Des territoires inégalement dotés pour faire face aux mutations économiques

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Face aux mutations économiques, qu'elles soient lentes ou soudaines, les territoires n'ont pas les mêmes atouts ni les mêmes fragilités. Le pourtour de l'étang de Berre cumule le degré d'exposition le plus fort et les difficultés potentielles les plus grandes à absorber des chocs : la production y est fortement dépendante de la demande extérieure, l'emploi salarié y est très concentré et spécialisé et le chômage de longue durée important. En revanche, les zones d'emploi qui abritent les métropoles régionales semblent les moins exposées aux risques liés aux mutations économiques, notamment celles de Nice et de Cannes-Antibes. Ces dernières bénéficient d'un tissu productif diversifié et d'un taux de chômage parmi les plus faibles de la région. Sommaire Des atouts : un tissu productif régional diversifié et riche de quelques spécificités Des fragilités : certains secteurs industriels sont concentrés et agglomérés Les zones d'emploi du pourtour de l'étang de Berre cumulent les fragilités Châteaurenard, Carpentras et Orange spécialisées et dépendantes de marchés extérieurs Fragilité intermédiaire des zones d'Apt, Digne et Briançon Les autres zones d'emploi demeurent moins exposées Des atouts : un tissu productif régional diversifié et riche de quelques spécificités Des fragilités : certains secteurs industriels sont concentrés et agglomérés Les zones d'emploi du pourtour de l'étang de Berre cumulent les fragilités Châteaurenard, Carpentras et Orange spécialisées et dépendantes de marchés extérieurs Fragilité intermédiaire des zones d'Apt, Digne et Briançon Les autres zones d'emploi demeurent moins exposées
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 131 - février 2009 l'essentiel
Des territoires inégalement dotés
pour faire face aux
mutations économiques
nouvellescompétencesacquises.Cepro-Face aux mutations économiques,
cessussetraduitpardesrestructurations,
qu’elles soient lentes ou soudaines,
parfois des relocalisations ou des ferme-
les territoires n’ont pas les mêmes tures d’établissements qui affectent
l’emploilocal.atouts ni les mêmes fragilités. Le
pourtour de l’étang de Berre cu- La structure même du tissu productif
d’unterritoirepeutêtresourcedefragili-mule le degré d’exposition le plus
tés face à ces évolutions parfois soudai-
fort et les difficultés potentielles les
nes. Une zone spécialisée sur certaines
plus grandes à absorber des chocs : activités ou qui concentre la majeure
partie de son emploi dans un faiblela production y est fortement dé-
nombre d’établissements est plus ex-
pendante de la demande exté- posée lorsqu’une crise touche un de ces
secteurs et éprouve plus de difficultés àrieure, l’emploi salarié y est très
reconvertirsesemplois.Laspécialisation
concentré et spécialisé et le chô-
et la concentration, souvent facteurs de
mage de longue durée important. performance lorsque la conjoncture est
favorable,peuventsetransformerenfra-En revanche, les zones d’emploi qui
gilités lorsque cette dernière devient
abritent les métropoles régionales tourmentée, comme c’est le cas depuis
2008.semblent les moins exposées aux
risques liés aux mutations économi-
La capacité d’adaptation d’un territoire
ques, notamment celles de Nice et dépend aussi fortement des caractéristi-
ques de sa main-d’œuvre et du marchéde Cannes-Antibes. Ces dernières
local du travail. Plus la qualification de
bénéficient d’un tissu productif di- la main-d’œuvre est élevée plus son re-
classementestfacilité.Ladynamiqueré-versifié et d’un taux de chômage
cente de création d’emploi du territoire
parmi les plus faibles de la région.
constitue un autre atout : un t
dynamique, créateur d’établissements et
d’emplois sera plus apte à rebondir, à se
Lesmutationséconomiques,c’est-à-dire réorienter vers des activités à plus forte
le mouvement continu d’adaptation des valeurajoutée. Àl’opposé,unterritoire
entreprisesàdesmarchésdeplusenplus comptantungrandnombredechômeursde
- longue durée éprouvera plus de difficultés.ouverts et concurrentiels, ont des consé
quences sur les territoires: le tissu éco- L’évolution récente de la conjoncture
nomiqueserenouvelle,laproductionest économiquearenforcél’intérêtd’undia-
réorientéeversd’autresactivités,denou- gnostic géographiquement ciblé des for-
velles technologies sont intégrées et de cesetfaiblessesdutissuproductif.
