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Le lexique des termes de comptabilité nationale

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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LEXIQUE 1Lexique
Administrations publiques (S13) « sans travail », c’est-à-dire n’étaient
pourvues ni d’un emploi salarié ni d’unEnsemble des unités institutionnelles dont la
emploi non salarié ;fonction principale est de produire des servi-
ces non marchands ou d’effectuer des opéra- « disponibles pour travailler », dans un
tions de redistribution du revenu et des emploi salarié ou non salarié ;
richesses nationales. Elles tirent la majeure
« à la recherche d’un travail »,partie de leurs ressources de contributions
c’est-à-dire qui avaient pris des disposi-obligatoires. Le secteur des administrations
tions spécifiques au cours d’une périodepubliques (S13) comprend les administra-
récente spécifiée pour chercher un em-tions publiques centrales (S1311), les admi-
ploi salarié ou non salarié.nistrations publiques locales (S1313) et les
administrations de sécurité sociale (S1314). Le taux de chômage est calculé par l’Insee
selon ces principes. L’ANPE (Agence na-
Agrégat tionale pour l’emploi) comptabilise par ail-
Grandeur synthétique mesurant le résultat de leurs les demandeurs d’emplois inscrits en
l’activité économique. Le principal agrégat fin de mois (DEFM).
est le PIB.
Compte de patrimoine
Branche État de la valeur des actifs détenus et des
passifs contractés par une unité ou un sec-Regroupement d’unités de production ho-
teur institutionnel, dressé à un moment pré-mogène. Les branches sont définies par réfé-
cis dans le temps. Son solde est la valeurrence à une nomenclature de produits : une
nette.branche produit tous les biens ou services dé-
crits dans un poste de la nomenclature, et rien Les actifs et passifs enregistrés dans le
que ceux-ci. compte de patrimoine sont évalués aux prix
du marché en vigueur à la date d’établisse-
Capacité ou besoin de financement ment de ce compte.
(B9A)
Consommation de capital fixe (K1)Solde du compte de capital. Il est égal à
Dépréciation subie par le capital fixe aul’épargne brute augmentée des transferts
cours de la période considérée par suitenets en capital et diminuée des dépenses fai-
d’usure normale et d’obsolescence prévi-tes à des fins d’accumulation : FBCF, varia-
sible.tions de stocks, acquisitions nettes d’objets
de valeur et d’actifs non financiers non pro- Le terme « brut » dans les expressions
duits (terrains, actifs incorporels ...). On comme Produit intérieur brut ou Formation
parle de capacité de financement si le solde brute de capital fixe signifie que la consom-
est positif, de besoin de s’il est mation de capital fixe n’a pas été soustraite.
négatif. Quand on la soustrait de ces grandeurs, leur
valeur est dite « nette ».
Chômage
Consommation des ménagesConformément aux directives du Bureau in-
ternational du travail, les chômeurs sont les Le cadre de la comptabilité nationale com-
personnes ayant dépassé un âgé spécifié qui prend 2 agrégats relatifs à la consommation
étaient : des ménages : les dépenses de consomma-
1. Lecture : les codes inscrits entre parenthèse sont les codes d’opération ou d’agents de la nomenclature
internationale des comptes nationaux.
191tion des ménages et la consommation effec- Dépense de consommation des
tive des ménages. ménages (P31)
La dépense de consommation des ménages Voir Consommation des ménages.
(P31) se limite aux dépenses que les ménages
supportent directement. Elle comprend la Dividendes (D421)
part des dépenses de santé, d’éducation, de Revenus de la propriété versés aux action-
logement, restant à leur charge, après rem- naires qui ont mis des capitaux à la disposi-
boursements éventuels. On y inclut aussi les tion d’une société. L’émission d’actions
loyers imputés, que les ménages propriétai- constitue pour une société une façon de se
res de leur résidence principale se versent procurer des capitaux autrement que par
implicitement à eux-mêmes. l’emprunt. Contrairement au capital em-
prunté, le capital-actions n’est pas à l’ori-La consommation effective des ménages
gine d’une créance fixe en termes(P41) est la somme de la dépense de consom-
monétaires, et ne permet pas aux porteursmation des ménages et des consommations
des actions de percevoir un revenu fixe ouindividualisables incluses dans la dépense de
prédéfini.consommation finale des Administrations et
des ISBL. Ces dernières sont les dépenses
Économie nationaledes administrations et des ISBL dont les bé-
néficiaires peuvent être précisément définis. Ensemble des unités résidentes sur le terri-
C’est le cas en particulier des dépenses pour toire économique. Le territoire économique
l’éducation et pour la santé. On distingue en français comprend la métropole et les dé-
leur sein des prestations sociales en nature partements d’Outre-mer. Les DOM fai-
(D631) et des transferts de biens et services saient partie du reste du monde dans les
non marchands (D632). précédentes bases.
