Le secteur tertiaire alsacien crée les deux tiers de la valeur ajoutée régionale

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Le secteur tertiaire au sens large, occupe aujourd'hui la première place dans l'économie nationale. En Alsace, où le caractère industriel de la région reste marqué, le poids du tertiaire est moins important que dans bon nombre de régions françaises. Avec 65% de la valeur ajoutée régionale produite dans ce secteur, l'Alsace arrive au 14ème rang des vingt-deux régions.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Avant-propos
De l’industrie au tertiaire
u cours des dernières décennies, la société tertiaire a pris le pas sur l’économie industrielle, à mesure que
certaines évolutions structurelles transformaient le paysage économique et social.A
Lors des grandes vagues de restructurations industrielles des années 70 et 80, les groupes et les grandes entreprises
se sont recentrés sur leur cœur de métier, pour accroître leur productivité.
Diverses fonctions, assurées auparavant au sein même de l’industrie, ont alors été externalisées et déléguées à des
prestataires de services aux entreprises. Qu’il s’agisse d’activités comptables, juridiques, ou informatiques qui
exigeaient une spécialisation de plus en plus pointue ; ou de fonctions à faible valeur ajoutée comme le nettoyage ou la
surveillance ; ou encore de certaines fonctions commerciales, concédées à des intermédiaires.
L’urbanisation intense a provoqué, par ailleurs, l’essor de nouvelles activités tertiaires. Transports urbains, gestion des
déchets et de l’eau, services sociaux divers ont été autant de services engendrés par la vie urbaine. Enfin, l’élévation du
niveau de vie et le développement de la société de loisirs ont favorisé les créations d’emplois dans les services aux
particuliers, comme dans l’hôtellerie-restauration, dans les activités culturelles ou sportives, ou encore la santé et
l’éducation.
Dans la période récente, alors que l’industrie continuait de réduire ses effectifs, le développement de l’emploi tertiaire
n’a cessé de s’amplifier, sous l’impulsion des services marchands, que ce soit dans les services aux particuliers, les
services aux entreprises ou les activités immobilières.
Les services aux entreprises, bénéficiant pleinement des changements intervenus dans la gestion de l’entreprise, ont
connu en outre un gonflement de leurs effectifs dû à un recours croissant au travail intérimaire, depuis la fin des
années 80.
Les services aux particuliers ont également créé de nombreux emplois, même si les différentes activités n’ont pas
évolué de manière homogène : alors que l’hôtellerie et la restauration se développaient surtout en milieu urbain,
beaucoup de cafés fermaient leurs portes dans les petites communes.
Aujourd’hui, la frontière entre l’industrie et le tertiaire - désormais premier secteur économique - est devenue de plus en
plus floue, et l’informatisation croissante a beaucoup contribué à cette évolution.
Les firmes industrielles consomment toujours plus d’immatériel ou, très souvent, en proposent avec leurs propres
produits. Les livraisons d’équipements s’accompagnent de diverses prestations de services, sous forme d’ingénierie et
de conseil en amont, ou de maintenance en aval. Des constructeurs d’automobiles deviennent le “banquier” de leurs
clients ou disposent d’une filiale de transport.
A contrario, les entreprises du tertiaire utilisent toujours davantage de biens matériels. Leurs activités deviennent
davantage consommatrices d’équipements, à l’image de ce qui se passe dans l’industrie : immobilier, matériels de
transport et de manutention, équipements informatiques.
L’économie et la société alsaciennes ont pleinement participé à ces évolutions, qui ont remodelé le profil du tissu
économique de la région.
Cet ouvrage est le fruit d’un travail collectif réalisé dans le cadre d’un large partenariat. Il propose une analyse complète
des services marchands et permet de comprendre les dynamiques à l’œuvre au cours de la dernière décennie, afin de
préparer les défis qui s’annoncent.
Que toutes celles et tous ceux qui y ont contribué, à des titres divers, soient ici vivement remerciés.
