La mosaïque d'activités de l'économie sociale et solidaire

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Au cours du XX e siècle, la région a vu naître de nombreuses coopératives de production et structures mutualistes. À l'instar du grand Ouest, l'économie sociale et solidaire occupe, en Pays de la Loire, une place plus affirmée que dans le reste de l'Hexagone.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 10. Novembre 2002
La mosaïque
d’activités de
l’économie sociale
et solidaire
e ARES SONT CEUX à ne pas s’être comme la libre-adhésion, la gestionAu cours du XX siècle,
trouvés en contact avec l’écono- démocratique, le bénévolat des admi-la région a vu naître
mie sociale et solidaire au travers nistrateurs, l’association de personnesde nombreuses coopératives Rdes associations, des comités et non de capitaux, la distribution oude production et structures
d’entreprise, des coopératives, des mu- répartition des gains.
mutualistes. À l’instar
tuelles, ou de certaines assurances.
L’économie sociale et solidaire se veut unedu grand Ouest, l’économie Et pourtant, l’économie sociale et solidaire
sorte de troisième voie entre l’économiesociale et solidaire occupe, est bien moins identifiée que n’importe
de marché et le tout secteur public. Elleen Pays de la Loire, une place quel secteur. Les concepts qu’elle
est née et s’est développée sous
plus affirmée que dans recouvre, tout à la fois économiques,
l’influence de différents courants huma-
organisationnels, humanistes, la rendentle reste de l’Hexagone. nistes en réaction aux violences sociales
transversale aux secteurs d’activité.Ses 800 établissements qui avaient accompagné la révolution
e mutualistes, ses 9 900 industrielle du XIX siècle. Son concept
Une activité, une organisation, a été reconnu officiellement par décret,coopératives et les 24 000
une philosophie beaucoup plus tard, en 1981. Plus ré-associations immatriculées
cemment, les inquiétudes nées de laDe fait, l’économie sociale et solidaireoffrent 114 000 emplois
mondialisation de l’économie, les situa-est davantage connue par le nom dessalariés -12 % de l’ensemble
tions d’exclusion, les déséquilibres defamilles qui la composent : les coopérati-du secteur privé ou semi- développement entre les régions duves de toute nature (qu’elles regroupentpublic-. L’importance monde ont conduit à parler d’économiedes salariés, des usagers ou des entre-
de ce secteur dans le grand sociale et « solidaire ».prises), les mutuelles (d’assurance ou
Ouest se vérifie aussi dans de prévoyance santé) et la plupart
le niveau de participation Associations,des associations gestionnaires.
coopératives et mutuellesau milieu associatif.
Un certain nombre de valeurs relie ses
En réunissant une grande diversitéacteurs. Leurs activités doivent avoir une
vocation ou une dimension sociale fondées d’activités à vocation sociale, l’écono-
mie sociale et solidaire occupe de faitsur des idées de partage. L’activité deAgnès LERENARD
l’économie sociale et solidaire s’appuie sur une place économique importante en ceAlain MALMARTEL eune organisation et des principes qui la début de XXI siècle. Son champ est
distinguent de l’économie de marché devenu conséquent : on estime qu’elleÉconomie sociale
l’économie sociale et solidaire
La mosaïque d’activités de
représente 114 000 emplois salariés jour avoir besoin de recourir à cetteUn peu d’histoire
au 31 décembre 2000 dans les Pays de fameuse loi de juillet 1901 qui donne
Les premiers penseurs -théoriciens- de la Loire, soit environ 12 % des salariés un statut officiel à des activités culturelles,
el’économie sociale se sont manifestés au XIX du secteur privé et semi-public. Sa place sportives, sociales ou autres, pourvu que
siècle en réaction aux violences sociales
dans la région est réelle et plus affirmée le but n’en soit pas le profit financier.qui ont accompagné la révolution industrielle :
que dans le reste de l’Hexagone. Elle La dernière enquête « emploi du temps »le comte de Saint-Simon (1760-1825) prôna
un socialisme utopique ; Charles Fourier est proche de celle enregistrée dans les de l’INSEE (1999) estime, parmi les plus
(1772-1837) préconisa une organisation deux régions limitrophes Bretagne et de 15 ans, à une personne sur trois
sociale fondée sur de petites unités Poitou-Charentes. La mesure de son la proportion de participants en France
autonomes, les phalanstères ; Pierre Proudhon
importance serait encore plus forte s’il à une association. C’est dans l’inter(1809-1865) fut un des précurseurs du
était possible de recenser les bénévoles région Ouest (Bretagne, Pays de Loiresystème mutualiste ; Charles Gide (1847-1932)
développa le principe du coopératisme. et les salariés « occasionnels », davantage et Poitou-Charentes) que ce taux est le
C’est sous l’influence de ces différents présents que dans l’économie marchande. plus élevé (40,6 %). Les adhérents y
courants humanistes que l’économie sociale sont aussi plus susceptibles d’appartenir
est née et s’est développée. Cette richesse en emplois masque une
à plusieurs associations.
