Lyon-horticole

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1891
LYON-HORTICOLE
REVUE Bl-MENSUELLE D'HORTICULTURE
PUBLIÉE AVEC LA COLLABORATIO^ DE
L'ASSOCIATION HORTICOLE LYONNAISE
PRINCIPAUX COLLABORATEURS
MM.
CHAHRETON, CHRÉTIEN, B. COUTE, B. OOUSANÇAT. Th. DENIS, Ph. DEVILLE, L-C GAILLARD, GORRET, HOSTE C. JACQUIER, J. JACQUIER. LABRUTÉRE Fils, LIABAUD, L. LILLE, J. MÉTRAL, Fqae MOREL, J. MORIN, MUSSET, J. NICOLAS, PELLETIER, ROGHET,
alnô,
BELLISSE. A. BERNÂIX, BOUCHARLAT
CHAUDY,
J.
,
Jean SISLET,
etc.
Rédacteur en Chef
:
VI VIAN D-SS OBEI.
Chevalier du Mérite Agricole.
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LYON IMPRIMJERIE DU SALUT PUBLIC
33,
RUE DE LA EÉPUDUQOE, 33
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LYON-HORTICOLE
CHRONIQUE HORTICOLE
Sommaire de la Chronique.
Maoédoine horticole.

Muscari.

Les arbres
stériles.

La France de
1889,
Gérard de Mact'doine horticole. Nerval a raconté, dans je ne sais plus lequel de ses ouvrages, que revenant de Long-jumeau, pays des postillons, il s'arrêta à Clamart, pour étancher une
soif qu'il n'hésite pas à qualifier d'inextinguible.

