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Où vont les négociations climatiques internationales ? Colloque du 14 novembre 2012.

De
70 pages
En marge du colloque, ce document regroupe trois notes. La première porte sur le bilan du sommet de Rio et ses enseignements pour les futurs accords mondiaux en faveur du développement durable. Les deux suivantes s'appuient sur les principaux enseignements de deux études réalisées pour le CAS :
- les indices de la perception du discours des scientifiques sur le climat dans les pays émergents, en France et aux Etats-Unis, et des solutions pour mieux lutter contre le "climatoscepticisme" (Etude cote 20584),
- les transformations géopolitiques qui ont marqué les négociations sur le climat, le rôle de l'Union européenne dans la gouvernance climatique mondiale et la nouvelle stratégie qu'elle pourrait adopter pour les faire progresser (Etude cote 20583).
Auverlot (D), Barreau (B), Franck (O). Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0077569
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Nvmbr 2012Colloque
o vnt s ngciatins cimatis intrnatinas ?
Dveloppement durable
Colloque du mercredi 14 novembre 2012
www.stratgi.gv.fr
 
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Colloque Paris 20         Où vont les négociations climatiques mondiales ?               Colloque 14 novembre 2012
 
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Depuis l’adoption e la Con ention-ca re des N tions unies sur les cha gements limatique (CCNUC ) en 1992, l’écart se creuse e tre la p rogression des négociat ons destinées à parvenir à un a cord internati nal org nisant la lutte contre les boulever ements climatiques t celle du phénomè e lui-même. es rappo ts succes ifs du G oupe d'e perts intergou ernement l sur l'évol tion du cl imat (GIE ), qui ont mis en lumiè e la responsabilité humaine n la matière, ont ég lement s uligné l s risque de catastro hes irrév rsibles et la néces sité d’inte venir rapidem nt pour l miter la ausse de la tempé ature moyenn mondiale. Les État signatair s de la C nvention s sont ent ndus en 2010 sur l’éla oration d’un accord basé su des engage ents vol ntaires d s pays n matièr de réductio d’émissi ns de ga à effet d serre. M is, à l’heure a tuelle, les promesse des États ne suffise t pas à éloign r la persp ctive d’un réchauffe ent global lourd de conséquences. Un rehau sement d es objecti s de réductio de l’ense ble des p ys est don c nécessai e. En j in dernier, la confére ce « Rio+ 0 », organisée vingt ns après l e Sommet de la Terr , a cepe dant mon ré que les pays e dévelop ement (P D) et les pays éme gents con idéraient l lutte con re la pauv eté comm une priori é absolue et un préalable indis ensable a dévelop ement du able : l’arti le deux e la décla ation ado tée à l’iss e du som et l’énonc clairement. C’est pourquoi un accor mondial qui perm ttra de lut er efficac ment con re le cha gement climatique devra com rendre de objectifs de réduct ion d’émi sions ambitieux, mai il ne pou ra s’en te ir là : il d vra égale ent prend e en com te la lutte contre la auvreté, e mettre en œuvre les ransferts f nanciers e technologiques prév s à Canc n en 2010 ainsi que d es mesure d’aide à l adaptation au chang ment clim tique afin de répond e aux de andes des pays en développement. Le bil n du som et de Rio et ses en eignement pour les uturs accords mondi ux en fav ur du dév loppement durable s nt l’objet ’une première note d analyse, c rrespond nt au pre ier chapitr de ce ra port. L’au re défi est sans dout de convai cre les opinions publ ques des ays « clés » des nég ciations our que leurs gouvernem nts resp ctifs s’in estissent plus effic cement d ns la lutte contre le hangeme t climatiq e. Les en uêtes réa isées tém ignent ce endant d’ ne diminution du sen iment d’ur ence des population vis-à-vi des risqu s climatiq es ainsi q e du dév loppement du « clima toscepticisme », con écutifs à l’échec es négoc ations on siennes ui s’est particulièr ment man festé lors e la conf rence de openhagu , en 2009 et à la édiatisati n de controverses s ientifiques. Le cas es États-Unis, où le oute sur l’ origine hu aine
 