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l'essentiel
Des fragilités : certains
secteurs industriels sont
concentrés et agglomérés
Dans certains secteurs, essentielle-
ment industriels, l’emploi salarié est
toutefois beaucoup plus concentré
dans un nombre réduit d’établisse-
ments. Dans les secteurs "Combusti-
bles et carburants" et "Construction
navale et aéronautique", les quatre
premiers établissements concentrent
respectivement 84,5 % et 70,7 % de
l’emploi. De même, "Industrie auto-
mobile","Métallurgie","R&D","Com-
posants électriques et électroniques" et
enfin "Pharmacie, parfumerie et entre-
tien" ont plus de 60% de leurs salariés
regroupésdanslesdixpremiersétablis-
sements.
Ces mêmes secteurs industriels cumu-
lentparfoiscetteconcentrationsensible
de l’emploi à une agglomération très
prononcée sur le territoire régional.
Des atouts : un tissu Larégionbénéficieaussidupoidsrelati- Combustibles et métallurgie (Fos-sur-
vementimportantdelasphèrepubliqueproductif régional Mer), aéronautique (Marignane) et
dans l’emploi régional (25,7 %). Cettediversifié et riche de quelques composants électroniques (autour
dernière est, par nature, moins sujettespécificités d’Aix-en-Provence) sont fortement
auxaléassoudains.Sonévolutionn’est concentrésetaggloméréssurunemême
cependant pas actuellement orientée àFaceaumouvementdesmutationséco- zone. Le cumul concentration et agglo-
lahausse.nomiques, la région Provence-Alpes- mération peut constituer un facteur de
Côte d’Azur dispose de plusieurs fragilité territoriale d’importance: une
atouts. Le tissu productif régional est Autreatout,l’emploiindustriel(9,7 % crise touchant un secteur constitué de
diversifié : la production repose sur de l’emploi total régional) s’est main- grands établissements agglomérés sur
unetrèslargepaletted’activités,cequi tenu entre 1999 et 2006 (+ 0,1 % un seul et même territoire peut rapide-
réduitl’impactd’unecrisetouchantun contre - 8,4 % sur l’ensemble du ter- ment avoir des effets prononcés. Si ces
secteur particulier. ritoire métropolitain). Il est orienté territoirescumulentd’autresfacteursde
vers des secteurs créateurs d’emploi fragilité tels qu’un chômage important
(IAA, R&D, aéronautique) tandis ouunequalificationmoindredeleurpo-Deplus,laproductionrégionaleestlar-
que les secteurs en difficulté comme pulationactive,l’emploilocalpeutalorsgement orientée vers la consommation
l’industrie automobile et letextiledes personnes qui y sont présentes: êtretrèsfortementdéstabilisé.
y sont moinsprésents(moinsde44% de l’emploi salarié appartient à
0,1 % de l’emploi salarié régional,l’économiedite"résidentielle"(services Aucune activité n’est, a priori, à l’abri
contre respectivement 1,3 % et 0,4 %aux personnes, restauration, hôtellerie, d’un retournement de conjoncture. La
dans l’hexagone). construction (6,9% de l’emploi total ré-construction, transport de voyageurs...)
gional)connaîtparexempleactuellementpeu dépendante de marchés extérieurs.
Seul bémol toutefois: si l’essentiel de desdifficultéscertaines.Cesecteurestes-Enfin, du fait de nombreux petits éta-
l’économie résidentielle s’adresse aux sentiellement constitué d’établissementsblissements notamment tertiaires, le
habitants de la région, une partie non systèmeproductifrégionalestglobale- de taille modeste et répartis sur l’en-
négligeable répond à la demande des ment peu concentré: les dix premiers sembleduterritoirerégional,cequilimite
les conséquences à l’échelon local. L’ef-touristesquiyséjournent.Unralentisse- établissements privés ne regroupent
fet à l’échelle de la région peut néan-mentdesfluxtouristiquesneseraitdonc que 2,8 % de l’emploi salarié régional
passansimpactsurcettepartiedel’éco- moinsêtresensible.Ilenestdemêmepour(contre 4,1 % en moyenne à l’échelle
nomie. lesactivitésdeservicesettouristiques.nationale).
