Dictionnaire des marins francs-maçons, Gens de mer et professions connexes aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles

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L'Ordre maçonnique a connu un essor exceptionnel en France depuis 1732, date à laquelle des officiers de marine irlandais fondèrent une loge, L'Anglaise, à Bordeaux. On découvre dans ce dictionnaire biographique que nombreux furent les marins francs-maçons à travers le monde. Près de 5000 d'entre eux ont été retrouvés, dans les marines d'Etat et celles de commerce, de la pêche à la baleine mais également, malheureusement, dans le trafic triangulaire.
Publié le : mercredi 1 juin 2011
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EAN13 : 9782296463691
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DICTIONNAIRE
DES MARINS FRANCS-MAÇONS
GENS DE MER ET PROFESSIONS CONNEXES
e e eaux XVIII , XIX et XX siècles01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 201_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 3
ASSOCIATION PONANTAISE D’HISTOIRE MARITIME
Membre de l’International Commission for Maritime History
SOUS LA DIRECTION DE JEAN-MARC VAN HILLE
DICTIONNAIRE
DES MARINS FRANCS-MAÇONS
GENS DE MER ET PROFESSIONS CONNEXES
e e eaux XVIII , XIX et XX siècles
TRAVAUX DE LA LOGE MARITIME
DE RECHERCHE LA PÉROUSE
Préface de Pierre Mollier
directeur de la Bibliothèque et des Archives
du Grand Orient de France
NOUVELLE ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE
Ce volume est le cinquante-sixième de la collection Kronos
Fondée et dirigée par Eric Ledru
SPM01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 4
Portrait du capitaine Lhermitte
par Fannish (1793)
© Musée Quesnel-Morinière, Coutances (Manche)
© Association Ponantaise d’Histoire Maritime (ASPOMA)
23, avenue du Parc de Procé
44100 NANTES
© SPM, 2011
ISSN : 1148-7933
ISBN : 978-2-901952-81-7
SPM
34, rue Jacques-Louvel-Tessier 75010 Paris
Tél : 01 44 52 54 80 - fax : 01 44 52 54 82 - Courriel : Lettrage@free.fr
Diffusion-Distribution : L’Harmattan
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique 75005 Paris
Tél. : 01 40 46 79 20 - Email : diffusion.harmattan@wanadoo.fr
Site internet : http://www.editions-harmattan.fr01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 5
Introduction à la nouvelle édition
Par définition, un dictionnaire biographique qui ne se limite pas à une
époque délimitée n’est jamais terminé. Depuis la parution de notre
Dictionnaire des marins francs-maçons au printemps 2008, près de deux mille
nouveaux noms ont été découverts, fruits des recherches en archives, des
lectures, des contacts avec des correspondants étrangers, du suivi de la presse et
parfois du hasard.
L’esprit du Dictionnaire de 2008 a été respecté : du plus obscur vétéran de
l’US Navy à l’amiral en passant par les subrécargues de la Compagnie des
Indes ou des commis de marine. La méthode prosopographique a été
conservée, conformément aux usages universitaires, en nous attachant autant que
faire se pouvait aux sources originales qu’il eût été impossible de mentionner
pour chaque nom. Une abondante bibliographie en fin d’ouvrage permettra
de les situer.
C’est ainsi que l’on découvrira que l’amiral Castex, stratège plébiscité par
certains historiens, controversé par d’autres, fut franc-maçon. Sa fiche
personnelle, archivée au Grand Orient de France, fait partie des milliers de
documents dont les Allemands se sont emparés lorsqu’ils sont entrés à Paris le
14 juin 1940.
Mais ce qui a peut-être davantage motivé cette troisième édition, c’est la
découverte que l’un des trois pères, non plus de la franc-maçonnerie
maritime – mais de l’Ordre maçonnique en France, avec le duc de Wharton et le
chevalier MacLeane qui fondèrent la loge Saint Thomas en 1726 à Paris – fut
Dominique O’Heguerty ou d’Heguerty, fils d’un commerçant irlandais, qui
1 2devint armateur à la course . Est-ce lui que nous retrouvons en 1759 comme
lieutenant à bord du vaisseau le Tonnant commandé par le chevalier de
3Bauffrémont-Listenois lors de la bataille des Cardinaux , dans l’escadre du
4maréchal de Conflans ? Est-ce lui qui fonda la première loge civile à
5Dunkerque en 1721 comme le laisse entendre Richard Hayes ?
Quoi qu’il en soit, tant sur le plan national que régional où l’on sait que la
loge bordelaise L’Anglaise fut créée en 1732 par trois capitaines marchands
––––––––––
1. Il était propriétaire du navire Marquise de Pompadour en 1749.
2. C’est l’époque où Thomas Dunckerley fonda la première loge embarquée, sous patente de la
Grande Loge de Londres.
3. Bataille au cours de laquelle La Pérouse fut blessé.
4. Lacour-Gayet George, La marine militaire de la France sous le règne de Louis XV, Paris, Librairie
Honoré Champion, 1910, pp. 380 et 519.
5. In Ireland and Irishmen in the French Revolution, Éditions Phoenix, Dublin, 1932.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 6
6 Dictionnaire des marins francs-maçons
anglais ou irlandais, la franc-maçonnerie française a incontestablement ses
racines chez les marins. Ce nouvel élément à lui seul justifiait le travail de
notre loge de recherche. Roger Priouret, dans son ouvrage La
Franc-maçonne1rie sous les lys récemment réédité , n’écrit-il pas, non sans un humour assez
féroce… Derrière la proue des navires britanniques, avec les marins hardis et les
courtiers avides, surgissent par toute l’Europe les loges maçonniques qui doivent
travailler à la paix du monde et à la grandeur de l’Angleterre, à l’amélioration des
hommes et à l’enrichissement des Anglais.
Nous tenons à remercier Marie-France Le Boulzec, André Di Ré, Nicola
Helbig (Düsseldorf, Allemagne), Dolorès et Salvador Mari, Yvan
PozueloAndrés (Gigón, Espagne), Marc Saibene, Paul Rousseau (Luxembourg) et
tous ceux qui ont travaillé à la réalisation de cet ouvrage.
Les travaux d’Hervé Chabannes et Olivier Pringard (Normandie),
JeanYves Guengant (Brest), Christian Jouquand (Saint-Malo), Francis Masgnaud
(La Rochelle/Rochefort) et Michel de Sainte-Maresville (†) (Dunkerque),
nous ont été d’une aide précieuse.
Que tous trouvent ici l’expression de notre gratitude.
Jean-Marc VAN HILLE
Fondateur de la
Loge maritime de recherche La Pérouse.
––––––––––
1. Maison de Vie Éditeur, 2010.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 7
Préface
UN FEU A TRIBORD !
« Seriez-vous Franc-maçon ? Non je suis simplement Franc-marin » répond
Corto Maltese au Vénérable de la Respectable Loge Hermes Trismégiste. Dans
sa magnifique Fable de Venise, Hugo Pratt soulignait ainsi les affinités secrètes
mais bien réelles entre ceux qui naviguent vers l’horizon et cette quête d’un
ailleurs qu’est aussi l’initiation maçonnique. Quelle est la nature de ces liens ?
Le lecteur la découvrira sûrement en se plongeant dans cette vaste galerie de
portraits. La « prosopographie » consiste en effet à étudier un groupe en
reconstituant les biographies de ses membres. La juxtaposition de ces
itinéraires permet de cerner les origines sociales ou géographiques, la formation
et les parcours, les réseaux familiaux, amicaux, politiques ou économiques
qui structurent, organisent et font vivre le groupe. Cette connaissance en
profondeur de la réalité d’un acteur social permet de mieux comprendre son
fonctionnement, son influence et son rôle dans la société de son temps.
Mais, disons-le d’emblée, derrière une solide érudition, cet ouvrage est
aussi un beau concentré d’aventures humaines. La célèbre remarque de
Voltaire, selon laquelle les meilleurs livres sont ceux qui font faire la moitié du
chemin au lecteur, s’applique particulièrement à ce genre si particulier qu’est
le dictionnaire biographique. On peut aussi le lire comme un roman!L’affaire
la plus mystérieuse paraît bien être la création d’une loge sur l’île de Malte
dans l’entourage du Grand Maître Rohan à partir d’une patente donnée sur les
quais du port de Toulon vers 1766. Le cas le plus pittoresque reste celui du
capitaine Le Tellier implantant le Rite Ecossais Ancien Accepté à Honolulu en
1843!Si la franc-maçonnerie a probablement compté dans la vie de beaucoup
de ces marins, la marine a de même joué un rôle dans l’expansion des loges.
D’une manière très similaire aux loges militaires, les marins francs-maçons ont
apporté la franc-maçonnerie dans les îles et dans les ports. Souvent à partir du
port, les loges s’implantent ensuite dans les terres. On en a un bel exemple en
France avec L’Anglaise de Bordeaux, fondée par des marins irlandais et qui, à
son tour, va créer de nombreux ateliers dans le Sud-Ouest mais aussi jusqu’en
Bretagne.
Par tempérament le marin, comme le maçon, va vers l’autre. C’est
peute eêtre ce qui explique aussi cette osmose, notamment aux XVIII et XIX siècles,
entre gens de mer et franc-maçonnerie. Le cosmopolitisme, on dirait01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 8
8 Dictionnaire des marins francs-maçons
aujourd’hui l’universalisme, qui est l’une des grandes valeurs de la
francmaçonnerie doit beaucoup aux marins. Ces relations entre la
GrandeBretagne, la France, les Etats-Unis et quelques autres pays qui ont forgé la
franc-maçonnerie moderne sont d’abord des échanges maritimes. A côté des
cargaisons, bien des idées et bien des rêves transitent dans les cales des
bateaux !
Une « somme », c’est vraiment ce que nous propose aujourd’hui la loge de
recherche maritime La Pérouse et son infatigable animateur Jean-Marc Van
Hille. Mais bien sûr, derrière le capitaine, c’est tout un équipage qui a été
mobilisé pour entreprendre cette longue et pionnière exploration du passé. A
la lecture de ces pages, on est frappé par l’ampleur de l’enquête, par la variété
des sources, par le sérieux de la recherche. Bons vents, chers lecteurs, pour
cette traversée toute d’érudition et d’aventure.
Pierre Mollier
Directeur du service
Bibliothèque-Archives-Musée du
Grand Orient de France01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 9
« Le naufrage de l’Austria » par Charles Leduc.
Le 13 septembre 1858 à bord du trois-mâts barque le Maurice,
le capitaine Ernest Renaud de la Faverie* sauvait 67 passagers du
paquebot allemand Austria, en perdition dans l’Atlantique nord.
Le capitaine Renaud de la Faverie était membre
de la loge nantaise Mars et les Arts.
© Famille du capitaine Renaud de la Faverie01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 1001_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 11
A
ABADIE Jean-Pierre, commissaire de marine, né à Bordeaux le 8 novembre 1792,
membre de la loge La Parfaite Union de Cayenne. Cette loge date de 1829 et il ne
semble pas que la bonne entente y ait régné ; Abadie en fut le seul marin attitré. On signale
toutefois la visite du capitaine au long cours nantais Jean-Marie Huet.
ABGRALL Marcel, officier de la marine marchande, membre de la loge brestoise Les
1Amis de Sully en 1923 .
ABRA Lawrence James (1870-1959), opticien et chimiste, né le 17 avril 1870 à
Launceston en Tasmanie, il fut initié le 21 juillet 1898 par la St. John’s Lodge n° 2, sous
constitution tasmanienne, et en fut le Vénérable en 1902 avant d’être élu Assistant
Grand Maître de Tasmanie de 1929 à 1935 puis Grand Maître de 1932 à 1935. Il fut
membre du conseil d’administration du port de Launceston où il occupa
d’importantes fonctions de 1921 à 1932.
ACADO, marin espagnol embarqué dans l’escadre de Don Federico Gravina qui
mouilla à Brest de 1799 à 1802 et comprenait quinze vaisseaux, quatre frégates et
quatre corvettes. Il était membre de la loge La Reunion Española à bord d’un des navires, et
visita les loges brestoises Les Élus de Sully et L’Heureuse Rencontre. Plusieurs marins de
l’escadre en devinrent membres.
ACCAME Nicola, capitaine marchand, né à Portofino (Gênes), membre de la loge
Trionfo Ligure de Gênes (Grand Orient de France, 1856-1863) en 1856.
ACHARD Matthieu Justinien, pharmacien en chef de la marine, né à Marseille le
21 août 1782, membre de la loge La Fidélité de Fort-Royal (futur Fort-de-France) sous
la Monarchie de Juillet. Cette loge, relativement récente, date de 1816 et ses membres
se réunissaient chez un inspecteur des Douanes. L’amiral de Vaugiraud en faisait
partie en qualité de Vénérable d’honneur, tout comme Louis de Ricard, commissaire
général de la marine. C’était donc une loge aristocratique où fleurissaient les Légions
d’honneur et les décorations de l’ordre de Saint-Louis. Elle eut néanmoins une courte
vie puisqu’elle disparut en 1830.
ACHER Éléonor Ambroise (le jeune), armateur négociant, né en 1760, membre de la
loge L’Aménité à l’Orient du Havre de Grâce, Grand Orient de France, en 1786-1787 ;
Maître bleu, affilié.
ACHER Eléonor Antoine (dit le Jeune), armateur et négociant, né au Havre en 1762
et décédé dans la même ville en 1833. Acher le Jeune fut mis en état d’arrestation par
le comité de surveillance en l’an II et libéré par les Thermidoriens en octobre 1794.
Sous le Consulat, il arme plusieurs navires dont l’Heureux Espoir de 160 tonneaux en
1802. Membre du conseil municipal du Havre de 1804, il participe pour 2 000 francs
au prêt accordé par le négoce havrais à la municipalité afin de financer l’achat de
––––––––––
1. Les dossiers des loges sont dans le fonds maçonnique, département des manuscrits, de la
Bibliothèque nationale (Richelieu). Une partie de ceux des loges bretonnes a été recopiée
manuellement et se trouve dans le fonds Maudet aux Archives départementales
d’Ille-etVilaine à Rennes. Les archives des loges brestoises L’Heureuse Rencontre et Les Élus de Sully
sont disponibles aux Archives départementales du Finistère à Quimper.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 12
12 Dictionnaire des marins francs-maçons
farines et de grains. En septembre 1815, il refuse le poste de maire du Havre mais
accepte de faire partie du conseil municipal légitimiste jusqu’en 1825. Il est aussi juge
au tribunal de commerce du Havre sous l’Empire et membre de la chambre de
commerce de 1814 à 1820. Sous la Restauration, il arme plusieurs navires à destination de
la Martinique (l’Élisa de 160 tonneaux en 1816, l’Albane de 300 tonneaux de 1819 à
1821, la Ville de Rouen de 280 tonneaux en 1823, 1824, 1828 et 1829), de la Guadeloupe
(le Grand Corneille de 250 tonneaux en 1819), de l’île Bourbon (l’Ernest de 400 tonneaux
en 1816), de la Nouvelle-Orléans (l’Azélia de 500 tonneaux en 1815, le Grand Corneille
en 1820), de Rio de Janeiro et Bahia (l’Apollon de 230 tonneaux en 1816, la Ville de Rouen
en 1821, 1822 et 1828, l’Henriette de 200 tonneaux en 1826 et 1828) ou de Buenos-Aires
(l’Indus de 369 tonneaux en 1828-1829 et le Nouveau Démosthène en 1828). Il est le père
de Jean-Baptiste Auguste Acher et vraisemblablement apparenté à Louis Éléonor
Acher. Membre de la loge L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en
1786-1787 et de 1826 à 1833. Maître bleu, affilié.
ACHER Eléonor Auguste (dit le Jeune), armateur et négociant né au Havre en 1762 et
décédé dans la même ville en 1833. Père de Jean-Baptiste Auguste Acher. Acher le Jeune
sera mis en état d’arrestation par le comité de surveillance en l’an II et libéré par les
Thermidoriens en octobre 1794. Membre du conseil municipal du Havre de 1804, il
refuse le poste de maire du Havre en septembre 1816 et participe aux travaux du conseil
légitimiste jusqu’en 1825, date de son décès. Membre de la loge L’Aménité à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, en 1786-1787 et de 1826 à 1833. Maître bleu, affilié.
ACHERFirmin Thomas, mécanicien de marine, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à
l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1909 à 1936.
ACHER Jean-Baptiste Auguste, armateur et négociant, né en 1800, conseiller
municipal du Havre. Partisan de l’instauration d’une monarchie véritablement
constitutionnelle, il rejoint le courant libéral en 1830 et est nommé conseiller municipal en
septembre 1830 en remplacement du Frère Duboc-Delessart, démissionnaire. Il occupera ce
poste jusqu’en 1848. Exclu de la commission municipale provisoire en mars 1848, il est
renommé dans la commission municipale nommée par Napoléon III en septembre
1852 et soutient l’Empire. Il est le fils d’Éléonor Antoine Acher et probablement
apparenté à Louis Éléonor Acher. Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient
de France, de 1826 à 1833. Hauts grades, affilié.
