Les filiales commerciales des groupes industriels : un rôle majeur

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La moitié des groupes industriels internationaux présents en France y possède une filiale de commerce de gros. Ces filiales jouent un rôle majeur dans la distribution des produits de leur groupe. Elles réalisent 13 % des échanges extérieurs. Pour trois quarts de leurs échanges intra groupe, les décisions sont prises hors de France. Pour huit filiales commerciales sur dix, c'est avec l'Europe que les échanges ont été les plus dynamiques ces dernières années.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 936 - DÉCEMBRE 2003
PRIX : 2,20€
Les filiales commerciales
des groupes industriels :
un rôle majeur
Odile Bovar, Sandrine Lebon, division Commerce, Insee
Claire Plateau, Sessi
a moitié des groupes industriels in- opérant à l’échelle mondiale. D’autres filiales
commerciales sont chargées d’approvisionnerternationaux présents en France y
en amont les sites de production.Lpossèdent une filiale de commerce
Les filiales commerciales de groupes indus-
de gros. Ces filiales jouent un rôle majeur
triels internationaux réalisent ainsi 13 % de
dans la distribution des produits de leur l’ensemble des exportations et importations
groupe. Elles réalisent 13 % des échanges françaises (tableau 1). Les autres entreprises
extérieurs. Pour trois quarts de leurs de commerce de gros en réalisent une part un
peu supérieure. (Dans ce texte, le commerceéchanges intragroupe, les décisions sont
de gros comprend le commerce de gros auto-prises hors de France.
mobile ; voir Sources.)
Pour huit filiales commerciales sur dix,
c’est avec l’Europe que les échanges ont
été les plus dynamiques ces dernières
Automobile et produits électriquesannées.
et électroniques en tête
Depuis une vingtaine d’années, les groupes Les groupes industriels s’appuient sur leurs
industriels internationaux développent davan- filiales de commerce de gros pour vendre en
tage leurs propres réseaux commerciaux. De France leur production réalisée par d’autres
plus en plus, ils prennent en charge la commer- filiales situées à l’étranger. Ces importations
cialisation de leurs produits, en la confiant à dites intragroupe, réalisées par les filiales com-
des filiales distinctes. Sur les 4 000 groupes merciales, sont particulièrement intenses pour
industriels internationaux présents en France, l’automobile (groupes allemands, japonais et
un sur deux possède au moins une filiale de américains), les produits électriques et électro-
commerce de gros. Ces filiales constituent une niques (groupes américains, finlandais et japo-
pièce essentielle de leur organisation : elles nais), l’équipement mécanique (groupes
distribuent en aval la production du groupe, en allemands et italiens), la chimie et caoutchouc
Échanges extérieurs de produits industriels par les entreprises selon les secteurs en 1999
En millions d’euros
Importations Exportations
dont groupes dont intra- dont groupes dont intra-
Total industriels groupe Total industriels groupe
internationaux (GII) des GII internationaux (GII) des GII
Industrie 144 294 120 286 56 146 209 628 181 591 100 747
Commerce dont 104 179 - - 45 705 - -
commerce et rép.d'automobiles 18 161 14 468 13 945 3 889 2 469 1 523
commerce de gros 74 169 32 833 25 139 39 056 17 100 6 818
commerce de détail 11 849 -- 2 760 --
Autres secteurs 13 896 - - 12 773 - -
TOTAL 262 369 167 587 95 230 268 106 201 160 109 088
Note de lecture : En 1999, les entreprises du commerce de gros ont importé 74 milliards de produits industriels ; 33 millards sont le fait de filiales
commerciales appartenant à des groupes industriels internationaux (GII) dont 25 milliards proviennent de leurs filiales à l'étranger (intragroupe).
Sources : enquête Echanges internationaux intragroupe 1999 (Sessi, Insee, Scees) et Douanes
INSEE
PREMIERE(groupes anglais et allemands), et l’équi- de production. Leurs filiales commercia- réalisés par les filiales de commerce de
pement du foyer (groupes coréens, les assurent principalement le rôle de gros (tableau 1). Il s’agit dans ce cas
espagnols et japonais) (graphique).En distributeur en France des produits de presque exclusivement de filiales de
effet, les échanges internes aux groupes leur groupe. A l’inverse, les groupes groupes étrangers. Au contraire, sur les
se développent surtout sur les marchés industriels de produits pharmaceutiques 109 milliards d’exportations intragroupe,
peu différenciés, ceux sur lesquels et, dans une moindre mesure, de com- 8 % seulement sont réalisés par des filia-
s’échangent des produits standardisés. posants électroniques, qui ont souvent les de commerce de gros, dont la moitié
Les échanges intragroupe des filiales de des filiales industrielles implantées en par des filiales de groupes français.