diversité des formes juridiques revêtuesLe concept a été reconnu officiellement
par l’économie sociale et solidaire.par décret, beaucoup plus tard, en 1981. L’hétérogénéité
La décentralisation a accompagné Comme partout, en Pays de la Loire,
des associationsson développement. Ces dernières décennies, le modèle associatif domine : près de
les incertitudes nées de la mondialisation 70 % des emplois relèvent du milieu Dans leur grande souplesse, les asso-
de l’économie et des délocalisations qu’elle
associatif, soit environ 80 000 salariés. ciations présentent une diversité tout àa pu entraîner, les situations d’exclusion,
Les coopératives en représentent environ fait remarquable. Le milieu associatifles déséquilibres de développement entre
les régions du monde, la prise de conscience 20 % et les mutuelles à peine 8 %. Cette forme un ensemble très hétérogène.
du caractère limité des ressources de la planète prédominance des associations au sein Il occupe, en Pays de la Loire, près de
ont conduit à parler d’économie sociale de l’économie sociale est toutefois 80 000 salariés. Au total, 23 644
et « solidaire ». Actions de développement
moins marquée ici que sur l’ensemble associations étaient immatriculées audurable, de démocratie participative,
de la France. La forte implantation des fichier SIRENE en Pays de la Loirede services à la personne, de réinsertion,
erde lutte contre l’exclusion, bref, tout ce qui coopératives dans la région diminue au 1 janvier 2002. Cependant, son
introduit des solidarités à travers une activité mécaniquement la part relative des domaine de prédilection reste le social
économique -solvable ou non- relève associations. et l’enseignement (avec respectivement
du domaine de l’économie sociale et solidaire.
près de 38 000 et 16 000 salariés).
En mars 2000 avai été créé un secrétariat De l’engagement militant dans un parti
Du point de vue des conditions d’em-d’État à l’économie solidaire, attributions politique à l’entretien de son corps dans
reprises depuis, principalement plois, les associations peuvent être
une association sportive, de la pratiquepar le ministère des affaires sociales, scindées en deux groupes : celui dont
d’activités culturelles à l’intérêt pour ladu travail et de la solidarité. le service correspond à une activité de
vie scolaire de ses enfants, on peut un service public (social, enseignement et
La Charte de l’économie sociale ou santé) et celui qui relève plutôt d’une
initiative privée (culture-sports-loisirs,les principes de l’économie sociale
par exemple). Le premier propose des
La pluralité, la diversité des courants de pensée qui ont traversé les mouvements et conditions d’emplois plus avantageuses
les entreprises de l’économie sociale n’ont pas pour autant affaibli les fondements et l’adhésion que le second en terme de stabilité et
à des principes communs. Les principes coopératifs -énoncés depuis 1845-, les fondements
de rémunérations. Les établissementsmutualistes et associatifs ont été consignés en 1980 dans une Charte de l’économie sociale
y sont plus grands, employant ainsià laquelle adhèrent les coopératives, les sociétés mutualistes et les entreprises associatives.
