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Objet divin des âmes et des yeux

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Évadez-vous en lisant le poème "Objet divin des âmes et des yeux" écrit par François de Malherbe. Ce poète est né en 1555, mort en 1628. "Objet divin des âmes et des yeux" de de Malherbe est un poème classique extrait du recueil Poésies livre II.. Vous avez besoin de ce poème pour vos cours ou alors pour votre propre plaisir ? Alors découvrez-le sur cette page. Le téléchargement de ce poème est gratuit et vous pourrez aussi l’imprimer.
Avec le poème de de Malherbe, vous pourrez faire une analyse détaillée ou bien comprendre la signification des paroles du poète qui a écrit "Objet divin des âmes et des yeux".
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Objet divin des âmes et des yeux.

À la Reine Marie de Médicis.
(Pendant sa régence.)

1611.


Objet divin des âmes et des yeux,
Reine, le chef-d'œuvre des cieux,
Quels doctes vers me feront avouer
Digne de te louer ?

Les monts fameux des vierges que je sers
Ont-ils des fleurs en leurs déserts,
Qui, s'efforçant d'embellir ta couleur,
Ne ternissent la leur ?

Le Thermodon a vu seoir autrefois
Des reines au trône des rois :
Mais que vit-il par qui soit débattu
Le prix à ta vertu ?

Certes nos lis, quoique bien cultivés,
Ne s'étaient jamais élevés
Au point heureux où les destins amis
Sous ta main les a mis.

À leur odeur l'Anglais se relâchant,
Notre amitié va recherchant ;
Et l'Espagnol, prodige merveilleux !
Cesse d'être orgueilleux.

De tous côtés nous regorgeons de biens ;
Et qui voit l'aise où tu nous tiens
De ce vieux siècle aux fables récité
Voit la félicité.

Quelque discorde murmurant bassement
Nous fit peur au commencement :
Mais sans effet presque il s'évanouit,
Plus tôt qu'on ne l'ouït.

Tu menaças l'orage paraissant :
Et tout soudain obéissant,
Il disparut comme flots courroucés,
Que Neptune a tancés.

Que puisses-tu, grand soleil de nos jours,
Faire sans fin le même cours,
Le soin du ciel te gardant aussi bien,
Que nous garde le tien !

Puisses-tu voir sous le bras de ton fils
Trébucher les murs de Memphis,
Et de Marseille au rivage de Tyr
Son empire aboutir !

Les vœux sont grands : mais avecque raison
Que ne peut l'ardente oraison !
Et, sans flatter, ne sers-tu pas les dieux,
Assez pour avoir mieux ?



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