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Enquête sur l'emploi du premier trimestre 2003 - Forte hausse du chômage entre le 1er trimestre 2002 et le 1er trimestre 2003

De
4 pages
Entre le premier trimestre 2002 et le premier trimestre 2003, le chômage a fortement augmenté, touchant toutes les catégories d'actifs. La hausse est beaucoup plus importante que celle observée entre début 2001 et début 2002. Après trois années consécutives de baisse, le nombre de chômeurs de longue durée progresse de nouveau ; 67 % des chômeurs de plus de 50 ans sont à la recherche d'un emploi depuis plus d'un an. La création d'emploi marque le pas, avec seulement 70 000 nouveaux emplois. Dans un contexte économique morose, l'offre de postes a sans doute été ralentie. Comme en 2002, les salariés à temps complet déclarent travailler 38h50 par semaine. Seule tendance persistante : les femmes sont de plus en plus souvent actives et à tous les âges.
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N° 909 - JUILLET 2003
PRIX : 2,20€
Enquête sur l’emploi
du premier trimestre 2003
Forte hausse du chômage
er er
entrele1 trimestre 2002 et le 1 trimestre 2003
Jean-François Bigot et Dominique Goux, division Emploi, Insee
ntre le premier trimestre 2002 et le probabilité d’être au chômage deux fois plus
premier trimestre 2003, le chômage élevée que les diplômés de l’enseignementEa fortement augmenté, touchant supérieur long. En dépit de leur multiplication,
toutes les catégories d’actifs. La hausse est les diplômes restent un atout essentiel face au
beaucoup plus importante que celle chômage, signe que les besoins des entrepri-
observée entre début 2001 et début 2002. ses en personnel qualifié continuent de croître.
Après trois années consécutives de baisse, Une tendance qui se confirme : les diplômés de
le nombre de chômeurs de longue durée l’enseignement supérieur court (baccalauréat
progresse de nouveau : 67 % des chômeurs plus 2 ans) ont un taux de chômage inférieur à
de plus de 50 ans sont à la recherche d’un celui des personnes plus diplômées (de plus
emploi depuis plus d’un an. d’un point). Année après année, les formations
La création d’emploi marque le pas, avec supérieures courtes (BTS, DUT) confirment
seulement 70 000 nouveaux emplois. Dans leur bonne adaptation au marché du travail,
un contexte économique morose, l’offre de permettant une insertion professionnelle aussi
postes a sans doute été ralentie. rapide et stable que bien des formations supé-
Comme en 2002, les salariés à temps com- rieures longues. Ces diplômes sont dans leur
plet déclarent travailler 38h50 par semaine.
1Seule tendance persistante : les femmes Chômage : hausse importante entre
sont de plus en plus souvent actives et à début 2002 et début 2003
tous les âges. er er1 trimestre 1 trimestre
2002 2003
Chômeurs (milliers)
Au premier trimestre 2003, le nombre de chô-
Ensemble 2 447 2 685
meurs au sens du BIT s’élève à 2 685 000 en Hommes 1 188 1 289
Femmes 1 259 1 396moyenne non corrigée des variations saison-
Taux de chômage selon le sexe et l'âge (%)nières, soit 9,9% de la population active. Tel
Ensemble 9,1 9,9est le premier résultat de la nouvelle enquête 2
15-29 ans 15,5 16,9
Emploi trimestrielle, mise en place en juillet 30-49 ans 7,9 8,6
50 ans et plus 6,6 7,12001, et qui se substitue désormais à
Hommes 8,1 8,8l’ancienne enquête Emploi annuelle (Sources).
