Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Action publique, agriculture et biodiversité. Résultats scientifiques et recommandations. : 2

De
21 pages
Document réalisé pour le colloque de restitution des résultats des recherches du programme DIVA "Action publique, agriculture et biodiversité" (Rennes, 23 au 25 octobre 2006) dont l'objectif est de mieux comprendre comment les actions publiques (politiques, réglementaires...) influent sur la façon dont les pratiques agricoles interagissent avec la biodiversité.
Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0064270
Voir plus Voir moins
18
Résultats des équipes
19
Mutations des systèmes agraires, paysage et biodiversité Une approche territoriale de l’impact des systèmes d’élevage extensif sur la diversité
20
Responsable scientifique : Jacques LEPART CEFE UMR 5175 du CNRS 1919 route de Mende 34293 Montpellier cedex 5 jacques.lepart@cefe.cnrs.fr Participants au projet : CEFE (UMR 5175) Pascal Marty, Hervé Bohbot, Sandrine Debain, Georges Kunstler, Paul Caplat, Nadine Boulant, Olivia Talhouk, Florian Deruette, Céline Martineau, Fabien Quetier, Christophe Blanc, Simon Bancarel INRA-SAD Toulouse Pierre Louis Osty INRA-SAD Avignon Michel Meuret, Cyril Agreil Centre d’Expérimentations Pédagogiques de Florac Jocelyn Fonderflick, Centre d’économie rurale de Lozère Claude Lhuillier.
Action publique, aspect de la biodiversité et type d’agriculture concernés Politiques agricoles et environnementales. La diversité de la flore et de la faune. Responsabilité patrimoniale. Elevage ovin. Objectifs Le problème traité est celui de l’embroussaille-ment ou de la reforestation de territoires pâturés, de la capacité des systèmes d’élevage à contrôler cet embroussaillement et de ses conséquences pour la biodiversité : acteurs agricoles, systèmes agraires et pra-tiques d’élevage : mutations dans l’utilisation des terres et conséquences sur la biodiversité ; transformations des paysages : interactions entre dynamique de la végétation et pâturage ; la diversité : effets de la fermeture du milieu et des systèmes de pratiques d’élevage. Mots clés Elevage ovin, Grands Causses, milieux ouverts, Roquefort, fermeture du paysage, colonisation des ligneux, diversité, responsabilité patrimoniale, scénarios.
PERECHERCHEOITASEDNVARTDXUARENTSE La fermeture des paysages est avec l’intensifi-cation de l’agriculture une cause importante de perte de biodiversité. Nous avons choisi d’étudier ce phénomène de fermeture dans une zone périphérique de la région méditerra-néenne, les Grands causses, où il est ralenti par la persistance d’une agriculture dynamique. Celles-ci en s’intensifiant sur les terres de culture sollicite de moins en moins les parcours et les ressources des milieux ouverts. En plus d’être le dernier grand ensemble de pelouses et de landes calcaires subméditerranéennes, la région des Grands Causses, est un laboratoire d’où on peut tirer des enseignements généraux en termes d’interactions agriculture/biodiversité. Dans ce territoire coexistent de nombreux systèmes d’exploitation et de nombreux stades de fermeture du milieu. Par ailleurs, les pelouses y sont colonisées par un petit nombre d’espèces ligneuses aux comportements écologiques assez contrastés ; il est donc possible d’avoir une démarche centrée sur quelques espèces mais permettant de prendre en compte le phé-nomène de fermeture dans sa globalité.
21
Cette situation permet d’analyser lesdétermi-nants écologiques, techniques et socio-éco-nomiques de la fermeture des paysageset d’en analyser les conséquences pour la biodi-versité. Nous avons choisi de croiser logiques agricoles et logiques écologiques en nous situant à des échelles allant de la région à la parcelle (voire même au voisinage de la plante). L’hypothèse privilégiée est quel’évaluation de la biodiversité et de ses variations doit se faire avec une double approche hiérarchisée allant d’une part du paysage à la station pour les processus écologiques et d’autre part du territoire à la parcelle pour la structuration socio-économique et la mise en œuvre des politiques publiques.Les espè-ces dominantes ligneuses nous paraissent se situer à l’articulation entre logiques agricoles et logiques écologiques : leur dynamique de régénération dépend des pratiques agricoles, leur développement modifie les conditions écologiques et la composition floristique et faunistique de la station.
La pratique interdisciplinaire est nécessaire pour traiter les problèmes que nous abordons. Nous avons choisi de travailler en étroite asso-ciation (géographe, écologue) de la phase de définition du problème à analyser à la phase de diffusion des résultats. D’autres disciplines (histoire, agronomie, pastoralisme, économie, ornithologie) interviennent lorsque c’est néces-saire. Nous cherchons à comprendre comment
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin