Ladaptation du parc de logements aux futurs besoins des ménages dans la zone urbaine de Chartres

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D’ici 20 ans, la zone urbaine de Chartres accueillerait plus de 3 000 ménages supplémentaires. Du fait du vieillissement et des nouveaux modes de vie, la hausse du nombre de ménages concernerait principalement les personnes âgées, les célibataires et les familles réduites. Si les tendances de l’habitat se prolongeaient - logements plus grands, périurbanisation - le risque d’inadéquation du parc avec le profil et les ressources des ménages deviendrait patent. Une autre problématique, liée à l’équilibre population/logement, concerne la prise en compte des fortes migrations résidentielles des habitants chartrains. Garder, voire attirer de nouveaux actifs, constitue un enjeu majeur de la politique du logement.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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L’adaptation du parc de logements
aux futurs besoins des ménages
dans la zone urbaine de Chartres
D’ici 20 ans, la zone urbaine de Chartres accueillerait plus de 3 000 mé-
nages supplémentaires. Du fait du vieillissement et des nouveaux mo-
des de vie, la hausse du nombre de ménages concernerait
principalement les personnes âgées, les célibataires et les familles ré-
duites. Si les tendances de l’habitat se prolongeaient - logements plus
grands, périurbanisation - le risque d’inadéquation du parc avec le profil
et les ressources des ménages deviendrait patent. Une autre problé-
matique, liée à l’équilibre population/logement, concerne la prise en
compte des fortes migrations résidentielles des habitants chartrains.
Garder, voire attirer de nouveaux actifs, constitue un enjeu majeur de la
politique du logement.
photo : Odile-Guzy / architectes
Cette étude a pour objet, dans le Au moins 40 000 ménages vivraient
cadre de l’aménagement urbain sur la zone urbaine à l'horizon 2030
et de la politique du logement de
Évolution des ménages entre 2007 et 2030 selon plusieurs scenariil’agglomération chartraine, d’anti-
ciper la croissance de la popula-
nombre de ménages
tion et des ménages. 41 500
La zone urbaine (ZU) de Chartres
41 000
se compose des communes de Scénario haut
40 500Champhol, Chartres, Le Cou- Central
dray, Lèves, Lucé, Luisant et 40 000 Scénario bas
Mainvilliers. À l’horizon 2030, le
39 500nombre de ménages augmente-
39 000rait sur cette zone urbaine, quel
que soit le scénario retenu. De 38 500
37 400 en 2007, il se situerait
38 000entre 40 000 et 41 000 selon le
37 500scénario migratoire envisagé.
37 000
Avec une hausse annuelle 2007 2015 2020 2025 2030
moyenne des ménages de
0,35 % sur la période 2007-2030,
Source : Insee, Recensement de la population - Omphale 2010
la zone urbaine serait moins dy-
Scénario haut/bas : hypothèse centrale de fécondité et de mortalité,namique que le territoire du sché-
variation de 50 % du solde migratoire (cf. méthodologie)ma de cohérence territoriale
1
www.insee.fr/centreInsee
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(SCOT) et que le département, dont centuée à l’échelle du département, Champ de l’étude
les taux de croissance avoisine- avec un surcroît de familles nom-
raient respectivement 0,52 et breuses et de personnes âgées. Le périmètre de l’étude, nommé zone
0,78 %. Un phénomène de périurba- urbaine de Chartres, est constitué
nisation est observé ici, comme par- Ce décalage entre les trois territoi- des communes de Champhol
tout en France. La hausse du prix du res, observé entre 1999 et 2007, se (3 399 habitants en 2008), Chartres
maintiendrait au cours des années àfoncier et les modes d’habitation l’ex- (39 159), Le Coudray (3 854), Lèves
pliquent en partie. venir. Cette évolution finira néan- (4 826), Lucé (15 716), Luisant
moins par atteindre ses propres limi- (6 858) et Mainvilliers (10 289). Il cor-
tes, la propension des ménages à respond à l’ancienne communautéDavantage de ménages, mais
perdre des individus étant d’autant d’agglomération de Chartres. Cede plus petite taille
plus faible que leur taille est déjà ré- choix a été motivé par la présence de
duite. communes de plus de 3 500 habi-L’augmentation du nombre de ména-
tants (ou très proches de ce seuilges sur le périmètre d’étude résulte
dans le cas de Champhol), concer-principalement d’un phénomène de Des ménages de plus en plus
nées par les dispositions de la loidécohabitation. Entre 2007 et 2030, âgés
SRU, qui les oblige à consacrer 20 %le nombre de personnes par mé-
de leur parc d’habitations aux loge-nage (sa taille) diminuerait plus forte- Une des principales raisons de l’évo-
ments sociaux.ment (- 11 %) que la population lution de la taille des ménages est
(- 3 %). A contrario, la zone du liée au vieillissement de la popula-
er
Depuis le 1 janvier 2011, la zone ur-SCOT connaîtrait une légère tion. Entre 1999 et 2007, la part des
baine de Chartres a fusionné avechausse démographique du fait de retraitésest passéede16à21%
les communautés de commune del’installation plus nombreuse de fa- sur le périmètre d’étude. Elle a pro-
l’Orée de Chartres, et du Val demilles avec enfants. Pour cette rai- gressé de 4 points dans le SCOT et
l’Eure pour constituer Chartres Métro-son, la réduction de la taille des de 3 points dans le département.
