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N° 843 - AVRIL 2002
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LescomptesdelaNationen2001
Les entreprises françaises
réagissent fortement au ralentissement mondial
Emmanuel Chion et Corinne Prost, département des Comptes nationaux, Insee
n 2001, la croissance en volume du (+ 0,5 % en volume), en raison du haut niveau
atteint à la fin de 2000.PIB s’élève à 1,8 % aux prix de
Face à l’incertitude croissante sur les perspec-El’année précédente, et à 1,9 %, aux
tives conjoncturelles des principales zones
prix de 1995 et corrigée des jours ouvra-
économiques, les entreprises réajustent très
bles. L’activité ralentit ainsi nettement, rapidement leurs anticipations d’activité. Ainsi,
après trois années de croissance excep- les variations de stocks diminuent dès le pre-
tionnelle. Ce ralentissement coïncide mier trimestre : sur l’ensemble de l’année, elles
contribuent négativement pour 0,8 point à laavec celui de l’activité mondiale, qui en-
croissance du PIB. De la même façon, l’inves-traîne un recul sans précédent des expor-
tissement des entreprises non financières se
tations françaises en cours d’année et un
stabilise dès le début de l’année. Son taux de
retournement des anticipations des entre- croissance en moyenne annuelle s’établit à
prises. Celles-ci réduisent leur demande, 2,9 % en volume, après 8,2 % en 2000.
en termes d’investissement et de stocks. Ce coup d’arrêt de la demande des entreprises
est à l’origine d’une baisse des importationsSeule la consommation des ménages
pendant toute l’année 2001. Néanmoins, enreste dynamique. Elle est soutenue par la
moyenne annuelle, elles augmentent de 0,1 %.
remarquable vigueur du pouvoir d’achat du
Le solde du commerce extérieur s’améliore de
revenu : les ménages bénéficient de salaires 4,5 milliards d’euros.
de nouveau en hausse sensible et d’allé-
gements d’impôts supplémentaires.
Une consommation des ménagesLes entreprises tirent parti de la stabilité
toujours dynamiquedu cours des matières premières. Cependant,
l’emploi augmente plus vite que l’activité
La demande des ménages, en revanche, est
et la productivité du travail baisse, entraî- vigoureuse. Elle est soutenue par le revenu
nant un recul du taux de marge. disponible brut, qui augmente fortement. En
Le déficit des administrations publiques effet, les salaires restent dynamiques : l’accélé-
cesse de se réduire. Il se situe à 1,4 point
de PIB. Le taux de prélèvements obliga-
Croissance du PIB,
toires reste inchangé par rapport à 2000, à contributions de la consommation
45,0 % du PIB. et de la demande des entreprises
En %
Après une croissance très forte en 2000 (3,8 % 5
-cf encadré « Révisions du PIB »), l’activité 4
s’infléchit à partir du premier trimestre de 2001. 3
L’inflexion se poursuit tout au long de l’année. 2
Au quatrième trimestre, l’activité se contracte : 1
l’incertitude autour de la demande s’accentue 0
après les attentats ayant eu lieu aux -1
États-Unis. -2
-3Du fait du ralentissement de l’activité mondiale,
1985 1990 1995 2001
les exportations françaises stagnent au premier
Dépenses de consommation des ménages
trimestre de l’année 2001 puis chutent chacun Investissement des entreprises non financières et stocks
PIBdes trois trimestres suivants. En moyenne annuelle,
l’évolution est néanmoins légèrement positive Source : comptes de la Nation 2001 - base 95 , Insee
INSEE
PREMIEREration du salaire par tête compense le brut des ménages augmente de 4,9 %. tion, qui augmentent de 2,6 % en volume,
ralentissement de l’emploi. En outre, Bien que le prix de la consommation accé- après 2,5 % en 2000 et 3,2 % en 1999.
l’impôt sur le revenu ralentit, du fait de la lère légèrement, la hausse du pouvoir Leur taux d’épargne augmente aussi
baisse des taux d’imposition et du verse- d’achat est exceptionnelle : 3,3 %, après sous l’influence de l’accélération de leur
ment de la prime pour l’emploi, tandis que 2,8 % en 2000. revenu et du retournement progressif du
les prestations reçues augmentent forte- Les ménages en profitent pour accroître marché du travail. Il passe ainsi de 15,5 %
ment. Finalement, le revenu disponible fortement leurs dépenses de consomma- du revenu en 2000 à 16,1 % en 2001.
