Le commerce en 2008

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Ralentissement de l’activité En 2008, l’activité décélère dans les trois grands secteurs du commerce. Dans le commerce de détail et l’artisanat commercial, les ventes sont toujours tirées par les commerces non alimentaires spécialisés et les pharmacies, mais ralentissent malgré tout par rapport à 2007 ; elles baissent en volume dans le commerce alimentaire, notamment les grandes surfaces. Dans le commerce de gros, les ventes décélèrent y compris dans les activités habituellement les plus dynamiques, comme le commerce de biens d’équipement professionnel et le commerce de biens de consommation non alimentaires ; elles reculent dans les autres secteurs, hormis le commerce de gros en produits agricoles bruts qui fait exception grâce au dynamisme des marchés céréaliers. Dans les secteurs du commerce et de la réparation automobiles, l’activité est en recul. Dans l’ensemble du commerce, l’emploi salarié progresse faiblement en moyenne annuelle ; en revanche, il baisse en glissement au dernier trimestre 2008, c’est-à-dire par rapport au même trimestre de l’année précédente. Le nombre d’entreprises progresse légèrement et les créations sont moins nombreuses ; elles représentent toujours un quart des créations de l’économie. Repli de la consommation commercialisable des ménages de 0,4 % en volume Le commerce de détail marque le pas Les magasins alimentaires ont perdu des parts de marché sur dix ans Décélération des ventes dans le commerce de gros Baisse des ventes dans le commerce et la réparation automobiles Faible progression de l’emploi salarié en moyenne annuelle Baisse des créations d’entreprises commerciales
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1244 - JUIN 2009
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Le commerce en 2008
Ralentissement de l’activité
Christophe Michel, Sophie O’Prey, Vincent Vicaire, division Commerce, Insee
n 2008, l’activité décélère dans les les ventes stagnent en volume (+ 0,2 %) après
une belle performance en 2007 (+ 3,4 %). Cestrois grands secteurs du commerce.
divers ralentissements ou baisses d’activité seEDans le commerce de détail et
manifestent dans le repli de 0,4 % en volume
l’artisanat commercial, les ventes sont
de la consommation dite commercialisable des
toujours tirées par les commerces non ménages (définitions), acquise pour l’essentiel
alimentaires spécialisés et les pharma- auprès des entreprises du commerce de détail.
cies, mais ralentissent malgré tout par Elle avait augmenté de 2,4 % en moyenne sur
la période 1999-2007.rapport à 2007 ; elles baissent en volume
dans le commerce alimentaire, notam-
ment les grandes surfaces. Dans le Le commerce de détail
commerce de gros, les ventes décélèrent marque le pas
y compris dans les activités habituelle-
En 2008, dans le commerce de détail et l’arti-ment les plus dynamiques, comme le
sanat commercial, les ventes au détail attei-commerce de biens d’équipement profes-
gnent 463 milliards d’euros, toutes taxes
sionnel et le commerce de biens de
comprises (tableau 1). Elles marquent le pas
consommation non alimentaires ; elles (+ 0,2 % en volume) après une croissance
reculent dans les autres secteurs, hormis soutenue de + 2,9 % par an sur la période
le commerce de gros en produits agrico- 1999-2007. Les ventes des pharmacies et des
commerces d’articles médicaux progressentles bruts qui fait exception grâce au
en volume de 4,0 % en 2008, ce qui est infé-dynamisme des marchés céréaliers.
rieur à la croissance des années antérieures.
Dans les secteurs du commerce et de la
Hors pharmacies, les ventes des détaillants
réparation automobiles, l’activité est se replient légèrement (– 0,2 %).
en recul. Le commerce non alimentaire spécialisé
Dans l’ensemble du commerce, l’emploi représente un peu plus du tiers des ventes de
l’ensemble du commerce de détail. Dans cesalarié progresse faiblement en moyenne
secteur, les ventes contribuaient fortement àannuelle ; en revanche, il baisse en glisse-
la dynamique d’ensemble, ces dernières années,
ment au dernier trimestre 2008, c’est-à-dire
mais elles sont désormais touchées par la
par rapport au même trimestre de l’année crise : elles ne progressent ainsi que de 1,5 %
précédente. Le nombre d’entreprises en volume en 2008, contre 5,5 % par an de
progresse légèrement et les créations 2005 à 2007.