pole. Cette communauté d’agglomé-ménages (le desserrement) serait Comparable sur les trois territoires,
ration se compose de 32 communes.donc moins marquée qu’en zone ur- elle reste proche de celle observée
baine. La tendance serait ac- en métropole.
À l’horizon 2030, en prolongeant les
tendances passées, la populationLa taille des ménages inférieure
pourrait vieillir plus fortement dansdans la zone urbaine chartraine
la zone urbaine que sur les territoi-nombre moyen de personnes par ménage
res de référence. L’âge moyen dé-
1999 2007 2015 2020 2025 2030
passerait celui du SCOT et du
Zone
2,42 2,25 2,13 2,09 2,04 2,00 département de près d’un an. La
urbaine
part des plus de 60 ans sur lesSCOT 2,51 2,35 2,25 2,20 2,16 2,11
moins de 20 ans serait supérieure àEure-et-Loir 2,59 2,47 2,38 2,34 2,30 2,25
celle des autres territoires, et pro-Source : Insee, Recensement de la population - Omphale 2010
gresserait nettement entre 2007 et
2030.
En dépit des progrès de l’espéranceDiminution de la population en zone urbaine
de vie, les risques de veuvage et deÉvolution de la entre 2007 et 2030
dépendance augmenteraient. L’offre
de logements, d’équipements et debase 100 en 2007
112 services à la personne devrait s’a-
dapter à cette évolution du profil des110 Eure-et-Loir
ménages.
108 SCOT
ZU
106
Davantage de seniors
104 que de jeunes en 2015
nombre de plus de 60 ans pour 100 jeunes de moins de 20 ans102
Zone Eure-
SCOT Centre Métropole100
urbaine et-Loir
98 2007 86 80* 82 97 87
2015 112 103 97 114 10396
2020 125 114 105 122 111
94
2025 136 125 114 132 119
2007 2011 2015 2019 2023 2027
2030 147 135 123 141 128
2009 2013 2017 2021 2025 2029
Note de lecture : en 2007 dans le SCOT, pour 100 jeunes de
moins de 20 ans, 80 personnes ont plus de 60 ans
Source : Insee, Recensement de la population - Omphale 2010 Source : Insee, Recensement de la population - Omphale 2010
2 2Insee
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Influence des nouveaux
Les projections de population comme outil de réflexionmodesdevie
stratégique au maintien des grands équilibres
du territoire chartrainLa généralisation de nouveaux
comportements de cohabitation Le dynamisme de la zone urbaine et de l’agglomération, reposent sur la no-
influe également sur l’évolution tion d’équilibre ; emploi/ressources, emploi/formation et population/loge-
de la taille des ménages. De plus ment.
en plus de personnes vivent seu- Le paramètre démographique est donc au cœur de l’harmonie de notre
les, et pas seulement les plus territoire, de son développement économique et de son aménagement.
âgées. Sur la zone urbaine Les projections démographiques constituent une référence essentielle
comme dans le reste du départe- pour appréhender le futur et anticiper les mutations. Pour autant, ces prévi-
ment, le nombre de ménages a sions ne sont pas inéluctables et figées dans le temps. Nous les considé-
augmenté entre 1999 et 2007 et rons comme un outil d’aide aux réflexions stratégiques du schéma de
ce pour toutes les tranches d’âge cohérence territorial.
comprises entre 20 et 64 ans. Si Et, il en va notamment des modes d’urbanisation. L’appui de l’Insee et la
le célibat concerne le tiers des in- lecture des tendances observées nous aideront à proposer une politique
dividus du département en 2007, de l’habitat concrète et opérationnelle, dans le cadre global de l’équilibre,
cette proportion atteint 40 % pour la diversification et le mixage de l’offre de logements.