Cet accroissement de l’épargne alimente
surtout l’épargne financière, puisque
Le PIB et les opérations sur biens et services l’investissement des ménages (principa-
En % lement en logements) diminue de 0,8 %
Évolutions en volume Contributions en volume, après + 4,1 % en 2000 etValeur 2001
au prix de l'année Prix àla + 7,1 % en 1999. En effet, le dispositifmilliards
précédente 2001/2000 croissance
d'euros Périssol a pris fin en 1999, et en 2000 les
du PIB 20011999 2000 2001
dépenses avaient été stimulées par la
Produit intérieur brut (PIB) 3,2 3,8 1,8 1,4 1 463,7 1,8
réparation des dégâts provoquées par la
Importations 6,2 14,3 0,1 -0,2 385,6 -0,0
tempête de décembre 1999.
Total des emplois finals 3,8 5,8 1,5 1,1 1 849,3 -
Consommation effective des ménages 2,9 2,7 2,8 1,5 1 013,2 1,9
dont : dépense de consommation Ralentissement de l’activité
- des ménages 3,2 2,5 2,6 1,6 796,5 1,4
- individuelle des adm. publiques 1,6 3,3 3,7 0,9 207,4 0,5 La consommation effective des ménages
Consommation effective soutient l’activité : elle contribue pour 1,9
des administrations publiques 1,3 1,8 0,6 1,0 133,2 0,1 point à la croissance du PIB, après 1,8
Formation brute de capital fixe 8,3 7,7 2,3 1,4 295,6 0,5
point en 2000. Mais la contribution de la
dont : - sociétés non financières
demande intérieure diminue, en raison duet entreprises individuelles 8,8 8,2 2,9 0,5 165,5 0,3
ralentissement de l’investissement et du- ménages 7,1 4,1 -0,8 3,8 69,1 -0,0
- administrations publiques 6,9 10,2 5,3 2,0 48,9 0,2 déstockage consécutif à un fort stockage
Variation de stocks en 2000 : la demande soutient la crois-
(contribution à la croissance) -0,1 0,4 -0,8 - -2,7 -0,8 sance du PIB à hauteur de 1,7 point en 2001
Exportations 4,3 12,7 0,5 0,5 408,6 0,2
contre 3,9 points en 2000. La contribution
Source : comptes de la Nation 2001 - base 95, Insee du commerce extérieur est de nouveau
proche de la neutralité en 2001. Finalement,
l’activité ralentit nettement : en moyenne
Révisions du PIB
annuelle, le PIB augmente de 1,8 % après
La présente publication apporte des modifi- révisions concernent l’industrie manufac- 3,8 % en 2000 et 3,2 % en 1999.
cations aux évaluations déjà publiées par turière, les activités financières et les Le ralentissement concerne à la fois les
l’Insee pour la croissance des années 1999 à services aux particuliers. En outre, les branches industrielles et les branches
2001. comptes des collectivités locales ont fait non industrielles. Parmi les branches
Pour l’année 1999, les estimations publiées apparaître que leurs dépenses d’investis- industrielles, celles des biens d’équipe-
le 27 avril 2001 donnaient une croissance sement avaient été fortement sous-esti-
ment et des biens intermédiaires sont
du PIB de 2,9 % contre 3,2 % ce jour. La mées, ce qui en particulier fait réviser l’ac-
les plus touchées. Elles souffrent au
révision provient principalement de l’utilisa- tivité de la construction.
premier chef de la stagnation de la
tion des données comptables exhaustives Les comptes des administrations publi-
demande des entreprises, en termessur les entreprises non financières, alors ques pour l’année 2001 ont donné lieu à
d’investissements et de stocks.qu’elles n’étaient que partiellement mobili- des premiers résultats publiés dans les
sables un an auparavant. Les ventes de Informations Rapides le 12 mars 2002.
véhicules automobiles, de matériel élec- Depuis cette date, ils ont été très légèrement Ralentissement limité
trique et de services aux particuliers ont revus (ainsi le besoin de financement s’élevait de l’emploi salarié
été nettement rehaussées, avec un impact alors à 20,9 milliards, contre 20,6 milliards
important sur la formation brute de capital dans la présente publication). Les ratios
L’activité ralentit fortement dès le début
fixe des sociétés non financières et moindre de finances publiques relatifs à 2000 et
de l’année 2001, mais les entreprises
sur la consommation des ménages. 2001 sont légèrement modifiés compte
n’ajustent pas instantanément leurs
Pour l’année 2000, la croissance était estimée tenu des nouvelles évaluations des PIB
effectifs salariés à leur production. Leà 3,1 % à cette même date, contre 3,8 % ce intervenues depuis le 12 mars. Le tableau
ralentissement de l’emploi n’intervientjour. Cette révision de grande ampleur suivant fournit la nouvelle chronique de
qu’à partir du printemps, et il reste limité.provient de l’utilisation de sources comp- ratios de finances publiques :
tables sur les entreprises - y compris banques À partir du début de l’année, la crois-
Taux en % du PIB 1999 2000 2001
et assurances - et de la disponibilité des sance de l’emploi dépasse celle de
Déficit public -1,6 -1,3 -1,4comptes des collectivités locales. Ces l’activité chaque trimestre.