davantage de personnel que les autres
Article 1 : Les entreprises de l’économie sociale fonctionnent de manière démocratique, structures. Enfin, à qualification identi-
elles sont constituées de sociétaires solidaires et égaux en devoirs et en droits. que, les salaires horaires y sont généra-
Article 2 : Les sociétaires, consommateurs ou producteurs membres des entreprises
lement plus élevés. Ainsi, les cadres dede l’économie sociale, s’engagent librement suivant les formes d’action choisies (coopératives,
l’enseignement, de la santé et du socialmutualistes ou associatives), à prendre les responsabilités qui leur incombent en tant
que membre à part entière desdites entreprises. sont rémunérés au-delà de 16 euros de
Article 3 : Tous les sociétaires étant au même titre propriétaires des moyens de production, l’heure (chiffre de 2000) contre environ
les entreprises de l’économie sociale s’efforcent de créer, dans les relations sociales internes, 12 euros dans la culture ou l’accueil
des liens nouveaux par une action permanente de formation et d’information dans la confiance
hébergement et même 10 euros dans
réciproque et la considération.
l’insertion.Article 4 : Les entreprises de l’économie sociale :
- revendiquent l’égalité des chances pour chacune d’elles ;
Dans le cadre associatif, les structures
- affirment leur droit de développement dans le respect de leur totale liberté d’action.
d’insertion couvrent un champ importantArticle 5 : Les entreprises de l’économie sociale se situent dans le cadre d’un régime particulier
des gains. Les excédents d’exercice ne peuvent être utilisés que pour leur croissance et pour de l’économie sociale et solidaire. Ces
rendre un meilleur service aux sociétaires qui en assurent seuls le contrôle. structures tentent de redonner des em-
Article 6 : Les entreprises de l’économie sociale s’efforcent, par la promotion de la recherche plois aux personnes en difficulté par une
et l’expérimentation permanente dans tous les domaines de l’activité humaine, de participer
mise en situation de travail : parcours
au développement harmonieux de la société dans une perspective de promotion individuelle
professionnel, formation, situation deet collective.
Article 7 : Les entreprises de l’économie sociale proclament que leur finalité est le service de l’homme. production, accompagnement individuali-
sé. Les chantiers d’insertion fournissent
2 INSEE PAYS DE LA LOIRE - LA MOSAÏQUE D’ACTIVITÉS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE - NOVEMBRE 2002l’exemple d’une offre d’activité d’utilité so- Enfin, la cession d’une SCOP n’est pas reste de l’économie (2,9 contrats pour
ciale à des chômeurs sur un secteur non possible, pas de risque donc de prise de un emploi permanent). Toutefois, cette
contrôle par des investisseurs extérieurs. fragilité de l’emploi salarié au sein deconcurrentiel.
l’économie sociale et solidaire ne concerne
Avec les associations et les coopératives,
en réalité que les associations.120 sociétés coopératives
les mutuelles forment la troisième com-
ouvrières de production
posante économique du secteur de
en Pays de la Loire l’économie sociale. Leur nombre d’emplois
e est certes plus limité (9 000 salariés enTout au long du XX siècle, de multiples Une « nomenclature »
Pays de la Loire) mais, selon l’Union pour étudier l’économiecoopératives de production et structures
régionale de la Mutualité des Pays de sociale et solidairesociales mutualistes se sont développées
la Loire, 1 319 000 Ligériens -44 %en Pays de la Loire. Aujourd’hui, les coo-
Pour disposer d’une vision synthétique dede la population- sont protégés par unepératives existent sous plusieurs formes : l’économie sociale et solidaire, il est
des 466 mutuelles adhérentes qui pos-coopératives d’achat, de consommateurs, nécessaire de disposer d’une nomenclature
sèdent à leurs actifs plus d’une centaine adéquate. Celle qui est utilisée ici reprendde crédit (Crédit Coopératif, Banque
les travaux de l’Associationde réalisations sanitaires ou socialesPopulaire, Crédit Mutuel, Caisse d’Épar-
de Développement de la documentation(pharmacies, centres dentaires, maisonsgne), agricoles (CANA, CUMA) ou enco-
sur l’Économie Sociale (ADESS).de retraite, etc.).re de salariés (SCOP). On compte Cette nomenclature résulte d’un croisement
actuellement en France 1 600 sociétés de l’activité économique et de la catégorie
Des salariés plus volatils juridique.coopératives ouvrières de production
D’abord, à partir de la catégorie juridique, on-SCOP-. Leur nombre progresse de 150 Dans l’économie sociale, comme dans a sélectionné l’ensemble des établissementschaque année. En Pays de la Loire, elles
les autres secteurs de l’économie, diffé- appartenant au champ concerné.
