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N°553 NOVEMBRE 1997
Prix : 15 F
Le nombre de groupes d’entreprises
a explosé en 15 ans
Éric Vergeau, Direction régionale de Poitou Charentes,
Nicole Chabanas, Division Synthèse des statistiques d’entreprises, Insee
en compte environ 80 au cours de la périodentre fin 1980 et fin 1995, le nombre
1980 1995.
de groupes d’entreprises est pas La progression du nombre total de groupesE sé de 1 300 à 6 700. Cette augmen-est relativement récente. Entre 1980 et
1987, la croissance est lente. Elle s’accélèretation est due en particulier aux
ensuite et le nombre de groupes de sociétés
micro-groupes de moins de 500 salariés passe à 2 800 en 1991. Puis le mouvement
dont le nombre a été multiplié par huit. s’accentue fortement : le nombre de grou
pes fait plus que doubler et atteint 6 700 finChaque micro groupe draine en moyenne
1995 (graphique 1). Ce développement des
trois ou quatre entreprises. À l’autboutre groupes et des liens entre sociétés se re
de l’échelle, les grands groupes, de plus trouve dans l’accroissement constant du
poste « participations » dans le bilan desde 10 000 salariés, ont accru le nombre de
entreprises.
leurs filiales : elles étaient000 en 3 1980,
10 300 fin 1995. Au total, le nombre d’en- De plus en plus de PME
treprises françaises contrôlées a presque sous contrôle
quintuplé en quinze ans, atteignant Entre 1989 et 1995, l’expansion des grou
44 700 fin 1995 contre 9 200 en 1980. pes s’est traduite par le doublement du nom
bre d’entreprises contrôlées ( tableau 1).Parmi elles, de plus en plus de petites
Parmi les quelques 25 000 nouvelles entre
et moyennes entreprises : désormais, prises sous contrôle, on compte de plus en
plus d’un emploi sur trois dans les PME plus de petites entreprises. Le développe
ment des micro groupes en est la premièredépend d’un groupe.
raison : le nombre d’entreprises apparte
nant à ces structures est passé de 4 500 en
1989 à 20 000 en 1995. La seconde raisonLa notion de groupe d’entreprises évoque
tient à l’éclatement et à la filialisation crois souvent un conglomérat de grandes unités
sante des grands groupes de plus de 10 000implantées dans de nombreux pays. Certes,
salariés : le nombre moyen d’entreprises qui lesles grands groupes multinationaux existent
composent a augmenté en quelques années,mais ils sont rares. Entre 1980 et 1995, le
passant de 75 en 1989 à 125 en 1995.nombre de groupes a explosé en France
sous l’impulsion des micro groupes, de
moins de 500 salariés : ils étaient 600 en
L’explosion du nombre
1980, 1 200 en 1989 et plus de 5 000 en
de groupes d’entreprises
1995 (graphique 1). Pour constituer un
groupe, il suffit en effet qu’une entreprise
détienne la majorité des voix au conseil
d’administration d’une ou de plusieurs au
tres (cf. Pour comprendre ces résultats).
Les entreprises du groupe peuvent être de
taille modeste et leur nombre très réduit :
chacun des micro groupes compte trois ou
quatre entreprises en moyenne. Par leur
taille, inférieure à 500 personnes, et par leur
*Micro-groupe : moins de 500 salariés Petit groupe : de 500 à 1 999structure, les micro groupes se rapprochent
salariés Moyen groupe : de 2 000 à 9 999 salariés. des petites et moyennes entreprises (PME).
Les grands groupes, 10 000 salariés et plus, sont en très petit nombre
À l’autre bout de l’échelle, le nombre des
et ne sont pas représentés sur le graphique.
grands groupes, ceux comprenant plus de **Résultats provisoires.
Source : enquête « Liaisons financières », Insee10 000 salariés, n’a presque pas varié : on
?