Chartres et les six autres commu-
nes de la zone urbaine. Avec Chartres métropole
l’augmentation des divorces, le
nombre de familles monoparenta-
les est en plein essor. En 2007, el-
les représentaient plus de 15 % bres de la famille (étudiants, jeunes adul-ménages composés d’une seule
des ménages du périmètre d’é- personne ont augmenté de 20 % tes, divorce, décès), les familles instal-
tude, contre 8 % en métropole. tandis que la part des foyers de lées dans un grand logement ne
renoncent pas, quand elles le peuvent, àplus de trois personnes s’est ré-
De plus petits ménages duite de 15 %. Deux explications ce confort de vie.
dans de plus grands à ce phénomène peuvent être
logements avancées. D'abord, les loge- Des conséquences sur le
ments périurbains se composent budget des ménagesComme au niveau national, la majoritairement de maisons indi-
taille des logements évolue à l’in- viduelles, plus vastes que les lo- La part du logement dans le budget
verse de celle des ménages. Ain- gements de la zone urbaine où d’un ménage a sensiblement progressé
si, entre 1999 et 2007, si les prédominent les appartements. en France ces dernières années du fait
habitations de 1 ou 2 pièces ont Ainsi, certains ménages peuvent de la hausse du foncier, du bâti et de la
augmenté de 9 %, celles de 5 piè- accéder à la propriété compte tenu volonté d’accéder à la propriété, encou-
ces ou plus ont progressé de du coût du foncier. Par ailleurs, lors ragée par les incitations fiscales. Le des-
17 %. Dans le même temps, les de départ d’un ou plusieurs mem- serrement des ménages, conjugué aux
Des difficultés concentrées à l’ouest de la zone urbaine de Chartres
Taux de chômage des 15-64 ans Nombre de résidences principales
en 2007 de type HLM en 2007
LèvesLèves
Mainvilliers 180
1 496
Champhol
Champhol 76
Mainvilliers
%
Chartres
6 010Chartres
13,3
12,4 Lucé
3 898Lucé
Luisant
493 Le Coudray
Luisant 263
Le Coudray
Source : Insee, Recensement de la population 2007
3
© IGN - INsee 2011
© IGN - Insee 2011Insee
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difficultés sociales (perte d’un em- Un risque de déficit de taires, pourraient s’avérer problé-
ploi, précarité, faibles niveaux de matiques : pénurie de main-population active
salaire) pousse parfois les habi- d’œuvre, de ressources fiscales,
Comme l’ensemble de la région, latants à se tourner vers les loge- d’enfants à scolariser, accentuation
zone urbaine est une terre de fortesments sociaux. du vieillissement de la population,
migrations résidentielles. Entre renchérissement du coût du trans-
2002 et 2007, 14 000 personnes yMême si le niveau de vie dans port… Parmi les mouvements au
sont arrivées et 18 000 en sont par-l’Eure-et-Loir est plutôt élevé par sein du département, 1 200 rejoin-
ties. La zone urbaine assiste à unrapport à celui de la métropole, les draient le SCOT et 2 200 s’installe-
renouvellement de 15 % de sa po-situations sont hétérogènes au sein raient un peu plus loin. Ces départs
pulation tous les cinq ans. Sur la pé-de la zone urbaine. Ainsi, les com- contribueraient à la périurbanisa-
riode de projection, les entréesmunes de Luisant, Le Coudray, et tion de l’espace départemental.
resteraient stables, tandis que lesChamphol abritent des ménages re- Conserver les actifs en zone ur-
sorties diminueraient légèrement,lativement aisés. Supérieurs à baine constitue un enjeu fort de la
atteignant 16 000 départs en 2030.29 000 euros, les revenus nets politique du logement et de dévelop-
Ces nombreux flux favorisent unmoyens en 2008 sont nettement pement du territoire chartrain.