commerce de gros sont particulièrement France, s’appuient plus rarement sur
élevés pour les groupes qui n’ont pas de leurs filiales de commerce de gros pour
Accroître les performancessites de production en France. Ainsi, la leurs échanges entre la France et
moitié des constructeurs automobiles l’étranger. des groupes industriels
étrangers ayant une activité de com- Sur 95 milliards d’importations intra-
merce en France n’y ont pas d’activité groupe, 39 milliards, soit 41 %, sont Les grands groupes industriels voient
dans la possession de filiales de com-
merce de gros un atout stratégique.
Selon ces filiales, les importations intra- Principaux motifs pour échanger en intragroupe selon les filiales
groupe permettent principalement dede commerce de gros*
maîtriser la qualité de leurs produits et
En %
de stabiliser les approvisionnements
(tableau 2). Elles leur donnent aussi lesNe se
D’accord Pas d’accord Total
prononcent pas moyens de mieux ajuster leurs prix, de
maîtriser la stratégie de leurs marques,Maîtriser plus facilement la qualité de nos produits 48,3 13,5 38,2 100,0
et la qualité du service après-vente.Stabiliser les approvisionnements 44,3 17,3 38,4 100,0
Pour les filiales de commerce de grosMeilleure flexibilité pour ajuster nos prix 43,8 17,9 38,3 100,0
plus encore que pour les filiales indus-Moins coûteux en terme d’organisation 43,7 18,3 38,0 100,0
trielles, les échanges internationaux deMaîtriser la stratégie de nos marques 43,6 17,5 38,9 100,0
produits se font majoritairement au seinMaîtriser la qualité de nos services après-vente 43,3 15,8 40,9 100,0
des groupes et sont décidés par la têteFinancement plus facile 41,9 18,1 40,0 100,0
de groupe. Les échanges des filiales deNous approvisionner au meilleur coût 37,7 23,8 38,5 100,0
commerce de gros présentes en France
*Une liste de 22 motifs leur était proposée. Le tableau reprend les motifs pour lesquels la proportion de réponses "d'accord"
sont pour 70 % des échanges intra-était la plus forte. Les nombreuses réponses "ne se prononcent pas" proviennent le plus souvent de filiales ayant déclaré par ail-
leurs que les décisions concernant les échanges intragroupe étaient prises "dans le groupe à un niveau supérieur". groupe, contre 52 % pour les filiales
Source : enquête Échanges internationaux intragroupe 1999 (Sessi, Insee, Scees) industrielles. Pour trois quarts des
Poids des échanges intragroupe dans l'ensemble des importations et exportations
Ensemble des Ensemble des
importations exportations
En milliards d'euros En milliards d'euros
Ensemble 262,4 268,1
Automobile 29,7 37,9
Équipement électrique électronique 26,6 24,3
Équipement du foyer 16,9 11,9
Équipement mécanique 23,7 24,3
Chimie et caoutchouc 31,7 33,1
Bois et papier 9,8 7,3
Édition imprimerie 1,8 1,8
Composants 15,0 17,2
Métallurgie 19,0 18,6
Pharmacie, parfumerie 10,8 17,8
Habillement, cuir 12,8 7,3
12,9 20,7Aéronautique
Produits minéraux 5,9 5,3
7,7 7,0Textile
18,3 4,1Combustibles
80 % 60 % 40 % 20 % 0 % 20 % 40 % 60 % 80 %
Importations intragroupe des filiales commerciales Exportations intragroupe des filiales commerciales
Imporagroupe des filiales industrielles Exporagroupe des filiales industrielles
Note de lecture : en 1999, 61 % de l'ensemble des importations d'automobiles sont des échanges intragroupe ; 43% sont réalisées par des filiales commerciales et les 18% restant par des filiales
industrielles.