INSEE
PREMIEREPour les 56 grands groupes présents rôle de la tête de groupe est alors de restructuration ou d’une délocalisation
sur la période 1989 1995, les chiffres coordonner le fonctionnement des di de leur site motivée par une logique de
sont respectivement de 83 et 133 filia verses entreprises. Parmi les micro production qui les dépasse, sans rap
les françaises. Le nombre total de groupes, on trouve à la fois des port immédiat avec les performances
leurs filiales françaises estdonc pas ensembles complexes d’entreprises propres de l’entreprise.
sé de 4 700 à 7 500, tandis que celui (le cas limite étant une quarantaine de
de leurs filiales étrangères directes filiales et sept niveaux de contrôle) et Un emploi sur quatre
(cf. Pour comprendre ces résultats) des juxtapositions de quelques entrepri dans les grands groupes
augmentait de 900 unités, de 1 400 à ses de taille équivalente, sur des activi
2 300. tés ou des marchés complémentaires. Fin 1995, dernière année pour laquelle
Le nombre d’emplois contrôlés a suivi Dans les micro comme dans les petits des données économiques sont dispo
l’augmentation du nombre de filiales : groupes (de 500 à 2 000 salariés), le nibles, les 6 700 groupes de sociétés
plus d’un tiers (37 %) de l’emploi des modèle d’« entreprises groupes » se implantés en France contrôlaient
PME est désormais dépendant d’un rencontre près d’une fois sur deux. Ce moins de 3 % des quelques 2 millions
groupe de sociétés. En quelques an lui du groupe de deux entreprises dontd’entreprises toutes tailles confon-
nées, la part de l’emploi des groupes la tête est une holding concerne un mi dues, hors administration et agricul-
est passée de 44 à 69 % pour les cro groupe sur dix. À l’inverse, la qua ture. Si ce pourcentage est peu élevé,
« grandes » PME de 200 à 500 sala si totalité des plus grands groupes les entreprises dans les groupes em
riés, de 24 à 44 % pour les entreprises sont présents dans plusieurs filières. ploient près d’un salarié sur deux, soit
de 100 à 200 salariés et de 8 à 19 %Cependant, certains d’entre eux peu 6,1 millions de salariés, produisent
pour celles de 20 à 100 salariés ( gra vent être considérés comme des « en plus de 60 % de la valeur ajoutée,
phique 2). L’indépendance des PME treprises groupes » : c’est le cas des concentrent près des trois quarts des
vis à vis des grandes entreprises tendgroupes constitués autour des entre immobilisations corporelles et possè
de plus en plus à s’estomper, par le jeu prises publiques (La Poste, France dent 87 % des capitaux propres. Les
de la sous traitance, mais aussi par Télécom, EDF). grands groupes, ceux comptant plus
l’importance croissante des relations Appartenir à un groupe a des consé de 10 000 personnes, représentent à
patrimoniales. quences sur la gestion et l’activité éco eux seuls plus du quart de la main
nomique des filiales. Les échanges
internes au groupe se font à des prix« Entreprises groupes » ou
De plus en plus d’emplois contrôlésdifférents de ceux du marché et modi « groupes d’entreprises » ? par les groupes en Francefient la rentabilité des filiales. Celles ci
Micro-groupes, grands groupes, les bénéficient souvent d’un accès privilé
mêmes types d’organisation se retrou gié à des marchés lointains et à certai
vent dans des ensembles de dimen nes formes de financement. La
sion différente. Dans une partie des structure de groupe favorise la mise
groupes, une société est prépondé en commun de fonctions horizontales
rante et concentre la quasi totalité de telles que la gestion du personnel, la
l’activité ; les autres sociétés ont pour comptabilité, la recherche et dévelop
fonction de concourir à la bonne mar pement. Grâce à l’appui du groupe, les
che de cette entreprise dominante. filiales peuvent passagèrement conti
*Résultats provisoires.Ces groupes peuvent être qualifiés nuer à exercer dans des conditions de
Lecture : en 1995, plus des deux tiers des effectifs des
d’« entreprises groupes ». À l’opposé, rentabilité que ne pourrait supporter
entreprises françaises de 200 à 499 salariés dépendaient
le « groupe d’entreprises » se com une entreprise indépendante. A con d’un groupe.