Si l’équipement du foyer (électroménager,sont moins nombreuses ; elles représen-
TV, meubles, etc.) conserve la meilleuretent toujours un quart des créations de
croissance en volume, celle-ci est cepen-
l’économie.
dant très en retrait par rapport aux années
précédentes. Ce sont les ventes des
En 2008, l’activité dans le commerce décélère, commerces d’appareils électroménagers et
après une année 2007 dynamique dans de radiotélévision qui progressent le plus en
l’ensemble des secteurs. C’est dans le 2008. Leur croissance reste dynamique
commerce et la réparation automobiles que le mais ralentit ; elle est cependant soutenue
coup de frein est le plus important puisque les par une baisse tendancielle des prix (de près
ventes y diminuent de 2,8 % en volume, après de 7 % par an depuis 2002) et par le renou-
une croissance de 2,4 % en 2007. Le ralentis- vellement rapide de l’offre. Les ventes des
sement est également très net dans le magasins spécialisés ne progressent en
commerce de détail et l’artisanat commercial revanche que modérément dans l’aménage-
(boulangeries, pâtisseries, charcuteries), dont ment de l’habitat (bricolage, revêtement de
INSEE
PREMIEREsols, etc.), ainsi que dans la culture, les en 2007. Cette progression reste de ventes directes aux particuliers, soit
sports et les loisirs. cependant inférieure au rythme moyen 6,3 % du total des ventes au détail de
Dans le commerce alimentaire, tous de la période 1999-2007 (+ 6,9 % par marchandises.
les secteurs reculent : dans les gran- an). À l’inverse, la vente à distance Sur ce marché, qui atteint 557 milliards
des surfaces d’alimentation générale, généraliste connaît des difficultés en d’euros en 2008, le partage entre les
les ventes diminuent pour la première 2008 : les ventes sont en repli de grandes formes de vente évolue peu
fois (– 1,2 % en volume). Les ventes 4,5 % après une modeste progression au cours du temps. Les grandes surfa-
des magasins d’alimentation spécia- de 1,1 % en 2007. ces alimentaires réalisent le tiers des
lisée et d’artisanat commercial dimi- ventes. En 2008, leur part de marché a
nuent en volume en 2008 (– 2,6 %). très légèrement augmenté mais elle
Les magasins alimentaires ontCette baisse est en partie due à la forte s’effrite sur le moyen terme : – 2,0 points
chute des ventes en volume des débi- perdu des parts de marché entre 1999 et 2008. Cet effritement
tants de tabac (– 8,3 % après + 0,2 % s’explique par la plus faible progres-sur dix ans
en 2007) ; cette chute fait elle-même sion en volume des produits alimen-
suite au renforcement de l’interdiction En 2008, l’ensemble du commerce de taires par rapport au non-alimentaire
de fumer dans les lieux à usage collec- détail et de l’artisanat à caractère dans la consommation des ména-
tif ainsi qu’aux hausses de prix succes- commercial représente 83,1 % (tableau 2) ges, et par le fléchissement des parts
sives du tabac. des ventes de produits commercialisa- de marché des grandes surfaces
Enfin, au sein du commerce hors bles hors véhicules automobiles (défini- alimentaires en produits non alimen-
magasin, les ventes à distance tions). Les secteurs du commerce et de taires. Au cours de la même période,
(ventes par correspondance tradition- la réparation automobiles (pièces déta- la part de marché des commerces
nelle et e-commerce) stagnent en chées et carburants, hors véhicules alimentaires spécialisés recule de
volume. La vente à distance spécia- automobiles donc) réalisent 10,6 % de 1,1 point, celle des commerces non
lisée, toujours plus dynamique que ces ventes. Les autres secteurs (gros- spécialisés augmente de
celle sur catalogue général, croît de sistes, producteurs et prestataires de 1,8 point et celle des pharmacies de
4,3 % en volume en 2008 après 3,7 % services) réalisent le complément lors 0,8 point.