Emploi
Consommation intermédiaire (P2)
Ensemble des personnes, salariés et travail-
Valeur des biens et services transformés ou leurs indépendants, exerçant une activité
entièrement consommés au cours du proces- rentrant dans le domaine de la production
sus de production. L’usure des actifs fixes (voir ce mot).
mis en œuvre n’est pas prise en compte ; elle
est enregistrée dans la consommation de ca- Emploi équivalent temps plein
pital fixe. Nombre total d’heures travaillées divisé par
la moyenne annuelle des heures travaillées
Cotisations sociales effectives dans des emplois à plein temps sur le terri-
toire économique.(D611)
Ensemble des versements que les individus Entreprise individuelle (S14A)
et leurs employeurs effectuent aux adminis-
Entreprise qui n’a pas la forme juridique de
trations de sécurité sociale et aux régimes
société. En comptabilité nationale, les en-
privés. Elles se décomposent en cotisations à
treprises individuelles ne sont pas disso-
la charge des employeurs (D6111), à la
ciées des ménages qui les possèdent.
charge des salariés (D6112), et à la charge
des travailleurs indépendants et des person- Épargne (B8)
nes n’occupant pas d’emploi (D6113).
Solde du compte d’utilisation du revenu
disponible et du compte du re-
Cotisations sociales imputées à la venu disponible ajusté. Pour les ménages,
charge des employeurs (D122) elle est égale au revenu disponible diminué
de la dépense de consommation, ou au reve-
Contrepartie des prestations sociales four-
nu disponible ajusté diminué de la consom-
nies directement par les employeurs à leurs
mation effective (voir ces mots).salariés, leurs anciens salariés et autres
ayants droit, diminuée le cas échéant des co- L’épargne peut être calculée nette, si l’on
tisations sociales à la charge des salariés. retranche la consommation de capital fixe.
192 L’économie française, édition 2007(D29), notamment les impôts sur les salai-Excédent brut d’exploitation (B2)
res et la main d’œuvre.
Solde du compte d’exploitation. Il est égal à
la valeur ajoutée, diminuée de la rémunéra- Impôts sur les produits (D21)
tion des salariés, des impôts sur la produc-
Impôts dus par unité de bien ou de service
tion, et augmentée des subventions sur la
produite ou échangée. Ils font partie desproduction.
Impôts sur la production et les importations.
Pour les entreprises individuelles, le solde du Ils comprennent notamment la TVA.
compte d’exploitation est le revenu mixte
Impôts sur le revenu (D51)(voir ce mot).
Impôts frappant les revenus, les bénéfices etL’excédent d’exploitation peut être calculé
les gains en capital. Ils sont établis sur lesnet, si l’on retranche la consommation de ca-
revenus effectifs ou présumés des person-pital fixe.
nes physiques, ménages, sociétés et institu-
tions sans but lucratif au service desExportations de biens et de services
ménages.(P6)
Ensemble des biens et des services fournis Institutions sans but lucratif au ser-
par des résidents à des non-résidents, à titre vice des ménages (ISBLSM, S15)
onéreux ou gratuit. Ensemble des unités privées dotées de la
personnalité juridique qui produisent des
Formation brute de capital fixe
biens et services non marchands au profit
(P51) des ménages. Leurs ressources principales
Acquisitions moins cessions d’actifs fixes proviennent de contributions volontaires en
réalisées par les producteurs résidents. Les espèces ou en nature effectuées par les mé-
actifs fixes sont les actifs corporels ou incor- nages en leur qualité de consommateurs, de
porels issus de processus de production et versements provenant des administrations
utilisés de façon répétée ou continue dans publiques, ainsi que de revenus de la pro-
d’autres processus de production pendant au priété.
moins un an.