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de même que la part des chômeurs de (10,9%). La création d’emplois y estLes zones d’emploi du
longue durée (respectivement 27,3 % atone entre 1999 et 2006 et le taux depourtour de l’étang de
et 30,0 %). Atout d’importance cepen- créationd’établissementsen2005/2006Berre cumulent les fragilités
dant, la part des cadres et professions parmi les plus faibles de la région. La
intermédiaires de ces zones est parmi zone de Salon-de-Provence est moinsLepourtourdel’étangdeBerre,compo-
lesplusélevéesdelarégion. exposée du fait de son dynamisme ré-sédeszonesd’emploideFos-sur-Meret
cent en termes de création d’établisse-de l’Étang-de-Berre, présente un profil
mentset d’emplois.Les zones d’emploi de l’Étang-de-Berresectoriel unique du fait de l’importance
etdeFos-sur-Merseraientdonclesterri-de son outil industriel (environ 20% de
toires les plus exposés aux risques liésl’emploi total contre 9% à l’échelle ré-
Châteaurenard,Carpentrasaux mutations économiques. Fortementgionale). Ces zones sont de loin les plus
et Orange spécialisées etdépendantes d’un faible nombre d’éta-spécialiséesetconcentréesdelarégion:
dépendantes de marchésblissements et répondant à des logiquesles dix plus grands établissements cap-
demarchémondial,unchocsoudainse- extérieurstent environ le quart de l’emploi salarié
rait d’autant plus déstabilisant que leprivé. La majorité des secteurs concen-
marché du travail local connaît déjà des Les zones d’emploi de Châteaurenard,trésetagglomérésmisenévidenceàl’é-
difficultésmarquéesderetouràl’emploi. CarpentrasetOrangesecaractérisentparchelonrégionalysontreprésentés.Dans
leur faible nombre de grands établisse-lazoned’emploidel’Étang-de-Berre,la
ments. Seul effectif salarié d’impor-Cettefragilitédupourtourdel’étangdeconstructionnavaleetaéronautique(Eu-
Berre se retrouve, à un degré moindre, tance: le plus grand équipementierrocopter) représente ainsi 12,3% de
plasturgiste automobile de la régiondans les zones d’emploi d’Arles et del’emploisalariéetlachimie4,4%(Shell
(MGICoutier)danslazonedeCarpentras.Salon-de-Provence. Plus diversifiéesPétrochimie par exemple). De même, la
sectoriellement, ces deux zones ont,zoned’emploideFos-sur-Merauntissu
toutefois,unappareilproductifrelative- Essentiellement spécialisées dans l’a-industriel fortement spécialisé dans la
mentconcentrédufaitdelaprésencede griculture, l’agroalimentaire et le com-métallurgie et la transformation des mé-
grands établissements des secteurs du mercedegros,ceszonesd’emploionttaux (14,1% de l’emploi salarié dont
transport (DHL Solutions) et du com- une production fortement dépendanteArcelorMittal et Ascometal), les com-
merce de gros (Logidis Comptoirs Mo- demarchésextérieurs.Deplus,unepartbustiblesetcarburants(3,3%dontIneos
dernes, CSF) à Salon-de-Provence ou très importante de leur main-d’œuvreManufacturing et Total Raffinage) et la
industriels pour Arles (IAA avec, par estpeudiplômée(environ30%pourleschimie (3,4% dont Naphtachimie et
exemple, Conserves France et Bois et trois zones, soit le maximum régional),LyondellChimie).
papier avec Tembec). La zone d’Arles ce qui est handicapant pour une éven-
cumule cette concentration avec le se-Autre fragilité, les taux de chômage y tuelle reconversion vers un secteur
condplusforttauxdechômagerégional d’activitédifférent.demeurent importants (environ 9 %)
Fragilité intermédiaire des
zones d’Apt, Digne et
Briançon
Les zones d’emploi d’Apt, Digne et
Briançon présentent une fragilité
moyenne essentiellement liée au poids
de quelques grands établissements de
leurs secteurs phares. Dans chacune de
ceszones, lesquatrepremiersétablisse-
mentsreprésentent10%del’emploisa-
larié privé. Cette concentration touche,
danslazoned’emploideDigne,deséta-
blissementsdelachimie(Arkéma)etde
l’industrie pharmaceutique (Sanofi).