ACHER Louis Éléonor, courtier de navires et négociant maritime, né au Havre en
1790. Il est probablement le fils d’Éléonor Antoine Acher et apparenté à Jean-Baptiste
Auguste Acher. Membre des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de
1818 à 1823. Hauts grades, affilié.
ACKESBLOM J., capitaine de navire, né en 1744, domicilié à l’étranger, membre de
L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1784 à 1786. Maître bleu affilié.
ADAM, audiencier de l’amirauté, né à Versailles en 1741, membre de la loge Vérité du
Cap-Français (Saint-Domingue). Cette loge fut constituée en 1769 par la Grande Loge de
France, puis récupérée par le Grand Orient en 1775. Le célèbre historien de
SaintDomingue Moreau de Saint-Méry en faisait partie, comme cinq capitaines marchands.
ADAM André Camille, maître d’hôtel navigant, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à
l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1928 à 1935.
ADAM Édouard Marie, peintre de marine et portraitiste de navires, né le 2 avril 1847 à
Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) et décédé au Havre le 10 février 1929. Issu d’uneDictionnaire des marins francs-maçons 13
famille dotée d’une honnête aisance, il se
marie très tôt avec une jeune Anglaise,
Katty Caroline Waters, née à Lowestoft
(Suffolk). En 1868, ils habitent à
Vincennes où Édouard exerce la
profession d’employé de commerce et fréquente
l’atelier du peintre Durand-Brager. C’est
peut-être sa femme qui lui donne l’idée de
s’établir comme portraitiste de navires auSignature maçonnique d’Édouard Adam
Havre car le port anglais de Lowestoft a
produit plusieurs portraitistes de navires renommés. Il s’y installe donc en 1874 et sa
notoriété dépasse rapidement les frontières locales. L’on trouve en effet de ses œuvres
dans la plupart des musées maritimes européens ou américains. Adam est nommé
peintre officiel de la Marine en décembre 1885, officier d’Académie avec les Palmes
académiques en 1893 et officier d’Instruction publique en 1911. Membre bienfaiteur de la
Société des Sauveteurs du Havre de 1873 à 1890. Membre de L’Aménité à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, de 1878 à 1888. Jusqu’en 1885, il ponctue sa signature de
trois points ; après 1885, il y adjoindra une ancre de marine, marque officielle de son titre.
ADAM Winborn (?-1777), capitaine dans l’armée de terre
avant la Déclaration d’Indépendance américaine, il passa
temporairement dans la marine continentale, fut affecté à
la frégate Warren mais rejoignit l’infanterie dès le début
de la guerre. Il fut tué à la bataille de Bemis Heights le
19 septembre 1777. Il était membre de la St. John’s Lodge
n° 1 de Portsmouth dans le New Hampshire.
ADAMS Francis, charpentier naval originaire de St. Ives en
Cornouailles, âgé de 30 ans en 1801, membre de la Druids’
Lodge n° 176 de Redruth. Cette loge fut fondée avant 1777 et
réunissait des membres des Cornouailles mais aussi du
Pays de Galles, d’Angleterre et de Norvège, et accueillit
Le capitaine de vaisseau
même plus tard sept prisonniers de guerre français.Woodbury S. Adams (1908-1972)
Vénérable de la St. John’s Lodge
ADAMS John (1737-1784 ?), officier de la marine conti-n° 1 de Portsmouth, N.H.
(Avec l’autorisation de la Grande nentale américaine, il servit comme lieutenant à bord de
Loge du New Hampshire) 1la frégate de 32 Raleigh (1777-1778). Il appartenait à la St.
John’s Lodge n° 1 de Portsmouth dans le New Hampshire
où il avait été reçu le 21 janvier 1768.
ADAMS Woodbury S. (1908-1972), officier de l’US Navy, né le 3 février 1908 à
Portsmouth, diplômé de Harvard ; il fut initié en 1930 par la Washington Lodge de
Roxbury. Initié par la Washington Lodge, il s’affilia le 4 avril 1930 à celle de Lexington
puis à la St. John’s Lodge n° 1 de Portsmouth, N.H. en 1966 et en fut Vénérable en 1971.
Membre du Rite Écossais de la Vallée de Harrisburg en Pennsylvanie, il présida le
Chapitre de l’Ordre DeMolay de Portsmouth. Il servit dans les principales campagnes
de la guerre du Pacifique entre 1942 et 1945 et prit sa retraite en 1960. Il disparut le
29 août 1972 à New Castle, N.H.
––––––––––
1. L’expression consacrée Frégate de 32 ou Vaisseau de 74 signifie Frégate de 32 canons ou Vaisseau
de 74 canons. Elle est communément utilisée tout au long des récits d’histoire maritime.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 14
14 Dictionnaire des marins francs-maçons
ADELON Pierre, capitaine de navire, né à Bayonne le 15 mars 1743, membre de la
loge Les Frères Réunis de Cayes (Saint-Domingue) en 1779. Deux loges portèrent ce
nom, dont une à Cap-Français. Le nom complet de celle à laquelle appartenait Adelon
est Les Frères Réunis à l’Orient de Cayes St. Louis du Fond de l’Isle à vaches. Elle reçut ses
Constitutions en 1778.
ADELUS Clair, marin, Orateur en 1799 de la loge La Fidèle Maçonne de Saint-Servan.
ADINCOV Evstafij, capitaine de vaisseau russe, membre de la loge Neptune à l’Orient
de Cronstadt mais porté absent en 1781.
ADMYRAULT Louis, armateur négociant, né le 18 mai 1760 à La Rochelle, initié le
27 février 1791 dans la loge La Concorde de sa ville, officier municipal en 1792,
conseiller général en 1804. A la chute de Napoléon, il rejoint les Bourbons, démissionne en
1819 pour raisons de santé ce qui ne l’empêchera pas d’être nomme préfet en 1830. Il
est décédé le 16 octobre 1835.
AFFLITO (d’) Franciser Mather, musicien de la marine, membre de la loge brestoise
Les Élus de Sully en 1803.
AGRICOLA Johann Herrmann, marchand et batelier, membre de la loge Ferdinand
zur Glückseligkeit (Grande Loge Aux Trois Globes) à l’Orient de Magdebourg
(Allemagne) en 1821, époque à laquelle il était âgé de 72 ans.
AGUADO Francisco. Pendant la guerre qui opposa les Etats-Unis à l’Espagne aux
Philippines en 1898, il servit comme pilote à bord de l’USS Olympia, navire amiral
américain de l’escadre Dewey. Il était membre de la Saint-John Lodge n° 618, du
chapitre Rose Croix Phoenix n° 35 et du consistoire des Knights of Kadosh n° 1 de Hong-Kong.
En 1907 il créa à Manille la loge Perla del Oriente n° 1034 sous constitution de la Grande
Loge d’Écosse et fut à l’origine de la fondation du Suprême Conseil des Philippines.
AGUILLON Etienne François (1731- ?), natif de Toulon, capitaine de vaisseau en
1785. Il servit sur les Destin, Singe et la Boudeuse. Capitaine de port pendant la
Révolution, il fut arrêté et emprisonné. Il émigra mais revint s’installer à Marseille. Il
était membre de la loge de la marine La Parfaite Harmonie de Toulon.
AHMATOV Stépan Ivanovitch, lieutenant de vaisseau, initié en 1780 à la loge
Neptune de Cronstadt, élevé compagnon en 1781.
AIGUILLON (duc d’) Emmanuel Armand. Bien qu’il ne fut pas marin, le duc
d’Aiguillon mérite de figurer dans ces pages comme commandant en chef de la
Bretagne et pour ses succès face aux Anglais lors de la bataille de Saint-Cast. En fait
son expérience maritime se limite à une courte campagne pendant la guerre de
Succession d’Autriche, aux côtés du duc de Richelieu avec lequel il participa à la
libération de Gênes, ce qui lui valut le grade de maréchal de camp. Né à Paris le 31 juillet
1720, fils d’Arnaud Louis Vignot du Plessis Richelieu et d’Anne Charlotte de Crussol,
il hérita du titre de duc d’Agenois à la mort de son père. A 17 ans, il entra aux
mousquetaires du roi et en gravit les échelons, mais ne se fit vraiment un nom qu’en
prenant la suite du duc de Chaulnes au commandement suprême de la Bretagne. Il
n’avait que 33 ans mais Louis XV voulait un homme qui pût tenir tête aux Anglais
pour qui la Bretagne était un terrain de chasse facile d’accès. Il imposa à d’Aiguillon
de résider en permanence dans la province. D’Aiguillon brilla dans ces fonctions mais
se fit de nombreux ennemis. En 1754, alors qu’il était de passage au Croisic, un enfant
de dix ans du nom de Paul Philippe Desforges, lui tourna ce compliment… Pour la
troisième fois l’espoir de ma patrie, l’illustre d’Aiguillon, reparaît en ces lieux. Quelques années01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 15
Dictionnaire des marins francs-maçons 15
plus tard, cet enfant sera membre fondateur de la loge La Parfaite Fraternité au Croisic.
Vint la guerre de Sept Ans (1756-1763). Début septembre 1758, une flotte anglaise
composée de six vaisseaux de 64 et de 50 canons et de huit frégates accompagnés de
galiotes à bombes et de nombreux navires de transport, placée sous le commandement
de l’amiral Howe, apparaît devant Saint-Malo. D’Aiguillon en est averti. Les Anglais
débarquent à Saint-Briac, montent jusque Dinard et installent leurs batteries le long de
la Rance, mais les troupes françaises résistent. D’Aiguillon tire profit de l’indécision
du général Bligh et le 11, le combat s’engage sur la plage de Saint-Cast. Les Français
perdirent 300 hommes et les Anglais 1 200 sans compter 800 prisonniers. D’Aiguillon
fut accueilli à Saint-Malo avec enthousiasme. La paix revenue, il poursuivit sa tâche
mais se heurta à de nombreux conflits avec la noblesse rennaise. A la suite d’une
divergence de vues avec La Chalotais, il fut exilé à Saintes et démissionna en 1768. Mais il
avait toujours l’appui du roi qui le nomma au ministère des Affaires étrangères qu’il
cumula avec celui de la Guerre en 1774. L’avènement de Louis XVI entraîna sa
disgrâce. Le 24 Juin 1774, une demande de constitution fut adressée au Grand Orient
pour une loge qui prendra le titre distinctif de Loge d’Aiguillon. La maçonnerie
briochine était alors en pleine effervescence et les hauts grades fleurissaient. Il semble que
la loge d’Aiguillon travaillait un rite plus proche de la franc-maçonnerie du bois, dit de
la Fenderie.
On a peu de détails sur l’activité maçonnique du duc d’Aiguillon. Il est mentionné
dans un manuscrit inédit ayant appartenu au franc-maçon Le Saulnier du Vauhello,
son intendant et secrétaire, fondateur et Vénérable de la loge La Sincère Union de
Châtelaudren (cotes 1005-1623 et 1624 du fond Kernuz aux Archives départementales
du Finistère).
AILLET Barthélemy Charles, capitaine au long cours, né à Saint-Briac (Ille-et-Vilaine)
le 24 juin 1886, fils d’un commandant de la Compagnie Générale Transatlantique,
inscrit maritime à Saint-Malo. Il fait ses études secondaires successivement aux collèges
de Saint-Malo, Dol-de-Bretagne et Springfield à Londres. Il commence sa carrière sur
les grands voiliers cap-horniers : matelot léger le 17 septembre 1904 sur le Maréchal de
Turenne, sur le trois-mâts le Maréchal de Noailles le 24 octobre 1905, puis commis aux
écritures à bord du trois-mâts Anne de Bretagne. Reçu lieutenant au long cours le
25 octobre 1910 puis capitaine le 22 octobre 1913. Durant la guerre de 1914-1918, il est
enseigne de vaisseau sur le croiseur Du Chayla du 18 novembre 1914 au 30 décembre
1916, puis sur l’Antaris du 30 décembre 1916 au 12 juillet 1917. Il est ensuite envoyé en
mission à New York pour prendre livraison d’une flottille de chasseurs de
sousmarins qu’il ramène en France. Démobilisé en janvier 1919, il entre à la Compagnie
Générale Transatlantique où après avoir navigué comme second et capitaine, il est
nommé chef d’armement à New York en juillet 1920. En 1926, il est agent général de
cette compagnie à San Francisco pour toute la côte du Pacifique, de San Diego à
Vancouver. Il poursuit sa carrière comme agent général de la compagnie au Maroc en
janvier 1933, ainsi que de la Société des Voyages et Hôtels Nord-africains, filiale de la
Transat. Mobilisé en 1939 au grade de lieutenant de vaisseau, il est chargé du service
des routes et des convois puis il est démobilisé au moment de la défaite. Assermenté
expert maritime en 1940, il effectue de nombreuses expertises de navires sinistrés par
faits de guerre. Entre-temps, il est agréé comme courtier d’assurances et agent général
de la Société Commerciale de Transports Transatlantiques. Gaulliste actif, il est limogé
de la Transat en 1941 sous le régime de Vichy et mis en situation de retraite anticipée
en raison de ses relations anglo-américaines et il termine sa carrière au Maroc. Après01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 16
16 Dictionnaire des marins francs-maçons
le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, il remplit les fonctions de “conseiller
technique” auprès de l’état-major américain pour les questions d’utilisation des ports
du fait de sa connaissance de la langue anglaise et des coutumes commerciales
anglaises et américaines (traduction de statuts et de documents commerciaux, entre
autres). En 1943, il entre provisoirement au service du Protectorat marocain comme
directeur de l’Office du Commerce Extérieur. En novembre 1945, il fonde l’Overseas
Trading & Shipping représentant plusieurs compagnies de navigation, pour la plupart
américaines. Il est président directeur général de la compagnie d’assurances A.N.F.A.
jusqu’en 1949. En octobre 1954, il ne fait plus que de l’expertise maritime : curatelles,
traductions, arbitrage, etc. Membre du comité de la Compagnie des Experts
Assermentés depuis sa création. Auteur de plusieurs ouvrages techniques maritimes :
Aide-Mémoire du Capitaine, Exploitation commerciale du navire, La Pratique de la Législation
maritime aux États-Unis et autres études et romans maritimes, il est membre de la
Société des Gens de Lettres. Lieutenant de vaisseau honoraire, il est décoré de la croix
de Combattant volontaire 1914-1918, officier de la Légion d’honneur à titre militaire,
commandeur du Ouissam Alaouite, officier du Mérite maritime, médaillé du Travail
(Vermeil). Il meurt le 14 août 1973. Il fut membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient
du Havre, Grande Loge de France, de 1912 à 1923.
AINSWORTH J. C., armateur et banquier américain, membre de la Multnomah Lodge
n° 1 d’Oregon City, première loge créée sur la côte ouest des Etats-Unis en 1846.
AKERMAN John, capitaine marchand britannique, initié le 12 août 1783 dans la loge
Amity de Poole par Thomas Dunckerley, alors Grand Maître Provincial du
Dorsetshire.
En 1803 son navire, qui faisait route de Terre Neuve à Poole, fut saisi par un corsaire
français au large de Portland, et ramené en France. En examinant les documents du
bord, le capitaine français s’aperçut qu’Akerman était franc-maçon. Il se fit
reconnaître et dit à Akerman qu’il regrettait de ne pas l’avoir débarqué à Portland plutôt que
dans un port français. Akerman fut débarqué à Bordeaux et traité avec la plus grande
bienveillance avant d’être envoyé comme prisonnier de guerre à Verdun où il resta
jusqu’en 1814. La légende dit que Napoléon, visitant le camp de Verdun, et apprenant
qu’il y avait de nombreux maçons parmi les prisonniers, s’enquit de leur état et
ordonna qu’on organise un excellent repas de Noël, leur offrant même une pièce de
cinq francs frappée à son effigie. Connaissant les sentiments de l’empereur pour les
Anglais, on peut raisonnablement douter de cette anecdote !
AKLECEEV Fedor Matveevitch, lieutenant de vaisseau, membre honoraire de la loge
Neptune de Cronstadt en 1781.
ALATERRE Louis Eugène, capitaine au long cours, membre de la loge L’Olivier
Écos1sais à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1875 .
ALATERRE Louis Eugène, capitaine au long cours, membre de L’Olivier Écossais n° 38
à l’Orient du Havre et du Suprême Conseil, en 1875.