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Nerval a raconté, dans je ne sais plus lequel de ses ouvrages, que revenant de Long-jumeau, pays des postillons, il s'arrêta à Clamart, pour étancher une soif qu'il n'hésite pas à qualifier d'inextinguible. — plantes suspectes, ? que ça — Vous Le qu'est-ce que c'est ne répondez pas ? — se Ma a foi, l'air bien monsieur, je n'en sais rien^ ça bizarre je vais en référer au chef. — ; chef, s'avança en grattant l'oreille, ce qui signifiait clair fjalante, entra, à L'auteur délicat delà Bohème cet elîet, dans une raffraichir les papilles et palatiales. comme « le jour, qu'il étaitun peu ennuyé, dit-il, Messieurs, nous été sais ces deux her- auberge pour se linguales bes ont achetées leur On lui servit, ne sûr. pas nom ; au marché ; je du reste, je les après dix longues minutes d'attente, une choppe de bièie. Au moment précis où il se disposait à annuler la distance qui sé- crois » comestibles, mais je n'en suis pas parait la coupe pleine, de ses lèvres avides, il aperçut nageant dans son verre un cloporte de belle taille. Madame, dit-il, à la maîtresse de céans, le cloporte est un insecte assez intéressant, et je vous déclare que je n'ai rien à lui reprocher; je vous préviens toutefois, que j'aime qu'on me le serve à part quand je le demande, et sachez que je déteste par dessus tout, les animaux qui se livrent à des exercices natatoires dans mon verre. Remportez-moi cela. Il se leva et continua son chemin. Dinant, l'autre jour, au restaurant, en compagnie d'un camarade, on servit une Macédoine dans laquelle se trouvaient non pas un cloporte, mais deux feuilles, de physionomie insolite, qui remplaçaient celles des laitues devenues rares; l'une, qui avait dû y tomber par hasard, était VHerhe à l'omelette, plus connue Eh! bien, monsieur le chef, je vais vous dire ce que sont ces deux herbes qui n'ont rien à faire ici. Celle-ci est le Balsamita major, et ! VErysimum Barharea dites-vous là, c'est — cette autre Que me et il peut-être du poison? cette Garçon emportez Macédoine servez autre chose à ces Messieurs. Et se retira à reculons, d'un air à en nous saluant... fort obséquieux Il revint, un instant après et nous tint peu près ce langage « Messieurs, permettez-moi de vous offrir une bouteille de Bordeaux... surtout ne dites à personne ce que vous avez trouvé dans la Macédoine qu'on a remportée. Ce que mangent les Grecs. Celte aventure d'herbes à physionomie suspecte, trouvées dans les salades des res: — taurants, arrive journellement. Plus sous la le nom de ]Mente de Coq ; l'autre en flagrant délit de falsification de plantes potagères sauvages les chefs des « endroits où l'on d'une fois, j'ai surpris paraissait singulièrement ressembler à Barbarée, qu'on appelle aussi cresson dine » . Il me souvient même d'avoir ra- de terre. Garçon les j'eux ! dit mon ami, en plaçant sous de l'être aipsi interpellé^ les deux dans cetie revue, l'histoire de la falsification du Barhausia taraxacifolia consommé à Lyon sousle nom de Groin d'dne^ par une autre herbe désignée conté, LYON-IIORTICOLE SOUS l'appellation rocailleuse de Ptcro- Dans un les lie la livre intitulé les Plantes uti- theca ncmauscnsis. Falsifier le groin d'àiie Qu'en aussi Ikiliat-Savarin — nière aurait dit ta Qui grande ! l'eût cru? Grèce, M. lleldreich, professeur de botanique, à Athènes, a (ait c(>nnaîlre celles loi qui étais âme, ô au moins la qui sont le alimentaires et spontanées dans sure que la zarre. liste gourmand que Grimod de — ReyGroin pays et je vous asen est longue et bi- si elle avait, pu voir substituer au Pissenlit le Groin d'âne, et au MM. Bois et Paillieux ont publié, à et la Reçue des Sciences appliquées, une note inté- d'àne doute, le Crépis de Nîmes l Ah ! sans ce sujet, dans elle aurait cric à l'abomination « naturelles et aurait trouvé nos cuisiniers bien Fin ressante qui nous en apprend long. de siècle. » Muscari. Avant d'être jardinier, Il l'homme les fut ple, Croiriez-vous, par exemque ces pauvres grecs font une con- — phytophage. de lui. mangeait il racines et les herbes sauvages qui croissaient autour Aujourd'hui se souvient encore sommation énorme des bulbes d'une sorte Muscari qui abonde là-bas dans les champs incultes Ils appellent cet ognon, l des habitudes de ses ancêtres, et quoiqu'il tes ainsi pour sou usage une foule de planagréablement comestibles, on le voit souvent se rabattre sur plus d'une herbe cultive que plusieurs autres, qu'on pourrait rattacher au Muscari à toupet [Muscari pluriel comosurn) du nom de Bolhoï Ces bullies constido Bolbos, bube. — — à physionomie insolite qui croît dans les tuent, paraît-il, une nourriture recherchée, très saine et champs. On pourrait en citer en France un assez grand nombre d'espèces. Il adore le Cresson de fontaines la Santé du corps ^ six liards \a botte et excellente pour l'estomac. Dio^coride la vantait déjà il — y a fort — longtemps. Chicoracées. pèces qu'on — La tribu des Chico- n'ayant pas toujours à sa portée excellente plante amphibie, il cette racées compte un assez bon nombre d'es- a inventé ne s'attendrait pas à voir d'autres Cressons vage sur les des rivières Cresson alénois (saubords delà mer) Cresson : — — Cresson Cresson des prés Cresson des ruines — — de terre Cresson des vignes — ranger dans les sortes comestibles. Passe pour les chicorées, mais manger les feuilles de VHelminthia echioïdes toutes héd'épines, il Para — Cresson Cresson du Pérou... sont surtout — rissées faut avoir le palais de des solidement vulrjare,\c la constitué. Le Picridium La mises famille des crucifères et celle fortement dans nos campagnes. Il y a bien par ci, par là, quelques genres appartenant à d'autres familles, mais c'est le petit nombre... Tandis qu'en Grèce, la Flore sauvage entre dans l'alimentatioH du peuple dans des proporà contribution tions inusitées chez nous. la patrie composées Chardon Chrysanthème couronnée, les Mauves, la Silène enflée, le Réséda blanc, la Gaude, les Coquelicots, la Bourrache, la Buglosse, la Campanule changeante, les Amarantes, les Anserines, la Moutarde, le Peigne de Vénus, etc., etc. Après avoir lu cette longue liste de plantes nutritives, je me demande ciliatus, le Sonchus Marie, On mange dans nous ce que diable ces gens-là ne ma)igent sortes considé- de Thémistocle et de Socrate