Vincent Le Calonnec
Directeur de l’Insee-AlsaceLe tertiaire en Alsace
Le secteur tertiaire alsacien crée
les deux tiers de la valeur ajoutée régionale
Karin DEMÉSY - Insee
Le secteur tertiaire, au sens large, à la croissance du tertiaire dans la (32 %). Le poids de cet ensemble est
occupe aujourd’hui la première région, comme en Aquitaine ou plus faible en Alsace (30 %), comme
place dans l’économie nationale. dans le Nord-Pas-de-Calais, par en Pays-de-Loire, Rhône-Alpes,
Les entreprises de ce secteur, admi- exemple, avec une progression qui Provence-Alpes-Côte d’Azur, où il se
nistrations et éducation-santé-action dépasse également 60 %, et qui est situe à 28-30 %. Dans certaines ré-
sociale comprises, créent un peu plus largement supérieure à la moyenne gions économiquement moins acti-
de 70 % de la richesse de la France de la France de province (+ 54 %). ves, ce poids est très élevé : entre
en 2001. En Alsace, où le caractère 35 et 38 % en Limousin, en Cham-
Une place de choixindustriel de la région reste marqué, pagne-Ardenne, en Lorraine.
pour les services rendusle poids du tertiaire est moins im- Autre ensemble important du sec-
aux entreprisesportant que dans bon nombre de ré- teur tertiaire, les services aux entre-
gions françaises. Avec 65 % de la prises, qui sont à l’origine de 22 %En 2001, les services administrés
valeur ajoutée régionale produite de la valeur ajoutée tertiaire en mé-représentent 28 % de la valeur
dans ce secteur, l’Alsace arrive au tropole. Ces activités sont trèsajoutée produite par le secteur ter-
e
14 rang des vingt-deux régions. concentrées en Île-de-France, oùtiaire en métropole, mais près d’un
Elle se place bien loin derrière cette part atteint 30 %. Elles tiennenttiers dans les régions de province
l’Île-de-France, où plus de 80 % de
la valeur ajoutée revient au secteur
e
L’Alsace au 14 rang pour le poids du tertiairetertiaire. Elle se situe au même ni-
veau que l’Auvergne et la Bour- Poids du tertiaire dans Indice de spécificité
gogne. Région la valeur ajoutée régionale par rapport
en 2001 (en %) à la France métropolitaine
Forte progression Corse 83,7 1,16
du tertiaire alsacien Île-de-France 82,2 1,14
dans les années 90 Provence-Alpes-Côte d’Azur 78,5 1,09
Au début des années 90, l’Alsace Languedoc-Roussillon 76,6 1,06
e
n’arrivait qu’en 17 position des ré- Midi-Pyrénées 71,9 1,00
gions, avec 61 % de la valeur Aquitaine 71,5 0,99
ajoutée régionale produite par les Limousin 70,4 0,97
activités tertiaires. C’est la région Bretagne 69,0 0,96
où la valeur ajoutée du tertiaire a Poitou-Charentes 67,8 0,94
progressé le plus rapidement au
Rhône-Alpes 67,5 0,93
cours de la décennie. Elle a été mul-
Nord - Pas-de-Calais 67,4 0,93
tipliée par un peu plus de 1,5.Le déve-
Lorraine 67,2 0,93
loppement des services administrés,
Bourgogne 67,0 0,93
qui regroupent les administrations et
Alsace 65,40,90
l’éducation-santé-action sociale, a
Auvergne 65,2 0,90largement contribué à cette hausse.
Basse-Normandie 64,9 0,90L’installation de diverses institutions
Pays de la Loire 64,4 0,89communautaires européennes à
Centre 64,2 0,89Strasbourg explique pour partie
cette évolution. Comme dans le Picardie 62,9 0,87
Nord-Pas-de-Calais et en Haute-Normandie 61,7 0,85
Haute-Normandie, autres régions où Franche-Comté 60,6 0,84
le tertiaire non concurrentiel était Champagne-Ardenne 59,6 0,83
peu développé, la valeur ajoutée a France métropolitaine 72,2 1,00
augmenté de plus de 60 % dans ce France de province 68,2 0,94
secteur. L’essor des services aux
Source : Insee, comptes régionaux
entreprises a également participé
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Insee-Alsace - Les services marchandsLe tertiaire en Alsace
sont les activités du secteur tertiaire Entre 1990 et 1999, près de 18 000Croissance de la valeur ajoutée
qui ont alimenté la totalité de la emplois ont été créés dans les ser-du tertiaire en 1990-2001 :
croissance de l’emploi. Dans la ré- vices aux entreprises (+31 %), quil’Alsace en tête
gion, elles ont créé près de 68 000 ont notamment bénéficié du déve-
postes. Cette croissance, de 17 %, loppement de l’emploi intérimaire.