––––––––––
1. La première Grande Loge de France a été dissoute en 1773 pour faire place au Grand Orient
de France. De 1773 à 1880, la loge L’Olivier Écossais a donc appartenu au Grand Orient, puis
de 1880 à 1911 à la Grande Loge Symbolique Écossaise qui initia Maria Deraismes et plus tard
Madeleine Pelletier et Louise Michel, et enfin à partir de 1911, à la nouvelle Grande Loge de
France issue du Suprême Conseil et de la Grande Loge Symbolique Écossaise.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 17
Dictionnaire des marins francs-maçons 17
ALAVEZ Firmin, commissaire de l’armée navale espagnole, embarqué dans l’escadre
de Don Federico Gravina qui mouilla à Brest de 1800 à 1802 et comprenait quinze
vaisseaux, quatre frégates et quatre corvettes. Il était membre de la loge La Reunion
Española à bord d’un des navires, et visita les loges brestoises Les Élus de Sully et
L’Heureuse Rencontre. Certains des marins de l’escadre en devinrent membres.
ALBARADE (d’) Jean, corsaire, né à Biarritz en 1743. Il participa à la guerre
d’Indépendance au commandement de la frégate Duchesse de Chartres à bord de
laquelle il fut blessé et fait prisonnier. Libéré, il reprit du service à bord des corsaires
L’Aigle en 1781, puis Le Fier. Capitaine de vaisseau en 1792, il fut nommé ministre de
la Marine et contre-amiral l’année suivante. Il fut membre de la loge La Constante
Société de Rochefort en 1787.
ALBRECHT Ralph G., capitaine de frégate de l’US Navy ; pendant le Seconde Guerre
mondiale, il était dans le civil juriste spécialisé en droit international ; il servit dans la
flotte du Pacifique mais fut surtout en 1945 adjoint de l’attorney général et à ce titre
chargé de l’accusation d’Hermann Goering au tribunal de Nuremberg ; initié en 1921
à la loge Dalhousie de Newtonville au Massachusetts.
ALCESTER (Lord), officier de la Royal Navy qui servit dans les guerres de Birmanie et
de Nouvelle Zélande et participa à l’expédition en Baltique en 1854. Il était
commandant en chef en Méditerranée en 1890 et lors du bombardement d’Alexandrie. Il fut
Grand Surveillant de la Grande Loge Unie d’Angleterre la même année.
ALÈGRE, ancien capitaine de navire, membre de la loge La Concorde de Saint-Marc
(Saint-Domingue) en 1776, date de sa Constitution par le Grand Orient.
ALENO de SAINT-ALLOUARN Hyacinthe Marie
Marcelin, lieutenant de vaisseau entré dans la marine en
1777 et retiré en 1785. Il était membre de la loge La Parfaite
Union de Quimper.
ALEXANDER (Lord), vicomte Canada, officier écossais,
fils du comte de Sterling, maître des travaux du roi
erCharles I . Selon une tradition non avérée, il aurait été
marin. On sait avec certitude qu’en 1634 il a créé une
colonie écossaise sur les rives du Saint-Laurent. Or il était
membre de l’illustre loge St Mary’s Chapel d’Edimbourg dont les
premiers documents datent de 1599. Lord Alexander est
donc le premier franc-maçon installé au Canada.
ALEXANDRE Jacques François, armateur négociant, en
association avec l’armateur Leseigneur, il arme le navireHyacinthe Aleno
de Saint-Allouarn de 180 tonneaux Abracadabra (ex Aimable-Françoise), pour
la traite négrière. Membre de la loge Les Trois H à l’Orient
du Havre, Grand Orient de France, en 1794 ; Maître bleu affilié.
ALEXIS Albert D., contre-amiral américain né en 1897. Il s’occupa essentiellement de
constructions navales. Il était membre de la loge Peter Williamson n° 323 à Scranton
(Pennsylvanie) et de l’Arche Royale de Norfolk (Virginie). Il présida enfin le Chapitre
1des National Sojourners de Caroline du Sud.
––––––––––
1. National Sojouners : très importante association paramaçonnique de vétérans de l’armée et
de la marine américaine ; tous les membres doivent être au moins maîtres maçons.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 18
18 Dictionnaire des marins francs-maçons
ALFRED LE GRAND, roi d’Angleterre, grand-père du roi Athelstan qui, selon la
traedition du Rite d’York, est à l’origine de la franc-maçonnerie à la fin du X siècle. Le roi
Alfred le Grand est considéré en Grande Bretagne comme The Father of the English
Navy à cause du grand nombre de navires qu’il a construits.
ALIX Jean, capitaine dans la marine de l’État, né en 1790 à Granville. Membre de
l’Interprète Maçonne à l’Orient de Granville à partir de 1830. Hauts grades, officier.
erALLAIN Yves, capitaine au long cours, né à Pontrieux le 1 janvier 1779, membre de
la loge La Paix de Pointe-à-Pitre sous la Restauration. Cette loge avait été constituée
en 1784.
ALLARY Joseph (1747-1807), capitaine de vaisseau, il commença sa carrière comme
pilotin puis aide-pilote ; il participa au voyage de Bougainville (1767-1769) sur l’Etoile,
avant de commander au commerce, essentiellement sur des négriers. Ayant participé
à plusieurs combats dans la région de Gorée et en Gambie pendant la guerre
d’Amérique, il fit partie des rares officiers bleus promus lieutenants de vaisseau pour
faits de bravoure à l’occasion de la réforme de Castries en 1786. Capitaine de vaisseau
en juillet 1792, il commanda la frégate l’Atalante dans l’océan Indien, puis le vaisseau
la Convention lors de la campagne de Prairial an II. Il fut au nombre des capitaines
destitués et arrêtés par Jeanbon Saint-André* au retour de la campagne, mais fut
réhabilité à la fin de la Terreur. Il commanda divers vaisseaux sous le Directoire et le
Consulat, notamment le Jean Bart dans l’escadre Ganteaume* en Méditerranée (1801)
mais ne put que servir à terre à compter de 1803 en raison de sa santé.
1Il était membre de la loge les Elus de Sully* de Brest , affilié à compter de 1787.
ALLARY Joseph, lieutenant de frégate, né à Québec, membre de la loge La Sagesse sur
l’île de Ré en 1778. Il s’agit peut-être du même personnage que le précédent.
ALLEAUME Jules Amédée, courtier de navires puis négociant, il figure parmi les
membres fondateurs de la Chambre syndicale des Courtiers et Agents de Change du
Havre en 1842 et y exerce des responsabilités au moins jusqu’en 1852. Il y œuvre
auprès des Frères Le Netrel, Merville, Lacorne, Amy et Millet Saint-Pierre.
Politiquement proche de la mouvance républicaine, il s’affilie aux Trois H en 1850 au
moment où un bon nombre de maçons démocrates rompent avec une maçonnerie
qu’ils jugent trop conservatrice. Il est du reste l’un des six plus gros investisseurs dans
le capital réuni pour la construction du nouveau temple de la maçonnerie havraise en
1859. Il devient dans les années 1860 une personnalité en vue et son élection au poste
de Vénérable des Trois H en 1866, fonction qu’il occupa jusqu’en 1869, témoigne du
basculement des loges havraises dans l’opposition au régime impérial puisqu’il
contribuera à faire sortir la loge du carcan imposé par Napoléon III. C’est à cette
époque qu’il s’investit dans le programme de rénovation de l’instruction en apportant
un soutien actif au Frère Bellanger de L’Aménité qui fonde la Société d’instruction
mutuelle et au Frère Hallaure de L’Aménité qui crée au Havre le Cercle havrais de la
ligue de l’enseignement. Il apporte aussi son soutien à la fondation de la Société
protectrice de l’enfance en 1869. Avec les vénérables Dally de L’Aménité et Lennier de
L’Olivier Écossais n° 38, il est à l’origine de la tenue du congrès maçonnique
international de la paix tenu au Havre en septembre 1868 à l’initiative du Frère Félix Santallier,
futur fondateur du journal Le Havre. Il participa d’ailleurs au financement du capital
––––––––––
1. En 1855, la loge a changé son titre distinctif en Les Amis de Sully.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 19
Dictionnaire des marins francs-maçons 19
du dit quotidien en 1869 puisqu’il figure parmi les 40 plus gros actionnaires du
nouveau quotidien radical dirigé par Félix Santallier. Élu conseiller municipal de
SainteèmeAdresse en 1855, il occupa cette fonction durant tout l’Empire et au début de la III
République. Il fonda en 1865 une société de secours mutuels dans sa commune et en
assura la présidence jusqu’au début des années 1870. Le 8 octobre 1876, il fut élu maire
de Sainte-Adresse, poste qu’il occupa jusqu’à sa démission pour convenance
personnelle en 1881. Il est aussi l’un des fondateurs du Comité havrais de secours aux
amnistiés de la Commune en 1879. Initié aux Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de
France, en 1850, il en resta membre durant près de 40 ans puisqu’il figure sur les
tableaux de la loge jusqu’en 1890. Vénérable de son Atelier de 1866 à 1869 et Très Sage
du Chapitre des Trois H de 1861 à 1862.
ALLÈGRE Jean-Baptiste, armateur négociant, né en 1752, membre de la loge
L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1776 ; Maître bleu affilié,
puis de la loge La Fidélité, de 1782 à 1800.
ALLÈGRE Louis, armateur négociant, né en 1752, membre de la loge La Fidélité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France ; Maître bleu affilié.
ALLEMAND Gaspard Laurent, capitaine au long cours, né à Dunkerque le 21 août
1805, membre de la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1834.
ALLEMAND Joseph (1766-1849), capitaine de vaisseau (sans lien de parenté avec
l’amiral Zacharie Allemand). Volontaire dans la Royale à l’âge de 11 ans, il servit
d’abord sur diverses frégates en Méditerranée puis sur le Triomphant dans l’escadre
Guichen (combats de la Dominique) ; enseigne de vaisseau en 1792, il fut gravement
blessé lors des combats en Corse. Il fit la campagne de Martin en Méditerranée
(bataille du cap Noli et combat de Fréjus) ; capitaine de frégate, il commandait la
flottille du lac de Garde pendant la première campagne d’Italie et y détruisit les flottilles
autrichiennes ; second sur le Généreux de Perrée en 1800, il fut blessé et fait prisonnier
lors de la prise de ce vaisseau. Capitaine de vaisseau en 1803, il commanda divers
vaisseaux de ligne de 1803 à 1814 sans interruption, notamment le Breslau en
Méditerranée pendant six ans.
Il fut initié par la loge les Elus de Sully à l’Orient de Brest le 22 juin 1805, il
commandait alors le vaisseau l’Ulysse. Il était Chevalier d’Orient.
erALLEMAND Zacharie (1762-1826). Né le 1 mai 1762 à
Port-Louis, mousse à 12 ans sur le Superbe de la
Compagnie des Indes, il entre dans la Royale pendant la
guerre d’Amérique sur le Sévère où il reste quatre ans, et
prend part à plusieurs combats aux Indes dans l’escadre
de Suffren, au cours desquels il est blessé à plusieurs
reprises. Capitaine de vaisseau en 1793 après avoir
commandé plusieurs navires tels que l’Annibal, l’Aigrette,
l’Entreprenant et le Duguay-Trouin, il se distingue pendant
la Révolution mais est destitué pour abus d’autorité, ce
qui ne l’empêche pas de reprendre du service sous le
Amiral Zacharie Allemand
Consulat et l’Empire, en commandant le Tyrannicide dans
l’escadre de Bruix*. En 1805, alors qu’il commandait le
Majestueux, il réalisa un véritable exploit en s’emparant du vaisseau anglais Calcutta et
des 44 navires marchands qu’il escortait. Vice-amiral en 1809, il commande d’abord
l’escadre de l’île d’Aix puis celle de la Méditerranée mais, toujours pour les mêmes01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 20
20 Dictionnaire des marins francs-maçons
raisons de caractère – on disait de lui qu’il était l’un des hommes les plus désagréables de
sa génération – il est mis à la retraite en 1814 et meurt à Toulon en 1826.
èmeIl était 33 du Rite Ecossais Ancien et Accepté, membre du Suprême Conseil de
France, et provoqua la scission de l’éphémère « Suprême Conseil du Prado » dont il se
proclama Souverain Grand Commandeur jusqu’en 1821. Il fut aussi l’un des
promoteurs du Rite de Misraïm.
ALLEMÈS Joseph (père) (1749-1807), capitaine corsaire, lieutenant de vaisseau en
1793, il commandait l’Hirondelle. Capturé par les Anglais, il fut emprisonné à bord du
ponton Sandwich où il mourut du typhus. Il était membre de la loge Amitié et Fraternité
de Dunkerque en 1800.
ALLEN Ezra G. (1885-1952), contre-amiral américain ; sa loge n’est pas connue mais
son appartenance est certaine car il était membre des National Sojourners.
ALLEN F. J. C., capitaine de frégate de la Royal Navy, membre de la Navy Lodge n° 2612
de Londres, tué au combat au cours de la Deuxième Guerre mondiale.
ALLEN Willie (1924-1988). Né le 8 mai 1924 à Elmo dans l’Oregon, Willie s’engagea
très jeune dans l’US Navy où il fit trente ans de carrière et participa à la Seconde
Guerre mondiale ainsi qu’à celles de Corée et du Vietnam. Membre de la loge bleue
èmelocale, il était 32 du Rite Écossais et Shriner au club du temple de Ashmes. Après
avoir longtemps vécu en Californie, il se retira à Tigard dans l’Oregon en 2000, où il
est décédé le 26 août 2008.
ALLENESURT-BRAGA Raphaelo-Francesco, lieutenant de vaisseau portugais, initié
le 19 mai 1827 dans la loge Les Élus de Sully à Brest, exilé politique suite à la guerre
civile sévissant au Portugal.
ALLENS Albert (D’), agent d’assurance, négociant et armateur. Gérant de la
Compagnie Nantaise d’Assurance Maritime au début des années 1840, il s’associe en
1845 avec Feray pour former la société Feray, D’Allens & Compagnie. Cette dernière
arme de 1844 à 1848 les bricks Nantais (147 tonneaux) et Ossian (194 tonneaux), les
trois-mâts Edmond (582 tonneaux), Europe (197 tonneaux), Nil, Rhône (277 tonneaux), Y
(204 tonneaux) et Trident (218 tonneaux) à destination des Amériques. Il fonde aussi en
1845 sa propre société et arme pour son compte personnel le Trident en 1845. Après la
disparition de son associé en 1849, il arme sous l’appellation D’Allens & Compagnie
les trois-mâts Edmond, Europe, Ossian, Y, Trident et Péri (200 tonneaux) sur la ligne du
Havre à Valparaiso au cours des années 1849-1851. Bien qu’il figure toujours dans le
répertoire des armateurs du Havre jusqu’à la fin des années 1860 et qu’il soit
viceconsul des Pays-Bas jusqu’au début de ces mêmes années, il ne semble pas avoir
poursuivi ses activités sur Valparaiso après 1851. Membre des Trois H à l’Orient du Havre,
Grand Orient de France, de 1865 à 1866.
ALLIARD Daniel (1955-2008), engagé dans la Royale comme plongeur-démineur,
enseigne de vaisseau de réserve, Daniel Alliard a ensuite fait carrière comme officier
de police, carrière qu’il termina dans la protection de la jeunesse. Il était membre de la
loge L’Étoile d’Iroise et fondateur de la loge Bougainville à Brest, dont il fut le premier
Vénérable. Grand Porte Glaive de sa province, il est décédé à Brest le 8 avril 2008. Il
était membre actif de la loge maritime de recherche La Pérouse.
ALLOT de LA TOUCHE Antoine, capitaine négrier nantais. Il commandait l’Ardent
(70 tonneaux, 19 hommes) avec lequel il livra 77 Noirs à la Martinique le 6 septembre
1766. Il était membre de la loge Saint-Germain de Nantes.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 21
Dictionnaire des marins francs-maçons 21
1ALON de, chirurgien de marine , membre en 1773 de la loge brestoise L’Heureuse
Rencontre.
ALTAZIN Jacques, corsaire, membre de la loge La Parfaite Union de Calais sous le
Premier Empire.
ALTAZIN Louis Pierre, capitaine au long cours, né à Boulogne-sur-Mer le 23 mars
1804. Il commande le trois-mâts Mexico de 341 tonneaux pour la Guadeloupe en 1836,
le brick Emma de 167 tonneaux en 1837 et le brick Hercule de 150 tonneaux pour le
compte de l’armement Perquer en 1838. Membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient
du Havre, Suprême Conseil de France, de 1837 à 1839.
