La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Télécharger Lire

Dans quelque ville morte, au bord de l'eau

De
1 page
Voyagez en lisant le poème "Dans quelque ville morte, au bord de l'eau" écrit par Georges RODENBACH (1855-1898). "Dans quelque ville morte, au bord de l'eau" de RODENBACH est un poème classique extrait du recueil Le règne du silence. Vous avez besoin de ce poème pour vos cours ou alors pour votre propre plaisir ? Alors découvrez-le sur cette page. Le téléchargement de ce poème est gratuit et vous pourrez aussi l’imprimer.
Grâce à ce document PDF sur le poème de RODENBACH, vous pourrez faire une fiche ou bien vous évader grâce au vers de "Dans quelque ville morte, au bord de l'eau".
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Les fièvres

de Itol

L'isolement

de Menestrel

La panthère noire

de Menestrel

Dans quelque ville morte, au bord de l'eau

Dans quelque ville morte, au bord de l'eau, vivote
La tristesse de la vieillesse des maisons
A genoux dans l'eau froide et comme en oraisons ;
Car les vieilles maisons ont l'allure dévote,

Et, pour endurer mieux les chagrins qu'elles ont,
Egrènent les pieux carillons qui leur sont
Les grains de fer intermittents d'un grand rosaire.
Vieilles maisons, en deuil pour quelque anniversaire,

Et qui, tristes, avec leurs souvenirs divers,
N'accueillent plus qu'un peu de pauvres et de prêtres.
Ce pendant qu'autrefois, avant les durs hivers,
La jeunesse et l'amour riaient dans leurs fenêtres

Claires comme des yeux qui n'ont pas vu mourir !
Mais, depuis lors, ces yeux des pensives demeures
Dans leurs vitres d'eau frêle ont senti dépérir
Tant de visages frais, tant de guirlandes d'heures

Qu'ils en ont maintenant la froideur de la mort !
(Or mes yeux sont aussi les vitres condamnées
D'une maison en deuil du départ des années)
Et c'est pourquoi, du fond de ces lointains du nord,

Je me sens regardé par ces yeux sans envie
Qui ne se tournent plus du côté de la vie
Mais sont orientés du côté du tombeau...
Yeux des vieilles maisons dont mes yeux sont les frères,

Lassés depuis longtemps des bonheurs temporaires,
Yeux plus touchants près de mourir ! Regard plus beau
De ces maisons qu'on va détruire en des jours proches !
Ô profanation ! Meurtres avec les pioches

Abattant les vieux murs de qui l'âge avait l'air
De devoir les défendre un peu contre ces crimes...
Mais bientôt entreront les marteaux unanimes
Dans les vieux murs, pourtant sacrés comme une chair.

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin