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Vers un renouveau encore fragile des méthodes de préférences déclarées - Commentaire de "Approche multidimensionnelle de la valeur économique des loisirs de nature"

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Commentaire de Dominique Ami et Olivier Chanel sur l'article de Bénédicte Rulleau, Jeoffrey Dehez et Patrick Point "Approche multidimensionnelle de la valeur économique des loisirs de nature"

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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COMMENTAIRE
Vers un renouVeau encore fragile des méthodes de préférences déclarées
dominique ami (1) et olivier chanel (2)
Il n’est plus nécessaire de souligner l’importance Rulleau, Dehez et Point estiment la valeur éco-
de l’évaluation économique des biens environ- nomique du service non marchand rendu, sur
nementaux et des bénéfces qu’ils apportent aux des plages aménagées du littoral girondin, au
populations (3). Pour un décideur public dési- moyen d’une méthode à la frontière entre la
rant mettre en œuvre une politique optimale de MEC et l’analyse conjointe. Elle permet en par-
préservation ou de restauration d’un actif natu- ticulier de considérer d’éventuelles relations de
rel, la principale diffculté réside dans l’attribu - complémentarité ou de substitution entre les dif-
tion d’une valeur monétaire aux bénéfces non férentes composantes des politiques envisagées,
marchands issus de sa « consommation ». élément fondamental si l’on veut que les béné-
fces évalués ex ante constituent un bon indica-
teur de ceux qui résulteraient effectivement de Les méthodes de valorisation disponibles sont
(3) (4) (1) (2)la mise en place de la politique. présentées dans de nombreux ouvrages (4), et
peuvent être mobilisées séparément ou couplées,
en fonction de la nature du bien et du type de
Une méthode prometteuse en développementvaleur à estimer. La typologie maintenant stan-
dard en économie de l’environnement, distingue
La méthode d’évaluation utilisée par Rulleau, deux types de valeurs : les valeurs d’usage et les
Dehez et Point dite Multi–Programmes, valeurs de non-usage. Les premières peuvent
emprunte ses caractéristiques à la fois à l’ana-être évaluées au moyen de préférences dites
lyse conjointe et à la MEC. En effet, l’une des révélées, comme la méthode des coûts de dépla-
restrictions majeures de la MEC vient de ce cement ou la méthode des prix hédoniques. Les
qu’elle se focalise sur l’évaluation d’un scéna-valeurs obtenues sont des valeurs ex post, esti-
rio particulier, dont les personnes interrogées mées indirectement à partir de l’observation du
acceptent ou refusent « en bloc » l’ensemble comportement des agents économiques sur des
des caractéristiques. Le principal intérêt de marchés sur lesquels sont échangés des biens,
l’analyse conjointe est justement d’autoriser dont la consommation est liée au bien non mar-
l’élicitation des préférences individuelles pour chand d’intérêt. La mise en œuvre de ces métho-
chaque attribut caractérisant les scénarios. Elle des nécessite l’usage du bien.
demande aux enquêtés de choisir entre diffé-
rents scénarios, construits comme des com-Afn d’évaluer des valeurs de non-usage, il
binaisons de différents niveaux (bon, moyen, convient de recourir à des méthodes reposant
mauvais, etc.) d’attributs (« océan », « forêt », sur des enquêtes, au cours desquelles les per-
« sable » qui sont appelés programmes dans le sonnes interrogées expriment directement leurs
travail de Rulleau, Dehez et Point). L’ajout d’un préférences parmi des choix hypothétiques
attribut monétaire (pouvant lui-même prendre appelés scénarios. Ces méthodes, dites décla-
plusieurs valeurs) rend possible l’estimation rées, conduisent à des valeurs ex ante. La plus
d’un prix implicite pour chacun des niveaux des connue, car la plus ancienne, est la méthode
(5)autres attributs retenus (5).d’évaluation contingente (MEC). Une seconde
méthode, l’analyse conjointe, ne s’est diffusée
Cela se fait toutefois au prix de diffcultés de largement au sein de la communauté des cher-
mise en œuvre accrues (pour une présentation cheurs en sciences sociales qu’à partir des années
80, depuis le domaine du marketing (Green et
Rao, 1971). Les préférences individuelles doi-
1. DESMID - IDEP. vent être exprimées sous la forme d’un consen-
2. CNRS – GREQAM – IDEP.tement à payer (CAP) ou d’un consentement à
3. Voir par exemple le commentaire de Cavailhès (2004) sur le
recevoir (CAR) afn que ces valeurs puissent travail de Dachary-Bernard (2004).
4. Par exemple, Freeman (2003).être intégrées au sein d’une analyse coûts-béné-
5. La présence du « statu quo » parmi les scénarios présentés
fces (Zerbe et Bellas, 2006). est indispensable à la comparaison des variations de bien-être.