est supérieure à celle enregistrée Désormais, 76 600 personnes tra-
en France métropolitaine, où elle vaillent dans ce secteur : c’est près
frôle les 13 %. de la moitié de l’emploi industriel,
Le tertiaire administré a apporté alors qu’il en représentait à peine
l’essentiel de cette croissance dans un tiers dix ans auparavant. Sur la
la région, où il s’est développé da- dernière décennie, le gain est de
vantage que sur l’ensemble du pays. 10 000 emplois dans les services
En Alsace, 25 000 emplois ont été aux particuliers (+28 %). Le com-
créés dans l’éducation-santé-social merce, qui concentre 96 000 em-
Évolution de la valeur ajoutée (+26 %) et 11 000 dans les adminis- plois, et les transports ont aussi
du tertiaire en 1990-2001 (en %)
trations (+20 %). Aujourd’hui, le ter- participé à la création de nouveauxde 45 à 5257 et plus
moins de 45de 52 à 57 tiaire administré offre plus d’emplois emplois dans la région, avec des
dans la région que l’industrie : il re- gains supérieurs à ceux enregistrés
groupe près de 190 000 personnes en moyenne nationale. Seuls les ac-également une place de choix en
et représente 28 % de l’emploi ré- tivités financières et l’immobilier ontAlsace, ou en Rhône-Alpes, où el-
gional en 1999. L’ensemble éduca- réduit leurs effectifs, comme dansles produisent un peu plus du cin-
tion-santé-action sociale en constitue l’ensemble du pays.quième de la richesse régionale,
la plus grande partie, avec près desoit sensiblement plus que la
122 500 personnes, soit 18 % des L’essentielmoyenne provinciale (17%). Cette
emplois alsaciens. des emplois tertiairessituation est largement liée au dy-
dans les grands centresnamisme économique régional et à
Essor des servicesl’importance du secteur industriel. Les activités tertaires sont surtout
aux entreprisesLes régions plus touristiques se ca- concentrées en milieu urbain.
ractérisent davantage par l’impor- L’expansion des activités de servi- Néanmoins, si les services destinés
tance des services aux particuliers ces aux entreprises et de services aux entreprises sont le plus souvent
qui incluent l’hôtellerie-restauration. aux particuliers, spécialement vive localisés dans les grandes villes et
Les activités de services aux particu- en Alsace, a également contribué à leur périphérie, en particulier dans
liers dégagent8à10%de la valeur la croissance de l’emploi tertiaire. l’agglomération strabourgeoise, les
ajouté régionale dans cinq
Forte croissance de l’emploi des services au cours des années 90régions, en particulier en
Île-de-France, en Corse,
France
AlsaceProvence-Alpes-Côte d’Azur métropolitaine
et en Bretagne, pour une
Évolutionmoyenne de 7 % pour la Emplois Évolution 1990-1999
1990-1999
province et 8 % pour la mé-
Valeurtropole. En Alsace, elles 1990 1999 %%
absolue
sont à l’origine de 6,4 % de
Ensemble 635 819 687 767 51 948 8,2 3,3la valeur ajoutée régionale.