taux de locataires relativement im-plus élevés que ceux du niveau dé- Différents facteurs devraient per-
portant (55 % en 2007).partemental (23 450 euros). La part mettre de maintenir et d’attirer les
Le déficit migratoire de la zone estdes foyers fiscaux non imposables actifs. Le dynamisme économique
principalement le fait d’actifs deest relativement faible : 32 contre et le développement des transports
30 à 45 ans, souvent avec enfants,42 % dans l’Eure-et-Loir. Les espa- pourraient restreindre l’ampleur
mais aussi, de façon moinsces où se concentrent des popula- des départs. Entre 1991 et 2007, le
marquée, de futurs ou jeunes retrai-tions fragilisées se groupent trafic routier sur les principaux axes
tés. Si les tendances actuelles sesurtout dans l’ouest de la zone ainsi départementaux a augmenté de
prolongeaient, le nombre d’actifsqu’à Chartres. En 2008, les commu- plus de 30 %. Un certain nombre de
de 30 à 45 ans pourrait diminuer denes de Mainvilliers et de Lucé re- voies présente des risques de satu-
17 % entre 2007 et 2030. Sur la pé-groupaient respectivement 45 et ration. Cela se vérifie notamment
riode 2007-2012, 7 700 personnes49 % de foyers non imposables. dans les agglomérations et périphé-
de 30 à 59 ans quitteraient la zoneLes revenus nets moyens restaient ries chartraine, drouaise et les fran-
urbaine de Chartres. Les départsinférieurs à 20 000 euros. ges euréliennes de l’Île-de-France
en dehors du département, majori-Dans le périmètre d’étude, plus (RD 105, 921, 928, 906, 933). Des
d’un tiers des habitations sont des
HLM. Cela traduit l’existence d’une
population fragilisée. Plus précisé-
Un net recul des actifsment, ce taux est élevé du fait de la
Profil migratoire par âgeprésence de quatre zones urbaines
sensibles à Mainvilliers, Lucé et
âge pour 1 000 habitantsChartres. En 2006, sur l’ensemble
60des ménages locataires d’HLM vi-
Zone urbainevant à Chartres, 35 % étaient re-
40groupés dans une zone urbaine Eure-et-Loir
sensible (ZUS). À Mainvilliers, cette
20part s’élevait à 56 %. Les loge-
ments sociaux se concentrent sur
trois communes de la zone urbaine, 0
alors que Lèves, Le Coudray et Lui-
sant n’ont pas encore atteint les ob- -20
jectifs fixés par la loi Solidarité et
renouvellement urbains (SRU). -40
Dans le cadre de la politique de l’ha-
bitat social, une réflexion est en- -60
gagée afin que ces communes 20 25 50 55 655 10 15 30 35 40 55 60 70 75 80
disposent de plus de logements so-
ciaux.
Source : Insee, Recensement de la population - Omphale 2010Si les tendances de décohabitation
et de départs d’actifs se poursui-
Note de lecture : chaque courbe représente, pour un âge donné, le gain
vaient, une réflexion sur la politique
moyen de migrants pour 1 000 habitants. Ainsi, en moyenne entre 2007 et
liée à l'habitat social serait à
2030, pour 1 000 personnes de 25 ans vivant en zone urbaine, 45 migrants
envisager. Beaucoup de ménages
s’installeraient chaque année. La zone urbaine présente une réelle capacité à
présenteraient un profil les expo-
attirer les jeunes actifs à la recherche de petits logements en centre ville,
sant à la précarité, comme les per-
alors qu’ils quittent le reste du département. Au-delà de 25 ans la tendance
sonnes isolées et les familles
s’inverse. Cela correspond à une population active composée de couples
monoparentales.
avec enfants qui alimentent la périurbanisation.
4 4Insee
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progrès sont aussi possibles pour Méthodologie
le transport collectif, les bus mais
surtout le transport ferroviaire. erLes populations au 1 janvier 2007 trale de la France métropolitaine,
Dans le domaine des formations, sont issues du recensement de la la mortalité de chaque région et
Chartres dispose d’une offre insuffi- population. département baisse au même
sante. Beaucoup de jeunes quittent À partir de ces données, l’Insee a rythme qu’au niveau national, où
le département pour poursuivre réalisé des projections régiona- en 2040 l’espérance de vie attein-
leurs études ou acquérir une forma- les à l’aide du modèle Omphale. drait 83,3 ans pour les hommes
tion professionnelle. La diversifica- Celui-ci applique des quotients et88,8anspour lesfemmes;
tion de l’offre de formations, en lien migratoires bilocalisés, des quo-
avec le tissu productif local, permet- tients de fécondité et de mortalité les quotients migratoires entre
trait de les retenir. Enfin, continuer aux populations, pour chaque régions et départements métropo-
de développer les services à la po- sexe et âge. Ces projections à litains, calculés entre 2000 et
pulation (santé, culture, loisir, ensei- pas quinquennal sont ensuite an- 2008, sont maintenus constants
gnement) pourrait améliorer nualisées. sur toute la période de projection.