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 421, 2009 47synthétique voir Garrod et Willis, 1999). La comportements économiques individuels sous-
principale d’entre elles tient au nombre d’at- jacents qui ne refètent pas nécessairement le
tributs et de niveaux d’attributs déterminant le raisonnement des individus. Les pistes suivan-
tes proposent des solutions pour s’affranchir de nombre de scénarios possibles, qui peut rapide-
certaines de ces restrictions et asseoir la robus-ment devenir très élevé. Une étude comportant
tesse des résultats obtenus par les auteurs. (6)cinq attributs avec trois niveaux chacun, plus un
attribut monétaire pouvant prendre six valeurs,
5conduit par exemple à envisager 3 x 6 = 1 458 Une première piste permet tout à la fois d’assou-
scénarios potentiels. Puisqu’il n’est pas conce- plir les contraintes techniques et de se rappro-
vable de proposer à chaque enquêté l’ensemble cher du type de décision que les individus pren-
nent dans la vie courante. Il s’agit de demander de ces scénarios, des techniques statistiques sont
à chaque enquêté de composer lui-même le utilisées (Louvière et al., 2000) pour réduire
panier de programmes qui maximise son utilité leur nombre tout en conservant les propriétés
en choisissant parmi des combinaisons de deux statistiques des estimateurs (dont l’identifca -
à quatre programmes. Plusieurs combinaisons - tion et l’effcacité). Cependant, l’utilisation
incluant systématiquement le statu quo au prix de ces techniques implique une limitation du
nul - sont successivement proposées en faisant nombre de coeffcients de la fonction d’utilité
varier le prix de chacun des programmes. Cette indirecte « multi-attributs à la Lancaster » (6)
façon de procéder autorise, moyennant une pouvant être estimé. La plupart du temps, seuls
conception judicieuse du plan expérimental, les effets principaux pourront l’être, et tous les
l’estimation à la fois des prix implicites asso-effets croisés (d’ordre deux et plus) seront donc
ciés à chaque programme, mais également des considérés comme nuls.
relations de substituabilité ou complémentarité
résultant directement des décisions individuel-La « méthode des programmes » utilisée par
les. C’est ce que proposent Hailu et al. (2000) Rulleau, Dehez et Point contourne habilement
pour évaluer trois programmes de conservation cette diffculté puisqu’elle permet d’étudier les
des écosystèmes au Canada, mettant d’ailleurs effets croisés entre plusieurs attributs, dans un
en évidence, tout comme les auteurs, l’existence cadre simplifé limitant le nombre de niveaux des
de complémentarité entre eux.différents attributs (hors l’attribut monétaire) à
deux. Le nombre total de scénarios potentiels
Une deuxième piste novatrice consiste à exploi-s’en trouve ainsi fortement diminué et il est
ter le fait que l’enquête est conduite sur trois même possible de les soumettre tous au choix de
sites différents. En effet, des différences d’état chacune des personnes enquêtées. Ainsi, dans le
des attributs sur les trois sites autoriseraient sans protocole d’enquête proposé, chaque personne
doute une approche multi-site. Dans celle-ci, le interrogée se prononce sur des scénarios (ici des
site sur lequel sont interrogés les visiteurs est politiques) résultant de la combinaison de trois
explicitement appréhendé comme un site parmi attributs (ici programmes) comportant deux
un ensemble de sites comparables. Par l’exploi-niveaux (maintien des activités récréatives sur
tation de différences dans le niveau des attributs 3le site ou non), soit 2 = 8 combinaisons diffé-
de chaque site, et grâce à des choix de scénarios rentes. Elle exprime donc ses préférences, par le
de mise en œuvre qui impliquent des différen-jeu de sept choix dichotomiques indépendants,
ces dans les niveaux proposés de chacun des comprenant systématiquement le statu quo, et
attributs, il est possible d’estimer les préféren-la présence de plusieurs programmes caractéri-
ces pour chacun des attributs, mais également, sant une politique permet d’évaluer leurs effets
par le jeu de la variabilité spatiale, la façon dont croisés.
les comportements déclarés évoluent lorsque
le niveau des attributs varie. Une telle appro-
Pourtant, les résultats des auteurs semblent
che, plus proche de l’analyse conjointe, offre
reposer sur des restrictions assez fortes concer-
un éclairage supplémentaire au décideur public
nant, en particulier, les choix dans l’ordre de
confronté à des choix parmi plusieurs politiques
présentation des politiques aux enquêtés, le fait
d’aménagement, comme l’ont montré par exem-
que les « prix » soient constants pour les politi-
ques composées du même nombre de program-
mes, le choix des formes fonctionnelles et des
hypothèses de modélisation servant à décrire les 6. Voir Lancaster (1966).