Agriculture, sylviculture, pêche 18 780 15 050 -3 730 -19,9 -26,2
Industrie 182 853 168 462 -14 391 -7,9 -11,8 Le tertiaire,
Construction 40 913 43 088 2 175 5,3 -15,0créateur d’emploi
Tertiaire 393 273 461 167 67 894 17,3 12,8des années 90
dontToutes ces caractéristiques
Commerce 90 609 96 316 5 707 6,3 0,8se retrouvent en termes
Transports 26 299 28 527 2 228 8,5 7,1d’emploi. Aujourd’hui, le
Activités financières 18 969 18 221 -748 -3,9 -4,7secteur tertiaire représente
Activités immobilières 9 700 5 958 -3 742 -38,6 -33,1environ 72 % des emplois
Services aux entreprises 58 484 76 581 18 097 30,9 24,0en France. En Alsace, il re-
groupe 461 000 personnes Services aux particuliers 35 992 45 990 9 998 27,8 17,9
en 1999, soit les deux tiers Éducation, santé, action sociale 97 105 122 540 25 435 26,2 20,4
des emplois régionaux. Au Administration 56 115 67 034 10 919 19,5 18,6
cours des années 1990, ce
Source : Insee, recensement de la population de 1999
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Insee-Alsace - Les services marchands
Source : Insee, comptes régionaux © IGN - InseeLe tertiaire en Alsace
Fonctions métropolitaines supérieures
Jean-Patrick JOUHAUD - Sgare
L’analyse de la localisation des emplois de cadres et de professions intellectuelles supérieures, au travers de onze fonctions di-
1tes "métropolitaines supérieures" , illustre la prééminence de Paris et la position relativement favorable de quelques métropo-
les régionales. Strasbourg soutient la comparaison avec des villes comme Lyon, Montpellier ou Toulouse et occupe une place
prépondérante dans la France du Nord-Est.
Concentration dans l’agglomération parisienne
La concentration urbaine de ces emplois peut se mesurer de deux manières. Sur l’ensemble du territoire métropolitain, la part
des fonctions supérieures dans l’emploi total s’élève à 7,9 % en 1999 et passe à 10,6 % pour les unités urbaines de plus de
50 000 habitants. Ces agglomérations, qui regroupent un peu plus de la moitié de la population, rassemblent 61 % de l’emploi
et 82 % des emplois métropolitains supérieurs. La concentration des pouvoirs de décision est particulièrement forte dans l’ag-
glomération parisienne : 43,5 % de ces emplois se localisent dans la capitale, alors que celle-ci ne regroupe que 16,5 % de la
population et un cinquième des emplois. En excluant l’agglomération parisienne, la part des emplois métropolitains supérieurs
dans les principales villes retombe à 7,5 %.
e ère
Strasbourg au 6 rang national et 1 métropole de l’Est
Avec un taux d’emplois métropolitains supérieurs de 10,5 %, Strasbourg se situe au 6e rang des agglomérations de plus de
50 000 habitants, derrière les villes de Grenoble, Toulouse, Montpellier et Lyon. La métropole alsacienne apparaît ainsi en
bonne position dans le contexte national et plus singulièrement par rapport aux agglomérations des cinq régions du Grand Est.
(1)voirp.11
Les emplois métropolitains supérieurs en 1999
Charleville-
Mézières
Sedan
Longwy
Thionville
Forbach
Reims
Verdun
Metz Sarreguemines Wissembourg
Saint-AvoldEpernay
Châlons-en-
Pont-à- HaguenauChampagne
Mousson
SaverneChampagne
Bar-le-Duc Sarrebourg
Vitry-le- Toul
NancyFrançois
Saint-Dizier
StrasbourgLunéville
-Ardenne Lorraine Fonctions les mieux
représentéesAlsace
Saint-DiéTroyes
Épinal Transports
Sens
Chaumont Colmar
TélécommunicationsRemiremont
Commerce
Mulhouse
Auxerre
Gestion dans l’industrie
Belfort Saint-LouisVesoul
Recherche
Franche- Montbéliard
Bourgogne
Dijon
Besançon
Emplois métropolitains
supérieursComtéDôle
22600Beaune
Nevers
Pontarlier
12400
Chalon/ 5100Le Creusot
Saône
Lons-le- 1000
Saunier
Montceau-
50
les-Mines
Mâcon Régions
Départements
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Insee-Alsace - Les services marchands
Réalisation : SGARE Alsace 2003
Source : Insee, recensement de la population de 1999 © IGN - GEOFLA - 2001Le tertiaire en Alsace
Seules les agglomérations de Nancy, Belfort et Dijon présentent des taux d’emploi légèrement supérieurs ou équivalents à la
moyenne du territoire métropolitain.
