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Depuis 2005, la construction neuve de logements allie ruralité et proximité des grands pôles urbains.

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Fauvet (L). http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0062163

Ajouté le : 10 janvier 2008
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N° 30 Octobre 2008
Depuis 2005, la construction neuve de loge nts allie ruralité et proximité des grands pôles ur ins
Laurent Fauvet (SOeS)
Entre 2005 et 2007, la construction de logements neufs a été d’une vigueur exceptionnell avec plus de 400 000 mises en chantier par an. Aussi la croissance annuelle moyenne du p de logements s’établit-elle à 1,4 % sur cette période après avoir longtemps stagné autour d 1,0 %.
La hausse s’explique essentiellement par la construction de logements collectifs, qui n’est plus cantonnée aux grandes unités urbaines mais se développe également dans les commu rurales. Cette situation s’accompagne d’un étalement urbain qui se poursuit dans les région où la construction est la plus dynamique, notamment dans l’Ouest du pays, le Sud-Ouest Rhône-Alpes et l’Alsace.
Le prêt à 0 % avait favorisé la construction et l’étalement urbain dans ces régions à la fin de années quatre-vingt. Il a désormais une importance moindre dans le financement de logements, du fait de sa perte d’attractivité jusqu’en 2005.
Avec plus de 400 000 logements commencés par anLe logement collectif dynamise la construction entre 2005 et 2007, la construction neuve a atteint desneuve récente niveaux inédits depuis 30 ans. Après sêtre accrues très sensiblement en 2004 et 2005 (+ 13 % en moyenne Le dynamisme de la construction neuve depuis 2005 par an) (figure 1 principalement sur la construction de reposeles mises en chantier ont progressé), en 2006 et 2007 à un rythme moins rapide (+ 2 % par logements collectifs, qui était en retrait depuis le an) : elles ont atteint 431 000 logements en 2007. Il en milieu des années 1990. résulte une croissance dynamique du parc de logements (définitions Les), inobservée depuis 30 ans, de professionnels privés de limmobilier sont à lordre de 1,4 %, bien supérieure à celle enregistrée lorigine de ce dynamisme des logements collectifs. entre 1990 et 1998 (+ 1,0 % en moyenne par an) et entre Leur poids y est en constante augmentation, passant 1999 et 2004 (+ 1,1 % en moyenne par an). de 40 % en 1990-1998, à 57 % en 2005-2007. En conséquence, la part de la construction neuve destinée Le niveau élevé de la construction neuve sexplique à à la vente augmente de 7 points (elle passe de 28 % la fois par le soutien à loffre (réforme du prêt à 0 %, au cours de la période 1999-2004 à 35 % en 2005-2007). refonte des dispositifs de soutien à linvestissement locatif dans un sens plus favorable à linvestisseur à En revanche, les bailleurs sociaux sont moins partir de 2003) et par le dynamisme de la demande fréquemment à lorigine de la construction collective : (bas niveau des taux dintérêt, croissance soutenue des leur part, voisine de 30% dans les années 1990, décline revenus des ménages). Il est possible aussi quune à 15 % du total en 2005. Cependant à partir de 2006, anticipation de hausse des prix ait nourri la elle croît à nouveau légèrement et atteint 17 % en 2007. construction en laissant espérer un gain à la revente. us s souvent lDocesaliismésmdeaunbsledsesplpetipteestitusniteétspulrubaines 1Mises en chantiers par type de logementsLa tendance à la construction dimmeubles de faible hauteur se ou t : entr Nombre de logements Part en %p rsui e 2005 et 2007, 84 % des (milliers)logements collectifs commencés sont situés dans des 450 60au plus cinq étages, au lieu deimmeubles comptant 400 350 5077 % sur la période 1990-1998. 300 40la taille du collectif a deuxCette réduction de 25030explications. La première est laugmentation de la part 200 150 20de la construction collective dans les plus petites unités 10010fsstnemegitcelloctotalesloldenrèisedadsnerssdiecedL.soperusleraomcnemuadsnlseniseeturba 50 0 0est en effet passé de 7,5 % en 1990-1998 àconstruits 1990 93 96 99 02 0511,4 % en 2005-2007. Or, les immeubles construits dans Logements collectifs Maisons individuellesces communes sont le plus souvent de faible hauteur, Ensemble Part du collectifmoyenne 2,2 niveaux, ce qui pèse négativementen sur la taille moyenne des immeubles toutes zones Source : SOeS, Sitadelconfondues. Commissariat général au développement durable Service de l’observation et des statistiques