérable, 5
que même si on a fait des erreurs dans le passé, des personnes sont toujours prêtes à nous accueillir et à redonner un but à notre vie. Voici tout ce que cette retraite m'a appris et tout ce que j'ai envie de garder en mémoire. Même s'il n'y a pas eu de temps de prière à proprement par-ler, je considère qu'il y a tout de même eu un côté spirituel dans cette retraite car lorsque l'on tra-vaille, on n'a pas toujours l'occasion de discuter. C'est donc un moment de réflexion et de remise en question. On se rend compte de la chance que l'on a d'avoir des parents, des valeurs, une édu-cation, etc. Bref, que notre vie est enviable et enviée et, à ce titre, on s'en rend vraiment compte. De plus, le fait d'être une petite équipe rend cette retraite agréable et à taille humaine. On a le temps d'aller vers les autres et de vraiment les découvrir. Pour moi, c'est donc une retraite qui rejoint deux points essentiels : la spiritualité et le contact social. Je pense qu'il serait intéressant de prolonger un peu cette retraite pour en profiter pleinement et de ne pas devoir partir trop vite. Coralie Dethier (6ème D), retraite spirituelle à Taizé Retraite spirituelle à Taizé, partage de vie dans une communauté chrétienne œcuménique et ouverte sur le monde, rencontre avec d'autres jeunes venus des quatre coins de la planète. - Principales activités : - les trois offices quotidiens - les carrefours - les rencontres autres que les carrefours - Horaires : - 6 h 30 : douche - 8 h 15 : premier office (durée : 45 min) - Petit déjeuner - 10 h : rencontre avec le père qui forme ensuite les groupes de paroles - 12 h 20 : 2ème office - Dîner - 17 h 15 : goûter - 17 h 45 : carrefours ou autres rencontres - 19 h : souper - 20 h 30 : 3ème office - 21 h 15 : rencontre entre nous à l'Oyak - 23 h - 23 h30 : au lit Différentes nationalités étaient réunies. J'ai pu rencontrer des Allemands lors de notre pre-mier groupe de parole, des Français lors de nos rencontres entre francophones et des Belges néerlandophones lors de notre rencontre entre Belges. Nous avons vécu également des ren-contres avec des frères dont certains étaient plus âgés que d'autres mais toujours aussi ouverts d'esprit. Cette retraite m'a permis de ressentir énormément de calme et de sérénité mais aussi beaucoup de joie lorsque l'on se retrouvait entre nous ou lorsque l'on faisait connaissance avec d'autres personnes très ouvertes. Je ne pense pas pouvoir rencontrer un jour cette ambiance si particulière autre part qu'à Taizé ni retrouver une telle confiance dans un autre lieu. Pour moi, ce lieu est synonyme de confiance, de joie, de calme, de bien-être. Toute cette atmosphère per-met de faire le point et de découvrir les gens que l'on connaît moins. En y allant, j'avais quelques craintes par rapport à la nourriture, la propreté des logements et des douches, et le fait qu'il y ait trois offices par jour ; mais, arrivée là-bas, je me sentais bien, un peu comme chez moi. On s'y sent tout de suite accueilli. J'aurais aimé y rester plus longtemps car c'est toujours au moment de partir que l'on commence à s'ouvrir plus aux autres. Mathilde Chacun (6ème A), retraite spirituelle à Taizé Lorsque je suis entrée dans la grande salle réduite de moitié par les rideaux de fer et que je me suis assise par terre, je n'ai pas réalisé ce qui se passait. Ce n'est que lorsqu'une jeune viet-namienne s'est levée pour présenter son pays et qu'avec sa partenaire, elles ont entamé une danse du Vietnam et surtout de la Baie d'Ha Long que j'ai compris. Ce n'est que lorsque les Bré-siliennes nous ont fait nous lever et nous ont forcé à danser la Macarena à plus de 400 per-sonnes que j'ai compris. J'ai compris que ce qui nous fait différent des autres nous rend aussi 6
plus fort ; mais que cette fierté doit aussi pouvoir s'asseoir à même le sol pour écouter les autres venus d'ailleurs. J'ai aussi compris que même si la culture nous différencie, nous n'en sommes pas moins égaux et qu'en définitive, que l'on soit chrétien, athée ou agnostique, c'est le même combat, la même foi : nous finissons par croire en l'humain. Aussi, lorsque le samedi soir, j'ai assisté au dernier office, où l'on fêtait la résurrection de Jésus et que toutes les bougies se sont allumées une à une, j'ai été émue. Non pas triste mais heureuse. Alors évidemment, lors de cette semaine, je n'ai vu que peu de points négatifs puisque ceux que j'ai vus au début, je les ai relativisés par la suite. Je garde donc de cette expérience un regard ébloui et j'ai la ferme inten-tion d'y retourner. Je conseille donc à tous ceux qui ont la possibilité de partir de ne pas hésiter, qu'ils sachent que cette expérience leur servira de toute façon.