PourApt,ils’agitdessecteursdesIAA
(Kerry Ingrédients) et des équipements
mécaniques (Pellenc). À Briançon,
zone plus orientée vers le tourisme, il
s’agitd’activitésliéesàl’hôtellerie-res-
tauration (Club Méditerranée) , lasanté
(UnionGEST,FondationEdithSeltzer)
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l'essentiel
Forces et faiblesses par zone d’emploi : une combinaison d’indicateurs
Évolution Part de Poids dans Poids dans Taux Taux de Part des Part des Part des
de la l'emploi* l'emploi l'emploi moyen de chômage chômeurs cadres et sans-
population dans les10 salarié* de salarié* de création au de longue prof. intermé- diplôme***
Zone d'emploi 1999-2006 premiers la sphère la sphère d'établis- 31/12/2007 durée** diaires dans dans la
% établissements économie productive sements % parmi les la population population
privés résidentielle % 2005/2006 chômeurs active active
% % %/an % % %
L'Étang-de-Berre 0,2 23,1 32,1 55,2 15,3 9,1 30,0 41,5 23,4
Fos-sur-Mer 0,9 26,3 28,9 45,8 15,8 8,8 27,3 38,9 24,0
Arles 0,4 14,8 44,1 24,5 13,2 10,9 22,5 34,4 26,4
Salon-de-Provence 1,3 15,8 40,5 31,5 14,7 9,8 26,6 36,4 24,2
Orange 0,7 11,0 41,0 37,9 12,9 9,1 21,9 33,6 29,5
Carpentras 1,1 10,5 37,3 40,2 14,9 8,8 19,9 33,6 29,4
Châteaurenard 1,2 9,0 35,6 49,2 14,4 7,8 19,9 33,0 32,0
Apt 0,9 17,3 48,5 25,5 14,5 8,4 24,7 33,6 26,2
Digne 1,4 14,8 46,3 19,6 12,7 8,4 22,8 34,7 23,4
Briançon 0,8 17,3 65,9 9,5 11,4 6,7 14,1 30,8 21,3
Menton 0,6 10,4 55,3 12,5 12,5 5,7 17,2 31,1 30,1
Brignoles 2,7 13,2 47,8 27,2 18,2 10,1 21,6 32,1 27,8
Avignon 1,1 8,1 40,7 32,4 15,1 9,9 21,3 39,6 25,3
Manosque 1,6 12,4 47,4 28,4 14,9 8,9 21,5 35,1 23,6
Marseille-Aubagne 0,7 8,3 46,3 26,7 15,3 11,8 31,1 40,2 22,2
Draguignan 2,2 13,6 46,7 19,2 17,2 9,1 23,1 33,6 25,7
Fréjus-Saint-Raphaël 1,6 6,1 57,6 24,6 15,8 9,7 16,1 34,5 29,3
Aix-en-Provence 1,0 11,3 35,0 42,3 15,9 7,6 28,3 44,5 17,9
Gap 1,1 7,4 50,7 18,6 12,5 6,7 23,3 35,4 20,6
Toulon 0,8 6,6 45,4 22,4 15,2 9,4 22,2 36,5 23,3
Nice 0,6 6,1 49,2 24,7 15,2 7,3 19,1 37,1 24,2
Cannes-Antibes 1,3 7,3 45,5 33,5 15,4 7,9 18,8 38,7 23,6
Provence-Alpes-Côte d'Azur 1,0 2,8 44,4 29,9 15,1 9,2 24,6 37,8 23,8
France métropolitaine 0,7 4,1 38,9 37,3 13,6 7,5 25,9 39,1 23,7
* Emploi salarié équivalent temps plein ** DEFM Cat. 1 inscrits depuis un an ou plus *** Niveau de diplôme VI : sans diplôme ou Brevet des collèges
Source : Insee - Clap 2005-2006 , EAR 2004-2007, RP 2006, Taux de chômage localisés, DRTEFP au 31/12/2007
et la construction (Allamanno Entre- économiques. La diversité de leur appa- Draguignan et Manosque ne se démar-
prise, SNC Charles Queyras TP). Ces reilproductif,lescaractéristiquesdeleur quent pas en termes de fragilité. Enfin,
troiszonesont,toutefois,unelargepart main-d’œuvre et leurs performances ré- les zones touristiques littorales (Fréjus-
de leur activité orientée vers une centes en termes de création d’entrepri- Saint-Raphaël, Cannes-Antibes et Men-
consommation domestique. Briançon ses et d’emplois leur confèrent une ton), malgré la part importante de sala-
détient, par exemple, avec 65,9% de capacitécertaineàs’adapter.Ilenvaain- riés sans diplôme inhérente à leur type