pose de plusieurs pôles d’activité. Le trario, elles peuvent faire l’objet d’une Source : enquête « Liaisons financières », Insee
Les groupes selon leur taille en France
1995
1980 1989
(résultats provisoires)
Nombre Nombre Nombre
Nombre Nombre Nombre
Nombre de Nombre de Nombre demoyen moyen moyen
d’entreprises d’entreprises d’entreprises
groupes d’entreprises groupes d’entreprises groupes d’entreprises
françaises françaises françaises
par groupe par groupe par groupe
Micro groupes* 627 1 966 3,1 1 230 4 524 3,7 5 279 20 019 3,8
Petits groupes* 383 1 791 4,7 820 4 488 5,5 1 027 7 816 7,6
Moyens groupes* 223 2 443 11,0 241 3 461 14,4 292 6 351 21,8
Grands groupes* 73 2 987 40,9 92 6 949 75,5 84 10 500 125,0
Ensemble 1 306 9 187 7,0 2 383 19 422 8,2** 6 682 44 686 6,7**
*Micro-groupe : moins de 500 salariés Petit groupe : de 500 à 1 999 salariés Moyen groupe : de 2 000 à 9 999 salariés Grand groupe : 10 000 salariés et plus.
**Un effet de structur :e le nombre moyen d’entreprises par groupe de l’ensemble baisse entre 1989 et 1995, al’il oraugms qu ente dans chaque catégorie. Le poids de plus en plus grand du
nombre des micro groupes, où le nombre moyen d’entreprises est le plus faible, explique ce résultat.
Source : enquête « Liaisons financières », Insee
˚`d’œuvre, la moitié des capitaux fixes fluence à l’étranger : ils contrôlaient moins ce poids diminue, signe d’une
et la moitié des profits bruts d’exploi directement près de 6 900 entreprises relative diversification. Les cinq pre
tation du système productif français. étrangères fin 1995, soit 3 000 de plus miers pays, États Unis, Royaume Uni,
Ces grands centres de décision ont qu’à la fin 1989. En fait, leur influenceAllemagne, Espagne et Belgique, re
néanmoins subi de nombreuses re- est encore plus grande, car ces filialesgroupent la moitié des effectifs implan
structurations et de profondes modifi étrangères peuvent elles mêmes avoir tés à l’étranger.
cations. En témoigne la baisse de des filiales (cf. Pour comprendre ces
l’effectif moyen de leurs filiales fran résultats). De plus, certaines prises de Groupes publics :
çaises (hors tête de groupe), d’environcapital à des taux inférieurs à la majo un effectif à géométrie variable
310 à 210 personnes, alors même querité absolue permettent un contrôle
le nombre de ces filiales augmentait. effectif des entreprises : dans les Le contour du secteur public d’entre
comptes consolidés des groupes on prises, contrôlé par l’État actionnaire,
parle ainsi de contrôle exclusif. Le re a beaucoup évolué au cours des 15Deux fois plus de groupes
censement mené par la Direction des dernières années. Fin 1995, on comp étrangers en cinq ans
relations économiques extérieures tait 72 groupes à capitaux publics, em
Les groupes jouent un rôle de plus en (DREE) couvre toute entreprise étran ployant 1,4 million de salariés. Le
plus important dans l’organisation et le gère détenue à plus de 10 % par unepoint le plus haut avait été atteint fin
fonctionnement du système productif, entreprise française ; dans la pratique,1984, avec près de 1,9 million de per
tant en termes d’activités que sur le plan le taux est souvent supérieur à 50 %. sonnes, soit plus de 10 % de l’emploi
géographique. Parmi eux, les groupes Environ 16 000 filiales d’entreprises salarié total. Deux ans auparavant, la
privés sont une large majorité. Ils cons françaises étaient présentes à l’étran loi de nationalisation de 1982 avait fait
tituent un ensemble de plus de 50 000 ger au début de 1996, employant 2,4 passer 670 000 salariés du secteur
entreprises françaises ou étrangères. millions de salariés selon la DREE. privé au secteur public. Les privatisa
Parmi les 6 610 groupes privés réper Plus le groupe est important, plus il est tions de 1986 ont fait chuter les effec
toriés en 1995, 1 400 avaient comme tourné vers l’extérieur. En moyenne, tifs des groupes publics par transfert
tête de groupe une entreprise étran dans les grands groupes, une filiale des effectifs au secteur privé, tandis
gère. Ils étaient 600 en 1989. Cette in sur cinq est une entreprise étrangère. qu’en 1991, la transformation des PTT
fluence étrangère en France porte sur On n’en compte qu’une sur dix pour lesen deux entreprises publiques, La
6 444 entreprises ( tableau 2). Celles micro groupes, dont seulement un sur Poste et France Télécom transférait
ci totalisent 13,8 % de la valeur ajou quatre possède une implantation à 430 000 personnes de l’administration
tée produite dans l’ensemble des l’étranger. L’implantation française à d’État au secteur public.