Intermédiation financière
La formation de capital fixe peut aussi être
Activité par laquelle une unité institution-calculée nette, si l’on soustrait la consomma-
nelle acquiert des actifs financiers et, simul-tion de capital fixe.
tanément, contracte des passifs pour son
propre compte en effectuant des opérationsImportations de biens et de services
financières sur le marché. Les actifs des in-(P7)
termédiaires financiers et leurs passifs pré-
Ensemble des biens et des services fournis sentent des caractéristiques différentes, ce
par des non-résidents à des résidents, à titre qui suppose que, dans le processus d’inter-
onéreux ou gratuit. médiation financière, les fonds collectés
sont transformés ou regroupés en fonction
Impôts sur la production et les im-
de leur échéance, leur volume, leur degré de
portations (D2) risque.
Versements obligatoires sans contrepartie,
Investissementen espèces ou en nature, prélevés par les ad-
ministrations publiques ou par les institu- Voir FBCF.
tions de l’Union européenne et qui frappent
Investissements directs étrangersla production et l’importation de biens et de
services, l’emploi de main-d’œuvre et la pro- Investissements qu’une unité institution-
priété ou l’utilisation de terrains, bâtiments nelle résidente d’une économie effectue
et autres actifs utilisés à des fins de produc- dans le but d’acquérir un intérêt durable
tion. Ces impôts sont dus indépendamment de dans une unité institutionnelle résidente
la réalisation de bénéfices d’exploitation. Ils d’une autre économie et d’exercer, dans le
comprennent les Impôts sur les produits cadre d’une relation à long terme, une in-
(D21) et les Autres impôts sur la production fluence significative sur sa gestion On re-
193tient en pratique un seuil minimal de propriée pour l’estimation des variables de
détention de 10 % du capital. Les investisse- la comptabilité nationale ou comme déno-
ments directs comprennent non seulement minateur en cas de comparaisons.
l’opération initiale qui établit la relation
Population activeentre les deux unités, mais également toutes
Ensemble des personnes des deux sexes quiles opérations en capital ultérieures entre el-
sont pourvues d’un emploi ou sont au chô-les et entre les unités institutionnelles appa-
rentées, qu’elles soient ou non constituées en mage (au sens du Bureau international du
travail ; voir Chômage).sociétés.
Prélèvements obligatoiresISBLSM
Ensemble des impôts et des cotisations so-Voir Institutions sans but lucratif au service
ciales effectives perçues par les administra-des ménages.
tions publiques et l’Union européenne. Le
Ménages (S14) taux de prélèvements obligatoires est le rap-
port des prélèvements au PIB.Individus ou groupes d’individus considérés
tant dans leur fonction de consommateurs
Prestations sociales(S14B) que dans celle, éventuelle, d’entre-
Transferts aux ménages destinés à alléger lapreneurs (S14A) produisant des biens mar-
charge financière que représente pourchands ou des services financiers et non
ceux-ci la protection contre un certainfinanciers marchands.
nombre de risques ou de besoins ; ils sont ef-
Opérations financières fectués par l’intermédiaire de régimes orga-
nisés de façon collective ou, en dehors deEnsemble des opérations entre deux unités
ces régimes, par des unités des administra-institutionnelles portant sur des actifs ou des
tions publiques ou des ISBLSM. Au seinpassifs financiers. Certaines opérations sont
des prestations sociales, on distingue lespurement financières : prêts, émission ou sociales en espèces (D62) et lescessions de titres. D’autres sont la contre-
prestations sociales en nature (D631, voirpartie d’une opération sur biens et services
transferts sociaux en nature).ou d’une de répartition, qui se tra-
duit par un transfert de moyens de paiement. Les prestations sociales en espèces (D62)
sont celles dont l’objet est de fournir un
Opérations de répartition (D)
complément de revenu sans affectation par-
Opérations par lesquelles la valeur ajoutée ticulière (retraites, indemnités journalières,
engendrée par la production est distribuée allocations chômage, RMI).