Que ce soit au plan régional ou au niveau de l’ensemble Grand Est, le poids des fonctions supérieures de Strasbourg est nette-
ment plus élevé que celui de ses emplois ou de sa population. C’est ainsi que la capitale alsacienne regroupe la moitié de ces
fonctions localisées en Alsace, contre un tiers des emplois et un quart de la population. Au niveau des régions de l’Est, Stras-
bourg concentre près de 15 % des emplois supérieurs, contre7%del’emploi total et 5,3 % de la population. Aucune autre mé-
tropole de l’Est français n’affiche une telle prépondérance en termes d’emplois métropolitains supérieurs.
Des fonctions liées à la recherche dans les métropoles du Grand Est
Parmi les principales unités urbaines du Grand Est, qui rassemblent les poids d’emplois métropolitains supérieurs les plus im-
portants, les capitales régionales, ainsi que Nancy et l’aire urbaine de Belfort-Monbéliard se caractérisent par les fonctions as-
sociées à la recherche, ainsi qu’aux activités bancaires et financières pour certaines. Mulhouse ne figure pas dans ce groupe.
L’agglomération de Haute Alsace, comme Colmar et certaines villes présentant des taux d’emplois métropolitains supérieurs
faibles (villes du Bassin Houiller de Lorraine, Sens, Saint-Dié-des-Vosges) se singularisent, quant à elles, par les fonctions de
commerce de gros et interindustriel. Les emplois dans les télécommunications forment un troisième groupe, constitué essen-
tiellement de chefs-lieux de départements, mise à part la ville de Châlons-en-Champagne. Ces villes sont essentiellement lo-
calisées en Champagne-Ardenne et dans l’ouest de la Bourgogne. Thionville, Mâcon et Saint-Louis ont une spécificité
associée aux transports. Une dernière catégorie, bien représentée par les petites villes alsaciennes comme Thann ou Mols-
heim, est surtout spécialisée dans des emplois liés à la gestion de l’industrie.
Répartition de l’emploi métropolitain supérieur par fonction (en %)
Fonctions Emplois supérieurs France métropolitaine Grand Est
métropolitaines Unités urbaines Unités urbaines Unités urbaines
supérieures Ensemble d’au moins d’au moins d’au moins
50 000 habitants 50 000 habitants 5 000 emplois
Art Artistes et emplois supérieurs artistiques, artisans
d’art 7,2 6,4 5,9 6,1
Banque-Assurances Cadres des banques et assurances 8,1 8,9 9,1 8,6
Commerce Cadres des commerces de gros et interindustriel 11,9 10,6 10,6 11,6
Commercial dans l’industrie Ingénieurs et cadres commerciaux,
technique-commerciaux dans les établissements
industriels 4,5 4,0 4,5 5,2
Gestion dans l’industrie Cadres de direction, d’administration et de finance
des établissements industriels 7,1 5,5 7,2 9,4
Information Cadres et emplois supérieurs de l’information 3,2 3,5 3,0 2,8
Informatique Ingénieurs et cadres de l’informatique des
établissements industriels 1,9 2,0 1,3 1,4
Recherche Ingénieurs et cadres techniques de recherche,
études ou développement dans les établissements
industriels ; chercheurs de la recherche publique,
emplois supérieurs des établissements de
recherche et d’enseignement supérieur 15,2 15,9 22,1 19,9
Services aux entreprises Cadres des services aux entreprises 30,6 32,9 25,3 24,1
Télécommunications Ingénieurs et cadres des postes et
télécommunications 4,2 4,4 4,8 4,6
Transports Ingénieurs et cadres des transports 5,9 5,8 6,1 6,2
Part de l’emploi métropolitain supérieur dans l’emploi total en 1999 7,9 10,6 6,8 5,7
Source : INSEE, recensement de la population de 1999 et Insee Première n° 840, Mars 2002.