groupes (tableau 3) et emploient plus l’étranger est géographiquement très Quoique peu nombreux, les groupes
d’un million de salariés (cf. Pour com concentrée : les dix premiers pays publics contrôlaient plus de 2 200 en
prendre ces résultats ). d’accueil représentent les deux tiers treprises françaises fin 1995 ; celles ci
L’investissement étranger en France de l’ensemble des effectifs. Néan représentaient plus de 20 % de la va
est réalisé essentiellement par cinq
pays : Pays Bas, Royaume Uni, États Nombre de groupes et de filiales selon l’origine du capital
Unis, Allemagne et Suisse, par ordre Fin 1995 (résultats provisoires)
décroissant d’entreprises contrôlées.
Groupes Groupes
Groupes Ensemble Ces cinq pays regroupent 80 % des privés privés
publics des groupes
entreprises et des effectifs français français étrangers
sous contrôle étranger. En nombre Groupes (entreprises têtes de groupe) 5 210 1 400 72 6 682
d’emplois, les groupes américains im Filiales françaises (hors têtes de goupe)r 30 697 6 444 2 263 39 404
plantés en France devancent, avec Filiales étrangères de premier rang
297 000 personnes, les groupes hol (hors têtes de groupe) 6 207 1 298 669 8 174
landais (198 000 salariés). La place Ensemble des entreprises 42 114 9 142 3 004 54 260*
des Pays Bas résulte en partie de po Effectifs en France (en millions) 3,6 1,1 1,4 6,1
litiques fiscales avantageuses qui en *Les 54 260 entreprises se décomposent en 44 686 entreprises françaises (39 404 filiales et 5 282 têtes de groupe) et 9 574
entreprises étrangères (8 174 f iliales et 1 400 t êtes de groupe).traînent l’implantation d’un grand
Source : enquête « Liaisons financières », Inseenombre de holdings dans ce pays. Ces
avantages recouvrent des exonéra
Des groupes publics très capitalistiquestions totales ou partielles de l’impôt
Fin 1995 (résultats provisoires)sur les plus values et un mode de cal
cul de l’impôt sur les bénéfices favora En %
ble aux entreprises étrangères. Groupes Groupes Ensemble des
Groupes publics
privés français privés étrangers groupes
Entreprises 80,4 14,4 5,2 100La présence française à
Effectifs 59,1 17,6 23,3 100l’étranger s’étend
Valeur ajoutée 64,6 13,8 21,6 100
Les groupes à capitaux français, pu Immobilisations corporelles 43,8 11,4 44,8 100
blics ou privés, ont étendu leur in Sources : enquête « Liaisons financières » et Système unifié de statistiques d’ entreprises (Suse), Insee
¸?leur ajoutée et des effectifs de l’en Un groupe public français a pour tête dePour comprendre
semble des groupes et 45 % de leurs groupe une société dont l’État est l’action ces résultats
immobilisations (tableau 3). En déte naire majoritaire. Un groupe étranger a
nant directement près de 700 entrepri pour tête de groupe une société dont le
ses à l’étranger, ils se rapprochent de Le groupe n’a pas en France de définition siège est à l’étranger.
plus en plus des stratégies d’implanta juridique universelle légale. Le droit des Les données de la direction du Trésor per
tion de leurs homologues privés. Le sociétés, le droit du travail, le droit compta mettent de compléter l’estimation de l’in
temps est loin où l’on opposait un sec ble et le droit fiscal retiennent chacun une fluence étrangère en France fournie par
teur public focalisé sur le marché na définition des groupes en rapport avec leur l’enquête « liaisons financières ». Selon
tional et un secteur privé ouvert sur champ d’application. Pour leurs besoins cette source, 12 700 entreprises françai
l’international. propres, les statisticiens ont élaboré la dé ses, employant 1,2 million de salariés en
finition suivante : un groupe est un ensem France, sont sous le contrôle de sociétés
ble de sociétés dépendant par des relationsétrangères. Le fichier du Trésor perméga et Des secteurs diversement
patrimoniales d’un même centre de déci lement de déterminer l’origine des capitauxcontrôlés
sion appelé « tête de groupe ». et pas seulement leur provenance directe,
L’importance des groupes reste varia La tête de groupe est une entreprise qui comme c’est le cas avec l’enquête de l’Insee.
