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Constructivisme communication

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Constructivisme et communication Si tu veux connaître, apprends à agir von Foerster Rappel sur la notion de réalité Pour les positivistes, la réalité était quelque-chose qui s’imposait d’elle-même, par l’observation. Le mouvement constructiviste développe l’idée que la réalité en tant que telle n’existe pas et qu’elle est forcément une construction mentale de l’observateur, qui ne peut être objectif, et qui a forcément une influence déterminante sur ce qu’il observe. Chacun va construire sa réalité à partir des marques de son esprit, de son histoire, de sa culture, de ses croyances. La construction de sa réalité se fait pas l’expérience, d’où la citation ci-dessus de von Foerster. Il existe néanmoins une réalité de premier ordre (voir support de cours sur la notion de réalité) qui correspond à une réalité objective scientifiquement démontrable : par exemple on sait qu’une vache fait partie de la famille des ruminants et il y a fort à parier que tout le monde est d’accord sur cette idée et que personne ne viendrait dire qu’elle fait partie de la famille des poissons, à condition toutefois d’être d’accord sur ce qu’est un ruminant. En revanche, si vous demandez à dix personnes d’écrire un court texte sur les vaches, il est probable qu’aucun des textes n’évoquera la même chose, car chaque personne écrira son texte en fonction de sa réalité de second ordre.
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© Frédéric Demarquet - Coaching / Formation / Consulting
www.fredericdemarquet.com
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Constructivisme et communication
Si tu veux connaître, apprends à agir
von Foerster
Rappel sur la notion de réalité
Pour les positivistes, la réalité était quelque-chose qui s’imposait d’elle-même, par
l’observation.
Le mouvement constructiviste développe l’idée que la réalité en tant que telle n’existe
pas et qu’elle est forcément une construction mentale de l’observateur, qui ne peut être
objectif, et qui a forcément une influence déterminante sur ce qu’il observe. Chacun va
construire sa réalité à partir des marques de son esprit, de son histoire, de sa culture, de ses
croyances. La construction de sa réalité se fait pas l’expérience, d’où la citation ci-dessus de
von Foerster.
Il existe néanmoins une réalité de premier ordre (voir support de cours sur la notion de
réalité) qui correspond à une réalité objective scientifiquement démontrable : par exemple on
sait qu’une vache fait partie de la famille des ruminants et il y a fort à parier que tout le
monde est d’accord sur cette idée et que personne ne viendrait dire qu’elle fait partie de la
famille des poissons, à condition toutefois d’être d’accord sur ce qu’est un ruminant. En
revanche, si vous demandez à dix personnes d’écrire un court texte sur les vaches, il est
probable qu’aucun des textes n’évoquera la même chose, car chaque personne écrira son texte
en fonction de sa réalité de second ordre. La réalité de second ordre est la représentation que
nous nous faisons des choses et des expériences que nous vivons, construction qui
influenceront immanquablement les expériences futures, lesquelles expériences influenceront
également la construction de notre réalité. Il existe donc une causalité circulaire entre les
expériences et la construction de notre réalité.
La réalité de second ordre est celle sur laquelle nous pouvons agir pour évoluer,
apprendre, progresser, se développer et donc également pour communiquer différemment
avec son entourage. Il n’y a pas de lecture de la réalité vraie ou fausse. En revanche, il y en a
qui nous permettent de développer nos possibilités et d’autres qui les limitent.
La recherche du fonctionnel
Pour les constructivistes, ce qui est important dans l’expérience n’est pas l’expérience
en soi, mais la représentation que nous nous en faisons. En effet, ce qui va influencer notre
comportement est la représentation cognitive que nous développons à partir de cette
expérience. C’est également cette représentation que nous pouvons progressivement modifier
pour évoluer. Paul Watzlawick disait que
toute théorie n’est jamais que le résultat d’une
construction mentale
. A partir de ce paradigme, on peut avancer l’idée que, dans le champ de
la communication, ce qui est important n’est pas en soi ce qui est vrai, mais ce qui est efficace
et fonctionnel. Un bon communicant est celui qui atteint ses objectifs. Les objectifs en soi
sont très rarement de bien communiquer et se pose là la question de pourquoi je communique
ici et maintenant ? A quoi cela me sert-il dans cette situation précise ? Voilà des question
fondamentales que toute personne devrait se poser avant un entretien, une réunion, une prise
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