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du dérèglement climatique est devenu un ma rqueur d’appartenance politique, est à cet égard révélateur. La deuxième note d’ analyse, objet du deuxième chapitre de ce rapport, analyse les indices de la percepti on du discours des scientifiques sur le climat dans les pays émergents, en France et aux États-Unis, et propose des solutions pour mieux lutter contre le « climatoscepticisme ». L’Union européenne, en avance dans le doma ine de la lutte contre le changement climatique, n’a jusqu’ici pas réussi à entraîner les négociations vers un accord ambitieux, rassemblant les éme tteurs les plus importants. L’ année dernière, lors de la conférence de Durban, elle est cependan t parvenue à se rapprocher des pays en développement et a ainsi réussi à inscrire à l’agenda la perspective d’un nouvel accord mondial en 2015, qui serait mis en œuvre en 2020 au plus tard. Les PED, premières victimes des conséquences du changement climatique, peuvent manifestement faire pencher la balance da ns les négociations. La troisième note d’analyse, reprise dans le dernier chap itre du rapport, revient donc sur les transformations géopolitiques qui ont marqué les négociations, sur le rôle de l’Union dans la gouvernance climatique mondiale, et sur la nouvelle stratégie qu’elle pourrait adopter pour les faire progresser. Le président français a proposé d’accueillir à Paris en 2015 la conférence qui pourrait concrétiser la signature du nouvel accord. Il importe à présent que l’Europe transforme l’essai marqué à Durban en tr ouvant, par une diplomatie ambitieuse, les voies d’un compromis satisfaisant avec les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, mais aussi avec les pays les plus vulnérables aux risques climatiques. Ces trois chapitres ont été écrits par Domi nique Auverlot et Blandine Barreau du département développement durable, en co llaboration avec Olivia Franck pour le premier. Les deux derniers s’appuient su r les principaux enseignements de deux études réalisées à l’issue d’appel d’offres pour le Centre d’analyse stratégique : –la première par la société Nomadéis, en partenariat avec K-Minos et Semiocast : « Perception internationale du discours scientifique sur la menace climatique par le grand pub lic dans six pays : Afrique du Sud, Brésil, Chine, États-Unis, France, Inde » ; dont les auteurs sont Cédric Baecher, Nicolas Dutreix, Romain Ioualalen pour Nomadéis, Paul Guyot et Jean Charles Campagne pour Semiocast, Etienne Collomb pour l’Agence K-Minos ; – De Rio 1992 à Rio 2012, vingt années de négociations intituléela seconde, « : climatiques : quel bilan ? Quel rôle pour l’Europe ? Quels futurs ? » par Amy Dahan, directrice de recherche émérite au CNRS, centre Alexandre-Koyré, EHESS, et par Stefan C. Aykut, actuellement en Post-doc au laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (L ATTS), Institut Francilien Recherche Innovation Société (IFRIS).     
 