entre la main-d’œuvre, le capital et les admi-
nistrations publiques, et opérations de redis- Prix d’acquisition
tribution du revenu et de la richesse. Montant effectif payé par l’acheteur par
unité de bien ou de service achetée. Il com-
Organismes de placement collectif prend les impôts, la TVA ne comptant que
(OPC) pour sa partie non déductible, et les subven-
Sociétés financières dont la fonction consiste tions sur les produits sont déduites. Il com-
à placer, sur les marchés monétaires, des ca- prend aussi les frais de transport acquittés
pitaux ou en biens immobiliers, les capitaux séparément par l’acheteur pour prendre
qu’elles collectent auprès du public (SICAV, possession des produits au moment et au
FCP, SCPI). lieu voulus. Il exclut les intérêts qui vien-
nent s’ajouter en cas d’octroi d’un crédit.
Population totale
Prix de baseEnsemble des personnes, nationaux ou étran-
gers, établies de façon durable sur le terri- Montant que le producteur reçoit de l’ache-
toire économique du pays, même si ces teur par unité de bien ou de service produite,
personnes en sont temporairement absentes. diminué des impôts sur les produits et aug-
La population totale est calculée à une date menté des subventions sur les produits. Le
déterminée. Toutefois, la moyenne annuelle prix de base exclut les frais de transport fac-
du nombre d’habitants fournit une base ap- turés séparément.
194 L’économie française, édition 2007tion finale ou sa formation brute de capitalPrix caf (coût, assurance, fret)
fixe.
Prix d’un bien à la frontière du pays importa-
teur ou le prix d’un service fourni à un rési-
dent avant acquittement de tous les impôts et Produits financiers dérivés
droits sur les importations et paiement de
Les produits dérivés sont des produits fi-
toutes les marges commerciales et de trans-
nanciers dont la valeur dépend d’un actif,
port dans le pays.
éventuellement fictif, appelé « notionnel »
ou « sous jacent » et d’un « prix » générale-
Prix fab (franco à bord)
ment représenté par un taux d’intérêt, un
Prix d’un bien à la frontière du pays exporta- taux de change ou un indice. Les principaux
teur ou d’un service fourni à un non résident. produits dérivés sont les options (y compris
Il comprend la valeur des biens ou des servi- bons de souscription), les contrats à terme,
ces au prix de base, des services de transport les swaps (de taux ou de devises) et les con-
et de distribution jusqu’à la frontière, les im- trats de garantie de taux.
pôts moins les subventions.
Produit intérieur brut aux prix duProduction (P1)
marché (B1)Activité exercée sous le contrôle et la respon-
sabilité d’une unité institutionnelle qui com- Agrégat représentant le résultat final de
bine des ressources en main-d’œuvre, capital l’activité de production des unités produc-
et biens et services pour fabriquer des biens trices résidentes.
ou fournir des services, et résultat de cette ac-
Il peut se définir de trois manières :tivité. Les processus purement naturels sans
intervention ou contrôle humain ne font pas le PIB est égal à la somme des valeurs
partie de la production. ajoutées brutes des différents secteurs
institutionnels ou des différentes bran-
Production marchande (P11) ches d’activité, augmentée des impôts
Production écoulée ou destinée à être moins les subventions sur les produits
(lesquels ne sont pas affectés aux secteursécoulée sur le marché. Elle comprend :
et aux branches d’activité) ;
les produits vendus à un prix économique-
le PIB est égal à la somme des emplois fi-ment significatif (c’est-à-dire un prix cou-
vrant plus de 50 % des coûts de nals intérieurs de biens et de services
(consommation finale effective, forma-production) ;
tion brute de capital fixe, variations de
les produits troqués ;
stocks), plus les exportations, moins les
importations ; les produits utilisés pour effectuer des
paiements en nature, y compris les rému-
le PIB est égal à la somme des emplois
nérations des salariés en nature ; des comptes d’exploitation des secteurs
institutionnels : rémunération des sala- les produits livrés par une unité d’activité
riés, impôts sur la production et les im-économique locale à une autre unité d’ac-
portations moins les subventions,tivité économique locale appartenant à la
excédent brut d’exploitation et revenumême unité institutionnelle et destinés à
mixte.être utilisés par cette dernière pour sa
consommation intermédiaire ;
Rémunération des salariés (D1) les produits ajoutés aux stocks de biens fi-
nis et de travaux en cours, destinés à une Ensemble des rémunérations en espèces et
ou plusieurs des utilisations précédentes. en nature que les employeurs versent à leurs
salariés en paiement du travail accompli par
Production pour usage final propre ces derniers : salaires et traitements bruts en
(P12) espèces et en nature, cotisations sociales ef-
Biens ou services qu’une unité institution- fectives et imputées à la charge des em-
nelle produit et conserve pour sa consomma- ployeurs.