ALTSCHUL Otto (1879-1969), né le 12 mars 1879 à Nagy-Surany (Moravie), employé
en 1904 de la compagnie de navigation autrichienne Lloyd à Trieste (devenue Lloyd
Triestino) comme chef de bureau de la division passagers et agent général de la Societé
Sitmar (Societé Italienne de Services Maritimes), muté à Vienne en 1918 où il changea
de profession pour devenir cafetier. Il émigra aux Etats-Unis et ouvrit le restaurant Old
Europe à Berkeley en Californie. Il fut initié le 9 mai 1920 dans la loge L’Avenir n° 31,
passa Compagnon le 30 mai 1921 et fut élevé au degré de Maître le 14 janvier 1922. Il
démissionna le 29 novembre 1926 pour raisons professionnelles mais fréquenta
toujours la loge, avec l’autorisation de son Vénérable. Il visita la loge Humanitas n° 1123
de New York à laquelle il s’affilia le 24 avril 1933, puis revint dans la loge L’Avenir en
1945 lorsque celle-ci fut réveillée. Il est décédé en avril 1969 à Berkeley.
ALVAREZ CIENFUEGOS Mario, capitaine de la marine marchande espagnole, né à
Mieres (Asturies) le 22 avril 1882 ; il habita dans la ville industrialo-portuaire d’Aviles.
Il fut accusé d’être un jaune lors de la grève des marins de 1919 par ses propres
collègues (El Noroeste, 15 octobre 1919). Le 18 février 1934, il participa à la fondation du
èmeTriangle José Rizal à Aviles, ayant le 3 degré et utilisant le nom symbolique de
Nakens. Il appartint au parti politique de Izquierda Republicana (Gauche Républicaine).
Il fut membre du Comité de guerre du Front populaire d’Aviles pendant la Guerre
civile espagnole. Il commanda le navire Somo lors de la fuite des Asturies en octobre
1937 avec à bord les hauts responsables de la Justice du Front populaire, des membres
de la Gauche républicaine et sa fille. Ils trouvèrent refuge à Lorient. Tous ces réfugiés
furent exclus de leurs partis, accusés de trahison car ils s’enfuirent quelques jours
avant l’heure sans en informer les autorités gouvernementales du Front populaire
asturien. Il s’exilia au Mexique.
ALVAREZ Honorio Balugay, vétéran de l’US Navy, né à Tondo aux Philippines le
30 novembre 1931. Engagé très jeune dans la marine, il fut élevé au degré de Maître en
mai 1965 dans la Lincoln Lodge n° 34 d’Olonpago, alors qu’il servait à bord de l’USS
Towers. En 1967 il franchit les échelons et devint officier marinier fourrier, chargé de la
comptabilité du bord. Peu après il passa les examens qui lui valurent un grade
d’officier. En 1969 il fut envoyé au Vietnam puis, au cours d’une permission, accéda aux
ateliers supérieurs du Rite Ecossais à Olongapo. Muté au Japon de 1970 à 1974, il fut élu
Vénérable de la Far East Lodge n° 1 de Yokohama. De retour aux Etats-Unis, affecté à
la station aéronavale de Whidbey Island de 1975 à 1977, nous le retrouvons Passé
––––––––––
1. Cette appellation ne doit pas faire illusion. Beaucoup étaient sans formation médicale
sérieuse, avaient commencé comme barbiers avant d’embarquer, et apprenaient le métier à
bord au gré des événements. En deux siècles ils furent environ 125 000 dans la marine de
commerce et 45 000 dans les Indes occidentales.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 22
22 Dictionnaire des marins francs-maçons
Maître d’Honneur de la loge de cette ville, puis Secrétaire de la South West Lodge n° 283
de National City en Californie en 1980, fonction qu’il conserva jusqu’en 1978. En avril
1981 il avait pris sa retraite après 28 ans de service dans l’US Navy. Il s’affilia au rite
èmed’York dont il finit Gouverneur, et reçut en même temps le 33 degré du Rite
Ecossais. Il fut membre de plusieurs loges de recherche dont la Quatuor Coronati
n° 2076 de Londres, les loges de recherche de Californie du Sud, du Rite Écossais et
diverses autres instances maçonniques.
ALVES José-Joachim, capitaine de vaisseau portugais, affilié le 28 avril 1829 dans la
loge Les Élus de Sully à Brest, exilé politique suite à la guerre civile sévissant au
Portugal.
AMADEO Alessandro, capitaine marchand, né à Venise, initié en Irlande, membre de
èmela loge Trionfo Ligure de Gênes (Grand Orient de France) vers 1860, 22 degré
honoraire.
AMAN Leigh Dudley, baron Marley (1884-1952). Né le 16 mai 1884, Leigh Aman fit
ses études au collège royal de Greenwich. Lieutenant dans l’artillerie de marine en
1903, il servit dans l’escadre de l’amiral Sir Henry Jackson à bord du HMS Vernon.
Pendant la Première Guerre mondiale, il retrouva son corps d’origine au
commandement de deux batteries anti-aériennes dans la région d’Ypres en Belgique, où il fut
blessé. Dans la deuxième partie de la guerre, il fut à nouveau affecté sur le HMS Tiger,
mais démissionna de la marine en 1920 pour s’orienter vers la politique et tenta
vainement à cinq reprises de se faire élire au Parlement. De juin 1930 à août 1931, il fut
sous-secrétaire d’État à la Guerre et poursuivit une carrière politique jusqu’en 1941,
époque à laquelle il se consacra à la cause du peuple juif persécuté par les nazis.
Il fut initié le 5 février 1910 dans la St. John and St. Paul Lodge n° 349 de Malte. Maître
le 11 avril de la même année, il s’affilia à la Phoenix Lodge n° 257 de Portsmouth en 1911
et à la célèbre Navy Lodge n° 2612 de Londres en 1919 dont il resta membre jusqu’à sa
mort survenue le 29 février 1952.
AMAT, marin espagnol embarqué dans l’escadre de Don Federico Gravina qui
mouilla à Brest de 1799 à 1802 et comprenait quinze vaisseaux, quatre frégates et
quatre corvettes. Il fut reçu Compagnon dans la loge La Reunion Española à bord d’un des
navires, et visita les loges brestoises Les Élus de Sully et L’Heureuse Rencontre. Plusieurs
marins de l’escadre en devinrent membres.
AMELIN, capitaine dans la Marine royale. Membre affilié de la loge des Bons Amis à
l’Orient de Rouen en 1787.
AMELIN Alexandre Jacques, capitaine de navire, né au Havre en 1762, membre de la
loge La Fidélité à l’Orient du Havre de Grâce, Grand Orient de France, en 1795. Maître
bleu affilié.
AMELIN Jean-Baptiste Nicolas, capitaine au long cours, né au Havre le 23 septembre
1758, fils de Jean-Baptiste Nicolas, greffier à l’Hôtel de Ville. Il est reçu capitaine au
long cours à Brest le 14 juillet 1781. Il semble avoir commandé le trois-mâts le Juste en
1791-1792 pour l’armement Lefébure. Membre de La Fidélité à l’Orient du Havre,
Grand Orient de France, de 1789 à 1795. Maître bleu affilié.
AMERY Leopold S. (1873-1955), Premier Lord de l’Amirauté britannique de 1922 à
1924 ; c’était un familier de Churchill depuis le collège et la guerre des Boers où il fut
lui aussi correspondant de guerre (pour le Times). Il était membre de la loge Canada de
Londres n° 3527.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 23
Dictionnaire des marins francs-maçons 23
AMIC Jean-Marie-Esprit, médecin de la marine, membre en 1786 de la loge brestoise
L’Heureuse Rencontre.
AMRES Nicolas, volontaire de la marine, membre en 1790 de la loge brestoise
L’Heureuse Rencontre.
AMSINCK Paul, négociant armateur, né le 4 septembre 1763 à Saint-Malo, originaire
de Hambourg. Compagnon dans la loge La Triple Essence de Saint-Malo en 1809.
AMY Jean Alphonse, courtier de navires et de marchandises établi au Havre. Il figure
parmi les membres fondateurs de la Chambre Syndicale des Courtiers et Agents de
Change du Havre en 1842 et y exerce des responsabilités jusqu’en 1852, date à laquelle
il prend sa retraite non sans y avoir introduit son fils. Il y œuvre auprès des Frères Le
Netrel, Dufilhol, Lacorne, Merville et Millet Saint-Pierre. Libéral, il soutient l’action
des opposants à Charles X en juillet 1830 puis quitte la vie politique havraise après
l’installation du régime de Juillet. Il revient sur la scène politique en 1848 lors du
renversement de la Monarchie de Juillet et adhère en mars 1848 au Comité central
républicain. Il est alors élu conseiller municipal à Graville (commune actuellement annexée
au Havre) sur la liste des Républicains modérés lors du scrutin de juillet-août 1848.
Lors des élections présidentielles, il soutient le républicain Cavaignac contre Louis
Napoléon Bonaparte, et signe le Manifeste des 300. Membre des Trois H à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, de 1830 à 1849.
AMYOL Pierre Paul, chef de la marine, né le 18 mars 1743 à Toulon, membre de la
loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1816.
ANCEL Daniel Denis, un des plus importants armateurs de la place du Havre, né
le 14 septembre 1759 et décédé le 15 février 1837, fils aîné de l’armateur et négociant
Charles Daniel Ancel (1731-1803) et de Marie Angélique Gauvain. Son jeune frère
Jean-Baptiste Daniel (1765-1818) fut marin et commis de négociant. Ancel s’associa
tantôt à l’armement Bassac, Allègre et Compagnie, tantôt à Allègre seul et tantôt aux
armateurs Limozin père et fils. La société de négoce colonial et d’armement D. Ancel
siégeait aussi dans le conseil d’administration de la Chambre d’assurances
maritimes du Havre en 1787-1789. Membre du Comité de surveillance thermidorien, il
èmeest reçu à L’Aménité fin 1794-début 1795. Rallié au Consulat, il est nommé 2
eradjoint en l’an VIII dans la municipalité Sery, puis 1 adjoint en l’an IX, fonction
qu’il occupa jusqu’en 1814. Il arme plusieurs navires sous le Consulat dont
l’Alexandre de 100 tonneaux et la Pomone de 200 tonneaux en 1802 pour les colonies.
Lors de la disette de 1812, il participe pour 1 000 francs au prêt accordé par le négoce
havrais à la municipalité afin de financer l’achat de farines et de grains. Rallié aux
erBourbons à l’abdication de Napoléon, il conserve son poste de 1 adjoint lors de la
ère1 Restauration mais rejoint la nouvelle municipalité bonapartiste lors des Cent
Jours. Sur la proposition de Sery, il sera néanmoins nommé adjoint dans le conseil
légitimiste de 1816 à 1828. Sous la Restauration, il arme une vingtaine de navires, ce
qui en fait l’un des plus gros armateurs du Havre : l’Ernest de 130 tonneaux, la Lys
de 130 tonneaux, la Seine de 170 tonneaux, la Junon de 158 tonneaux et l’Harmonie de
280 tonneaux pour la Martinique et la Guadeloupe (1815), la Sophie de 105 tonneaux
pour la côte d’Afrique, la Junon et la Seine de 170 tonneaux pour la Guadeloupe
(1816), la Junon, la Chiffonne de 130 tonneaux, l’Elisabeth de 300 tonneaux et la Clio de
400 tonneaux pour la Martinique ainsi que la Sophie de 105 tonneaux pour la côte
d’Afrique (1817), la Chiffonne pour Buenos-Aires, la Seine pour la Guadeloupe, le
Jupiter de 400 tonneaux pour la Martinique, le Mars de 160 tonneaux pour Saint-01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 24
24 Dictionnaire des marins francs-maçons
Domingue et l’Africain de 147 tonneaux pour la côte d’Afrique (1818). Dans les
années suivantes, Daniel Ancel arme la Chiffonne (1819 et 1820), l’Elisabeth (1819 à
1823, 1826, 1828), la Seine en 1819, le Régulus de 300 tonneaux (1819), l’Auguste de 148
tonneaux (1819), le Talisman de 120 tonneaux et l’Ernest (1820), l’Albane de 300
tonneaux (1821), l’Achille de 200 tonneaux (1822), l’Émile de 180 tonneaux (1822, 1824,
1826-1828 et 1830), l’Auguste, la Clémentine, l’Émile de Dieppe de 180 tonneaux, la
Jeune-Laure et la Bonne-Adèle (1823), le Mexico de 400 tonneaux (1826), le Ville de
Rouen de 280 tonneaux (1826), le Saint-Jacques de 300 tonneaux (1826 et 1828), le
Malabar de 260 tonneaux et l’Hercule de 289 tonneaux (1817, 1818 et 1832) pour la
Martinique ; la Lys (1818, 1819 et 1821), la Seine de 160 tonneaux (1816, 1821 et 1822),
le Régulus (1818, 1821), l’Hercule (1822-1823), le Neptune de 200 tonneaux (1822 à
1824, 1826 à 1828), le Ville de Caen et l’Ida de 130 tonneaux (1823), l’Auguste de 146
tonneaux (1824), l’Hercule (1824, 1826 à 1831), le Saint-Jacques (1827, 1829 à 1832), la
Caroline (1828 à 1832) et le Malabar (1830) pour la Guadeloupe ; l’Auguste de 160
tonneaux (1821-1823, 1826-1827 et 1829), les Deux Amis (1824), le Neptune de 170
tonneaux (1830) pour les îles Vierges ; la Bonne Adèle (1818), l’Émile (1822 et 1824),
l’Estafette de 130 tonneaux (1823), la Caroline (1826 et 1827) et le Neptune (1829 à 1831)
pour Saint-Domingue ; le Régulus (1817) pour Cuba ; la Chiffonne de 130 tonneaux
(1819), l’Elisabeth ( 1819) et le Saint-Sauveur (1830) pour Rio et Maragnan ; le Neptune
pour Charleston, l’Elisabeth (1817) pour la Louisiane et l’Union de 260 tonneaux pour
New York (1820), l’Etoile de 80 tonneaux pour Philadelphie (1822) et la Favorite de
400 tonneaux (1819) pour les Indes. Plusieurs de ses navires sont suspectés de
pratiquer la traite illégale comme la Sophie de 105 tonneaux en 1816, l’Auguste en 1819 (le
navire procède à la vente de Noirs aux Antilles en mai 1819), la Normande (ex Louise)
en 1821 et le Neptune en 1822 (Daniel Ancel bénéficie d’un non-lieu faute de
preuves). Démissionnaire du conseil municipal en décembre 1828, il est remplacé à
ce poste par Adrien Le Maistre. Il accepta par contre d’être renommé conseiller
municipal de 1829 à 1830 mais ne joua aucun rôle lors de la crise de Juillet. Membre
de la chambre de commerce du Havre de 1818 à 1825. Membre de La Fidélité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1774 à 1789, puis de L’Aménité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1794 ou 1795 à 1810, voire peut-être
même jusqu’en 1814. Maître bleu affilié.
ANCEL Jean-Baptiste Guillaume, capitaine de navire puis armateur et négociant, né
le 11 novembre 1747 au Havre, fils de Jean-Baptiste Benjamin, capitaine de navire. Il
fut reçu capitaine au Havre le 3 janvier 1777 et commanda en 1780 l’Aimable Catherine
de 130 tonneaux pour l’armateur Bégouen-Demeaux. Membre de La Fidélité à l’Orient
du Havre, Grand Orient de France, Maître bleu affilié.
ANCKARHEIM Hans Henrik (1748-1814), officier de la marine royale suédoise, qui
1aurait été initié en 1766 par la loge Le Havre de Grâce du Havre , nommé gouverneur
de l’île de Saint-Barthélemy aux Antilles en 1800. Anglophobe invétéré, il échangea
entre 1802 et 1805 une volumineuse correspondance dans laquelle il fustigeait la
politique coloniale britannique et son profond dégoût pour son aspect capitaliste. Il se
déclarait outragé par le comportement de la Royal Navy et appelait ses officiers des pirates
sous licence royale. Il n’était guère plus complaisant envers les Français, en particulier
les francs-maçons, dont il dénonçait l’étroitesse d’esprit et leur habitude de mettre en
––––––––––
1. Information non confirmée par le bibliothécaire des Archives municipales du Havre.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 25
Dictionnaire des marins francs-maçons 25
vente leurs rituels dans toutes les librairies. Que peut-on faire avec des gens qui sont aussi
indiscrets pour être agréables aux femmes avec leurs cérémonies ajoutait-il!Anckarheim
demeura en fonctions jusqu’en 1812 et décéda deux ans plus tard.
ANDERSON Charles R. Vétéran de l’US Navy, né le 12 mai 1923 à Indianapolis
(Indiana), il s’engagea en 1942 dans la marine et y fit toute la campagne du Pacifique.
Après la guerre il entreprit des études de droit à l’Université de sa ville et travailla au
bureau de la navigation du département de la Marine. Il fut franc-maçon du Rite
d’York pendant 52 ans. Il est décédé le 4 janvier 2009 à Anderson dans l’Indiana.