son emploi salarié dépendant de l’éco- si pour toutes les zones d’emploi dispo- d’activités, apparaissent globalement
nomie dite résidentielle, le poids régio- sant en leur sein d’une grande agglo- moinsexposées.Cesatoutsstructurelsne
nal le plus élevé. Mais une part non mération telles que Toulon, Nice, Aix- mettent cependant pas ces zones à l'abri
négligeable de cette économie résiden- en-Provence, Avignon et Marseille-Au- desévolutionsconjoncturellesactuelles.
tielle est liée à un tourisme saisonnier bagne.Cettedernière,toutefois,demeure ***
exposéauxaléasclimatiquesetauxva- la zone la plus gravement touchée de la
Un diagnostic des fragilités permet
riationsdelafréquentation. régionparlechômage(11,8%delapo- d’améliorer l’accompagnement des ter-
pulation active fin 2007) et le chômage ritoires par des politiques publiques:
de longue durée (31,1% des deman-Les autres zones d’emploi incitations à diversifier les tissus pro-
deurs d’emploi). De même, la zonedemeurentmoinsexposées ductifs très spécialisés, ou encore des
d’emploi de Brignoles est fragilisée par formations favorisant la reconversion
Lesautreszonesd’emploidelarégion une part importante de sans-diplôme dessalariéslesmoinsqualifiés.
Pacasontapriorirelativementmoinsex- (27,8% de la population active) et un
Sébastien Novellaposées aux risques liés aux mutations taux de chômage élevé (10,1%). Gap,
Méthodologie
- Lasphèrede"l’économierésidentielle" contient les services marchands aux personnes, qui se développent près des lieux où les populations résident
ou simplement séjournent comme les touristes (l’emploi suit la population). Sont compris principalement dans cette sphère les services aux particuliers, la
construction, l’éducation et santé (hors fonction publique), l’action sociale, le commerce de détail, les activités financières et le transport de voyageurs .
- Lasphère"productive" englobe les secteurs orientés vers les marchés extérieurs au territoire considéré. C’est la partie de l’économie la plus exposée
aux contraintes et aux chocs de l’économie mondialisée (l’emploi suit les entreprises). On y retrouve essentiellement l’industrie, le secteur de l’énergie, les
services aux entreprises, le transport de marchandises, le commerce de gros et une partie des activités immobilières.
- Laspécialisation de l’emploi par secteur : une zone est dite spécialisée si un petit nombre de secteurs pèsent un poids important dans l’économie locale.
- Laconcentration de l’emploi dans les établissements : l’emploi est dit concentré si une part importante de celui-ci dépend d’un petit nombre d’établissements.
- Indicedespécificitésectorielle : il mesure la différence entre la structure sectorielle de la zone étudiée et le reste du territoire considéré (par exemple :
Paca par rapport aux autres régions, ou une zone d’emploi par rapport aux autres zones de Paca).
Institut National de la Statistique et des Études Économiques
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Dépôt légal : février 2009 17, rue MenpentiDirecteur de la publication : François Clanché
N° ISSN : 1287-292X 13387 Marseille Cedex 10Chef du service Etudes et Diffusion : Valérie Roux
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