Adèle Horster (6ème A) La principale chose que je retire de cette expérience c'est qu'il y a encore beaucoup de jeunes Chrétiens dans ce monde. Cette retraite m'a appris que je croyais encore en Dieu alors que je ne le pensais plus du tout. La principale chose que je garde en mémoire est le moment de silence de l'office qui m'a permis de faire le point sur certaines choses de la vie. C'est vraiment une expérience unique qu'il faut faire une fois dans sa vie, que l'on soit croyant ou non. Car se cou-per du monde de temps en temps ne peut faire que beaucoup de bien. Antoine Salomé (6ème A) Cette expérience m'a vraiment permis de me poser, m'a offert l'opportunité de réfléchir sur moi-même mais aussi sur les autres. J'ai réellement eu l'occasion de discuter avec des personnes avec qui je ne parle pas souvent durant l'année scolaire. Cet écart volontaire de notre société est, je pense, quelque chose d'essentiel car cela permet de faire une pause dans notre vie extrê-mement rapide. Ce qui m'a le plus marqué et restera fort longtemps gravé dans ma mémoire, c'est la cohésion de la foule lors des chants. Personnellement, le seul point négatif que je pour-rais souligner, c'est peut-être la durée du séjour. Une semaine complète sur le site de Taizé per-mettrait aux élèves de s'impliquer encore davantage dans cette retraite. Pour moi, cette retraite est un excellent moyen de se rapprocher des autres tout en gardant une place pour soi lors des moments de silence. Je trouve que ce lieu est propice au partage, à l'amitié et aux nou-velles rencontres. Je pense qu'il faut continuer à faire confiance au groupe sur place, à laisser des temps libres pour permettre aux élèves de se redécouvrir autrement. Nina Zhou (6ème D) L'horaire était établi comme suit : tous les jours, nous nous levions à 6h30 du matin (peu de personnes levées à cette heure-là) pour pouvoir occuper les meilleures douches, c'est-à-dire les douches chaudes. Ensuite, vers 8h15, il y avait la prière du matin suivi du petit-déjeuner qui était composé sobrement d'un petit pain, d'un carré de beurre et de deux barres de chocolat. Vers 10h00, nous avions l'introduction d'un texte biblique par le frère Benoît (réflexion du jour) ; à la fin de la présentation, nous étions répartis en groupes avec des jeunes d'autres pays et la discussion à propos du texte continuait avec eux. Vers 12h20, il y avait la prière de midi suivie du repas (très simple et consistant). Vers 14h00, il y avait la répétition des chants. Pendant toute l'après-midi, nous avions soit des rencontres, soit des travaux. Vers 16h00, une promenade était organisée par les professeurs accompagnateurs aux environs de Taizé. Vers 17h15, nous rece-vions le goûter. Vers 17h45, il y avait des carrefours (des rencontres à partir de mardi). À 19h00, nous avions le dernier repas du jour. Enfin à 20h30, nous participions à la prière du soir ; puis c'était l'entrée dans le grand silence de la nuit. 23h30, extinctions des feux. À Taizé, le temps est rythmé par la prière, les rencontres, (travaux) et les repas. Personne ne peut s'ennuyer. Nous avons tous quelque chose à apporter dans ce qu'on le fait. À Taizé, j'ai rencontré des Alle-mandes et un Allemand lors des discussions de 10h00, c'étaient des personnes très ouvertes, confiantes. Parmi eux, certains étaient venus pour l'ambiance religieuse et d'autres, comme moi, étaient venus pour faire connaissance et découvrir un nouveau « monde », découvrir l'in-connu et s'ouvrir aux autres dans un tout autre cadre de vie. Ce que je retire de ce que j'ai vécu est : l'ambiance de paix, de confiance et de solidarité lors de notre séjour, la manière de vivre simplement sans influence médiatique, une autre image de l'Eglise chrétienne, l'ouverture, le contact avec les autres, s'ouvrir à l'inconnu, le bonheur d'avoir découvert un monde que je ne connaissais pas du tout auparavant, partager ce que l'on avait à offrir… Ce que j'ai surtout apprécié, c'est le contact avec les jeunes que nous avions rencontrés parce que j'aime discuter 7