195Reste du monde (S2) Services d’intermédiation financiè-
res indirectement mesurés (SIFIM)Les comptes du reste du monde retracent les
relations économiques entre les unités qui Services non facturés mesurés par les mar-
font partie du territoire économique et celles ges que les intermédiaires financiers
qui n’en font pas partie. obtiennent sur les dépôt et les crédits de leur
clientèle. Les SIFIM sur les dépôts repré-
Revenu disponible (B6) sentent l’écart entre la rémunération versée
sur les dépôts et les coûts de refinancementRevenu résultant de la répartition de la valeur
que ces dépôts permettent d’éviter. Lesajoutée, de la distribution des revenus de la
SIFIM sur les crédits représentent l’écartpropriété et des opérations de redistribution.
entre les intérêts reçus sur les crédits et les
coûts de refinancement de ces crédits.Revenu disponible ajusté (B7)
Pour les ménages, revenu disponible Sociétés d’assurance (S125)
augmenté des transferts sociaux en nature
Ensemble des sociétés et quasi-sociétéscontrepartie des consommations individuali-
financières dont la fonction principalesables incluses dans les dépenses des Admi-
consiste à fournir des services d’intermé-nistrations publiques et les Institutions sans
diation financière résultant de la mutualisa-but lucratif au service des ménages (voir
tion de risques.Consommation effective des ménages).
Sociétés financières (S12)Revenu mixte (B3)
Ensemble des sociétés et quasi-sociétés
Solde du compte d’exploitation pour les en-
dont la fonction principale consiste à four-
treprises individuelles. Il contient deux élé-
nir des services d’intermédiation financière
ments indissociables : la rémunération du
(intermédiaires financiers) et/ou à exercer
travail effectué par le propriétaire et éventuel-
des activités financières auxiliaires (auxi-
lement les membres de sa famille, et son pro-
liaires financiers).
fit en tant qu’entrepreneur.
Sociétés non financières (S11)
Revenus primaires
Ensemble des unités institutionnelles qui
Revenus dont disposent les unités résidentes sont des producteurs marchands dont la
du fait de leur participation directe à des pro- fonction principale consiste à produire des
cessus de production et revenus de la pro- biens et des services non financiers, et dont
priété. les opérations de répartition et les opéra-
tions financières sont séparées de celles de
Revenus de la propriété (D4) leurs propriétaires.
Revenus que reçoit le propriétaire d’un actif
Subventions (D3)financier ou d’un actif corporel non produit
en échange de sa mise à la disposition d’une Transferts courants sans contrepartie que
autre unité institutionnelle. Ils comprennent les administrations publiques ou les institu-
principalement les dividendes versés par les tions de l’Union européenne versent à des
sociétés, les intérêts et les loyers des terrains producteurs résidents dans le but d’influen-
(les loyers des logements, actifs corporels cer leurs niveaux de production, leurs prix
produits, sont considérés comme le paiement ou la rémunération des facteurs de produc-
d’un service). tion. On distingue les Subventions sur les
produits (D31), versées par unité de bien ou
Salaires et traitements en nature de service produite ou importée, et les Au-
(D112) tres subventions sur la production (D39).
Biens, services ou autres avantages fournis
Taux d’autofinancementgratuitement ou à prix réduit par les em-
Rapport de l’épargne brute à la FBCF.ployeurs à leurs salariés et que ceux-ci peu-
vent utiliser à leur convenance pour satisfaire
Taux d’épargneleurs besoins ou ceux des autres membres de
leur ménage. Rapport de l’épargne au revenu disponible.