ANDERSON Paul T. (1925-2008). Vétéran de l’US Navy, né le 4 mars 1925 à
Jamestown ; il servit pendant la Seconde Guerre mondiale à bord du destroyer USS
Gatling ce dont il était très fier. Grand amateur de sport, il était réputé pour son
erhumour. Il était membre de la Jamestown Lodge n° 1681. Il est décédé le 1 novembre
2008 à Celoron, Etat de New York.
ANDERSON Thomas, officier de marine américain, lieutenant de Decatur lors de la
destruction du Philadelphia dans le port de Tripoli en 1804. Membre de la loge Harmony
à Newton dans le New Jersey (initié lors de la tenue du 28 novembre 1803).
ANDERSON Walter G., lieutenant de l’US Navy, fondateur et premier Vénérable de
la Portsmouth Naval Lodge n° 100 (Virginie, USA) en 1813.
ANDOUVILLE Nicolas, capitaine de navire, né à Ostende le 17 juillet 1764, membre
de la loge St. Jean d’Écosse du Choix des Hommes à Jacmel (Saint-Domingue) sous
l’Empire. Fondée en 1785, elle connut beaucoup de difficultés dans ses débuts et dut
faire appel au concours financier du Grand Orient à plusieurs reprises, ses effectifs
ayant été décimés par la révolte des esclaves.
ANDREW Christoph, inspecteur d’écluses, né en 1781, membre de la loge Ferdinand
zur Glückseligkeit (Grande Loge Aux Trois Globes) à l’Orient de Magdebourg
(Allemagne) en 1821.
ANDREWS Adolphus (1879-1948), vice-amiral de l’US Navy qui commanda la base
de sous-marins de New London (Connecticut) de 1927 à 1929 et la flotte de la côte
ouest en 1942-1943. Il fut aide de camp naval de trois présidents : Théodore Roosevelt,
Harding et Coolidge. Il fut initié en 1911 par la Temple Noyes Lodge n° 32 à Washington.
ANDREWS Albert, membre du service général, il organisa une réunion maçonnique
à bord du paquebot américain Columbia en 1903. Il était membre de la loge n° 437 de
Govendale en Nouvelle-Zélande.
ANDRIEU Louis, enseigne de vaisseau, né le 8 décembre 1872 à Toulon, Maître,
membre de la loge Les Vrais Amis Réunis d’Égypte de Marseille en avril 1809.
ANGAU Jacques, armateur, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient du Havre,
membre du Suprême Conseil de 1831 à 1833.
ANGELINO Ibrahim, capitaine de vaisseau algérien, reçu le 27 novembre 1787 dans
la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque, au cours d’une escale de son navire. On le
retrouve en décembre à Paris puis en juin 1789 à Bruxelles où il reçoit 4 louis « pour
pouvoir continuer sa route ».
ANGLADE André, aspirant de marine, né le 30 novembre 1781 à Bandol, Apprenti,
membre de la loge Les Vrais Amis Réunis d’Égypte de Marseille le 5 messidor an XI (1803).
ANGLARS (d’), lieutenant de vaisseau, membre de la loge La Constante Société de
Rochefort en 1787.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 26
26 Dictionnaire des marins francs-maçons
ANGOT Tranquille, lieutenant de vaisseau, membre de la loge brestoise Les Élus de
Sully en 1797.
ANGOUMARE Étienne, armateur et négociant, né en 1761. Il semble commencer ses
activités d’armement au début de la Révolution. En 1792, il arme notamment la Juliette
de 350 tonneaux avec le frère Olivier ainsi que deux navires pour son compte
personnel : l’Europe de 282 tonneaux et le Neptune de 250 tonneaux à destination des colonies.
Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1787 à 1793.
Hauts grades, officier.
ANIZON Georges, capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de
Nantes en 1848.
ANJOU Petr Fedorovitch (1796-1869), amiral russe mais descendant d’une famille
française. Il reconnut une partie des côtes nord de la Sibérie puis fit le relevé des côtes
de la mer Caspienne. Il participa à la bataille de Navarin et commanda la flotte de la
Baltique. Il était membre de la loge Alexandre de la Bienfaisance au Pélican couronné à
l’Orient de Saint-Pétersbourg en 1820/21.
ANKER Bernt (1746-1805), armateur et homme
d’affaires norvégien ; il fit fortune jusqu’à devenir l’homme
le plus riche du pays. Il parlait sept langues
couramment ; il fut membre de la Grand Master’s Lodge de
Londres et fut à trois reprises et pour des mandats de
quatre ans Vénérable de la Saint Olaus Lodge au Léopard
Blanc, loge de Saint Jean n° 1 à l’Orient de Christiania
(Oslo), considérée comme loge mère de la plupart des
loges norvégiennes. Elle était initialement rattachée à la
Grande Loge du Danemark, la Norvège faisant partie
de ce royaume, mais gagna rapidement en autonomie à
partir de 1780 alors que le rite suédois s’y imposait : de
ce fait, Anker est assimilé à un Grand Maître de la
Bernt Anker maçonnerie norvégienne bien qu’une Grande Loge de
(Wikimedia Commons) Norvège n’ait été officiellement constituée que près
d’un siècle plus tard.
ANNE Louis Marie Joseph, lieutenant de vaisseau, membre de la loge brestoise Les
Amis de Sully en 1903.
ANNEVILLE (d’) Paul-Bernardin, lieutenant de vaisseau, membre en 1787 de la loge
brestoise L’Heureuse Rencontre.
ANNER Luc Brutus, aspirant de marine, membre de la loge brestoise Les Élus de Sully
en 1815.
ANQUETIL Claude Hilarion, capitaine de navire, membre de la loge La Triple Essence
de Saint-Malo. Il est décédé dans cette ville le 2 mars 1789.
ANQUETIL Jacques Hippolyte, pilote de Seine, membre des Trois H à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, de 1902 à 1906.
ANQUEZ François Auguste, capitaine au long cours, membre de L’Olivier Écossais
n° 38 à l’Orient du Havre, Suprême Conseil, de 1857 à 1864.
ANSALDO Antonio, capitaine marchand, né à Camogli (Gênes) en 1831, membre de
la loge Trionfo Ligure de Gênes (Grand Orient de France, 1856-1863) en 1856.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 27
Dictionnaire des marins francs-maçons 27
ANSOINE, commis des bureaux de la marine, Vénérable de la loge L’Accord Parfait de
Rochefort en 1783.
ANTHOINE Fortuné François Prosper, mécanicien de marine, membre de L’Olivier
Écossais n° 38 à l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1907 à 1940.
APÈRE Gaston François, entrepreneur d’arrimage de navires, membre de L’Olivier
Écossais n° 38 à l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1912 à 1921.
ARBURGER René, ingénieur général (2 étoiles) de la marine,
d’origine suisse, né le 26 mai 1892 à Lamarche (Vosges). Sa
vocation maritime lui est venue après qu’il eût entendu une
conférence faite par un premier-maître mécanicien racontant
ses voyages. Passionné par la mécanique (son père était
ferblantier et fabriquant de pompes), le jeune René suivi les
cours de l’école professionnelle de Gérardmer de 1905 à 1909
avant d’entrer à l’École des mécaniciens de la marine à
Toulon. Son premier embarquement fut à bord du cuirassé
Suffren. Le 12 septembre 1912 il mit son sac sur la Jeanne et y
L’ingénieur général resta cinq ans, la guerre ayant éclaté entre-temps. A son bord
René Arburger
il participa aux opérations en Manche et mer du Nord, puis en
Méditerranée et à la bataille des Dardanelles.
Il fut initié le 24 juin 1923 par la loge brestoise Les Amis de Sully, élevé au degré de
Compagnon le 23 mars 1924 et à celui de Maître le 25 janvier de l’année suivante,
entre ses périodes d’embarquement à bord des cuirassés Voltaire et Diderot. Il aimait,
lors des escales, visiter les loges des ports comme Les Trois H du Havre en 1928, La
Réunion de Toulon en 1933 et 1936, La Bélisaire d’Alger et La Solidarité de Cherbourg
en 1936, Nature et Philanthropie et La Solidarité Bretonne de Lorient en 1937, etc. Il
èmeaccéda au 18 degré. Après la Seconde Guerre mondiale il participa au réveil de sa
loge mère et fut également co-fondateur de la loge Cornouailles de Quimper, qui reçut
ses constitutions le 27 janvier 1949 sous le n° 1 081. Dans ses débuts cette loge dut
faire appel à des Frères visiteurs de Brest, ses effectifs propres étant insuffisants. Il en
fut le premier Vénérable lors de l’inauguration le 27 mars. Il était président de
l’Amicale laïque de Moëlan-sur-Mer et disparut en 1959. (Source : archives de la loge
Cornouaille).
ARBUTHNOTT Sir Geoffrey Schomberg, (1885-1957), vice-amiral anglais. Fils d’un
amiral et descendant de l’amiral Mariot Arbuthnot qui se heurta à Destouches lors de
la première bataille de la Chesapeake en mars 1781, Sir Geoffrey combattit lors de la
Première Guerre mondiale et reçut la Distinguished Service Order (DSO). Il fut aide de
camp naval du roi George VI puis membre du conseil de l’Amirauté. Il commanda en
chef les forces de la Royal Navy dans l’océan Indien en 1941. Chevalier du Bain et
chevalier de la Légion d’honneur française.
Il était membre de la Navy Lodge n° 2 612 à Londres.
ARCHERNicolas, capitaine de vaisseau anglais, membre de la loge La Réunion des
Étrangers à Paris.
ARCHIMBAUD Marquis (d’), officier de marine. Il émigra sous la Révolution.
Membre de la loge de la marine La Parfaite Harmonie de Toulon.
ARDITO Giovanni, capitaine marchand, né en 1825, membre de la loge Trionfo Ligure
de Gênes (Grand Orient de France).01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 28
28 Dictionnaire des marins francs-maçons
ARDOUIN Léon (1841-1909), médecin né à Rochefort le 18 août 1841. Il fit ses études
à l’École de santé navale de cette ville et, aussitôt son diplôme de chirurgien de
ème2 classe obtenu en 1865, embarqua à bord de la Gironde pour Tahiti où il fut affecté
sur le transport Dorade de 300 tonneaux, puis sur la Renommée, frégate transformée en
mixte, la Victoire, la Dordogne et l’aviso le Renard qui fut désarmé à Rochefort en 1870.
Quelles que furent ses affectations, Ardouin fit toujours l’objet des plus hautes
appréciations de sa hiérarchie, y compris en Cochinchine. En 1881 il fit une campagne de trois
ans dans les mers de Chine et du Japon à bord de l’aviso Kersaint dans l’escadre de
l’amiral Courbet, et revint en France en 1884 avant de remettre son sac sur le croiseur Fabert
dans le Pacifique. Une nouvelle affectation à terre l’envoya pendant trois nouvelles
années au Tonkin avant de rejoindre définitivement la métropole à Toulon sur le
vaisseau école la Couronne. Il démissionna de la marine le 16 novembre 1892.
On ignore dans quelle loge Léon Ardouin fut initié le 13 janvier 1863, donc pendant ses
études de médecine à Rochefort, mais il s’affilia à L’Accord Parfait de sa ville natale en
1865. Il en fut Vénérable à six reprises. Au cours de ses affectations à la mer, il fréquenta
la loge Le Réveil de l’Orient et les Fervents du Progrès Réunis (Grand Orient de France) de
Saïgon, dont il fut le garant d’amitié vis-à-vis de son obédience, ainsi que la loge La
Fraternité Tonkinoise d’Hanoï. Retraité, Ardouin déploya une énergie sans égale au
bénéfice d’œuvres humanitaires laïques, menant une guerre incessante contre le cléricalisme.
Sur le plan intellectuel, il fut très actif dans le classement des archives locales, tant
municipales que celles de la marine et de l’École de santé navale. Il est décédé en 1909, après
avoir assisté à l’éclatement de sa loge à la suite de conflits politiques internes.
AREGNEAUDEAU François, officier de marine, membre de la loge L’Harmonie de
Nantes en 1781.
ARMAND Matthieu, officier de la marine royale, né le 25 octobre 1787 à Brest,
membre de la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1816.
ARMYNOT du CHÂTELET Claude, (v. 1756-ap. 1816), lieutenant de frégate, membre
de la loge L’Innocence Reconnue à Paris.
ARNAL Frank, pharmacien qui, selon André Combes in La Franc-Maçonnerie sous
l’Occupation, organisa la résistance dans la marine après le sabordage de la flotte en
novembre 1942. Il était membre d’une loge de la Grande Loge de France. On ignore
s’il était pharmacien de la marine.
ARNAUD Jean Joseph, commis de marine, né le 27 juin 1772 à Marseille, Maître,
membre de la loge de St. Jean La Paix de Toulon en 1801, porté comme absent.
ARNAUDEAU, capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de Nantes
de 1862 à 1871.
ARNAUDTIZON Ludovic Auguste, capitaine au long cours, négociant et homme
politique, né le 26 janvier 1874 dans une vieille famille industrielle de
Bapaume-lèsRouen (Seine-Maritime). Son père Claudius fut un militant républicain proscrit sous
le Second Empire. Il s’embarqua au Havre dès l’âge de 14 ans comme mousse dans la
marine marchande et conquit rapidement tous ses grades puisqu’il fut breveté
capitaine au long cours à 24 ans. C’est en cette qualité qu’il commanda pendant vingt ans
les grands voiliers du Havre. Son épouse fit partie des rares femmes embarquées au
long cours. Il navigua en effet en sa compagnie sur la ligne des Antilles puis pour le
long cours, d’abord sur le trois-mâts François, navire armé au Havre par l’armateur
Georges Ehrenberg, pour deux voyages en Australie et en Amérique du Nord, d’octo-01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 29
Dictionnaire des marins francs-maçons 29
bre 1900 à 1902. Elle embarqua ensuite avec leurs deux petites filles sur les grands
voiliers de la Société des Voiliers Français, également armés au Havre : le trois-mâts
Général Foy puis l’Émilie Galline et la Jeanne Cordonnier, passant plusieurs fois le cap
Horn. Mobilisé aux premiers jours des hostilités, Arnaudtizon prit le commandement
de divers bâtiments, fut torpillé en 1917 à 175 milles des côtes anglaises sur la même
Jeanne Cordonnier qui revenait du Chili avec un chargement de salpêtre ; mais il
parvint à plusieurs reprises à forcer le blocus des sous-marins allemands avec des
chargements indispensables à la défense. Le commandement d’un transport spécial de la
marine nationale lui fut alors confié ; il livra de nombreux combats aux sous-marins
allemands dont l’un fut coulé sur les côtes d’Espagne. Ces états de service lui valurent
la croix de Guerre puis la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Il fut agent
principal de la Société Maritime Nationale au Havre, membre de la Commission
d’arbitrage de la marine marchande (section des capitaines au cabotage), président de la
Fédération nationale des Associations de pensionnés de la caisse des Invalides et de la
Caisse de prévoyance de la marine et juge au tribunal de commerce du Havre au
moins de 1921 à 1929. Membre de la Société havraise de libre pensée La Raison et militant
laïque, il présida la Fédération des Œuvres laïques de l’arrondissement du Havre ainsi
que le Comité de défense laïque dans les années 1930. De sensibilité radicale-socialiste,
Ludovic Arnaudtizon fut élu au conseil municipal du Havre présidé par Léon Meyer en
1929 et conserva son poste d’adjoint au maire jusqu’en 1940. Il fut aussi élu conseiller
général de 1928 à 1940 par les Havrais. En 1936, il se démarqua des orientations
anti-frontistes affichées par Léon Meyer et s’opposa à lui, avec le soutien des francs-maçons
conseillers municipaux Vasset et Leclainche au sein de la Fédération radicale-socialiste de
Seine-Maritime en 1937. Son métier de négociant le conduit à exercer la fonction de
consul de Pologne dans les années 1930 et jusqu’à la guerre. Il est aussi membre de la
Société Havraise d’Etudes Diverses en 1938. Membre des Trois H à l’Orient du Havre,
Grand Orient de France, de 1928 à 1940, il rompt alors avec le frère Léon Meyer et, en
décembre 1936, demande l’exclusion de la loge du maire du Havre. Comme franc-maçon,
il subit après l’invasion de la France par les Allemands les vindictes du gouvernement de
Vichy : son appartenance maçonnique est publiée sur les listes du Journal Officiel de l’État
français durant l’automne 1940 et il fut démissionné d’office de son poste de conseiller général
le 16 octobre 1941 par décision du gouvernement de Vichy. La date et les circonstances de
son décès sont inconnues mais sa mort dut vraisemblablement survenir entre 1941 et
1945 puisque nous perdons totalement sa trace après la reddition des nazis.