avec tout le monde, pourquoi se limiter à ses amis ? On peut aller plus loin. J'aimerais en connaître davantage à propos des cultures de tous les horizons. Oui, je recommanderais Taizé aux futurs élèves de 6ème qui aiment la découverte, les rencontres, l'aventure, partager leur temps, (les chants religieux). En résumé, ce fut une formidable retraite !!! Camille Derasse (6ème A) Lors de cette retraite à Taizé, j'ai rencontré de nombreux jeunes de diverses nationalités (principalement des Allemands). Les personnes à Taizé sont d'un naturel ouvert et assez accueillant. C'est différent de la vie de tous les jours où les gens sont nerveux, stressés et d'une nature individualiste. A Taizé, tout le monde respecte l'autre. C'était une retraite très enrichis-sante. Tout d'abord, on découvre les autres élèves, cela crée ou resserre les liens. On en sort beaucoup plus soudés et on apprend à connaître les plus réservés. Ensuite, on s'ouvre aux autres, le respect est l'un des maîtres mots de cette retraite. Par exemple, le mercredi, nous sommes arrivés à trois élèves de Saint-André dans un groupe de parole déjà formé, mais, mal-gré cela, nous avons été merveilleusement accueillis, il y a beaucoup de tolérance. Et pour finir, on apprend à encore mieux se connaître soi. En effet, les dix minutes de silence aux offices y sont pour beaucoup aussi. On prend sur soi et, à la fin, nous attendons avec impatience ces pré-cieuses minutes de méditation. Ce fut une expérience extraordinaire et il n'y a pas de mot pour décrire cela. Le seul point négatif est peut-être le fait que notre anglais est assez pauvre et donc, nous n'avons pas su prendre part à tous les débats. C'est un « mini stage » d'ouverture aux autres, de tolérance, de respect, d'écoute. On y cultive les valeurs essentielles que notre société est en train de perdre (ce qui est regrettable). Merci pour cette superbe organisation !
La semaine du 26 au 30 octobre, nous sommes partis en classe verte à Botassart avec la classe de 1F. Le gîte où nous avons été accueillis se trouve à une centaine de mètres du « tombeau du géant », un site splendide dont nous avons profité durant cinq jours. Sur place, deux animateurs se sont occupés de nous. Julien avait mis sur pied un projet sur le thème de l'astronomie et Jean-Baptiste était le guide nature des 1F. Anaïs, Inès, Laura et Anthony Ces quelques jours nous ont énormément rapprochés des personnes de notre classe mais aussi du groupe de 1ère F. Nous avons appris à mieux connaître les élèves mais aussi les professeurs ! Chaque soir, nous nous retrouvions autour des bougies pour le cercle de paroles. C'était certaine-ment le moment le plus calme de la journée ! C'est là que nous pouvions exprimer nos sentiments et nos impressions. Nous avons réalisé des fleurs en papier dans lesquelles nous avons pu déposer des mots à nos amis et professeurs. C'était un moment privilégié. Tous les soirs, des activités diverses nous ont été proposées : jeux et film sur le thème de l'astronomie, rencontre avec un astronome qui nous a appris plein de choses incroyables, observation du ciel étoilé et bien sûr l'in-oubliable boum ! Pauline, Louanne, Mathilde Là-bas, nous avions un grand terrain de jeu. Durant les temps libres, tous les élèves et même les professeurs y jouaient et riaient pendant une bonne heure. C'était vraiment un bon moment de détente ! Les autres avaient l'occasion d'aller lire dans le salon, dessiner ou se reposer. Louise-Marie, François, Guillaume Durant les repas, l'ambiance était excellente. Nous avons par ailleurs très bien mangé. Le der-nier soir, il y avait des bougies, des petites lumières partout et plein de bons petits plats ; c'était une soirée vraiment magnifique ! Kathleen, Céline, Marine
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Les douches n'étaient pas très luxueuses mais c'est ce qui faisait tout leur charme ! Tout le monde avait sa propre cabine mais il n'y avait qu'un seul robinet pour tout le monde ! Cela nous a valu quelques fous rires!