15-29 ans 14,5 15,9
Après plusieurs années de baisse et une 30-49 ans 6,6 7,1
50 ans et plus 6,2 6,8légère remontée entre 2001 et 2002, le nombre
Femmes 10,4 11,2de chômeurs au sens du BIT a augmenté de
15-29 ans 16,7 18,2
plus de 200 000 entre le premier trimestre 2002 30-49 ans 9,4 10,4
50 ans et plus 7,2 7,4et le premier trimestre 2003 (tableau 1). Le taux
Taux de chômage selon le diplôme (%)de chômage augmente aussi vite pour les
Sans diplôme ou CEP 14,3 15,1hommes que pour les femmes, atteignant
BEPC, CAP, BEP 8,7 9,4
début 2003 8,8% pour les premiers et 11,2 % Baccalauréat 8,4 8,5
pour les secondes. Les inégalités entre hom- Bac + 2 5,5 6,2
6,6 7,3Diplôme supérieurmes et femmes face au chômage subsistent
1. Le chômage est entendu au sens du Bureau International du Travaildonc. Elles sont particulièrement marquées
(BIT). Un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ouentre 30 et 49 ans, âges où les femmes font
plus) qui (1) n’a pas travaillé au cours de la semaine de référence, (2)
face aux charges familiales les plus lourdes. est disponible pour travailler et (3) a entrepris des démarches de re-
cherche d’emploi ou (3’) a trouvé un emploi qui commence plus tard.Les écarts de chômage entre diplômés et
Le taux de chômage est le nombre des chômeurs au sens du BIT rap-non-diplômés restent stables. En 2003 comme
porté à la population active totale (salariés, non salariés, chômeurs).
en 2002, les personnes n’ayant aucun diplôme 2. L’âge est celui au 31 décembre de l’année d’enquête.
Source : Enquêtes Emploi, premier trimestre, 2002, 2003, Inseeou seulement le certificat d’études ont une
INSEE
PREMIEREgrande majorité professionnalisés et sont désormais dans la même propor- postes sous contrat à durée indéterminée
pour cette raison prisés par les tion au chômage depuis plus d’un an est en augmentation (+ 140 000).
employeurs. À un niveau inférieur de la (43 %). La construction et le tertiaire sont les sec-
« hiérarchie » scolaire, les CAP et BEP, Plus d’un chômeur sur cinq est sans teurs qui recrutent le plus : 12 % des pos-
professionnels, sont un atout bien meil- emploi depuis plus de deux ans, soit tes sont occupés par des salariés
leur que le BEPC, généraliste : la pro- environ 600 000 chômeurs de très embauchés depuis moins d’un an contre
portion de chômeurs parmi les titulaires longue durée. Cette forme de chômage 7 % dans l’industrie et l’agriculture
d’un BEPC est de près de 3 points supé- est elle aussi en progression (+ 30 000 (tableau 3). C’est dans les services aux
rieure à celle des détenteurs de CAP ou en un an) même si elle augmente particuliers que le turn-over de la
BEP. moins vite que l’ensemble du chô- main-d’œuvre est le plus grand : 20 %
mage. Le chômage de très longue des employés ont moins d’un an
durée est même typique des chômeurs d’ancienneté début 2003 et les chô-
Le chômage de longue durée âgés : 200 000 chômeurs de plus de 50 meurs issus de ce secteur et ayant
repart à la hausse ans sont à la recherche d’un emploi perdu leur emploi depuis moins d’un an
depuis plus de deux ans, soit 43 % représentent 7 % de l’emploi du secteur.
Plus de 1,1 million de chômeurs recher- d’entre eux. Le commerce et les activités immobiliè-
chent un emploi depuis plus d’un an, soit res viennent ensuite, avec 15 % de per-
43% d’entre eux (tableau 2). Ils sont sonnes embauchées dans l’année.
160 000 de plus qu’un an plus tôt. Après La progression de l’emploi Dans l’industrie, seules les industries
trois années de décrue, le chômage de agroalimentaires ont un niveau aussia fortement ralenti
longue durée est reparti à la hausse. Il élevé de recrutement. Dans tous les
continue de toucher essentiellement les Entre le premier trimestre 2002 et le pre- autres secteurs industriels, moins de 10
salariés les plus âgés que les entrepri- mier trimestre 2003, le nombre de per- % des personnes sont en poste depuis
ses recrutent difficilement : 67% des sonnes ayant un emploi a à peine moins d’un an. L’énergie est particuliè-
chômeurs de plus de 50 ans sont au progressé : l’économie française compte rement fermée : les recrutements faits
chômage depuis plus d’un an. Début seulement 70 000 emplois de plus qu’un dans l’année sont marginaux (3 %) et
2003, les hommes sont, en proportion, an auparavant. Toutefois, pour les sala- les chômeurs de moins d’un an
plus nombreux à avoir passé plus d’un riés, si le nombre de postes sous contrat d’ancienneté issus de ce secteur repré-
an au chômage que début 2002 tandis à durée déterminée, contrat aidé ou inté- sentent moins de1%de l’emploi du
que les femmes sont à peine plus tou- rim est en baisse (- 42 000), celui des secteur.