L’activité des formes de vente* du commerce de détail
en %
Évolution en volume au prix de l’année précédente Valeur 2008 Contribution
Formes de vente (en milliards àla
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 1d’euros) croissance
Ensemble commerce de détail et artisanat commercial 4,4 2,9 2,5 2,3 2,6 2,4 2,8 3,4 0,2 462,7 0,2
A. Pharmacies et commerce d’articles médicaux et orthopédiques 8,0 7,3 6,9 6,4 7,6 6,2 7,9 5,2 4,0 38,5 0,4
B. Commerce de détail et artisanat commercial (hors ligne A) 4,1 2,5 2,1 2,0 2,2 2,1 2,4 3,2 – 0,2 424,2 – 0,2
2Alimentation spécialisée et artisanat commercial 3,1 – 1,9 0,6 – 2,4 – 2,0 – 0,2 0,7 0,4 – 2,6 35,5 – 0,2
Petites surfaces d’alimentation générale et magasins de produits surgelés – 0,7 2,0 0,8 1,7 1,3 – 1,4 – 2,3 0,5 – 0,7 16,2 0,0
Grandes surfaces d’alimentation générale 2,7 1,1 1,4 1,9 0,6 0,1 0,5 2,2 – 1,2 180,6 – 0,5
Grands magasins et autres magasins non alimentaires non spécialisés 8,2 1,0 0,7 1,1 5,1 2,6 0,5 4,6 0,0 7,2 0,0
Magasins non alimentaires spécialisés 6,8 5,8 4,1 3,2 4,7 5,5 5,5 5,6 1,5 161,4 0,5
Commerce hors magasin 1,8 1,0 0,3 3,0 5,9 1,4 1,8 1,6 – 0,4 21,1 0,0
* L’activité de certaines grandes entreprises relève de deux ou plusieurs formes de vente ; ainsi, les ventes d’une entreprise peuvent être réparties entre les formes de vente d’hypermarchés, de
supermarchés et de petites surfaces d’alimentation.
1. Contribution à la croissance des ventes en volume de l'ensemble du commerce de détail et de l’artisanat commercial en 2008 des différentes formes de vente.
2. Boulangeries, pâtisseries, charcuteries.
Source : Insee, comptes du commerce.
Parts de marché de l’ensemble des produits commercialisables (hors véhicules automobiles)
en % de la valeur TTC
Formes de vente 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
A. Ensemble commerce de détail et artisanat à caractère commercial 84,1 84,3 84,5 84,7 84,5 84,3 83,6 83,4 83,5 83,1
Alimentation spécialisée, artisanat commercial et petites surfaces d’alimentation générale 10,4 10,2 10,1 10,2 10,1 10,0 9,7 9,5 9,4 9,3
Grandes surfaces d’alimentation générale 34,4 34,4 34,2 34,1 34,1 33,5 32,8 32,4 32,3 32,4
Grands magasins et autres magasins non alimentaires non spécialisés 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,3 1,3 1,3 1,3
Pharmacies et commerce d’articles médicaux et orthopédiques 6,1 6,2 6,3 6,5 6,6 6,8 6,9 7,0 7,0 6,9
Magasins non alimentaires spécialisés (y compris réparation, hors pharmacies) 27,6 27,9 28,3 28,6 28,4 28,6 28,9 29,3 29,7 29,4
Commerce hors magasin 4,3 4,1 4,1 4,0 4,0 4,1 4,0 3,9 3,9 3,8
1B. Ventes au détail du commerce automobile (hors véhicules automobiles) 9,2 9,2 9,1 9,1 9,2 9,4 10,1 10,3 10,3 10,6
2C. Autres ventes au détail 6,7 6,5 6,4 6,3 6,3 6,2 6,3 6,3 6,3 6,3
Ensemble des ventes au détail et réparations (en %) 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Ensemble des ventes au détail et réparations (en milliards d’euros) 397 421 441 456 472 489 506 523 541 557
1. Précisément : à l’exclusion des ventes et réparations de véhicules automobiles, mais y compris les ventes et réparations de motocycles (voir définitions).
2. Ventes au détail du commerce de gros, de divers prestataires de services et ventes directes des producteurs.
Source : Insee, comptes du commerce.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREdemande adressée par le secteur agri- l’industrie agroalimentaire. En 2008, lesDécélération des ventes
cole aux grossistes en matériel agricole grossistes en céréales bénéficient de trèsdans le commerce de gros
et de la demande soutenue en matériel bonnes récoltes et d’une demande que
Les ventes de marchandises du informatique. l’envolée des prix a peu freinée.