Dette publique 58,5 57,3 57,3
sources se substituent à des évaluations Sur l’année 2001, l’emploi salarié duPrélèvements obligatoires 45,5 45,0 45,0
sur la base d’indicateurs qui suggéraient secteur concurrentiel non agricole
des évolutions moins dynamiques. Les Source : comptes de la Nation 2001 - base 95, Insee
décélère mais progresse néanmoins de
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE+ 2,8 % en moyenne annuelle, après une Quelques éléments du tableau économique d'ensemble
année 2000 exceptionnelle (+ 3,7 %). Prix courants (% et milliards d'euros)
1999 2000 2001Ainsi, la productivité apparente du travail 2001
(en milliardsévolution en %par tête diminue de 1,0 %. Une inflexion
d'euros)(sauf grandeurs en italique)de la productivité du travail est habituelle
Produit intérieur brut 3,8 4,6 3,3 1 463,7en période de ralentissement conjonc-
dont Valeur ajoutée au prix de base 3,8 4,8 3,6 1 310,5
turel, mais il est très rare d’observer un
Impôts sur les produits nets de subventions sur les produits (1) 3,3 2,5 0,7 153,2
recul de la productivité : elle avait stagné Valeur ajoutée brute par secteurs
en 1993 et 1996. En 2000, la hausse de Valeur ajoutée des entreprises 3,8 5,3 3,8 970,3
Sociétés non financières 3,9 4,9 3,9 765,1la productivité par emploi avait été faible
Entreprises individuelles 0,7 5,1 3,9 138,2(0,7 %) au regard de la croissance. La
Sociétés financières 9,4 10,4 3,1 67,0
baisse de la durée du travail a sans nul
Valeur ajoutée des administrations publiques 3,7 3,9 3,1 235,7
doute joué sur le contenu en emploi de la Éléments du partage de la valeur ajoutée
croissance ces deux dernières années. Rémunération des salariés des entreprises 4,8 5,3 5,5 557,8
Excédent brut d'exploitation et revenu mixte des entreprises 2,5 5,5 1,8 378,2
Rémunération des salariés des administrations publiques 3,6 3,6 3,3 198,0Stagnation du coût des
Sociétés non financières
consommations intermédiaires Excédent brut d'exploitation 2,2 4,1 0,6 241,5
Revenus de la propriété nets versés -3,0 15,1 15,1 98,6
En 2001, le prix des consommations Epargne brute 2,0 -3,0 -11,8 106,7
intermédiaires reste stable, après la Formation brute de capital fixe 9,2 11,3 3,7 153,3
Variation de stocks 4,2 9,1 -3,7 -3,7forte hausse de l’année 2000, liée aux
Capacité(+) ou besoin(-) de financement -1,8 -28,1 -35,0 -35,0prix de l’énergie et des biens intermé-
Taux de marge (2) 32,9 32,6 31,6 31,6
diaires.