chées. De ce fait, hommes et femmes
Dynamisme des services aux particuliers
1 En % 1 147 000 personnes au chômage
2 Proportion de personnes ayant… Chômeursdepuis plus d’un an
de moins d’un an…moins …pluser er
1 trimestre 1 trimestre issus du secteur Effectif totald’un an de dix ans …une
Secteur d’activité2002 2003 rapportés (milliers)d’anciennetéd’ancienneté ancienneté
Effectif % Effectif % aux effectifsdans dans inconnue
de ce secteurl’entreprise l’entreprisePersonnes au chômage depuis 1 an ou plus
Agriculture 6,5 59,3 2,9 2,0 1 081Ensemble 979 40,0 1 147 42,7
Industrie 7,8 53,3 1,1 5,6 4 191Hommes 449 37,8 550 42,7
Dont : industries agricoles 14,7 42,0 0,7 6,8 62515-29 ans 99 22,5 123 26,0
automobile 5,1 57,5 1,4 5,1 32230-49 ans 215 40,2 264 45,5
1
autres ind.manufact. 7,0 54,0 1,1 5,7 3 01250 ans et plus 135 63,0 163 67,2
énergie 3,4 68,5 0,6 0,7 231Femmes 530 42,1 597 42,8
Construction 13,1 36,8 1,6 5,5 1 55615-29 ans 114 27,7 117 26,0
Tertiaire 11,7 43,8 4,0 4,1 17 38530-49 ans 294 45,6 343 46,8
Dont : commerce, réparations 15,3 35,9 1,6 4,9 3 19250 ans et plus 122 60,0 137 61,9
transports 9,8 42,0 1,1 4,0 1 073Personnes au chômage depuis 2 ans ou plus
activités financières 7,4 60,7 1,1 3,5 696
Ensemble 568 23,2 606 22,6 activités immobilitères 14,3 41,2 0,5 2,9 293
Hommes 273 23,0 292 22,6 services aux entreprises
15-29 ans 49 11,1 51 10,7 (hors intérim) 12,7 37,5 1,6 5,4 2 688
30-49 ans 125 23,4 138 23,8 intérim - - 100,0 - 428
50 ans et plus 99 46,2 103 42,3 services aux particuliers 19,6 28,2 3,9 7,4 1 992
Femmes 295 23,5 314 22,5 éduc., santé, action sociale 9,8 53,4 1,0 2,7 3 815
15-29 ans 42 10,2 39 8,7 6,8 59,5 0,9 2,2 2 296administrations
30-49 ans 170 26,4 178 24,1
10,9 45,6 3,3* 5,3** 24 347***83 41,1 97 43,7 Total50 ans et plus
1. Les autres industries manufacturières regroupent les biens intermédiaires, les biens d’équipement et les biens de consom-1. Voir note 1. du tableau 1
mation.2. La proportion de chômeurs de plus de 1 ou 2 ans est cal-
* Le taux d’anciennetés inconnues est de 1,6% hors intérim.culée sur l’ensemble des chômeurs pour lesquels on sait cal-
** Les chômeurs ayant moins d’un an d’ancienneté dans le chômage et qui ont déjà travaillé représentent autant de personnesculer l’ancienneté. On fait l’hypothèse que les chômeurs
que 5,3% de la population totale en emploi.dont l’ancienneté est inconnue ont des anciennetés de chô-
*** La population active totale s’élève à 24 387 000 personnes. Pour 40 000 d’entre elles on ne connaît pas le secteur dans le-mage comparables aux autres. En 2002, 4,8% des ancienne-
quel elles exercent leur activité.tés sont inconnues, 9,3 % en 2003.