48 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 421, 2009ple Horne et al. (2005) pour la gestion de cinq familiarité avec le marché hypothétique, (ii) un
sites récréatifs forestiers en Finlande. manque d’expérience et d’information sur le
bien soumis à évaluation, la disponibilité et le
La dernière piste concerne la spécifcation éco - prix des alternatives, et (iii) l’incertitude, tant
nométrique retenue. Il serait certainement inté- des préférences propres de la personne enquê-
ressant d’explorer d’autres spécifcations, la tée concernant l’évaluation des conséquences
plus évidente étant un modèle à paramètres aléa- de son choix que de son comportement effectif
toires (« random parameter model »), qui tient si elle agissait sur un marché réel.
compte de la corrélation entre les choix succes-
sifs effectués par un même individu. Revelt et L’étude de Rulleau, Dehez et Point s’accom-
Train (1998) proposent des méthodes permet- mode de façon très satisfaisante des deux pre-
tant l’estimation effcace des paramètres de ces mières sources : la familiarité et l’expérience
modèles, tenant compte de l’existence d’hété- concernant le bien (les individus sont interrogés
rogénéité non observée entre les individus, qui sur le site) et le moyen de paiement (parcourir
pourrait se révéler ici une dimension importante une distance supplémentaire) sont tangibles, la
de l’analyse. Notons toutefois que le traitement disponibilité et le prix en termes de distance des
de cette possible hétérogénéité est encore rare alternatives (sites aux alentours) sont également
en analyse conjointe (Lifran et Westerberg, connus. Toutefois, au-delà des incertitudes sur
2008) et que le choix fait par Rulleau, Dehez et les préférences et le comportement réel des
Point d’estimer les effets croisés à l’aide d’un enquêtés (diffcilement évitables en pratique),
développement de Taylor de la fonction d’éva- le choix de leur situation de référence (statu
luation, soulèverait certainement des diffcultés quo) peut introduire une source d’incertitude
supplémentaires dans un modèle à paramètres supplémentaire.
aléatoires.
En effet, le statu quo représente généralement la
situation actuelle, et sert de référence dans l’éva-
L’incontournable biais hypothétique
luation de politiques alternatives la modifant.
Ici, les auteurs considèrent que la situation de La nature hypothétique des questionnaires
référence est celle qui prévaudra « dans un ave-d’évaluation contingente et conjointe consti-
nir proche, si aucune action n’est maintenue ». tue l’une de leurs principales faiblesses, et
Il s’agit bien de l’élicitation d’un surplus com-donc un angle d’attaque privilégié par leurs
pensateur (hicksien), puisque les auteurs recher-détracteurs (voir Hausman, 1993). En effet,
chent la distance kilométrique que les personnes par nature, l’exercice cognitif demandé aux
enquêtées seraient disposées à parcourir pour personnes interrogées repose sur des situations
conserver inchangé leur niveau d’utilité actuel hypothétiques et, par défnition, la décision qui
suite au maintien de l’état du site qui résulterait en résulte ne peut être observée sur un marché
de la mise en œuvre des politiques proposées. réel. Dès lors, nous sommes confrontés à un
La diffculté ne vient donc pas de la mesure de effet hypothétique, qui traduit l’écart entre les
la variation de bien-être mais plutôt de ce que le valeurs révélées lors de l’enquête (les CAP) et
niveau d’utilité actuel repose sur une situation les valeurs monétaires qui seraient obtenues
future encore inconnue : l’état dégradé du site.sur le marché réel s’il existait. Nous préférons
la terminologie « effet » à celle de « biais »,
parfois rencontrée dans la littérature, que nous Au-delà du fait que l’exercice cognitif demandé
réservons à l’écart entre le CAP individuel s’en trouve complexifé, la principale critique
(non observable) et celui déclaré lors de l’en- naît de la variabilité individuelle sur la percep-
quête, que cet écart résulte d’un comportement tion de la façon dont cette dégradation du site va
volontaire de l’enquêté (stratégique, par exem- survenir (ampleur, vitesse, conséquences atten-
ple) ou non (ancrage inconscient des répon- dues). En effet, si le statu quo était la situation
ses sur les valeurs monétaires proposées par actuelle, chaque enquêté pourrait l’apercevoir et
l’enquêteur). la percevoir (éventuellement à travers le fltre de
ses caractéristiques et expériences propres), puis
L’effet hypothétique est généralement attribué à la comparer aux situations hypothétiques propo-
trois types de faiblesses inhérentes aux métho- sées par la mise en place des politiques. Ici, la
des de préférences déclarées : (i) un manque de situation de référence ne surviendra que dans le
ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 421, 2009 49futur mais les réponses des enquêtés dépendent bénéfcier dans le futur d’une qualité semblable
de la façon dont ils anticipent actuellement la à celle actuellement observée, le fnancement
perte d’utilité qu’ils subiront face à la dégra- du maintien de cette qualité n’est pas précisé.