Des fonctions urbaines industrielles et tertiaires
L’analyse fonctionnelle de l’emploi métropolitain supérieur repose sur une grille qui transcende les analyses sectorielles ou par
profession. Trois critères interviennent dans l’identification de ces fonctions : elles sont à la fois repérables dans la nouvelle no-
menclature d’activités françaises (NAF), davantage présentes dans les villes et correspondent essentiellement au plus haut ni-
veau de qualification, de type cadre ou ingénieur. Elles permettent d’appréhender le rayonnement, les forces et les faiblesses
des grandes villes. Parmi les onze fonctions ainsi définies, plusieurs regroupent à la fois des emplois industriels et tertiaires
comme, par exemple, le commerce ou la recherche.
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Insee-Alsace - Les services marchandsLe tertiaire en Alsace
Valeur ajoutée des administrationsvilles moyennes bénéficient plutôt
d’une forte présence de tertiaire ad- D’une manière générale, la valeur ajoutée est égale à la différence entre la valeur
ministré, grâce à l’implantation de de la production des biens et services produits, et celle des consommations né-
cessaires pour réaliser cette production.nombreux établissements éduca-
Pour les administrations, la production est constituée principalement de servicestifs, sanitaires ou administratifs. Les
dits "non marchands", dans la mesure où ils sont fournis gratuitement ou à un prixactivités liées au tourisme ou aux
inférieur à la moitié de leur coût de production. La valeur totale de cette productionloisirs, ainsi que les services à la
est mesurée par l’ensemble des coûts de production, à savoir la somme des ré-
personne (coiffure, soins de beau-
munérations versées, des consommations intermédiaires (loyers, énergie,
té, teintureries ou pompes funè- consommables divers,...), de la consommation de capital fixe (en quelque sorte,
bres), en raison de leur clientèle de l’amortissement du capital investi) et de certains impôts sur la production (par
particuliers, sont beaucoup mieux exemple, recherche ou gestion propre des ordures ménagères), moins les sub-
réparties sur le territoire régional, ventions reçues.
1La valeur ajoutée des administrations, essentiellement non marchande , corres-même si l’essentiel des emplois
pond donc au total des rémunér, des consommations intermédiaires plusreste concentré dans les grands
l’amortissement du capital, plus le solde impôts - subventions sur la production.centres.
Si l’on compte près de 2 700 emplois
(1) Il existe, de manière tout à fait marginale, une valeur ajouté "marchande" des administra-
tertiaires pour 10 000 habitants en
tions, générée par l’activité de vente de certains produits à leur coût réel de production.
Alsace, cette densité approche les
5 000 à Strasbourg, dont un quart
dans les services aux entreprises.
Dans la proche périphérie strasbour- bénéficient en effet de la présence
Des emplois liés au tourismegeoise, cette densité reste élevée : de services administratifs et
dans les cantons vosgienselle dépasse les 3 000 emplois pour d’équipements scolaires ou de
10 000 habitants dans les cantons Si l’on exclut les trois grandes villes, santé : services fiscaux, lycées,
d’Illkirch-Graffenstaden et de Schil- la densité d’emplois tertiaires de la hôpitaux…
tigheim, où le poids des services région diminue de moitié et passe à Dans quelques cantons de la Mon-
aux entreprises est également im- 2 000 emplois pour 10 000 habitants, tagne Vosgienne ou du Piémont des
portant. À Colmar, chef-lieu du dé- et le secteur ne représente plus que Vosges, ce sont également les acti-
partement du Haut-Rhin, elle atteint 58 % de l’emploi total. Les cantons vités tertiaires qui offrent l’essentiel
4 700 emplois pour 10 000 habi- des sous-préfectures se caractéri- des emplois, notamment grâce au
tants ; elle passe à 4 000 à Mul- sent en général par une densité tourisme (hôtellerie, restauration)
house. Dans tous ces territoires, le élevée, entre 2 500 et 3 000, et un ou à des installations sanitaires et
secteur tertiaire concentre de 75 % poids du tertiaire supérieur à 60 % de sociales (établissements de long
à 85 % des emplois. l’emploi total. Les sous-préfectures séjour ou de cure…).
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Insee-Alsace - Les services marchands

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