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15/11/2006
Les stratégies de développement des pays de l’Asie du Sud-est.
En cinquante ans, l’Asie du Sud-est est devenue une aire de puissance incontournable dans le
l’économie mondiale. La croissance de quasiment tous ces Etats renforce le poids de ces
espace, permet le décollage et le développement de certains pays et surtout assure le
dynamisme de l’ensemble Adopter une stratégie signifie faire le choix d’une démarche
volontaire pour atteindre un objectif. En étudiant l’évolution économique de cet espace, il va
falloir se demander quels sont les points communs et les différences qui existent entre ces
« stratégies » asiatiques dont il va aussi falloir déterminer si elles sont effectivement le produit
d’une démarche absolument volontaire et dirigée ou le fruit d’une adaptation conjoncturelle
des économies asiatiques.
I-
Des stratégies de développement communes à toute l’Asie du Sud-est.
A-
Des situations initiales de développement comparables
Un siècle après le Japon, les NPI asiatiques rejoignent progressivement les pays du nord, alors
que les autres pays de l’Asie du Sud-est sont engagés depuis une vingtaine d’année sur le
chemin de la croissance et du développement. On peut, semble-t-il, dégager une modèle
commun d’entrée en développement qui débute dans tous les cas par des exportations de
produits industriels à faible valeur ajoutée. Situation de départ commune : peu de capitaux,
peu de matières premières, pas de culture d’exportation, marché intérieur peu conséquent.
D’où une croissance reposant au départ sur des industries demandant peu d’investissements et
peu de technologie. La main d’oeuvre, abondante et en demande, apparaît comme un des
éléments moteur de cette entrée dans la croissance.
B-
Des stratégies de productions communes
Progressivement les industries se diversifient. Remontée des filières : des industries de
consommation vers les industries lourdes, du textile vers l’automobile. Donc augmentation
des salaires et des niveaux de vie. L’avantage comparatif lié au bon marché de la main
d’oeuvre disparaît et donc délocalisation des premiers pays touchés par la croissance
industrielle vers des pays voisins à la main-d’oeuvre plus compétitive. Donc propagation de la
croissance. Les pays les plus développés deviennent des donneurs d’ordre et des centres de
commandements. Spirale de croissance reposant sur des relations entre pays à niveaux de
développement différents mais complémentaires. Littoralisation des activités commune à tous
les pays l’Asie du Sud-est. Augmentation constants des flux à travers l’aire de puissance en
formation. Multiplication des interdépendances, très visibles en période de crise 1997).
C-
Des mêmes stratégies de développement dirigées
L’agriculture n’est pas absente de ces stratégies de développement. Ex : en Corée du sud, la
réforme agraire a permis d’améliorer les revenus agricoles et a donc renforcé le marché
intérieur. La révolution verte a partout libéré de la main-d’oeuvre agricole qui a contribuée
ensuite au développement industrielle et économique et permis l’autosuffisance alimentaire
propice aux importations nouvelles en biens d’équipement par exemple. Les efforts de
scolarisation ont permis la formation d’une main d’oeuvre de plus en plus qualifiée qui a
accompagné le passage à une industrie de plus en plus sophistiquée. L’Etat s’est montré
stratège, dirigiste, planificateur (zones franches), planificateur.
II-
Des stratégies différenciables
A-
Stratégies socialistes
Le modèle maoïste, pendant 30 ans, opte pour une stratégie absolument contraire à celle
d’aujourd’hui : développement autocentré, fermeture dans frontière, autarcie quasiment totale.