sont plus de 120 et représentent près Ces établissements ont été regroupés enrentes formes d’emploi cohabitent.
de 2 000 emplois salariés. Commercia- quatre classes : les associations,L’emploi, habituellement mesuré au
lisation de produits biologiques, les coopératives, les mutuelles et les31 décembre regroupe à la fois des
marges de l’économie sociale et solidaire.services informatiques, maçonnerie, salariés permanents, non permanents Ces marges -très hétérogènes- sontimprimerie, de nombreux secteurs d’acti-
et « occasionnels ». Parmi les 114 000 peu étudiées.
vité sont représentés avec toutefois une
Ensuite, à partir de l’activité économique,salariés de l’économie sociale enregistrés
forte prédominance du bâtiment (4 em- on a classé les établissementsau 31 décembre 2000, 50 % (soit
plois sur dix). Si la SCOP est une entre- de l’économie sociale en vingt secteurs.56 000 personnes) ont travaillé toute
prise commerciale comme une autre, Enfin, la dernière phase a consisté,
l’année à temps dit « complet » (c’est-à-
en croisant les catégories juridiqueselle se différencie par le mode de parta-
dire à 80 % ou plus). Ces 56 000 emplois et les vingt secteurs d’activité économique,ge du pouvoir (une personne -quelle
peuvent être qualifiés de « permanents ». à construire 13 postes homogènes
qu’elle soit- représente une voix) et du
qui décrivent au mieux, selon l’ADESS,
Au-delà de ces véritables emplois,résultat. Dans la plupart des SCOP, la l’économie sociale.
moitié des excédents de gestion sont 228 500 contrats de travail entre un Au final :
- les associations sont réparties en septdistribués entre les salariés au titre de la salarié et un établissement ont été
postes : le social, la santé, l’éducation,signés au cours de l’année 2000, soitparticipation. Une part importante des
la culture, l’accueil-hébergement,4,1 contrats de travail pour un emploirésultats est mise en réserve pour les in-
l’insertion et les autres ;
permanent. Cette rotation de la main-vestissements et la trésorerie. La forma- - les coopératives se scindent en trois
tion occupe une place prépondérante. d’œuvre est plus importante que dans le postes : la coopération de crédit,
la coopération agricole et les autres ;
L’emploi salarié au 31 décembre 2000 - les mutuelles comprennent deux postes :
les mutuelles d’assurance et les mutuellesdans l’économie sociale et solidaire dans les Pays de la Loire
de prévoyance ;
Ptar des cadres - le treizième poste -les marges- regroupe
Nombre d'emplois Part des moins ssupérieur et
Part des femmes les établissements à la frontièreSecteurs d'activité au 31 décembre de 30 ans des professions
(en %)
2000 (en %) intermédiaires de l’économie sociale.