Taux d'autofinancement (3) 93,9 81,8 69,6 69,6
À l’inverse de 2000, les hausses des prix Sociétés financières
de production dans les biens dépassent Excédent brut d'exploitation 18,6 20,6 3,6 26,2
Revenus de la propriété nets reçus -30,2 -3,5 72,0 5,6celles des coûts. Ainsi, les secteurs
Formation brute de capital fixe 10,5 15,6 -2,5 11,7ayant le plus pâti de la hausse du cours
Capacité(+) ou besoin(-) de financement -1,5 0,8 4,0 4,0
des matières premières en 2000 tirent
Ménages (y compris entrepreneurs individuels)
profit du ralentissement des prix des Excédent brut d'exploitation (4) 3,1 3,5 3,7 115,0
consommations intermédiaires en 2001. Revenu mixte 0,1 5,4 4,3 113,5
Salaires bruts reçus 4,6 5,4 5,4 568,1Conséquence de ces mouvements, le
Prestations sociales hors transferts sociaux en nature (5) 2,7 2,2 3,6 290,4prix de la valeur ajoutée augmente de
Dividendes et intérêts nets reçus 6,6 7,1 5,3 93,8
+ 1,7 %, la plus forte hausse depuis
Impôts courants et cotisations effectives à la charge des ménages 5,1 4,7 3,5 229,5
1993. Elle permet aux sociétés non Revenu disponible brut 3,3 4,3 4,9 948,9
financières de maintenir une croissance Dépense de consommation finale 3,6 4,1 4,2 796,5
Epargne brute 1,3 5,5 8,8 152,4de leur valeur ajoutée en euros courants
Formation brute de capital fixe 6,6 3,6 2,7 81,3de + 3,9 %, après + 4,9 % en 2000. En
Capacité(+) ou besoin(-) de financement 57,9 62,8 67,7 67,7
particulier, les valeurs ajoutées du
Taux d'épargne (6) 15,3 15,5 16,1 16,1
transport ainsi que des industries Taux d'épargne financière (7) 6,7 6,9 7,1 7,1
agro-alimentaires et manufacturières Administrations publiques
Total des impôts 5,6 3,4 3,2 414,6accélèrent.
Cotisations sociales effectives 4,8 4,0 3,9 240,9
Prestations sociales et autres transferts sociaux en nature versés 3,0 3,3 4,0 468,8
Réduction des marges Dépense de consommation collective (8) 3,2 3,7 1,6 133,2
Subventions et aides à l'investissement versées 2,1 -1,5 4,7 34,4des entreprises non financières
Formation brute de capital fixe 7,3 12,6 7,4 48,9
Capacité(+) ou besoin(-) de financement -22,0 -19,0 -20,6 -20,6Les rémunérations (y compris cotisations
- Etat -33,4 -33,7 -33,8 -33,8
sociales à la charge des employeurs)
- Organismes d'administration centrale 3,4 5,1 6,4 6,4
augmentent de 5,7 %, plus rapidement - Administrations publiques locales 4,3 2,9 2,9 2,9
que la valeur ajoutée (3,9 %). En effet, la - Administrations de sécurité sociale ( y c. hôpitaux publics) 3,7 6,8 3,9 3,9
Relations avec le reste du mondecroissance du salaire réel se poursuit
Exportations de biens (FAB) 3,2 14,5 1,4 332,6alors que la productivité apparente du
Exportations de services - Importations de services 8,9 22,7 -1,6 27,0
travail diminue nettement. En consé-
Importations de biens (FAB) 5,6 21,2 -0,1 336,6
quence, le taux de marge recule de 0,8 Solde des opérations de répartition en provenance du reste du monde - 2,7 0,9 5,8 5,8
point et atteint 39,0 points de valeur Capacité(+) ou besoin(-) de financement de la Nation 33,5 17,6 17,2 17,2
ajoutée. Pour les seules sociétés non 1. Impôts sur les produits = TVA, impôts sur les importations et autres impôts sur les produits (TIPP, taxes sur les tabacs et
alcools...). - 2. Excédent brut d'exploitation / Valeur ajoutée, en %. - 3. Épargne brute / FBCF, en %. - 4. Excédent principale-financières, le taux de marge se situe à
ment tiré de la location de logements, y compris la location fictive des propriétaires à eux-mêmes. - 5. Les prestations sociales
31,6 points, en diminution de 1,0 point. autres que transferts sociaux en nature (tsn) sont principalement des prestations sociales en espèces (retraites, indemnités
journalières, allocations familiales, indemnités chômage, RMI).- 6. Épargne brute / Revenu disponible brut, en %. - 7. CapacitéEn raison des croissances de charges
de financement / Revenu disponible brut, en %. - 8. La dépense de consommation collective des administrations publiques cor-
financières et d’impôts toujours élevées, respond au financement courant de biens ou services pour la collectivité tels que la défense, la justice ou l’administration.
l’épargne des sociétés non financières Source : comptes de la Nation 2001 - base 95, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREdiminue fortement. Cependant, les entre- bénéfice fiscal des sociétés en 2000. d’assurance maladie décélèrent légère-
prises ayant freiné leur investissement Mais de nouveaux allégements fiscaux ment tout en gardant, pour la deuxième
par rapport à 2000, leur besoin de finance- sont intervenus : prime pour l’emploi et année consécutive, une progression
ment augmente dans une mesure moindre. baisse des taux du barème de l’impôt très élevée. Les prestations en espèces
La croissance de leur investissement est sur le revenu pour les ménages ; sup- augmentent de 3,5 % après 2,2 %.