Sources : enquête Echanges internationaux intragroupe 1999 (Sessi, Insee, Scees) et Douanes
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE Provenance des importations intragroupe des groupes industriels internationaux selon la nationalité du groupe
Nationalité du groupe
Français Allemand Américain Japonais Italien Néerlandais Anglais Belge
Importations intragroupe, en millions d'euros 1 816 11 002 7 529 4 612 2 671 2 420 1 784 874
Part d'intragroupe dans les importations, en % 27,9 90,2 86,7 95,0 95,7 83,9 77,9 91,8
Provenance de l'intragroupe en %
Tous pays, dont 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Allemagne 4,8 76,3 19,3 3,0 0,5 6,2 4,7 3,7
États-Unis 4,7 1,9 14,1 1,5 1,0 4,6 1,2 0,8
Japon 0,3 1,2 2,1 53,3 0,3 10,4 5,9 10,3
Italie 5,2 0,7 1,5 0,6 77,4 5,2 2,7 1,7
Pays-Bas 8,1 0,4 4,9 7,4 0,4 37,5 1,7 3,2
Royaume-Uni 4,2 0,7 19,1 11,1 6,4 5,3 60,4 2,3
Belgique 22,6 2,4 8,6 0,1 4,1 14,4 3,4 64,6
Irlande 5,0 0,1 12,1 1,1 0,1 0,8 3,9 0,0
Autres pays de l’Europe des 15* 13,8 10,5 9,7 2,1 1,2 11,6 3,8 3,9
* Danemark, Grèce, Portugal, Espagne, Luxembourg, Suède, Finlande, Autriche
Champ : ensemble des produits industriels
Source : enquête Echanges internationaux intragroupe 1999 (Sessi, Insee, Scees)
échanges intragroupe des filiales de produits fabriqués par ou pour le compte industriels qui ont déployé un réseau de
commerce de gros, les décisions sont de leurs maisons-mères. Mais ces filia- production et de distribution au sein de
prises dans le groupe, à un niveau supé- les n’ont pas été enquêtées, l’enquête l’Europe. Ces groupes spécialisent leurs
rieur, contre seulement la moitié pour les commentée ici ne concernant que des sites de production au sein de l’Europe
filiales industrielles. Le rôle de ces filia- entreprises implantées en France. pour bénéficier d’économies d’échelle,
les est sans doute appelé à se renforcer et revendent ensuite leur production
dans les années à venir et encore plus dans toute l’Europe. Les produits impor-
Importer de sa base nationalepour les filiales commerciales. En effet, tés par les filiales de ces groupes indus-
huit filiales de commerce de gros sur dix triels proviennent pour 65 % de l’Unionou de l’Union européenne
disent que ce sont les échanges avec européenne. En particulier, lorsqu’il
des filiales du groupe qui ont le plus pro- s’agit de groupes industriels sans site deAlors que les trois quarts des importa-
gressé au cours des trois années précé- production en France, la part provenanttions intragroupe en France des grou-
dant l’enquête, contre seulement une de l’Union européenne est de 71 %, cepes allemands viennent d’Allemagne,
sur deux pour les filiales industrielles. qui représente 14 milliards d’euros.seulement un septième des importa-
Ces résultats témoignent du rôle essen- tions intragroupe des groupes améri-
tiel des filiales commerciales dans la cains ont pour origine les Etats-Unis
Les exportations :coordination de l’activité du groupe au (tableau 3, chiffres grisés). Ces écarts
niveau international. vers les destinations lointainess’expliquent par la proximité géogra-
phique de la tête de groupe et par
l’ancienneté de l’implantation. Quand la Les filiales commerciales implantées en
Filiales de commerce de gros : tête de groupe est éloignée, les impor- France jouent un rôle beaucoup plus
surtout importer en intragroupe tations se font à partir de la base natio- mineur dans les exportations des grou-
nale, mais aussi au sein d’un réseau de pes industriels : elles en réalisent 19,6
Les filiales commerciales des groupes filiales européennes d’autant plus soli- milliards, à peine 10 %, et seulement
industriels internationaux jouent un rôle dement ancré en Europe que l’implan- 43 % de ces flux sont destinés à des
de premier plan dans les importations en tation est ancienne. Ainsi, 75 % des entreprises de leur groupe. C’est que
provenance de leur groupe : 83 % de produits importés en intragroupe par les exportations sont le plus souvent
leurs importations sont intragroupe des filiales commerciales implantées en prises en charge directement par les
contre seulement 47 % pour les filiales France de groupes américains viennent filiales industrielles, qui les destinent
industrielles ; pour les seuls groupes d’un autre pays de l’Union européenne, pour 55 % à d’autres filiales de leur
étrangers, c’est la quasi-totalité de leurs où ils ont été fabriqués ou par lequel ils groupe.