(en %) Cette nomenclature présente l’avantage
A0ssociations enseignement 175 66 280, 532, 62, de pouvoir comparer les résultatsssociations santé 5049 179, 466, 81, dans le temps et l’espace.ssociations social 337 62 290, 236, 72,ssociations culture-sports-loisirs 4426 481, 602, 47,ssociations accueil-hébergement 2311 194, 145, 76,ssociations insertion 1543 461,4, 49, L’emploi salarié au 31 décembre 2000utres associations 112 41 226, 502, 64,
dans l’économie sociale et solidaire
Ensemble des associations 78 980 22,6 38,8 68,0
C0oopératives agricoles 55323, 348, 28,oopératives de crédit 131 98 109, 795, 47, Secteurs d'activité Associations Coopératives Mutuelles
A0utres coopératives 7608 258, 212, 27,
L0oire-Atlantique209 338027 2 33
Ensemble des coopératives 24 380 22,9 51,7 37,6
M0aine-et-Loire2 124092 1 20M0utuelles d'assurances 4068 174, 725, 51,ayenne 50592c39 nM5utuelles de prévoyance 4424 158, 442, 75,
Ensemble des mutuelles 8 925 16,1 59,9 62,7S0arthe 100 1640 4 27arges 1868 138, 283, 76, V0endée1 784c40 n
Ensemble de l'économie sociale et solidaire 113 965 22,1 43,0 61,2
Source : INSEE-DADS 2000
Source : INSEE-DADS 2000 nc : non connu mais inférieur à 700 salariés
3 INSEE PAYS DE LA LOIRE - LA MOSAÏQUE D’ACTIVITÉS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE - NOVEMBRE 2002l’économie sociale et solidaire
La mosaïque d’activités de
Une main-d’œuvre 14 % des emplois des mutuelles d’assu- salariés en Mayenne et en Vendée que
féminine et plutôt qualifiée rances et des associations d’accueil et dans les autres départements ligériens.
d’hébergement. On compte ainsi 3,0 emplois en
Environ 60 % des emplois de l’économie
Mayenne pour 100 habitants et 3,1 en
sociale sont occupés par des femmes L’autre facteur d’hétérogénéité concerne
Vendée contre plus de 3,5 dans les
contre 43 % dans l’ensemble des établis- la qualification de la main-d’œuvre.
autres départements.
sements privés et semi-publics. Ces der- Globalement, le secteur de l’économie
sociale emploie 43 % de cadres supé- Par ailleurs, les différentes structuresnières occupent plus de trois emplois sur
quatre dans les mutuelles de prévoyance, rieurs et de professions intermédiaires, juridiques (coopératives, mutuelles,
les associations de santé ainsi que dans cette proportion est nettement plus élevée associations et autres marges) n’ont
les associations d’accueil et d’héberge- que celle de l’ensemble de l’économie pas la même importance dans chacun
ment. À l’opposé, les coopératives et les marchande (31 %). Mais les besoins de des départements ligériens. Ainsi, la
qualification diffèrent fortement d’une Sarthe -connue pour ses assurances-associations d’insertion emploient une
main-d’œuvre essentiellement masculine. structure à l’autre. Ainsi, les cadres supé- regroupe la majorité des emplois des
rieurs et les professions intermédiaires mutuelles de la région. L’autre
Contrairement aux idées reçues, l’éco-
occupent trois emplois sur quatre dans spécificité départementale vient du
nomie sociale et solidaire ne génère pas
les coopératives de crédit et les mutuelles Maine-et-Loire qui représente 28 % des
massivement des emplois en direction d’assurances et plus de la moitié dans emplois associatifs.
des jeunes salariés. En son sein, 22 %
les associations d’enseignement, de
des salariés ont moins de trente ans. Au-delà des frontières départementales,
culture-loisirs-sports alors que seuls
Cette proportion est légèrement inférieure l’ensemble des trois familles du secteur
15 % des salariés des associations
-mutuelles, associations et coopérativesà la moyenne de l’ensemble des activités
d’accueil-hébergement et d’insertion
regroupées généralement en unions oude la région (26 % dans les secteurs privés sont cadres ou de niveau intermédiaire.