Source : enquête Emploi, premier trimestre 2003, InseeSource : Enquêtes Emploi, premier trimestre, 2002, 2003, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREcomme les cadres travaillent en moyenne coût moindre pour l’employeur quand ceStabilisation de la durée
au moins 4 heures de plus par semaine salarié est à temps partiel et non à tempsdu travail
quand le contrat de travail ne prévoit pas complet. Les premières heures effectuées
de durée hebdomadaire de travail. au-delà du temps prévu (10 % de plusDébut 2003, les salariés à temps com-
Lorsque le contrat de travail prévoit une que le temps prévu) sont rémunérées auplet déclarent travailler en moyenne 38
durée hebdomadaire, celle-ci est de 36 même tarif que les autres pour un salariéheures et 50 minutes les semaines plei-
heures en moyenne. Mais du fait des heu- à temps partiel (on parle d’« heures com-nes (sans congé, ni absence, ni jour
res supplémentaires, la durée réelle est plémentaires »), tandis que pour un sala-férié), soit exactement autant qu’un an
supérieure de 2 heures en moyenne pour rié à temps complet, elles sontplus tôt (tableau 4). Un peu plus de 2 mil-
les salariés à temps complet : les cadres rémunérées, dès la première heure, aulions de salariés à temps complet ont un
font en moyenne 6 heures supplémentai- moins 10 % et jusqu’à 50 % (voire 100 %)contrat ne prévoyant pas de durée heb-
res, les professions intermédiaires 2h15 et de plus (on parle d’« heures supplémen-domadaire de travail, soit 12% d’entre
les employés et ouvriers 3/4 d’heure. La taires »). Dans les deux cas, les salariéseux : ce sont des personnes dont le con-
proportion de salariés dont le contrat peuvent bénéficier d’un repos compen-trat prévoit un nombre de jours de travail
indique une durée hebdomadaire stricte- sateur plutôt que d’une rémunérationpar an sans précision des horaires, ou
ment supérieure à 35 heures a baissé, majorée, parfois même des deux. Malgréencore une durée totale annuelle. Ces
passant en un an de 37 % à 31 %. la différence de coûts, les employeurspersonnes travaillent en moyenne 44 heu-
La proportion de salariés à temps partiel a n’utilisent donc pas particulièrement leurres et demi par semaine contre 38 heures
cessé de diminuer après 4 années consé- main-d’œuvre à temps partiel pour ajus-pour les autres. Plus d’un quart des
cutives de baisse. Les salariés à temps ter l’emploi à la demande. De fait, prèscadres sont dans ce cas contre 10 % des
partiel ont une durée hebdomadaire effec- des trois quarts des salariés à temps par-professions intermédiaires et employés et
tive de travail égale en moyenne à celle tiel ne souhaitent pas travailler plus7 % des ouvriers. Mais les ouvriers
prévue dans leur contrat, environ 23 heu- (tableau 5) : ils ne sont probablement pas
res 15 minutes. Faire travailler un salarié disponibles au-delà.
une heure de plus que ce qui est prévu Population active occupée :
dans son contrat de travail a pourtant unstabilisation de l’emploi
er er
1 trimestre 1 trimestre Le taux d’activité des femmes
2002 2003 1 Sous-emploi au sens du BIT continue d’augmenter
Population active occupée (milliers)
En milliers
Ensemble 24 318 24 387
er er Les femmes sont de plus en plus sou-Hommes 13 437 13 318 1 trimestre 1 trimestre
Femmes 10 881 11 069 2002 2003 vent actives : début 2003, 63,4% des
1
Taux d'emploi (%) femmes de 15 à 64 ans ont un emploi ouPersonnes travaillant à temps partiel
Ensemble 49,7 49,6 recherchant un temps complet en recherchent un, soit un point et demi
15-64 ans 62,2 62,1 ou un temps partiel supplémentaire de plus qu’un an auparavant. L’activitéHommes 68,9 68,0
Ensemble 407 362Femmes 55,6 56,3 féminine progresse à tous les âges, sauf
Hommes 80 6555-64 ans 40,9 42,5 entre 25 et 30 ans où elle baisse. C’estFemmes 327 297Hommes 46,0 46,9
aux âges où elles assument pourtant lesPersonnes travaillant à temps partielFemmes 36,0 38,3
ne recherchant pas un autre emploi charges familiales les plus lourdes queProportion d'actifs occupés à temps partiel (%)
mais souhaitant travailler davantage leur taux d’activité augmente le plus :Ensemble 16,6 16,5
Ensemble 686 711Hommes 5,3 5,4 désormais moins de 20% des femmes