ble selon le secteur d’activité. Elle est contrôle au moins une autre entreprise et
Pour en savoir plusfaible dans la construction, les servi qui n’est contrôlée par aucune autre socié
ces aux particuliers et le commerce : té. Le contrôle entre les unités est quanti
« Les groupes et la déformation du sys les entreprises des groupes ne contri tatif ( > 50,0 % ) ; il est mesuré par la
tème statistique », V. Thollon Pomme buent qu’à 30 % de la valeur ajoutée majorité des voix en assemblée d’actionnai
rol, Économie et Statistique , n° 229,
du secteur. L’activité y est dispersée res ou en conseil d’administration. Le
Insee, 1990.
entre de nombreuses entreprises, groupe est constitué de la tête de groupe et
Répertoire des entreprises contrôléessouvent de petite taille. A contrario , les de ses filiales directes, dites « de premier
majoritairement par l’État au 31/12groupes prédominent dans les sec rang », ou indirectes, les filiales de filiales.
1995, « Insee Résultats », n°517, série
teurs très concentrés ou fortement ca L’information de base est constituée pour
« Système productif », n° 124, 1997.
pitalistiques tels que l’industrie chaque entreprise par la liste de ses action
Enquête Implantations, DREE Résultats,automobile, l’énergie et les activités fi- naires (personnes morales) et de ses parti
août 1997.nancières, en 1995 comme il y a une cipations. Depuis 1979, cette information
dizaine d’années. La présence des est obtenue, chaque année, à partir de l’en « Mythes et réalités sur l’emploi et la
groupes dans les services aux entrepri quête sur les « liaisons financières entre croissance des PME : le rôle des grou
pes (1984 1992) », F. Boccara, Docu ses est du même niveau que dans l’in sociétés », réalisée par l’Insee. L’enquête
ment de travail , E9702, Insee, 1997.dustrie hors énergie, soit les deux tiers est réalisée auprès des entreprises impor
de la valeur ajoutée. tantes (au moins 500 salariés ou 400 mil « Inscription territoriale des groupes et
Les groupes publics, par l’intermé lions de francs de chiffre d’affaires) ou identité des systèmes productifs locaux »,
V. Hecquet et F. Lainé, Document de tra diaire des grandes entreprises natio disposant d’un montant significatif de titres
vail, E9705/H9701, Insee, 1997.nales (EDF, SNCF, la Poste), sont trèsde participation (au moins 8 millions de
implantés dans l’énergie et les trans francs de titres de participation). Ces seuils Place des groupes dans l’économie fran
ports et, depuis 1991, dans les servi permettent d’identifier un très grand nom çaise, « Insee Résultats », n°138 139,
série « Système productif », n° 41 42,ces aux entreprises, où sont classées bre de groupes. Néanmoins, des groupes
1991.les postes et les télécommunications. de petite taille, et les entreprises qu’ils dé
Les entreprises à capitaux étrangers tiennent, échappent à l’enquête. Par « Les entreprises petites et moyennes :
créent 9 % de la valeur ajoutée totale,ailleurs, celle ci ne recense pas les filiales croissance et atouts », Économie et Sta
tistique, n° 271 272, numéro spécial, In mais 20 % de celle de l’industrie. Pro de filiales à l’étranger contrairement à l’en
see, 1994.che de 25 % dans les biens de con quête de la DREE.
sommation, les biens d’équipement et Le champ des entreprises des groupes est Observer et représenter un monde de
les biens intermédiaires, le poids de comparé à celui de l’ensemble des entrepri plus en plus complexe Un défi pour la
statistique d’entreprises, « Insee Mé l’étranger est plus faible, environ ses soumises au régime fiscal normal ou
thodes », n° 54, juin 1996.15 %, dans les IAA et l’automobile. simplifié soit 1,6 million d’entreprises.
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