et semi-publics). Les jeunes sont toute- en fédérations- est représenté au niveau
fois presque deux fois plus nombreux ligérien depuis 1981 par le Groupement
Des différences
dans les associations culturelles et Régional des Coopératives Mutuelles
entre départements Associations devenue Chambre Régionalesportives ainsi que dans celles d’inser-
de l’Économie Sociale en 1992.tion. À l’opposé, ils n’occupent que Comme dans les autres domaines de
l’économie, la Loire-Atlantique est
globalement le premier employeur deL’Ouest en tête en termes
l’économie sociale dans la région :de participation associative
36 % des salariés y sont domiciliés. Elle
D’après la dernière enquête « emploi est suivie par le Maine-et-Loire qui en
du temps » menée par l’Insee en 1999,
regroupe 25 %. Toutefois, rapporté au
on estime en France à 16 millions le
nombre d’habitants, l’économie socialenombre de personnes de plus de 15 ans
génère relativement moins d’emploisparticipant à au moins une association,
soit un taux de participation de 33,6 %.
C’est dans l’inter région Ouest (Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) que ce taux
est maximal (40,6 %) ; vient ensuite l’inter région Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées
et Limousin) avec un taux de participation de 37,1 %. À l’opposé, c’est dans le Nord
(région Nord-Pas-de-Calais) que le taux de participation est minimal (29,3 %).
Le taux de participation est plus élevé en milieu rural (36,2 %) qu’en milieu urbain (30,6 %
dans les villes de 20 000 à 100 000 habitants).
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Sept adhérents sur dix n’appartiennent qu’à une seule association, deux sur dix à deux Bruno TREGOUËT
associations et un sur dix à trois ou davantage. C’est aussi dans l’inter région Ouest RÉDACTEUR EN CHEF
que les adhérents sont plus susceptibles d’appartenir à plusieurs associations. Alain MALMARTEL
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION
Sexe, âge et catégories socioprofessionnelles influencent le comportement vis à vis Gabrielle PILET
du tissu associatif. Comparés à la population totale des plus de 15 ans, les adhérents SECRÉTAIRE DE FABRICATION
aux associations sont en général plus diplômés. Plus le diplôme obtenu est élevé, Hélène VERRON
plus le taux de participation aux associations est fort. Près de la moitié des cadres MISE EN PAGE
Marie-Annick BRICARDparticipent à une association contre seulement 23 % des personnes sans diplôme.
IMPRIMEURPour les salariés, travailler dans le secteur public avec la maîtrise de son emploi du temps
La Contemporaine - Nanteset la pratique d’horaires variables favorise l’engagement associatif.
La fréquentation des associations est plus forte chez les salariés à temps partiel. Prix : 2,20 €
38,0 % des hommes participent en France à une association contre 29,6 % des femmes.
Photos : INSEE
eC’est parmi les 55-64 ans que l’engagement est maximal (37,1 % de participants) et parmi Dépôt légal 4 trimestre 2002 - ISSN 1633-6283
CPPAP 0707 B 06116 - Code Sage IETU01044les 25-34 ans qu’il est minimal (29,5 %).
© INSEE Pays de la Loire - Novembre 2002
Abonnement annuel complet :Selon cette même enquête « emploi du temps », on consacre en moyenne chaque mois
Études (mensuel) + Dossiers : 60 €
trois heures et trente-cinq minutes de son temps aux associations. En termes de temps,
Abonnement annuel Études : 20 €
on s’investit avant tout dans les associations relevant de la sociabilité : associations
politiques, civiques, de parents d’élèves, comités d’entreprises, ou encore responsabilités
dans les associations caritatives, culturelles et sportives. Ces associations concentrent INSEE Pays de la Loire
plus de la moitié (56 %) du temps global consacré au milieu associatif, soit deux heures
105, rue des Français Librespar mois en moyenne. Par ailleurs, la pratique d’un sport ou d’activités relatives à la nature
(promenade, chasse, pêche et champignons) dans un club représente en moyenne BP 67401 – 44274 NANTES Cedex 2
une heure par mois toutes personnes confondues. Les autres associations (travaux
Tél. : 02 40 41 75 75 – Fax : 02 40 41 79 39
ménagers ou s’occuper d’autrui) mobilisent moins.
4 INSEE PAYS DE LA LOIRE - LA MOSAÏQUE D’ACTIVITÉS DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE - NOVEMBRE 2002

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