Hommes 146 148Femmes 30,5 29,9
de 30 à 54 ans n’ont pas d’activité pro-Femmes 540 563Statut des emplois (milliers)
fessionnelle et n’en cherchent pas. LeurTaux de sous-emploi
Non salariés 2 870 2 830
parmi les emplois à temps partiel (%) comportement se rapproche encore deSalariés 21 447 21 527
Intérimaires 450 428 Ensemble 27,1 26,6 celui des hommes, puisque pour eux la
2
CDD 2 003 1 987 Hommes 31,6 29,5 tendance est inverse : leur taux d’activité3
dont contrats aidés 442 410 Femmes 26,2 26,0
diminue pour tous ceux qui ont moins deApprentis 291 273 Personnes travaillant à temps complet et ayant
CDI du secteur privé 14 127 14 299 55 ans. Au total, hommes et femmesinvolontairement travaillé moins que d'habitude
3 63 59 confondus, la proportion d’actifs aug-Ensemble 86 161
CDI du secteur public 4 576 4 540
Hommes 64 1194 mente : début 2003, 69% des personnesDurée habituelle moyenne de travail
22 42Femmes en âge de travailler (15-64 ans) travail-des salariés (heures par semaine)
1. Pour le BIT, l’emploi inclut notamment les personnes dites lent ou sont au chômage, soit un demiTemps complet 38,8 38,8
en situation de sous-emploi, c’est-à-dire “qui travaillent invo-
23,4 23,2Temps partiel point de plus qu’ilyaunan. Ces évolu-lontairement moins que la durée normale du travail dans leur
1. Part des actifs occupés dans la population des plus de 15 ans. activité et qui sont à la recherche d’un travail supplémentaire tions correspondent bien à une propen-
2. Contrats à durée déterminée, y compris État, collectivités ou disponibles pour un tel travail”. L’enquête Emploi permet sion de plus en plus grande des femmes
locales. de distinguer trois catégories de sous-emploi, selon (1) que
à travailler : si les taux d’activité âge par3. Contrats d’aide à l’emploi (CES, CIE...) et stages de la for- la personne recherche un emploi à temps complet ou (2) n’en
mation professionnelle classés dans l’emploi au sens des cri- recherche pas mais souhaite travailler davantage, pour une âge étaient restés inchangés entre 2002
tères du BIT. personne à temps partiel ou (3) selon qu’elle a travaillé invo- et 2003, le taux moyen d’activité début
4. Durée déclarée par les salariés ayant un horaire hebdoma- lotairement moins que d’habitude pour une personne à
2003 serait très proche de celui de débutdaire habituel. temps complet.
Source : Enquêtes Emploi, premier trimestre, 2002, 2003, Insee Source : Enquêtes Emploi, premier trimestre, 2002, 2003, Insee 2002 (tableau 6).
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREété enrichi, notamment sur les transitions 300 000 actifs de plus en un an
professionnelles infra annuelles, sur l’exer-
er1 trimestre 2003 Évolution nette cice de plusieurs activités, sur l’accès à laer er1 trimestre 2002 1 trimestre 2003 2 3calculé des effets d’âge formation continue et sur les horaires de
travail.Population active (milliers)
. Les techniques de collecte ont été modi-
Ensemble 26 765 27 072 26 848 224
fiées : une partie des enquêtes sont désor-
Hommes 14 625 14 607 14 650 - 43
mais réalisées par téléphone pour limiterFemmes 12 140 12 465 12 198 267
1 les coûts de collecte.Taux d'activité (%)
. Les méthodes de codification des diplômes
Ensemble 54,7 55,0 54,6 0,4
et des professions ont été améliorées.
Dont 15-64 ans 68,5 69,0 68,4 0,6
Ces trois changements majeurs expliquent
Hommes 62,2 61,8 62,0 - 0,2
que la continuité des séries entre ancienne et
15-24 ans 33,7 33,3 33,4 - 0,1
nouvelle enquêtes Emploi ne soit pas toujours25-29 ans 89,9 88,9 89,9 - 1,0
parfaitement assurée. C’est le cas en particu-30-54 ans 95,0 94,7 95,0 - 0,3
lier sur les variables concernant le sous-em-55-59 ans 71,0 72,0 70,8 1,2
60-64 ans 21,3 20,6 21,2 - 0,6 ploi, l’ancienneté du chômage, ou encore les
15-64 ans 75,1 74,6 74,8 - 0,2 catégories socioprofessionnelles détaillées.
65 ans et plus 2,3 2,2 2,2 = Comme auparavant l’enquête Emploi an-
Femmes 47,7 48,7 47,7 1,0 nuelle, l’enquête Emploi en continu constitue
15-24 ans 25,1 26,5 25,5 1,0 la seule source qui permet de mettre en
25-29 ans 79,0 77,3 78,8 - 1,5 œuvre la définition du chômage préconisée
30-54 ans 78,8 80,8 78,9 1,9
par le Bureau International du Travail (BIT).