dation. Cela ajoute un degré d’incertitude qui, S’agit-il du Conseil Régional d’Aquitaine, du
sans invalider techniquement l’exercice d’éva- Conseil Général de la Gironde, des commu-
luation, l’expose à des sources d’aléas supplé- nes du littoral concerné ? Dans tous les cas,
mentaires diffcilement contrôlables. les touristes (et en particulier ceux extérieurs
à la Région Aquitaine) ne supporteront que le
Un signe de cette éventuelle diffculté supplé - coût supplémentaire du déplacement, alors que
mentaire réside dans la proportion non négli- les résidents paieront également par le jeu des
geable d’enquêtés ayant répondu « je préfère les impôts locaux. On peut se demander si cette
éléments de la situation de référence » et « si ce disparité est susceptible d’induire des profls de
scénario était mis en place, je ne viendrais plus réponse différents si les résidents internalisent
/ j’irai en vacances ailleurs ». Compte tenu que cette imposition.
la situation de référence constitue une dégrada-
tion de l’état actuel alors que tous les scénarios Enfn, le statu quo représente toujours une
alternatifs représentent une amélioration, ces dégradation future de la qualité de l’accueil sur
résultats évoquent un problème de bonne com- le site. Une personne enquêtée qui déclare pré-
préhension du questionnaire. férer cette alternative exprime donc son refus
d’effectuer la distance supplémentaire qu’on
lui propose pour le maintien d’un (ou plusieurs) Un véhicule de paiement à double tranchant
des attributs sur ce site. Mais continuera-t-elle
néanmoins à effectuer la distance devant être Le véhicule de paiement utilisé dans cette
étude (la distance) soulève un certain nombre parcourue de toute façon pour visiter le site, si
d’interrogations. Il ne s’agit pas d’une remise son état était dégradé ? D’autres sites à vocation
en cause de ses capacités intrinsèques à rendre récréative pourraient en effet générer une utilité
compte des bénéfces attendus de la décision supérieure à celle retirée du déplacement sur ce
qui les engendre, puisque la distance constitue site dégradé.
le fondement de la méthode des coûts de dépla-
cements et qu’elle est également utilisée occa-
En guise de conclusionsionnellement comme véhicule de paiement en
analyse conjointe. Il s’agit plutôt d’une interro-
Les résultats obtenus par Rulleau, Dehez et gation sur, d’une part, sa capacité à s’accommo-
Point sont prometteurs mais ne constituent der de l’hétérogénéité de la population enquêtée
sans doute qu’une première étape vers l’aide à (résidents et visiteurs), et d’autre part, de son
la décision publique en matière de gestion des adéquation avec le choix de la méthode Multi-
sites récréatifs. D’abord, car la méthode mobi-Programmes et du statu quo en particulier.
lisée est encore jeune et manque de maturité.
Ensuite, en choisissant d’interroger uniquement D’abord, si la distance présente effectivement
des usagers, on peut se demander si les com-l’avantage d’utiliser le même protocole d’en-
posantes non marchandes valorisées ne sont quête pour les deux types de visiteurs, elle
pas restreintes aux seules valeurs d’usage. Une devient ici relative. Est-on certain qu’une dis-
population plus large que les seuls visiteurs du tance soit perçue de la même manière, selon
site, qui ne retire donc pas de bénéfces directs que l’on habite à proximité du site (résidents)
du bien environnemental étudié, devrait être ou non (touristes) ? Pourquoi les visiteurs vien-
interrogée afn de valoriser l’ensemble de ses nent-ils sur ce site ? Est-ce précisément pour ses
composantes non marchandes (valeurs d’exis-qualités récréatives ?
tence, d’option ou de legs). Cela n’affecte aucu-
nement l’étude en elle-même mais limite la Ensuite, en interrogeant à la fois touristes et
potentialité de la méthode en matière de révé-résidents, ce véhicule de paiement peut intro-
lation de valeurs de non-usage. Enfn, l’enquête duire une disparité dans la perception du coût
des programmes proposés. En effet, en présen- se déroule l’été, période de l’année au cours de
tant les « prix » associés aux programmes sous laquelle deux des trois attributs proposés (océan
la forme d’un déplacement supplémentaire pour et sable) possèdent une importance particulière,
50 ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 421, 2009qui explique d’ailleurs la présence des indivi- moment de l’année. Il convient donc de ne pas
dus sur le site. Les auteurs en sont parfaitement étendre leurs résultats trop rapidement au-delà
conscients, suggérant dans la conclusion que la de ce qu’ils représentent, des valeurs d’usage en
valeur récréative associée à la forêt serait sûre- période estivale. n
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