importations qui proviennent de leur ont transité. La proportion est de 25 % Les exportations des filiales commercia-
groupe. pour les groupes japonais, 53 % des les sont concentrées sur certains pro-
De manière symétrique, les groupes échanges intragroupe provenant direc- duits de consommation comme
français implantent à l’étranger des filia- tement du Japon. l’habillement et le cuir, les produits de
les de commerce de gros, qui jouent Le marché unique européen a favorisé l’édition-imprimerie, les produits de la
dans ces pays le rôle d’importateur des l’émergence de grands groupes pharmacie et de la parfumerie, les
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREentreprises qui ont des échanges interna-équipements électriques et électroni- des produits sur les marchés étrangers :
tionaux élevés : plus d’un million d’eurosques. Dans ces secteurs, les filiales cession de licence à des industriels
pour la somme des importations et des ex-
commerciales exportent beaucoup plus locaux, sous-traitance locale, accord de
portations.
vers l’Asie que les filiales industrielles, coopération internationale. La distribution L’enquête mesure les flux de produits in-
sans doute pour mieux maîtriser des de produits pharmaceutiques en est un dustriels intragroupe réalisés en 1999, hors
matériels militaires, par ces entreprises.transactions commerciales et une logis- exemple. Des groupes s’associent pour
Les entreprises de commerce de détail outique complexes. commercialiser en commun des médica-
encore les entreprises de commerce gros
ments, ces alliances ayant pour but de
qui appartiennent à des groupes de négoce
leur assurer une puissance importante pur (c’est-à-dire ne comportant aucune fi-Des décisions prises
sur le marché mondial. liale réalisant de la production) sont donc
hors de France exclues du champ de l’enquête. L’enquête
ne mesure donc pas les flux intragroupes
Les décisions d’échanges intragroupe Sources réalisés par ces filiales.
des filiales sont souvent prises par la Une enquête du même type avait déjà été
tête de groupe. Quand il s’agit de filiales réalisée en France. Elle portait sur les
L’enquête sur les échanges internationaux échanges en 1993. Les États-Unis et le Ja-de groupes étrangers implantées en
intragroupe a été lancée en 2000 auprès pon en organisent également régulière-France, les décisions sont donc prises
d’entreprises industrielles, du commerce ment depuis une quinzaine d’années.
hors de l’hexagone. 23 % des importa-
de gros et du commerce de gros d’automo-
tions françaises relèvent ainsi directe- biles, implantées en France.
Bibliographiement de l’organisation mondiale de Au sens de la Nomenclature des activités
française, le Commerce de gros de véhicu-groupes dont la maison mère est située
les automobiles appartient au Commercehors de France, dont la moitié par l’inter-
et réparation automobile et non au Com- Guannel B., Les échanges internationaux
médiaire des seules filiales commercia-
merce de gros. Dans cette étude, le Com- intragroupe dans la mondialisation indus-
les. A l’inverse, 14 % des exportations de gros de véhicules automobiles et trielle, Chiffres clés référence n° 247, no-
françaises relèvent de décisions prises le Commerce de gros ont été regroupés, vembre 2003, Sessi.
l’ensemble étant dénommé commerce de Guannel B., Moreau A., Plateau C., Viattehors de l’hexagone, et parmi celles-ci
gros par souci de simplification. R., « L’industrie pharmaceutique : sur les0,7 % sont le fait de filiales commercia-
Les entreprises enquêtées appartenaient à chemins difficiles de l’internationalisation »,
les. Les performances du commerce
des groupes industriels internationaux, Le 4 pages du Sessi, n° 174, avril 2003.
extérieur français dépendent donc en c’est-à-dire à des groupes possédant au Guannel B., Mabile S., Plateau C., « Les
partie des choix stratégiques effectués moins une filiale industrielle, quel qu’en échanges internationaux au sein des grou-
soit le pays d’implantation, et une filiale pes : une focalisation sur quelques produitspar les grands groupes internationaux,
hors de France. Ces groupes peuvent être et vers l’Union européenne », Le 4 pages duen particulier celui d’implanter ou non
français ou étrangers. La nationalité du Sessi, n° 167, novembre 2002.
une unité de distribution.
groupe est conventionnellement celle de Kadjar A., « Implantations étrangères : une
sa tête de groupe. Cette information est implantation plus active dans le commerce
issue du fichier Lifi. Le groupe est composé de gros », Économie et statistique,
de filiales à contrôle majoritaire. n° 326-327,1999-6/7, Insee.L’intragroupe, un aspect
Ces groupes ont été déterminés à partir Le Bris F., « Mondialisation industrielle : lede la mondialisation des échanges
de trois sources : le fichier Lifi de l’Insee, rôle des filiales de commerce de gros des
le fichier des investissements étrangers de groupes étrangers », Insee première
Il existe d’autres formes que la filialisation la Banque de France et le fichier « filiales » n° 485, septembre 1996, Le 4 pages du
de l’activité commerciale pour distribuer de la Dree. Seules ont été interrogées les Sessi, n° 68, septembre 1996.
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