ARNOLD Benedict (1741-1801). Né dans le Connecticut le 14 janvier 1741, Benedict
Arnold appartenait à une famille presbytérienne très stricte, ce qui fit naître chez lui
une volonté de rébellion permanente. Il s’engagea dans l’armée mais en fut rejeté sur
demande de sa mère, et devint commerçant. Les troubles qui précédèrent l’entrée en
guerre de l’Amérique contre l’occupant anglais lui permirent enfin de réaliser son
projet et, en 1775, il était colonel dans une milice locale. Une première mission le mena sur
le lac Champlain où il s’empara du sloop anglais Liberty puis d’un autre navire qu’il
rebaptisa Enterprise. Il s’agit des tout premiers combats de la guerre d’Indépendance,
dans lesquels Arnold fit preuve d’une connaissance innée de la stratégie navale, bien
que son expérience de la mer se limitât à quelques voyages sur les Antilles lorsqu’il
était commerçant. Il pourrait donc être considéré comme le fondateur de ce qui
deviendra l’US Navy, si de sordides intérêts ne l’avaient amené à trahir son pays.
Confondu, il parvint à fuir et se réfugia en Angleterre où il mourut le 14 juin 1801. On
conçoit aisément que l’opinion publique américaine n’aurait pu s’accommoder d’un01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 30
30 Dictionnaire des marins francs-maçons
traître comme fondateur de sa marine ; c’est l’unique raison pour laquelle John Paul
Jones* a bénéficié de cet honneur.
Arnold était membre de la loge Hiram n° 1 qui, aussitôt sa trahison connue, publia un
communiqué ainsi rédigé… Que le nom du traître Benedict Arnold soit à jamais effacé des
minutes de cette Loge.
ARNOSO Ardao Antonion, alias Platon II, premier-maître mécanicien de la marine
de guerre espagnole, né le 22 septembre 1899 à Perio-Fene (La Corogne). Il était
membre en 1933 du Triangle Atlante n° 2 puis de la loge Bregan n° 16 d’El Ferrol. Il fut radié
de la marine en 1940 pour son appartenance à la franc-maçonnerie.
ARNOUX Hippolyte, officier de marine, membre de la loge L’Union de Lorient en
1806.
ARNOUX Jean, second chirurgien de la marine, né à Rochefort en 1760, membre de
la loge L’Aimable Concorde de Rochefort en 1789.
ARROU Jean-Marie, maître d’hôtel navigant, membre de la loge L’Olivier Écossais à
l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1922 à 1940.
ARSENYEV Mikhail Mikhailovich (1735-1791), amiral et général lieutenant russe,
membre de la loge n° 133 de Moscou.
ARTEMEV Nikifor, musicien de la marine, Frère servant de la Loge Neptune de
Cronstadt en 1781.
ARTUR François, officier de marine. Membre fondateur de la loge malouine La
Dauphine en 1784.
ARTUR Jean, capitaine de navire, né à Dinan. Membre fondateur de la loge malouine
La Dauphine en 1784.
ARVERT Victor, officier de marine, membre de la loge Mars et les Arts de Nantes en
1799.
ASHE Lincoln, officier de la Royal Navy, né le 30 octobre 1907. Avocat en 1926, il
s’engagea dans la réserve navale volontaire et fut affecté comme officier démineur sur le
dragueur côtier HMS Miner I puis comme premier lieutenant sur le HMS Vernon. Il fut
chargé par l’Amirauté d’étudier un système contre les mines magnétiques,
acoustiques et les torpilles allemandes. Après la guerre, capitaine de frégate de réserve, il
reprit ses activités d’avocat.
Il fut initié dans la Navy Lodge n° 2 612 en 1967 mais n’en fut pas un membre très
assidu.
ATWOOD James R. marin américain de la guerre de Sécession (1861-1865), membre
de la King Hirams’ Lodge de Provincetown dans le Massachusetts, qui était embarqué
sur la frégate nordiste Congress lors de la bataille malheureuse contre le navire
confédéré Merrimack, puissante frégate à vapeur de 40 canons, au large de Newport News.
Le Congress fut coulé. Le Merrimack se saborda en 1861 dans l’arsenal de Gosport mais
put échapper à la destruction et fut plus tard transformé en un cuirassé resté célèbre,
le CSS Virginia.
AUBENTON Ambroise François (d’), commissaire de la marine, né vers 1719, en
poste au Havre en 1757 puis à Bordeaux en 1761, commissaire général à Bordeaux et
Bayonne l’année suivante, intendant à Rochefort de 1771 à 1776. Il fut sans doute
membre de la loge La Française de Bordeaux et fut reçu Rose-croix en 1768. Il est
décédé en 1793.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 31
Dictionnaire des marins francs-maçons 31
AUBENTON Jean-Baptiste (1719-1793), commissaire de la marine sous le règne de
Louis XV, il était membre de la loge La Française de Bordeaux et disciple de Martinès
de Pasqually qui s’y était affilié en 1761. Cette loge prit ensuite le nom de La Française
Élue Écossaise dont les Constitutions furent accordées par la Grande Loge en 1765, puis
par le Grand Orient dix ans plus tard.
AUBENTON Marcel Ambroise (d’), officier de marine, frère du précédent, né en
1727. Garde de la marine à Rochefort en 1742, capitaine de vaisseau en 1772, sa
carrière se déroula autant dans la marine que dans l’artillerie. Il participa aux guerres de
Succession d’Autriche, de Sept Ans et d’Indépendance de l’Amérique dans les
escadres d’Orvilliers et de Grasse, à bord du vaisseau Bien-Aimé. Il suivit le même cursus
maçonnique que son frère et mourut à Rochefort le 26 mai 1782.
AUBER, capitaine au long cours. Semble avoir commandé la Jeune Laure de 70
tonneaux en 1818 pour l’armement Bailleul à destination du Sénégal et la Suzanne de
104 tonneaux en 1819 pour L. Papillon vers Saint-Domingue. Membre de L’Aménité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1828-1829.
AUBER Charles, capitaine de navire, membre de L’Aménité à l’Orient du Havre,
Grand Orient de France, de 1795 à 1805. Maître bleu affilié.
AUBEREAU Benoît, chirurgien auxiliaire de la marine, membre de la loge L’Accord
Parfait de Rochefort en 1781.
AUBERT Léger Alphonse, pilote de la station du Havre, né dans cette ville le 14 août
1826, breveté en 1857. Chevalier de la Légion d’honneur en 1867. Vice-président de la
Société des Sauveteurs du Havre de 1870 à 1875. Décédé au Havre le 19 septembre
1878. Membre né de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en
18721873.
èreAUBERTIN Emile Achille Nicolas, commissaire de 1 classe de la marine. Son nom
apparaît sur la liste publiée en 1915 par l’Association anti-maçonnique de France sous le
titre Répertoire Maçonnique des Officiers de l’Armée Active, de la Réserve, de la Territoriale
et de la Marine.
AUBÉRY de BOULLET Charles Georges Paul, administrateur des colonies,
lieutenant de vaisseau de réserve. Son nom apparaît sur la liste publiée en 1915 par
l’Association anti-maçonnique de France sous le titre Répertoire Maçonnique des Officiers de
l’Armée Active, de la Réserve, de la Territoriale et de la Marine.
AUBIN Élie, capitaine de navire, initié en Angleterre, membre de la loge L’Union
Rétablie de Marennes en 1780.
AUBRÉE Emmanuel François, armateur et négociant, né en 1752. Il anime avec
Pottier-Glatigny le courant progressiste au sein de la franc-maçonnerie d’Ancien
Régime. Membre de la Société des Amis de la liberté et de l’égalité en 1792-1793 puis
de la Société populaire, il appuie la fondation de la loge révolutionnaire des Trois H et
en est l’un des commissaires installateurs le 4 juillet 1794. Il est réadmis dans la Société
populaire « régénérée » à l’automne 1794. Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre,
Grand Orient de France, de 1786 à 1800, il en est le Vénérable Maître de juin 1791 à
juin 1793 puis de janvier 1794 à juin 1795. Hauts grades, officier.
AUBRY Jean-Marie, chirurgien de la marine, né à Dinan le 16 novembre 1797,
membre de la loge La Trigonométrie de Fort Royal en 1835. Cette loge, fondée en 1831,
compta jusqu’à 88 membres en 1835, dont une majorité de militaires, mais seulement
quatre capitaines marchands.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 32
32 Dictionnaire des marins francs-maçons
AUCOIN Firmin (1754-1802). D’une famille rochelaise émigrée en Acadie en 1671, né
le 15 mars 1754 à Cobequid, Firmin est le fils de François et d’Elisabeth Blanchard.
Lors du « Grand dérangement » sa famille, comme des milliers d’Acadiens, est
expulsée et débarque à Boulogne-sur-Mer, alors que l’amiral Boscawen* avait prescrit
SaintMalo. Firmin devient corsaire en 1792 et obtient un brevet de capitaine l’année
suivante. Il navigue entre autres sur l’Escamoteur puis comme capitaine sur le Poisson
Volant avec lequel il fait de nombreuses prises.
Il fut membre de la loge calaisienne La Parfaite Union et décéda à Rouen le 27
juillet 1802.
AUDIBERT Joseph, officier de marine, membre de la loge L’Union de Lorient en 1807.
AUDOIRE Maurice Louis, officier mécanicien, membre des Trois H à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, de 1930 à 1940.
AUDOUARD Jean Louis, capitaine de navire, né en 1752, membre de L’Aménité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1787-1788. Maître bleu affilié.
AUDREAU Jacques, capitaine de navire, membre de la loge L’Union Parfaite de La
Rochelle en 1788.
AUDRIN Benjamin, capitaine au long cours, membre de la loge Libre Conscience de
Nantes en 1880.
AUGAGNEUR Jean (1855-1931), éphémère ministre de la Marine en 1914, il était
Vénérable de la loge Les Amis de la Vérité à Lyon, et membre du Conseil de l’Ordre du
Grand Orient. Cette loge découlait de la fusion en 1782 entre Les Vrais Amis et La
Parfaite Amitié.
AUGEY DUFRESSE Marie Antoine, lieutenant de vaisseau, membre de la loge
brestoise Les Amis de Sully en 1863.
AULIAQ Louis, capitaine marchand, né à Bayonne en 1759, membre de la loge La
Sincérité des Cœurs de Saint-Pierre (Martinique) en 1789. Fondée en 1780, mise en
sommeil jusqu’en 1825, elle n’eut jamais plus de cinquante membres, mais au cours de son
existence vingt-cinq capitaines marchands en furent membres.
AUMONT Martin, professeur de français des cadets de la marine russe de
SaintPétersbourg dans les années 1780. Il fut Maître des cérémonies de la loge Neptune de
Cronstadt en 1780 et 1781, loge qui ne comprenait que des marins et leurs professeurs
d’hydrographie.
AUTARD Jean Joseph Sébastien, capitaine de garde-côtes, né le 23 février 1768 à
Avignon, Maître, membre de la loge Les Vrais Amis Réunis d’Égypte de Marseille en
avril 1809.
AVEGNO Giovanni Battista, né à Camogli (Gênes) en 1831, capitaine marchand,
membre des loges Les Régénérateurs de Marseille et Trionfo Ligure de Gênes (Grand
Orient de France, 1856-1863).
AVENEL Auguste François, capitaine au long cours, membre de L’Olivier Écossais
n° 38 à l’Orient du Havre, Suprême Conseil de France, de 1864 à 1867.
AVENEL Marcel Jules, mécanicien de marine, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à
l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1923 à 1936.
AVENIER Georges, mécanicien de marine, membre de la loge Les Deux Hémisphères à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1937 à 1939, puis membre des Trois H
à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1940. Membre du Groupement de01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 33
Dictionnaire des marins francs-maçons 33
résistance générale Heure H reconstitué en janvier 1942 par le Frère Henri Chandelier
de L’Olivier Écossais n° 38 et Roger Mayer, il participe aux activités de renseignement
du groupe de 1942 à 1944 et réussit à éviter l’arrestation par les nazis.
AVOINE Jacques, capitaine dans la marine de l’État, né en 1768 à Cherbourg. Membre
de la Fidèle Maçonne à l’Orient de Cherbourg en 1814.
AVOYNE Guillaume Eléazar, lieutenant de vaisseau, membre de la loge brestoise Les
Élus de Sully en 1806.
AYRAL Hyacinthe Antoine, mécanicien de marine, membre de L’Olivier Écossais n° 38
à l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1925 à 1940.
AYRAUD Emmanuel, chirurgien de marine, membre de la loge brestoise Les Élus de
Sully en 1843.
AYREAU Jean, lieutenant de vaisseau, membre de la loge brestoise Les Élus de Sully
en 1813.
AYREAU ou AIREAU Jean, Jacques, Marie (1767-1823), capitaine de vaisseau, né en
1767 aux Sables-d’Olonnes. Il navigua au commerce dès l’âge de 12 ans et rejoignit la
marine royale en 1787 comme timonier. Enseigne en 1793, il participa à la campagne
de Prairial an II sur le Trente et Un Mai, puis au combat de Fréjus (1795). Lieutenant de
vaisseau en 1796, il était sur la frégate Vengeance qui combattit la frégate américaine
Constitution (février 1800) et la frégate anglaise HMS Seine (août 1800) ; il fut blessé et
fait prisonnier lors de ce dernier combat. Il participa à la campagne de
SaintDomingue (1802). Capitaine de frégate en 1805, il était second sur le vaisseau l’Eole de
l’escadre Willaumez sur les côtes d’Amérique. Le vaisseau dut être sabordé après le
cyclone qui dispersa l’escadre. Capitaine de vaisseau en 1811, il commanda la frégate
la Thémis puis le vaisseau le Castiglione en Méditerranée. Retraité en 1819.
Il était membre de la Loge L’Egalité Triomphante de Saint-Brieuc. On a trace de sa visite
èmeà la Loge Les Enfants de la Concorde Fortifiée à l’Orient de la 13 demi-brigade
d’infanterie légère à Luxembourg. Il est décédé en 1823 à Rochefort.
AZE Joseph, chirurgien de marine, membre de la loge brestoise Les Élus de Sully en
1822.
AZEDO Ignazio, lieutenant de frégate espagnol, membre de la loge brestoise Les Élus
de Sully en 1801.
AZEVEDO (d’) Herman-Bartos, lieutenant de vaisseau portugais, initié le 29 avril
1829 dans la loge Les Élus de Sully à Brest, exilé politique suite à la guerre civile
sévissant au Portugal.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 3401_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 35
B
BABRON Antoine, né le 29 juin 1743 à Rouen d’un père maître verrier, élève de
François Boucher et de Jean-Jacques Bachelier, il se distingue tôt par ses talents
artistiques. Nommé peintre de la marine à Brest le 21 janvier 1771 après avoir résidé à Paris
où il avait son adresse dans la rue du Four, paroisse Saint-Germain, il se marie le 9
décembre de la même année à Morlaix avec Jeanne Bauny. Certaines de ses œuvres sont
citées dans diverses archives, comme une bannière peinte à « l’image de Saint-Roch »
pour le bureau de santé. Il meurt à son domicile brestois le 29 juin 1784. Probablement
initié à Paris, il s’affilia le 29 décembre 1771 à L’Heureuse Rencontre de Brest. Peu assidu
aux travaux en 1773, il invoque des affaires profanes pour s’en excuser.
BABRON Jean-Baptiste, fils du précédent, capitaine de vaisseau, né en 1772 et aussi
franc-maçon. Capturé en mer par les Anglais, il forma avec d’autres officiers
prisonniers La Consolante Maçonne à Launceston. Alors lieutenant de vaisseau, il en fut le
secrétaire. En liberté surveillée dans la ville, il y épousa en secondes noces le 22
octobre Herminie Lapisse, réfugiée de Saint-Domingue. Libéré en janvier 1810, il rentra à
Brest avec son épouse.
BACHELAY Victor Stanislas Auguste, commis de négoce puis armateur et négociant,
né en 1788. Il est admis dans la loge des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de
France, en 1819 et participa à ses travaux jusqu’en 1866. Hauts grades, officier.
Vénérable Maître de son atelier de 1828 à 1831 et de 1834 à 1837.
BACHELET Étienne Joseph, capitaine, né au Havre le 24 mai 1751, fils d’un tailleur
du nom de Jean Joseph. Reçu capitaine de navire le 20 janvier 1780 au Havre. Père du
capitaine Joseph Stanislas Bachelet. Il semble avoir commandé en 1787 la Flore Adelaïde
à destination des Antilles pour l’armement E. Fossé puis la Désirée de 125 tonneaux
vers les Amériques pour le même armement. Membre de la loge des Trois H à l’Orient
du Havre, Grand Orient de France, de 1798 à 1806. Hauts grades, affilié.