196 L’économie française, édition 2007Taux d’investissement Unité institutionnelle
Rapport de l à la valeur Centre élémentaire de décision économique
ajoutée. caractérisé par une unicité de comporte-
ment et une autonomie de décision dans
Taux de marge l’exercice de sa fonction principale. Une
Rapport de l’excédent brut d’exploitation à unité résidente est dite institutionnelle dès
la valeur ajoutée. lors qu’elle dispose d’une autonomie de dé-
cision dans l’exercice de sa fonction princi-
Transferts sociaux en nature (D63)
pale et qu’elle dispose d’une comptabilité
biens et services individuels qui sont fournis complète, ou au moins qu’elle serait en me-
gratuitement aux ménages par les adminis- sure d’en établir une pertinente du point de
trations publiques ou les institutions sans but vue économique ou juridique.
lucratif. Ils comprennent d’une part les pres-
tations sociales en nature (D631) qui sont Valeur ajoutée (B1)
destinés à alléger la charge financière que re-
Solde du compte de production. Elle estprésente la protection contre un certain
égale à la valeur de la production diminuéenombre de risques ou de besoins, tels les
de la consommation intermédiaire.remboursements de sécurité sociale, et
d’autre part les transferts de biens et services
Variation des stocks (P52)non marchands individuels (D632), c’est à
dire essentiellement les services d’éducation Valeur des entrées en stocks diminuée de la
et d’hospitalisation pris en charge par les ad- valeur des sorties de et des pertes
ministrations. courantes sur stocks. ■
197La diffusion des comptes nationaux en base 2000 : de 1959 à 2006
L’Insee diffuse les comptes nationaux annuels en base 2000 sur www.insee.fr, rubrique comptes
nationaux annuels.
Lescomptesnationauxsontdésormaispourl’essentieldisponiblesdepuis1959.Cetravailde
rétropolation a été l’occasion, pour l’Insee, de réexaminer les séries, jusqu’alors publiées depuis
1978, à la lumière des anciennes bases comptables. Il s’agit essentiellement de la base 95 et de la
base80,pourlaquelleunerétropolationjusqu’en1959étaitdéjàdisponible.Laméthodeaconsis-
té, tout d’abord, à harmoniser les concepts comptables entre les différentes bases, puis à utiliser
les taux de croissance sur le passé à un niveau très fin.
Le public dispose désormais d’équilibres ressources-emplois (ERE) en 40 postes et de tableaux
économiques d’ensemble (TEE) corrigés sur la période 1978-1999 et prolongés jusqu’en 1959.
Lescomptesdeproductionparbranche(CPR)etlestableauxdesentréesintermédiaires(TEI)ont
égalementétérevussurlapériode1978-1999maisn’ontpasétéprolongés.Lescomptesd’exploi-
tationparbranche(CEB)restentpubliésdepuis1978etaucunecorrectionspécifiqueneleuraété
apportée entre 1978 et 1999, si ce n’est l’intégration des modifications provenant des autres ta-
bleaux de la comptabilité nationale. Enfin, les séries d’emploi restent publiées jusqu’en 1978 et
n’ont pas été modifiées avant 2000.
UnerubriqueFinancespubliquesaégalementétéintroduite.Elleestdestinéeàprésenterdans
un cadre unique et de façon pédagogique l’ensemble des données publiées par l’Insee relatives
auxcomptesdesadministrationspubliques(administrationpubliquecentrale,administrationspu-
bliques locales et administrations de sécurité sociale).
Les données sont organisées de la façon suivante :
> Principaux résultats > Biens et services > Secteurs institutionnels
Production et consommation
Le PIB et ses composants Entreprises non financières
intermédiaire
Valeur ajoutée, emploi et
Valeur ajoutée Sociétés financières
productivité
Consommation des ménages et
Consommation
des administrations Administrations publiques
FBCF et stocks
FBCF et stocks
Échanges extérieurs Ménages
Secteurs institutionnels Échanges extérieurs Institutions sans but lucratif
Population et emploi
Capital fixe et consommation de
Reste du monde
capital fixe
> Tableaux de synthèse > Comptes spécialisés > Finances publiques
Tableau des entrées-sorties Agriculture
Tableau économique d’ensemble Services
Les comptes financiers Commerce
Les comptes de patrimoine
> Documentation - Archives - L'association de comptabilité nationale et ses colloques
Les archives permettent de retrouver les campagnes 2004 et 2005 (base 2000), ainsi que la cam-
pagne 2003 (base 95).
198

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