commerce de gros (hors intermédiaires Les ventes du commerce de gros de
du commerce) décélèrent en volume en produits alimentaires reculent de 1,5 %
Baisse des ventes dans2008 : + 1,2 % après + 2,1 % en 2007. en volume, les prix ayant toutefois
Elles s’élèvent à 539 milliards d’euros soutenu la croissance en valeur. le commerce et la réparation
courants en 2008 (tableau 3). Habituel- Même dans le sous-secteur des bois- automobiles
lement, les moteurs du commerce de sons, les ventes diminuent en
gros sont les biens de consommation volume,dufaitdelacontractiondela En 2008, les ventes au détail de l’en-
non alimentaires et les biens d’équipe- demande étrangère. La baisse des semble des secteurs du commerce et de
ment professionnel ; les ventes de ces ventes des grossistes en biens intermé- la réparation automobiles s’élèvent à
grossistes continuent à progresser diaires non agricoles est aussi marquée 144 milliards d’euros. Elles régressent
mais beaucoup moins rapidement (– 1,8 %) ; les prix augmentent forte- de 2,8 % en volume, après un redémar-
qu’au début des années 2000. Dans le ment en 2008, sans que l’appréciation rage en 2007 (graphique 1). Le principal
commerce de gros de biens de consom- de l’euro n’ait pu compenser les cours secteur, celui du commerce de véhicu-
mation non alimentaires, les ventes mondiaux, ni que le repli d’activité en les automobiles, recule de 3,0 % en
ralentissent en volume : + 1,9 % après fin d’année ne parvienne à stabiliser volume après une année 2007 dynamique
+ 4,2 %. Dans ce secteur, les ventes de complètement les prix. (+ 3,7 %). Les immatriculations de véhicu-
produits pharmaceutiques progressent Seul le commerce de gros de produits les particuliers neufs se replient légèrement
à un rythme comparable à celui des agricoles bruts rebondit en 2008 (+ 11,9 %), en 2008 ; le dispositif du bonus-malus a
autres produits. Le ralentissement est après deux années de baisse. Dans ce probablement permis de limiter l’ampleur
encore plus marqué dans le commerce secteur, les cycles d’activité et de prix de ce recul. Sous l’effet de ce dispositif et
de gros de biens d’équipement profes- sont très marqués. ll se compose d’entre- de l’augmentation du prix du carburant, la
sionnel : les ventes croissent de 1,7 % en prises qui commercialisent des céréales gamme économique et inférieure progresse.
volume contre 6,2 % en 2007. Pourtant, ou des animaux sur pied. Ces entreprises Le nombre d’immatriculations de voitures
ce secteur a bénéficié de la forte sont tributaires de la demande de d’occasion diminue davantage que celui
des voitures neuves.
Évolution en volume des ventes du commerce et de la réparation automobiles
en %
6 Faible progression de l’emploi
salarié en moyenne annuelle5
4 Fin 2008, plus de trois millions de salariés
3 et 370 000 non-salariés travaillent dans le
commerce. Le commerce occupe 19 %2
de l’ensemble des salariés des secteurs
1
principalement marchands. En moyenne
0 annuelle en 2008, les secteurs commer-
–1 ciaux emploient 16 000 salariés de plus
qu’en 2007, soit une hausse de 0,5 %.–2
Cette hausse provient essentiellement du
–3
commerce de détail (+ 0,7 %) et dans une
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
moindre mesure du commerce de grosSource : Insee, comptes du commerce.
Les ventes de marchandises du commerce de gros et des intermédiaires du commerce
en %
Évolution en volume au prix de l’année précédente Valeur 2008 Contribution
(en milliards à la croissance
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 d’euros) en 2008
A. Commerce de gros (hors intermédiaires) 5,2 4,0 2,6 0,5 4,1 5,0 0,9 2,1 1,2 538,6 1,2
Biens d’équipement professionnel 9,1 10,4 3,7 3,6 10,7 7,7 1,3 6,2 1,7 113,4 0,4
Biens de consommation non alimentaires 8,6 7,3 7,2 5,4 2,8 10,5 5,2 4,2 1,9 115,5 0,4
Biens intermédiaires non agricoles * 3,2 2,5 2,9 – 3,0 2,3 – 4,7 0,5 1,5 – 1,8 129,7 – 0,3
Produits alimentaires 1,9 0,4 – 3,1 – 2,3 3,3 4,5 0,6 1,6 – 1,5 115,2 – 0,3
Produits agricoles bruts 1,8 – 4,6 2,8 – 1,8 – 2,2 8,7 – 10,3 – 11,0 11,9 56,5 1,0
B. Intermédiaires du commerce 11,6 8,3 0,4 2,3 5,4 4,1 1,1 3,9 4,0 114,3 0,5
Commerce de gros et intermédiaires 6,2 4,7 2,3 0,8 4,4 4,9 0,9 2,4 1,7 652,9 1,7
* Cette ligne intègre les 8,3 milliards de ventes de marchandises des autres grossistes spécialisés et non spécialisés (519.A et B). L’impact de leur évolution a été intégrée à celle du secteur des
biens intermédiaires pour que le total des contributions coïncide avec la croissance de l’ensemble des grossistes.
Source : Insee, comptes du commerce.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE(+ 0,6 %). L’emploi salarié diminue légère- Évolution des effectifs salariés dans le commerce en moyenne annuelle
base 100 = 1994ment dans le commerce et la réparation
135automobiles (– 0,3 %) (graphique 2).