BACHELET Étienne Marc, capitaine de navire marchand, armateur et négociant actif
au Havre au moins entre 1744 et la fin de 1771. Il arme en 1764 l’Actif, un bâtiment de
240 tonneaux construit en 1754 à Saint-Valéry-en-Caux et armé de huit canons. Parti
du Havre pour le Cap-Français et Léogane à Saint-Domingue, il reviendra chargé de
denrées coloniales (sucre, indigo, coton, tortues et bois de teinture). La mauvaise santé
de ses affaires commerciales le pousse en 1771 à demander et obtenir la charge de
directeur des Postes royales au Havre. Ses contemporains signalent ne plus avoir de
ses nouvelles depuis plusieurs années en 1774 alors qu’il est encore considéré comme
étant en fonctions par l’obédience. Nous perdons sa trace en 1772. Membre fondateur
et Vénérable Maître de La Fidélité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1744
à sa disparition. Hauts grades en 1766.
BACHELET Joseph Stanislas Auguste, armateur et négociant, né au Havre le 25
juillet 1787, fils du capitaine Étienne Joseph Bachelet, il navigue comme novice puis
comme matelot au moins de 1805 à 1809 avant de s’établir comme armateur et
négociant. Anti-légitimiste, il soutient les Frères Faure, Hébert et Corbière lors des journées
de Juillet. Nommé conseiller municipal du Havre en 1830, il fait partie, avec les frères
Eugène Hébert et Pierre Legrand de L’Aménité, des sept Havrais délégués par le01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 36
36 Dictionnaire des marins francs-maçons
conseil auprès du roi Louis-Philippe en 1831. Il fut par la suite nommé adjoint au
maire par Louis Napoléon Bonaparte le 28 septembre 1849 mais démissionna en
octobre 1850 avant d’être à nouveau retenu dans la nouvelle commission municipale
provisoire en septembre 1852. Membre des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de
France, de 1829 à 1842. Maître bleu affilié.
BACHELET Louis, maître calfat, membre de L’Olivier Écossais n° 1, Grande Loge
Symbolique Écossaise, de 1889 à 1897 puis de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient du
Havre, Grande Loge de France, de 1897 à 1910.
BACHELEY François, capitaine de navire et négociant, né au Havre en 1752. Inscrit à
la Société des H en 1791 dont il est examinateur en 1792, il est l’un des fondateurs de la
loge révolutionnaire des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1794.
Maître bleu affilié. Sous le Premier Empire, en voyage à Boulogne-sur-Mer, il est reçu
par la loge des Amis Choisis et organise une relation régulière entre les deux Orients,
ce qui permit aux Frères des deux loges de se visiter régulièrement.
BACHELIER Joseph, capitaine négrier nantais. Il commandait la Musette (300
tonneaux), partie le 20 septembre 1786, avec laquelle il livra 261 Noirs à Saint-Domingue.
Il était membre de la loge Saint-Germain de Nantes.
BACHMAN Stephen, vétéran de l’US Navy, né à Bethlehem en Pennsylvanie le 8
janvier 1916, diplômé de l’université de cet Etat et licencié es Sciences, il servit comme
enseigne au cours de la Seconde Guerre mondiale à bord du dragueur de mines USS
YMS 381 et participa au débarquement du 6 juin à Utah Beach. Après la guerre, il
travailla 33 ans chez Bethlehem Steel et prit sa retraite en 1980. Il était membre de la
Saucon Lodge n° 469. Il est décédé le 29 janvier 2009 à Roseburg.
BACMANOV Petr Fedorovitch, lieutenant de vaisseau russe. Il apparaît comme
apprenti dans les effectifs de la loge Neptune de Cronstadt en 1781.
BACON DE LA CHEVALERIE Jean-Jacques, armateur épisodique, figure importante
de la franc-maçonnerie des Lumières, il est né à Lyon en 1731 et décédé à Paris en 1821.
Il semble avoir commencé sa carrière maçonnique à Lyon. En 1764, on le rencontre à
Rouen où il a des attaches familiales et où il participe à la fondation et aux travaux de
l’Unité, loge d’avocats du parlement de Normandie dont il devient le représentant
auprès de la Grande Loge. Il joua un rôle important dans la franc-maçonnerie
normande en général et rouennaise en particulier dans les années 1770. Colonel
d’infanterie, il devient brigadier des armées du roi en 1780 puis lieutenant général à
SaintDomingue. Il y dispose de biens considérables ainsi que des intérêts dans la maison
de négoce familial basée à Rouen. C’est ainsi que nous le retrouvons dans ce port en
avril 1778 comme armateur d’un bâtiment de commerce envoyé à Lisbonne.
BADENIER Robert, mécanicien de marine, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à
l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1924 à 1940.
BADT Harry A. (1884-?), commodore (en 1944) de l’US Navy. Il commanda
notamment les USS Simpson et Tuscaloosa. Il termina sa carrière comme directeur du
personnel de la marine.
BAFFE Joseph, commissaire au ferry-boat, né le 10 février 1897 à Manchester en
Grande-Bretagne, membre de la loge L’Étoile du Nord de Malo-les-Bains en 1938.
BAGGE Jean, courtier maritime, né à Bergen en Norvège vers 1719. Marin
occasionnel, le Frère Bagge fut initié le 28 avril 1738 par la loge Saint-James d’Aberdeen où il
obtint également le degré de Compagnon. Il reçut celui de Maître en 1740 dans la loge01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 37
Dictionnaire des marins francs-maçons 37
Trondheim à Bergen. Au cours d’un voyage en mer du Nord, son navire fit naufrage et
il se réfugia à Dunkerque où la loge Amitié et Fraternité lui conféra le titre de Membre
officier honoraire et jubilaire. Bagge resta plus de quarante ans à Dunkerque où il
continua à exercer la profession de courtier juré et interprète, pour le compte de l’Amirauté.
En 1788 on célébra son jubilé de cinquante ans de maçonnerie. Il présida le Chapitre
attaché à la loge, dès sa création en 1789.
BAILES Robert L., vétéran de l’US Navy, né le 7 août 1931 à Elbert au Texas, il s’engagea
en 1948 dans le corps des plongeurs démineurs et participa à la guerre de Corée jusqu’en
1955. En 1964 il fut reçu dans la loge de Wichita Falls et s’affilia ensuite à celle de
èmeBreckenbridge où il accéda au 32 degré. Il est décédé le 11 janvier 2009 dans cette ville.
BAILEY Theodorus (1805-1877), contre-amiral américain qui servit de 1818 à 1866. Il
participa à la guerre du Mexique puis commanda la frégate USS Colorado au début de
la guerre de Sécession. Il commanda en second l’escadre de Farragut contre la
Nouvelle-Orléans. Il serait l’auteur de la formule restée célèbre Iron Hearts and Wooden
Ships qu’il aurait utilisée lorsqu’il dût faire face à la canonnade de cinq forts alors qu’il
était envoyé pour demander la reddition de la ville. Il avait été initié à la loge
Washington n° 21 de New York en 1829.
BAILLEUL Jacques, armateur et négociant, né en 1731, membre de L’Aménité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1786 à 1788. Hauts grades, affilié.
BAILLEUL Jacques, commis des vivres de la marine, membre en 1788 de la loge
brestoise L’Heureuse Rencontre.
BAILLEUL Jean-Baptiste L., armateur et négociant, né en 1753, membre de L’Aménité
à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1788 à 1812. Maître bleu, affilié.
BAILLI Jean, contremaître d’atelier à l’arsenal de la marine, né le 12 avril 1758 à
Contres, Trésorier, Rose-Croix, membre de la loge Les Vrais Amis Réunis d’Égypte de
Marseille en avril 1809.
BAINBRIDGE William (1774-1833) commodore de l’US Navy ; il commanda son
premier bâtiment à 19 ans. Il fut capturé par un bâtiment français lors de la «
quasiguerre » en 1798 ; capitaine de vaisseau en 1800, il fit un voyage à Alger comme
commandant du Washington ; maltraité par le Dey, il revint pour y libérer par la force tous
les prisonniers chrétiens ; il commanda ensuite les frégates Essex puis Philadelphia en
Méditerranée ; il fit naufrage avec la Philadelphia et fut fait prisonnier pendant 19
mois ; il commanda l’USS Constitution, l’une des six frégates lourdes de la marine
américaine, avec laquelle il s’empara de la frégate anglaise Java au large du Brésil ce qui fit
de lui un héros national.
Il avait été initié par la loge n° 51 de Philadelphie en 1810.
BAIRD George. Un des premiers navires océanographiques de haute mer fut
l’Albatros, placé sous le commandement de George Baird (1843-1930) qui avait été
initié dans une loge de rite français de Lisbonne du nom de Tolerancia n° 4. Entré dans
l’US Navy à l’âge de 19 ans comme assistant mécanicien, il mena une brillante carrière
qui l’amena au grade de contre-amiral en 1905. Son père était lui-même membre de la
Naval Lodge de Washington. Il s’affilia plus tard à la Naval Lodge n° 87 de Californie
puis à la Hope Lodge n° 20 de Washington en 1875 dont il fut Vénérable en 1883 et
èmedevint en 1896 Grand Maître du District de Colombia, 33 du Rite Écossais.
BAKER Russel W., maître principal de l’US Navy où il servit de 1957 à 1976.
èmePossesseur du 33 degré du Rite Écossais depuis 1996, membre du Suprême Conseil01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 38
38 Dictionnaire des marins francs-maçons
de Pennsylvanie, ancien Vénérable de la Howell Lodge n° 405 de Honey Brook, il fut
èmeAssistant Grand Maître du 5 district de la Grande Loge de Pennsylvanie et cumula
une quantité impressionnante de titres maçonniques.
BALAN Jean, navigateur né à Catillac le 3 mars 1769, membre de la loge L’Aménité de
Pointe-à-Pitre en 1781.
BALANQUÉ Saubat, corsaire, né à Bayonne vers 1705, marié en juillet 1730 à
Capbreton, dans les Landes, avec Claire Libet, il se distingue d’abord dans la
navigation au commerce. En 1744, au début de la guerre contre l’Angleterre, il obtient des
lettres de marque pour la course contre l’ennemi. Il n’a pas son pareil pour livrer combat
contre plus gros que lui, et donne notamment beaucoup de sueurs froides aux officiers
de l’amiral Vernon. De temps à autre le Mercure de France narre ses exploits. La reprise
des hostilités en 1756 lui offre de nouvelles occasions de briller. Initié à Bayonne ou
dans l’île de Saint-Domingue, il est au moins membre de La Concorde à l’Orient de
celle-ci, aux Cayes, dans les années 1750. En 1757, il fait partie des fondateurs de la
loge écossaise souchée sur cette loge symbolique sous l’autorité d’Étienne Morin. Élu
pour la circonstance Maître des cérémonies des Parfaits Élus Grands Écossais,
l’exotisme local lui vaudra une noix de coco gravée de symboles maçonniques. En juin
1767, il fut gratifié d’un brevet de capitaine de port au Cap-Français.
BALBOA LOPEZ Benjamin, alias Savanarole, radio dans la marine de guerre
espagnole, né le 19 janvier 1900 à Boimorto (La Corogne), initié avant la proclamation de
la République dans la loge navale flottante Atlantida n° 5 de Gigon. Maître en 1932, il
s’affilia ensuite à la loge En Breogan n° 16 dont il fut Vénérable en 1934, puis passa
l’année suivante à la loge Renacimiento Masónica n° 18 de La Corogne. Il conspira en faveur
de la République, fut persécuté et emprisonné par Franco. Exilé à la fin de la guerre,
il mourut à Mexico le 27 juin 1976.
èmeBALCARRES James Lindsay, 5 comte de (1691-1768), noble écossais qui
commença sa carrière dans la Royal Navy où il atteignit le grade de lieutenant avant de se
joindre au soulèvement jacobite de 1715. Bénéficiant d’un pardon royal, il fit plus tard
carrière dans les dragons Scots Grey et s’illustra à Dettingen et Fontenoy (guerre de
Succession d’Autriche). Il faisait partie des nobles recensés comme membre de l’Ordre
en Ecosse en 1736. Sa loge n’est pas connue mais son appartenance maçonnique est
attestée par Robert Freke Gould, dans Military Lodges : The Apron and the Sword of
Freemasonry Under Arms.
BALFOUR Gerald Arthur James (Comte de). Quatrième comte de Balfour, Gerald est
né le 23 décembre 1925. Les historiens britanniques se plaisent à souligner qu’il fut le
seul vicomte à avoir navigué comme matelot dans la marine marchande. Pendant la
Seconde Guerre mondiale, son navire fut torpillé par les Japonais et Gerald dériva
pendant une semaine dans un canot en plein océan Indien avant d’être récupéré. Il
continua à naviguer au commerce après la guerre à bord du quatre-mâts barque de
3200 tonnes Pamir de l’armement Laiesz qui transportait du suif, de la laine et des
vêtements destinés aux « personnes déplacées » anglaises en Nouvelle Zélande.
Gerald Balfour présida l’Association des Cap Horniers et fut membre du syndicat des
marins néo-zélandais. Dans les années 1960 il devint capitaliste et présida une société
écossaise d’eau minérale.
Selon le quotidien The Telegraph, il était franc-maçon. Il est décédé le 27 juin 2003.
BALIDOR Antoine, corsaire, membre de la loge La Parfaite Union de Calais sous le
Premier Empire.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 39
Dictionnaire des marins francs-maçons 39
BALL John, contre-amiral américain né en 1893 ; membre de la loge Annapolis n° 89,
du Chapitre Borinquin n° 1 à San Juan puis du Chapitre n° 93 de Palo Alto (Californie) ;
1il était aussi membre de l’Ordre de l’Islam Shrine Temple et des National Sojourners.
BALLARD George Alexander, amiral de la Royal Navy, né à Bombay le 7 mars 1862.
En janvier 1875 il intégra la marine et suivit la formation à bord du HMS Britannia
avant d’embarquer sur les HMS Resistance et Achilles à bord duquel il participa au
combat des Dardanelles en février 1878. Il fut ensuite affecté au HMS Tourmaline avec
lequel il fit un tour du monde en 21 mois. Spécialisé dans les torpilles, il fut envoyé au
Soudan et prit part aux combats terrestres de Tamai. Réintégré dans la marine, il obtint
son premier commandement en octobre 1895 sur le destroyer HMS Janus. Promu
capitaine de frégate deux ans plus tard, il commanda le croiseur HMS Isis en Chine
pendant la guerre des Boxers et fut ensuite muté dans le contre-espionnage naval.
Capitaine de vaisseau en 1903, il commanda plusieurs croiseurs avant de revenir au
contre-espionnage dont il prit la tête sur ordre de Winston Churchill, alors Premier
lord de l’Amirauté. Contre-amiral en mai 1914, il fut chargé de la défense de la côte est
de la Grande Bretagne, Il semble qu’il ne se distingua pas particulièrement dans cette
fonction puisqu’en septembre 1916 on lui confia la direction des chantiers navals de
Malte. Vice-amiral en février 1919, il prit sa retraite en juin 1921, ce qui lui permit de
publier plusieurs ouvrages comme L’influence de la mer sur l’histoire politique du Japon.
On ignore sa date d’initiation. Il fut Vénérable de la Navy Lodge n° 2612 en décembre
1920. Il disparut le 16 septembre 1948 à l’âge de 86 ans.
erBALLEROY Jean-Baptiste Adolphe, sous-officier au 1 régiment de marine, né à
Pont-l’Évêque (Calvados) le 5 juin 1807, membre de la loge Trigonométrie de Fort-Royal
en Martinique de 1832 à 1835. Un homonyme est signalé comme capitaine aide-major
erau 1 régiment de marine, né à Paris le 22 juin 1805 et membre du chapitre de la loge
La Paix de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, en 1845-1846. Il s’agit vraisemblablement du
même personnage.
BALLET Jacques François, capitaine de navire, né en 1796 à Boulogne, membre de la
loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1824.
BALLOT Victor Alexis, chirurgien de marine, enseigne de vaisseau, membre de la
loge brestoise Les Élus de Sully en 1836.
BALTAZAR Henry, armateur et négociant, né en 1767, membre des Vrais Amis à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1796 à 1802, puis de L’Aménité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1828. Hauts grades, officier.
BALTAZARD Gaspard Théodore, armateur et négociant, né au Havre le 2 septembre
1797, il est le fils d’un employé de commerce qui avait dû suivre à Nantes la maison
dont il dépendait lors des guerres napoléoniennes et du blocus du Havre par les
Anglais, pour revenir avec elle au Havre en 1814. Il a donc fait ses études à Nantes.