55-59 ans 56,7 58,0 56,9 1,1
Elle permet en outre de faire le lien entre le
60-64 ans 15,3 18,0 15,6 2,4
chômage au sens du BIT et le chômage défini15-64 ans 62,0 63,4 62,0 1,4
par le recensement des demandeurs d’em-1,0 0,9 1,0 - 0,165 ans et plus
ploi inscrits à l’Agence Nationale Pour
1. Rapport entre la population active (salariés, non salariés, chômeurs) et la population totale.
l’Emploi (ANPE). Ainsi, parmi les 2 685 000
2. Le taux d’activité calculé est celui que l’on aurait observé au premier trimestre 2003 si les taux d’activité âge par âge étaient
chômeurs BIT du premier trimestre 2003,
restés les mêmes qu’au premier trimestre 2002.
420 000 déclarent ne pas être inscrits à3. L’évolution nette des effets d’âge prend en compte le fait qu’entre deux années consécutives, la répartition de la population
l’ANPE. À l’inverse, 1 505 000 personnes dé-par âge change, elle devient plus « vieille ». Cette évolution nette est égale aux effectifs du premier trimestre 2003 (colonne 2)
clarent être inscrites à l’ANPE mais ne sontmoins ceux calculés (colonne 3).
Source : Enquêtes Emploi, premier trimestre, 2002, 2003, Insee pas comptabilisées comme chômeurs au
sens du BIT : 843 000 sont classées comme
totalement disjoints. Chaque trimestre, actives ayant un emploi et 662 000 sont inac-
35 000 ménages répondent à l’enquête ; ils tives selon le BIT. Comme l’enquête EmploiSources
comprennent 75 000 personnes de 15 ans annuelle, la nouvelle enquête Emploi trimes-
ou plus et 10 000 de moins de 15 ans. trielle s’appuie sur un sondage. Par consé-
Depuis juillet 2001, l’Insee a mis en place L’enquête est réalisée dans les logements quent, les estimations qu’elle fournit
une nouvelle enquête Emploi qui se subs- dits « ordinaires » c’est-à-dire dans tous les approchent la réalité avec une certaine
titue à l’enquête Emploi annuelle à partir du logements hors les communautés : toutes marge d’erreur : ainsi les 2 685 000 chô-
premier janvier 2003. Alors que l’enquête les personnes vivant ne serait-ce qu’une meurs BIT sont estimésà+ou-103000 près
Emploi annuelle se déroulait sur un mois, en partie du temps dans un tel logement sont (intervalle de confiance à 95 %). De même, le
général en mars, la nouvelle enquête interrogées. L’enquête est cependant re- taux de chômage, de 9,9 %, est estiméà+ou
Emploi s’effectue en continu, tout au long de présentative de l’ensemble de la popula- - 0,4 point près (écart-type de 0,2).
l’année. Ce mode de collecte lui vaut son ap- tion résidant en France métropolitaine,
pellation d’« enquête Emploi en continu ». communautés comprises : on fait pour Bibliographie
L’échantillon de l’enquête Emploi en conti- cela l’hypothèse que les personnes vivant
nu est renouvelé pour un sixième chaque exclusivement en communauté ne diffèrent
trimestre. Ainsi, parmi les logements en- pas, à sexe et à âge donnés, des personnes Dossier spécial « enquête Emploi », Éco-
quêtés au premier trimestre 2002, 5/6 le vivant tout ou partie de leur temps dans un nomie et Statistique n° 362, 2003.
sont encore au second 2002 (1/6 logement ordinaire. « Génération 98. A qui a profité l’embellie
est nouveau), 4/6 au troisième trimestre Par rapport à l’ancienne enquête, trois autres économique ? », Bref n° 181, CEREQ 2001.
2002 etc. Le recouvrement partiel des modifications majeures ont été introduites. « Chômage et emploi en hausse », Insee
échantillons du premier trimestre 2002 et . Le questionnaire a été profondément re- Première n° 857, juillet 2002.
du premier trimestre 2003 est ainsi d’un manié afin de le rendre plus comparable à Durée, réduction et aménagement du
tiers ; il permet une meilleure estimation de celui des enquêtes équivalentes réali- temps de travail, collection Transparences,
l’évolution du chômage entre les deux pé- sées dans les autres pays européens (en- Ministère de l’emploi et de la solidarité,
riodes que si les échantillons étaient quêtes sur les forces de travail) ; il a aussi 2000.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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