l’image du territoire et permettre Ilsreflètent leséchangesdepo-
l’installation de familles. La détermination des divers quo- pulation entre une région ou un
tients tient compte des département et chacun(e) des au-
Construire de nouvelles tendances de fécondité, de mor- tres, y compris d’outre-mer ;
façons d’habiter ensemble talité, de migrations régionales et
départementales observées par les projections de ménages et
La zone urbaine de Chartres le passé. Ce calcul n’intègre pas d’actifs s’appuient sur des taux
cherche à répondre aux besoins et les réactions complexes que ces calculés à partir du recensement
exigences de ses futurs ménages. évolutions peuvent susciter (ef- de la population de 2007, qui évo-
La construction de logements so- fet sur le marché foncier, impact luent année après année selon
ciaux pourrait être adossée à une po- des politiques publiques territo- les hypothèses nationales défi-
litique de recentrage et de riales…). Les facteurs exogènes nies en 2006.
densification de l’habitat. La rénova- sont ignorés. Ces projections ne
tion des habitations existantes ainsi peuvent donc s’assimiler à des Les scenarii « haut » et « bas »
que la construction d’immeubles en prévisions : il n’est pas affecté de mentionnés dans la publication
plateau et de maisons individuelles probabilité aux hypothèses rete- se rapportent respectivement
regroupées favoriseraient l’éco- nues. aux cas « migrations hautes » et
nomie d’espace. Rapprocher les lo- Les projections basées sur le «migrationsbasses».Ces der-
gements des commerces et des scénario central reposent sur les niers ne se distinguent du scéna-
transports collectifs limiterait les dé- hypothèses suivantes : rio central que sur la valeur du
placements, notamment en voiture. solde migratoire annuel que la
la fécondité de chaque région France réalise avec l’étranger.
Le confort et le bien-être des habi- et département est maintenue à Tandis que, dans le scénario cen-
tants s’en trouveraient améliorés. son niveau de 2007, qu’il s’a- tral cette valeur est fixée à
Un cadre de vie agréable gisse de l’indice conjoncturel de 100 000 personnes, elle s’élève-
contribuerait à l’attrait de ces cons- fécondité global ou des quotients rait à 150 000 dans l’hypothèse
tructions, tout en favorisant le déve- deréférenceparâgedelamère; « migrations hautes » et seule-
loppement de l’économie résiden- ment à 50 000 avec le postulat
tielle. les gains d’espérance de vie «migrationsbasses».
sont parallèles à la tendance cen-
photo : Critik Parisphoto : Chartres Habitat
5,,
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Définitions
Population active : la population
active regroupe la ac-
tive occupée (appelée aussi « po-
Pour en savoir pluspulation active ayant un emploi »)
et les chômeurs. La mesure de la
« Référentiel territorial urbain - Portrait d’aire urbaine de Chartres », Insee Centre, DRE et
population active diffère selon l’ob-
autres partenaires selon l’aire, octobre 2005.
servation statistique qui en est « Près de 300 000 habitants de plus en région Centre en 2040 », Claire Formont, Véronique Ta-
faite. On peut actuellement distin-
gnati, Insee Centre Info, n° 164 décembre 2010.
guer trois approches principales :
« Des ménages de taille réduite dans des logements plus grands », Alexandre Giraud,
au sens du BIT, au sens du recen- Insee Centre info, n° 148, janvier 2008.
sement de la population, au sens
« De plus en plus de centenaires en région Centre », Jean-Marie Durville, Flash Insee
de la Comptabilité nationale.
Centre, n° 35, décembre 2010.
« Vivre à la périphérie des villes pour accéder à la propriété», Anne-marie Chantrel, Do-
Schéma de cohérence territo-
minique Lach, Flash Insee Centre, n° 28, septembre 2009
riale (SCOT) : il se substitue au « Couple, famille, parentalité, travail des femmes. Les modèles évoluent avec les généra-
schéma directeur. C'est un docu- tions », Alice Mainguené, division Études sociales, Insee première, n° 1339, mars 2011.
ment réglementaire de planifica-
« L’évolution démographique récente en France : les adultes vivent moins souvent en
tion stratégique défini par la loi couple », Population, n° 3, Ined, 2010.
Solidarité et renouvellement ur-
bains (SRU) du 13 dé-
cembre 2000, qui permet aux
communes et communautés d’un
mêmeterritoiredemettreencohé-
rence les politiques des diverses
collectivités publiques dans le do-
maine de l’aménagement (urba-
nisme, habitat, économie,
déplacements, environnement,
etc).
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Rédactionenchef
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6 6
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