En revanche, au dernier trimestre 130
2008, le nombre de salariés travaillant Commerce de détail
125dans le commerce baisse de 12 900
par rapport au même trimestre de Ensemble du commerce
120
2007, soit un recul de 0,4 %. C’est la
Commerce et réparation automobiles
conséquence de la dégradation de la 115
situation économique au deuxième
110
semestre. Commerce de gros
105
100Baisse des créations
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
d’entreprises commerciales
Source : Insee, comptes du commerce.
réparation associées. Sont donc exclus lesEn 2008, les créations d’entreprises
Définitions dépenses d’eau, de gaz naturel et d’électri-
baissent dans le commerce (– 1,0 %
cité, ainsi que les services consommés par
après + 14,6 % en 2007) et ralentissent les ménages tels que les transports, la loca-L’évolution des ventes « en volume » ou
dans l’ensemble de l’économie (+ 1,8 % tion immobilière, les services financiers, lesaux prix de l’année précédente, pour une
services récréatifs et de soins personnels,après + 12,5 % en 2007). Avec 77 700 année donnée, s’obtient en déflatant l’évo-
l’éducation, la santé, l’action sociale...lution des ventes en valeur par un indiceentreprises commerciales créées en
Par convention, l’analyse despartsdemar-mesurant l’évolution des prix par rapport àFrance en 2008, le commerce représente
ché porte sur les ventes au détail toutesl’année précédente. Pour les commerces
plus d’un quart des créations de l’éco- taxes comprises (TTC) de produits com-de détail et l’automobile, cet indice de prix
nomie. En 2008, parmi les entreprises mercialisables hors ventes de véhicules,est obtenu à partir de l’évolution des prix de
caravanes et remorques (neufs ou d’occa-créées dans le commerce, 63 % appar- la consommation des ménages issue des
sion) et hors entretien et réparation de véhi-comptes nationaux et de la structure destiennent au commerce de détail, 28 % au
cules. Mais on y inclut certains produits « liés »ventes du secteur de l’année. Pour le com-commerce de gros (y compris les intermé-
à l’automobile : les pièces détachées, les car-merce de gros, les prix de vente des pro-
diaires) et 9 % au commerce et à la répa- burants et lubrifiants, les pneumatiquesduits sont élaborés à partir de différents
ration automobiles. (même montés par les réparateurs) ainsi queindicateurs disponibles : prix de vente des
les ventes et réparations de motocycles.industriels, prix des producteurs agricoles,
prix sur le marché de gros à Rungis, prix duSources
commerce extérieur... Bibliographie
Les ventes présentées ici diffèrent du
Les comptes du commerce s’insèrent chiffre d’affaires réalisé par les secteurs
dans le cadre des comptes nationaux et commerciaux pour différentes raisons. Rapport sur l’activité du commerce en 2008,
sont publiés en « base 2000 ». Ils sont Elles ne comprennent pas les ventes de Document de travail (disponible sur le site
établis selon les concepts et définitions services facturées aux clients ou aux four- insee.fr à partir de juillet 2009),Insee.
du système européen des comptes (SEC nisseurs ni celles des biens produits. Le commerce en 2007, collection Comptes
1995). Les ventes sont issues du compte Dans le commerce de détail, certains com- nationaux, Insee.
spécialisé du commerce présenté deux merçants travaillent « à la commission » et LecommerceenFrance, Insee Référen-
fois par an, en juin et en décembre à la par conséquent n’incluent dans leur chiffre ces, édition 2008.
Commission des comptes commerciaux d’affaires que les commissions perçues Sergine Tellier, « Croissance plus faible
de la nation (CCCN). À la commission de (débitants de tabac, marchands de jour- des créations d’entreprises en 2008 »,
juin 2009 ont été présentées les premiè- naux...) ; les ventes correspondantes sont Insee Première n° 1221, janvier 2009.
res estimations détaillées de l’année alors estimées pour se rapprocher de la Antonin Aviat, Guillaume Houriez, Ronan
2008 ; ces données sont dites provisoires. consommation des ménages en valeur. Mahieu, « Les comptes de la Nation en
Les évaluations des ventes de 2007 sont La consommation commercialisable est 2008 - Un fort ralentissement de l’activité »,
issues d’un compte dit semi-définitif ; une partie de la consommation effective Insee Première n° 1236, mai 2009.
elles seront révisées en décembre 2009. des ménages. Elle comprend les produits Georges Consalès, « En 2008, la consomma-
Les ventes de l’année 2006 et antérieures susceptibles d’être vendus aux ménages tion des ménages s’infléchit mais résiste »,
sont celles du compte définitif. par le commerce et les activités de Insee Première n° 1241, juin 2009.
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