insensées, auxquelles pas ? des choses Ils mangent encore des n'aurions, je crois, jamais songé. rées en France comme de purs poisons, r LYON-HORTICOLE 5 exemple, quatre Morelnoire, los, parmi lesquelles la Morelle les fruits se consomment en Grèce, dont telles sont, par manque d'intérêt. La chose m'est arrivée pour Cela arbres, plusieurs notamment pour deux superbes « comme des friandises, et les feuilles à la pyramides do Belle de Bruxelle » et façon des épinards. Les arbres stériles. — d'une autre de Bézi Echasserie, Je les règles de l'art les suivant taillais, L'Evangile — appris chez un des meilleurs ou- nous apprend que les arbres stériles doivent être coupés et jetés au feu. Il faut distinguer. Il y a deux sortes d'arbres ceux qui sont stériles de leur nature et ceux qui ne produisent rien parce qu'ils sont mal taillés. On devrait dire « trop bien taillés » Je vous abanstériles : . vriers de M. Bizet, d'EcuUy. poires, zéro. Je pris le parti, Mais des une année, de les abandonner à eux-mêmes; puis de les tailler fort peu les années suivantes. donne vous les premiers ; coupez-les si cela s'il fait plaisir, et jetez-les au feu Depuis cette époque, chaque année nous récoltons des boisseaux de fruits. On peut encore essayer de la taille des racines, mai3 je ne crois pas le procédé aussi bon que celui que je viens de mais, je vous en prie, regarà deux fois avant d'arracher les dez-y autres. Cela no pousse pas dans une fait froid; recommander, c'est-à-dire « ne pas tailler du tout » pendant un an. Quand Relèvement des racines. — nuit, comme les champignons, les arbres ni dans un an, ni dans deux fruitiers cela pour réil faut plus longtemps que ; les racines s'enfoncent le il trop profondé- ; ment dans rains frais, sol, surtout dans si les ter- arrive quelquefois que les colter des fruits nombreux. arbres restent stériles certains en- même on les Les arbres sont fants, poil, comme abandonne à eux-mêmes. Si ce sont de quand on les prend à rel)roussereste, on n'en fait rien de bon. Du méâez-voas de vos talents sur la taille et allez-y doucement lorsque vous coupez rédéchissez-y deux fois une branche hésitez plus longtemps encore, et eu fin de compte, ne craignez pas de demander si le voisin est de conseil au voisin ; ; — bon conseil. Arbres trop vif/onreux. — Il arrive assez souvent qu'après poirier, greffé sur cognassier, avoir planté un un peu beaux arbres, on peut leur rendre la fertilité en ramenant leurs racines à un pied de la surface du sol. Ces racines sont dégagées avec soin, au moins les principales et étendues dans la position horizontale les unes après les autres et recouvertes de bonne terre. Cette manière de procéder peut même être employée avec succès pour guérir de la chlorose quand cette maladie a pour cause la mauvaise qualité du soussous-sol crayeux marneux ou arsol : , trop profondément, on se trouve en possession d'un poirier franc de pied. L'ar- gileux. bre s'est affranchi et pousse — par marcotte — avec une vigueur peu commune. Il produit cà foison de très belles baguettes, excellentes pour faire des tuteurs aux ! qui douteraient de l'efficaprocédé, sachent bien qu'il a cité de ce été expérimenté nombre de fois par des Que ceux praticiens instruits du juger de reste, sur un arbre, pour en ; qu'ils essayent, fort peu de jeunes plantes, mais hélas Les années se suivent et se resfruits. semblent par la récolte des baguettes, visu. La France de 1889. — C'est une de même que pour celle des fruits. rose fort belle qui porte ce nom. Elle a ô été LYON-HORTICOLB M. Moreau- Robert, Angers. Cet habile horticulteur lui donne comme parenté, du côté de la mère, la variété Marie -Henriette, une des meilleures parmi les Thés sarmenteux, et comme père « La France » obtenue par horliciilteur à La le brindille à fleur ne doit pas se tailler; la temps se charge de façonner. La brindille à bois est plus vigoureuse, et plus longue, possède des yeux peu apparents. Cette brindille doit être sou- de M. J.-B. Guillot. Nous avions dit que de « mise à un pincement pendant l'été, afin la préparer à la mise à fruit, et recevoir ensuite une taille au-dessus de trois La France elle » était inapte à être fécondée, mais malgré produit sa duplicature abondante, quelquefois des étamines qui paraissent yeux apparents, comme on H. Lorsque les arbres sont vigoureux, il est bon de conserver quelques brindilles dans toute bien constituées. leur longueur ; celles-ci la La figure qu'en donne la Reçue si Ilor- devront être taille. arquées à l'époque de est la production iicole est bien séduisante, et toutes les qualités qu'on lui tout, ce sera pnHe se vérifient par; La bourse du bou- une plante à recommander car chacun sait que telle rose très méritante ici, ne l'est pas toujours autant quand elle change de climat. ton à fleur. C'est un renflement charnu V. VIVIAND-MOREL. Les productions du poirier fruitières (1) Les rameaux fruitiers ou destinés à donner du fruit chez le Poirier sont au nombre de quatre auxquels culteurs les arbori: ont donné est brindille, bourse et Le dard angle droit dard, lambourde. un petit rameau placé à le nom de Rapprochement de^a ' branche à et fruit. L'ai-a. sur les branches de char- pente. Sa longueur varie de 1 à 7 centimètres. Il est terminé par un œil allongé et pointu d'oii lui vient son Il tronqué qui se forme après la fructifi- cation. On l'appelle bourse parce qu'elle nom. ' doit être laissé intact à la taille. Il constitue les années suivantes la lambourde qui devient branche à fruit. renferme un trésor de boutons à fruits. La bourse porte toujours à sa base plusieurs yeux, comme en A. La majeure partie de ces yeux produisent naturelle- La flexible brindille est un petit rameau ment des boutons à également placé à angle droit sur les branches de charpente et dont la longueur peut atteindre jusqu'à 0,20 centimètres. vante, quelques-uns donnent L'année suimême parfois naissance à des bourgeons vigoureux D H, que l'on soumet au pincement. A fruit. taille la suivante, ainsi les rameaux qui les se On di.stingue la brindille deux sortes de brindille à bois et la brindille à fleur. Agricole, développent sur bourgeons fruit, devront être supprimés en D. On racourcit la branche à la bourse, et en ^o Provence rafraîchissant en consef'
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