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Sommaire
Avant-Propos .................................................................................................................. 3 Sommaire ...................................................................................................................... .. 5 Résumés ....................................................................................................................... .. 7 
Orientations stratégiques ................................................................................................. 9 1. à la lutte contre la pauvreté et au droit au développement ........ 9Rio + 20 : priorité  2. Comment lutter contre le « climatoscepticisme » ? Risque climatique et opinions publiques ..................................................................................................................... 9 3. Quel rôle pour l’Europe dans les négociations climatiques internationales ? ......... 9 Chapitre 1 Rio + 20 : priorité à la lutte contre la pauvreté et au droit au développement 11 1. Au-delà des déceptions, la conférence a débouché sur un programme de travail 11 1.1. Les objectifs du développement durable constituent l’un des principaux résultats du sommet ............................................................................................... 14 1.2.  16 ............................ été reportées en 2014 ontLes décisions sur la haute mer 2. Les motifs d’un accord pragmatique 19 ................................................................... 3. Mettre en œuvre « le futu r que nous voulons » .................................................... 24 4. Conclusion.......................................................................................................... 27 Chapitre 2 Comment lutter contre le « climatoscepticisme » ? Risque climatique et opinions publiques ......................................................................................................... 29 1.  principaux pays acteurs des négociationsDes situations très diverses dans les climatiques................................................................................................................. 30 1.1.  un marqueur politique devenu 30 .........................Aux États-Unis, le climat est 1.2.  32En France, le climatoscepticisme reste un phénomène marginal .................. 1.3.  du changement climatique, mais un ceEn Chine, un consensus sur l’existen sentiment de défiance à l’égard des pays dé veloppés accusés de vouloir contraindre le développement chinois ....................................................................................... 34 1.4.  des opinions publiques inégalementEn Inde, au Brésil et en Afrique du Sud, sensibilisées abordent le sujet sous l’angle gé opolitique ........................................ 35 1.5.  le au problème climatique mais peuLes jeunes : une population à part, sensib inquiète de la menace ............................................................................................. 35 2.  36 ... et les opinions publiques ientifiqueComprendre les écarts entre le discours sc 2.1. Même si la climatologie est une discipline « jeune », l’existence d’un changement climatique d’origine anthropi que fait l’objet d’un consensus dans la communauté scie ntifique ........................................................................................ 36 2.2. De l’incompréhension à la désinformati : les ressorts du climatoscepticisme on  ………………………………………………………………………………………….. 37 2.3. rôle des médias traditionnels : l’impact du « storyteLe li» gndém itaique ..... 39 2.4. La couverture médiatique du changement climatique est en recul................ 40 2.5. Internet, une caisse de résonance pour les discours climatosceptiques ....... 40 
 
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2.6. De l’opinion aux opinions : que sait-on la formation des opinions publiques de vis-à-vis du changeme nt climatique ?..................................................................... 42 
3.  .......................................... 44Recommandations : défendre une vérité qui dérange 3.1. Expliquer que l’incertitude inhérente à la science ne remet pas en cause le consensus des chercheurs autour du changement climatique. ............................... 44 
3.2.  45 du grand public ...................Renforcer la communication du GIEC vis-à-vis 4. Conclusion.......................................................................................................... 45 Chapitre 3 Quel rôle pour l’Europe dans le s négociations climatiques internationales ? 51 
   
 
1. Vingt années de négociations climatiques et d’évolutions géopolitiques majeures  ……………………………………………………………………………………………… 51 1.1.  la recomposition géopolitique deLes négociations climatiques, théâtre mondiale ................................................................................................................ 52 
1.2.  : une ère nouvelle .............................................Le sommet de Copenhague 53 1.3. Durban (2011) : des négociations trop lentes ............................................... 54 2. Vers un nouvel acco mondial ........................................................................... 56 rd 2.1. Un système de « partage du fardeau », fondé en 1992, inadapté à la réalité économique et géopo litique actuelle ...................................................................... 56 
2.2.  57L’influence croissante des rapports du GIEC dans les négociations ............. 2.3. Comment tenir compte des positions de la Chine et des États-Unis, mais aussi de celles des PED ?....................................................................................... 57 
2.4. L’éradication de la pauvreté et le dr oit au développement, préalables au développement durable .......................................................................................... 58 
2.5. Les caractéristiques du nouv régime climatique ..................................... 58 eau 3. L’Union européenne, à la peine dans les négociations climatiques...................... 59 3.1. Comment concilier développement et lutte contre le changement climatique dans les négociations ? .......................................................................................... 59 3.2. orépner srih puequestionemis en  lLedeea2..6  sertua sel rap s péopelév dyspa 4. Comment l’UE peut-elle agir ? ............................................................................ 63 4.1. changement climatique doit traiter les questionsUn accord mondial sur le liées à l’équité et au dr oit au développement .......................................................... 63 
4.2. Intégrer le changement climatique dans les règles de l’OMC ....................... 65 4.3. Raviver le processus onusien en vue d’un futur accord mondial ................... 66 5. Conclusion.......................................................................................................... 68 
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