toutefois semblable à celle de leur valeur pression de la majoration de l’impôt sur Après les fortes dépenses d’investisse-
ajoutée : le taux d’investissement reste les sociétés et poursuite de la réforme ment de l’année 2000, provenant en
quasiment inchangé à 20,0 %. de la taxe professionnelle pour les entre- grande partie des collectivités locales, la
prises. En outre, la hausse des cotisa- formation brute de capital fixe demeure
tions a été limitée par les allégements dynamique (+ 7,4 %). Les dépenses de
Stabilité du taux liés à la mise en œuvre de la réduction consommation collective (défense,
du temps de travail, par la baisse de la administration générale...) ont ralenti :de prélèvements obligatoires
cotisation Unedic, et le fait qu’une coti- 1,6 % après 3,7 %.
La croissance des prélèvements obliga- sation dépendant des régimes complé- Au total, le besoin de financement des
toires s’est poursuivie à un rythme légè- mentaires n’a pas été versée au premier administrations publiques s’établit à
rement inférieur à celui de 2000 : 3,2 % trimestre 2001. 20,6 milliards d’euros, en augmentation
après 3,4 % pour les impôts, 3,9 % après de 1,6 milliard par rapport à 2000. Il
4,0 % pour les cotisations sociales. La représente 1,4 % du PIB ; si on exclut les
Un excédent moindrecroissance du PIB en valeur s’étant net- recettes issues de l’attribution des licen-
tement atténuée, le taux de prélève- des administrations ces UMTS, ce taux passe à 1,5 %. Pour
ments obligatoires s’est stabilisé à la troisième année consécutive, lesde sécurité sociale
45,0 % en 2001 après une baisse de 0,5 administrations de sécurité sociale
point en 2000. Les dépenses des administrations publi- dégagent un excédent, même si leur
Les assiettes sont restées dynamiques, ques croissent au même rythme que capacité de financement se réduit à 3,9
notamment la masse salariale et le l’année précédente. Les dépenses milliards d’euros. L’État demeure struc-
turellement déficitaire, avec un besoin
de financement inchangé à 33,8 mil-
liards d’euros.Les différents concepts de volume
Les comptes annuels et les comptes tri- dans la mesure où le nombre de jours ou- Bibliographie
mestriels sont évalués à prix courants et vrables est différent d’une année à l’autre.
en volume. L’évaluation en volume se fait En 2001, la croissance du PIB en volume
Tableaux complémentaires sur les comp-aux prix de l’année précédente pour les vaut 1,8 % aux prix de l’année précé-
tes annuels et trimestriels : deux numéroscomptes annuels, aux prix de 1995 pour dente. Elle vaut 1,9 % aux prix de 1995. En
d’Informations Rapides le 26 avril et siteles comptes trimestriels. Par ailleurs, les outre, l’effet de la correction des jours ou-
internet (www.insee.fr)
comptes trimestriels peuvent être corrigés vrables étant négligeable en 2001, la
« Les comptes des administrations publi-
de la saisonnalité et des jours ouvrables, croissance du PIB s’établit donc à 1,9 % en
ques en 2001 », Insee première, à paraître
afin d’obtenir des évolutions d’un tri- données cjo et prix de 1995.
mai 2002.
mestre à l’autre plus pertinentes. La cor- Le tableau suivant fournit les évaluations « La consommation des ménages en
rection de la saisonnalité n’a aucun actuelles pour l’année 2001 pour l’évolu- 2001 », Insee première, à paraître juin
impact en moyenne annuelle, mais la cor- tion du PIB en moyenne annuelle, selon 2002.
rection des jours ouvrables en a un, léger, ces différentes modalités : « Les échanges extérieurs de la France en
2001 », Insee première, à paraître juin
2002.
Prix Prix courants Volume « Les comptes financiers de la Nation enVolume
courants cjo cjo 2001 », Insee première, à paraître juin 2002.
prix de l’année précédente « L’économie française – Comptes de la
Comptes annuels non calculé non calculé3,3 % Nation », édition 2002/2003, Livre de1,8 %
poche, à paraître juin 2002.
prix de l’année 1995 prix de l’année 1995
« Comptes et indicateurs économiques »,
Comptes trimestriels 3,3 % 3,3 % 1,9 % 1,9 %
Insee Résultats et cédérom, à paraître juil-
let 2002.
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