Louise-Marie, François, Guillaume Le mercredi, nous sommes partis à Bouillon tous ensemble. Nous avons marché dans les bois en chantant. Nous avons fait une pause au bord de la Semois. L'endroit était magnifique. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons pique-niqué. Ensuite, nous avons visité le château et ses diffé-rentes pièces. Nous avons même testé la salle de torture… Pour terminer la journée, nous avons assisté à un impressionnant spectacle de fauconnerie. Francis, Gauthier, Jean et Tom
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Nous avons réalisé des fusées et des montgolfières. Le décollage des fusées n'a pas été concluant, par contre celui des montgolfières a été spectaculaire ! Tony, Yamine et Thomas
A la mi-sep-tembre, notre pro-fesseur de néerlan-dais nous a informés que nous participerions à un échange linguis-tique avec une école de Bruges. Avant le départ, nous avons dû rédi-ger une lettre desti-née à notre corres-pondant. Le Jour de l'échange linguis-tique est arrivé. Nous prenons le train à 9h00, pour arriver sur place vers 10h30. A la gare de Bruges, tous nos correspondants nous attendaient ! Ravis de cette surprise, nous avons commencé par la visite de Bruges en néerlandais, pour ensuite finir la journée à l'école. Nous avons eu l'occasion de suivre un cours de sport, en ce qui me concerne, un cours de yoga accom-pagné de nos correspondants, cours dirigé par le professeur de français. A 17h00, nous sommes tous (ou presque tous) partis en vélo vers l'habitation de notre correspondant ! Là, prise de contact avec la famille. Ensuite, nous avons fait une sortie en soirée organisée par les Flamands. Le lendemain, retour au collège néerlandophone où nous avons suivi quelques cours. Vers midi, nous avons essayé de nous mélanger pour cette ultime journée à Bruges. Pour nos derniers moments sur place, les professeurs nous avaient réservés une pièce de théâtre bilingue. Ensuite, nous nous sommes dit « au revoir » , ce qui n'a pas toujours été le plus facile. Tous étaient très ravis de cet échange ! Nous ne l'oublierons jamais ! Nous sommes pressés de voir les correspon-dants flamands arriver chez nous ! Hélène Goddéris
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sonne chez qui il dormait et suivait les activités que le correspondant avait organisées (bowling, tour en ville, ou autre). Le lendemain, nous allions à l'école et nous retrouvions notre groupe pour suivre l'activité qui s'appelait « Expressions ». On devait jouer des say-nètes par quatre. Juste avant de manger,
Elèves de 4ème année, nous sommes partis au mois d'octobre à Bruges afin d'améliorer notre néerlan-dais. Avant le séjour, nous avons envoyé une lettre aux élèves de l'école flamande, lettre qui décrivait notre personnalité pour qu'ils puissent choisir un corres-pondant ayant des points communs avec eux. A notre arrivée, on nous a groupés avec notre correspondant(e) et d'autres Flamands et nous sommes partis faire une visite dans Bruges. A chaque lieu spécifique de la ville, les élèves flamands nous racontaient l'histoire du monument (cathédrale, beffroi, …) en français. Ensuite, nous sommes arrivés dans un parc où l'on a fait quelques jeux puis nous sommes allés manger sur la place de Bruges. En début d'après midi, nous partions à l'école. Il y avait différentes activités proposées : yoga, film, foot, frisbee. Après le goûter, chacun repartait avec son cor-respondant ou avec la per-
nous nous sommes tous regroupés pour faire plus ample connaissance (un Flamand et un Wallon). Après le dîner et la récréation, on a écouté des blagues dites en néerlandais par quelques Wallons et traduites en français par les Flamands. Pour finir, nous sommes allés goûter et nous nous sommes quittés : Tot bin-nenkort in februari! 11