Dès l’âge de 17 ans, il est recruté comme chef de correspondance dans une des
principales maisons de commerce du Havre et est aussitôt envoyé en mission commerciale
dans les principaux ports d’Espagne. Peu après, il est désigné pour être le liquidateur
de la maison de commerce qui l’emploie puis en fait sa profession durant quelques
années. Il s’établit ensuite comme négociant et armateur. Associé à Bonnin, il arme en
1828 les bricks l’Actif, la Jeannette, l’Onézime et la Virginie à destination de
Saint––––––––––
1. Ordre paramaçonnique très répandu aux USA dont les membres portent un chèche et qui n’a
dans les faits rien à voir avec l’Islam.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 40
40 Dictionnaire des marins francs-maçons
Pétersbourg et de Hambourg. De 1829 à 1831, il arme pour son compte les bricks
Alcyone (87 tonneaux) et Auguste (108 tonneaux) pour le petit cabotage, le Bellone de
147 tonneaux pour Malaga et l’Auguste pour Marseille. Il affrète aussi en 1831 et 1832
le Bellone et l’Estelle (192 tonneaux) à destination d’Hambourg. Il devient à cette
époque le directeur de la Compagnie des Bateaux en Fer sur la Seine qui transportent
du fret entre Paris et Le Havre. Il s’intéresse aussi à la banque en fondant la Banque
du Havre en 1837 que les événements de 1848 assujettissent à la Banque de France et
dont il reste le directeur au Havre. Il publie des études sur l’économie politique et
commerciale, l’instruction publique et les institutions de prévoyance. Engagé dans le
mouvement de protestation anti-légitimiste en juillet 1830, il est élu membre du
nouveau conseil municipal orléaniste et est en charge successivement de la distribution
des eaux, du chemin de fer et des entrepôts. Il est aussi élu comme l’un des chefs de
la Garde nationale en 1848. Théodore Baltazard participa en 1833 à la fondation de la
Société havraise d’études diverses avec six autres francs-maçons et la présida de 1839
à 1846 puis en 1848. Il meurt au Havre le 3 mai 1853.
Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1825-1826 à
1832. Maître bleu affilié. Vénérable de la loge en 1830, il quitte L’Aménité en 1832 à
l’instar de nombreux autres maçons libéraux car il n’accepte pas le contrôle du Grand
Orient sur les loges.
BANCROFT, W. J., courtier maritime, né a Manchester, membre de la loge Trionfo
Ligure de Gênes (Grand Orient de France) en 1857.
BANKS Joseph (Sir) (1743-1820), célèbre naturaliste et botaniste anglais, né le 13 février
1743 à Revesby Abbey (Lincolnshire). Après avoir navigué au Labrador et à Terre-Neuve
en 1766, il fut le compagnon de James Cook à bord du HMS Endeavour au cours de son
premier voyage de 1768 à 1771, et fut le premier franc-maçon à débarquer en Australie.
Avant son départ il était devenu membre de la Somerset House Lodge dont Thomas
Dunckerley était alors Vénérable, et qui fusionna ensuite avec la Old Horn Lodge, l’une des
quatre loges fondatrices de la Grande Loge d’Angleterre qui se réunissait à la Fleece
Tavern à Londres et qui prit plus tard le titre de Royal Somerset House and Inverness Lodge
n° 4. Il était aussi Membre de la Royal Society qu’il présida en 1778. Il est connu pour avoir
reçu à Greenwich le lieutenant de vaisseau de La Monneron – ingénieur militaire chargé
des approvisionnements de l’expédition, envoyé par son ami La Pérouse avant le départ
de l’Astrolabe et de la Boussole – et qui accepta de lui montrer les instructions rédigées par
James Cook pour combattre le scorbut, et de lui prêter son compas.
BAPTIFAULT Alexis, vice-président de la Compagnie maritime des Chargeurs
Réunis en 1932, membre de la loge La République à Paris.
1BAR Arsène Aimable , capitaine de navire baleinier, né le 19 janvier 1808 à Honfleur
(Calvados) et inscrit dans ce même quartier maritime. Il décède en mer le 23
novembre 1837 à bord du trois-mâts baleinier Ajax alors en route vers la Nouvelle-Zélande
pour une campagne de pêche pour le compte de l’armateur havrais A. Gaudin. C’est
son capitaine en second, le Frère Joseph Marie Le Tellier, qui prit alors le
commandement du navire et dressa l’acte de décès. Le rôle de l’équipage de l’Ajax révèle que
trois de ses frères étaient à bord lors de cette campagne : Victor Arsène (harponneur,
né en 1810), Nicolas Pascal (premier lieutenant, né en 1814) et Louis Auguste (novice,
––––––––––
1. Son patronyme est parfois orthographié BART ou BARD.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 41
Dictionnaire des marins francs-maçons 41
né en 1819). Membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient du Havre et du Suprême
Conseil de 1836 à sa mort.
BARAUDIN Didier-François-Honorat (1724-1797), chef d’escadre des armées
navales, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, Vénérable de la loge La Parfaite Union de
Blanzac en Angoumois (Charente), grand-père maternel d’Alfred de Vigny. Il entretint
une correspondance pour le moins houleuse avec les dignitaires du Grand Orient au
sujet de la patente qu’il demandait pour sa loge. Il avait été initié en 1745 et avait donc
43 ans d’ancienneté en maçonnerie lorsqu’il fulmina ses demandes réitérées au duc de
Luxembourg, administrateur général du Grand Orient, allant jusqu’à écrire – alors
que sa patente n’arrivait pas – qu’il n’était pas fait pour éprouver des humiliations. Selon
Jean-Pierre Lassalle, il aurait pu être initié à bord d’une loge embarquée.
BARAUDIN Jean-Marie Honorat (comte de), petit-fils du précédent, lieutenant de
vaisseau et Frère Expert de la loge de Blanzac. Il perdit la vie en 1795 lors du
débarquement de Quiberon et fut fusillé parmi les cent treize condamnés de la première
commission Dinne, du 9 au 23 thermidor de l’an III.
BARBARIN Jean, chirurgien de marine de la Compagnie des Indes qui, selon
l’historien brestois André Kervella, présidait en novembre 1744 la première loge de Lorient,
L’Union.
BARBARON, chirurgien sur les vaisseaux de la Compagnie des Indes, membre de la
loge L’Union de Lorient en 1745.
BARBE Pierre, enseigne de vaisseau, membre de la loge L’Heureuse Rencontre de Brest
vers 1880.
BARBIER, capitaine de navire, membre de la loge L’Harmonie de Nantes de 1781 à 1807.
BARBIER Jean Baptiste Marie, navigateur. Membre du groupement de résistance
havrais Libération Nord fondé par Henri Choquet, il dirige le réseau d’avril à juillet
1944 suite à l’arrestation de Maurice Cosnier des Trois H ainsi qu’au départ du Frère
Henri Choquet pour la Basse-Normandie. Jean Barbier fut arrêté par les nazis en août
1944 et déporté en Allemagne. Il décèda au camp de Buchenwald le 16 mars 1945. Il
est l’un des onze maçons havrais disparus dans le combat contre le nazisme de 1941 à
1944. Membre des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1931 à 1940.
BARBIER Joseph, commis de la marine, membre de la loge La Concorde à l’Orient de
la Cour.
BARBIER Nicolas (Rouen 1757-1836), capitaine de vaisseau. D’abord volontaire au
commerce (mars 1777), officier bleu en 1782, il entre comme pilote dans la marine royale
fin 1778 et sert sur le Caton et l’Actif en 1779. Sur la Cybèle (1780-1782) il participe à un
combat à Sainte Lucie et fait naufrage (février 1782). Dans l’escadre Vaudreuil, il est fait
prisonnier en janvier 1783. Sous-lieutenant de vaisseau en octobre 1787, il fait croisière
sur l’Achille en 1788 aux îles du Vent. Lieutenant de vaisseau en juin 1793, il remplit
diverses fonctions à l’état major de la marine de Brest. Capitaine de vaisseau en avril
1795, il est major général à Brest puis chef des mouvements maritimes à Flessingue de
1796 à 1800. Chef des mouvements du port de Rochefort d’août 1800 jusqu’à sa retraite
en 1812, il est membre du Conseil de guerre des brûlots de l’île d’Aix en 1809,
probablement à l’initiative de son ami et « jumeau maçonnique » Jean Lhermitte*, chargé de
l’instruction et de l’accusation. Sa présence dans ce conseil de guerre était pour le moins
contestable car ses fonctions dans l’administration du port de Rochefort auraient pu
conduire à une mise en cause de sa responsabilité au moins indirecte dans le désastre. Il01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 42
42 Dictionnaire des marins francs-maçons
se montra d’ailleurs, probablement pour se disculper à bon compte, aux ordres du
ministre en prenant systématiquement les positions les plus sévères.
Il avait été initié dans la loge Les Elus de Sully de Brest lors de la même tenue que Jean
Lhermitte* le 28 novembre 1790, et élevé au degré de Maître moins de six semaines
plus tard comme lui ; ils étaient alors l’un et l’autre sous-lieutenants de vaisseau.
BARBIERRené, capitaine négrier nantais. Il commandait la Fine (190 tonneaux) et
livra 300 Noirs à Saint-Domingue le 16 juillet 1789. Il était membre de la loge Les Amis
Réunis de Nantes en 1787.
BARBIER de LISCOËT Sébastien Claude Joseph, capitaine de vaisseau, officier en
second de Louis Armand de Rohan-Guéménée à bord du Défenseur pendant la guerre
de Sept Ans, et avec qui, selon André Kervella, il fonda la loge brestoise La Fille de la
Bonne Intelligence.
BARBIER de VOUILLE, ancien capitaine de la Compagnie des Indes, membre de la
loge L’Aimable Concorde de Rochefort en 1776.
BARBULÉE Isidore, négociant et armateur. Associé à Auguste Chaubert, il arme de
1826 à 1831 le brick la Nanine de 140 tonneaux à destination de la Guadeloupe, de Rio,
de Buenos-Aires et d’Haïti. De 1828 à 1832, il arme parallèlement l’Uranie de 271
tonneaux pour Saint-Pétersbourg, la Guadeloupe et la Martinique. Membre des Trois H à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1821 à 1828.
BARBULÉE Pierre Frédéric, courtier maritime et vraisemblablement armateur
associé à Isidore Barbulée. Membre des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de
France, de 1832 à 1841.
BÁRCENA SOLANO Lucas, alias Sócrates, maître artilleur de la marine de guerre
espagnole, né le 18 octobre 1895 à Santander, probablement initié dans la loge
maritime et flottante Atlantida n° 5 de Carthagène. Il s’affilia ensuite aux loges Villacampa
n° 36 de Campomasto (La Liñea), puis Hercules n° 446 et enfin Hijos de Hercules n° 60
comme maître fondateur. Il avait été élevé au degré de Maître en 1930 et fut Orateaur
de la loge en 1933-1934. L’année suivante il fut suspendu pour retard dans le paiement
de la cotisation. Membre du mouvement républicain anticlérical et président du
comité de Ceuta, il intégra le comité central de cette organisation. Il avait alors
apparemment quitté la marine et travaillait comme fonctionnaire au tribunal de première
instance de Ceuta. En 1943 il parvint à convaincre de tribunal de la fausseté des
allégations portées contre lui.
BARDET, navigateur, membre des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de
France, de 1937 à 1940.
BARDOUIL Jean-Marie (de), officier de marine, membre de la loge brestoise Les Élus
de Sully en 1785.
BARDOUILLE, officier de marine, Tuileur de la loge L’Accord Parfait de Rochefort en
1791.
BARENTIN Charles Paul (comte de), né en 1753, major de vaisseau en 1786. Il servit
sur la Sardine et commanda le Séduisant, la Vestale, la Mignonne et la Boudeuse. Il fut
blessé lors de la prise de la Grenade avec d’Estaing et Vence*. Il fut membre de la loge
de la marine La Parfaite Harmonie de Toulon.
BARHAM Eugene A. (1911- …), contre-amiral de l’US Navy, Eugene Barham est né à
Oak Ridge en Louisiane le 21 décembre 1911. Il servit durant la Deuxième Guerre01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 43
Dictionnaire des marins francs-maçons 43
mondiale au cours de laquelle il fut coulé avec son navire USS Laffey à la bataille de
Guadalcanal. Pendant la guerre de Corée, il commanda les Forces navales
d’ExtrêmeOrient, avant de rejoindre une division de destroyers en Méditerranée.
Il était membre de la Brookville Lodge n° 161 à Oak Ridge, Louisiane, dont il fut
èmeVénérable à 3 reprises, et 33 du Rite Écossais.
BARJOLLE Etienne, capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de
Nantes de 1862 à 1871.
BARKER John, capitaine au long cours, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient
du Havre, Suprême Conseil, de 1858 à 1860.
BARNES Pierre, lieutenant de la marine anglaise, né le 30 mai 1793 à Londres,
membre né de la loge La Réunion des Amis du Nord (Grand Orient des Pays-Bas) à l’Orient
de Bruges (Pays-Bas) en 1818 ; Maître en 1819, Élu en 1824.
eN.B. Au XVIII siècle, Bruges appartenait aux Pays-Bas autrichiens. Sous le Premier
Empire, la ville devint française et à la chute de Napoléon elle passa – comme toute la
Belgique et l’ancien duché de Luxembourg – aux mains du roi de Hollande.
BARNES William J. (1925-2008), né le 15 novembre 1925, William Barnes s’engagea
dans l’US Navy où il servit à bord de destroyers d’escorte dans le Pacifique sud, à Iwo
Jima, Okinawa et aux Philippines, pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la
guerre il fit des études d’électricité à l’université de l’Iowa et fit carrière dans les mines.
Il était membre de la Clementi Amity Lodge n° 285 de Cambridge. Il est décédé à
McConnelsville le 6 octobre 2008.
BARNETT Wally, matelot radariste de la Royal Navy en 1944 à bord du HMS Royal
Arthur. Promu officier marinier, il embarqua sur les HMS Kenya et Porlock Bay de
l’escadre des Antilles. Il quitta la marine en 1948 et travailla comme plombier.
Il fut initié en octobre 1972 dans la Wandle Park Lodge n° 5508 et en fut Vénérable à
deux reprises. En 1991 il s’affilia à la Navy Lodge n° 2612 dont il fut Tuileur.
BARNETT W. J., amiral américain membre de la Roman Lodge n° 223 de New York.
BARNEY Joshua (1759-1818), commodore de l’US Navy ; il servit dans la guerre
d’Indépendance, s’emparant notamment de la frégate HMS General Monck, et dans la
guerre de 1812, comme corsaire, après avoir servi quelques années dans la marine
française. Il fut fait quatre fois prisonnier mais mourut des suites d’une blessure reçue
dans la défense de Washington en 1814. Son abondante correspondance pendant la
guerre de 1812 a été publiée dans le Volume III de The Naval War of1812, A
Documentary History de Michael J. Crawford. Barney aurait été membre de la loge de
Paris Les Neuf Sœurs mais son nom n’apparaît pas dans la recension de Louis Amiable.
Il a plus probablement été initié en 1777 par la loge n° 3 de Philadelphie. Il fut enterré
avec les honneurs militaires et maçonniques.
BAROIT Joseph, né à Dunkerque en 1743, capitaine marin, membre de la loge Amitié
et Fraternité de Dunkerque en 1783.
BARON A., capitaine de navire, né à Honfleur (Calvados) vers 1791. Membre de
L’Étoile Polaire à l’Orient de la Nouvelle Orléans, Louisiane, en 1824.
BARON Louis, capitaine de navire, né à Rouen, membre de la loge Amitié et Fraternité
de Dunkerque en 1812.
BARRAILH Jean-Baptiste (de), capitaine de vaisseau. Il commandait le vaisseau de
74 canons l’Union à bord duquel se réunissait la loge L’Union parfaite des Volontaires, l’une01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 44
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des très rares loges embarquées de la Royale. Selon Alain Le Bihan, des volontaires avaient
fondé une loge à leur dépôt de Saint-Denis, en l’île Bourbon. C’était en 1779. Ils attendaient leur
embarquement sur l’Union, vaisseau de 74 canons. Leur premier Vénérable avait été
PierreFrançois de Cornic du Moulin*, capitaine de vaisseau, commandant de l’armement ; le Vénérable
en exercice n’était autre que le commandant en chef, de Barrail. La loge avait 20 membres…
BARRAS de LA VILLETTE Pascal Philibert Melchior (vicomte de), lieutenant des
vaisseaux du roi, membre de la loge L’Heureuse Rencontre de Brest en 1786.
BARRAUD Pierre, commis de marine, enseigne de vaisseau, membre de la loge
brestoise Les Élus de Sully en 1810.
BARRAULT Pierre Michel, officier de marine, membre de la loge La Concorde à
l’Orient de la Cour.
BARRÉ Etienne, officier de marine, membre de la loge L’Harmonie de 1782 à 1787.
BARRÉ Louis, lieutenant de vaisseau, membre de la loge brestoise Les Élus de Sully en
1790.
BARRETT Dickie, officier de la Royal Navy, initié en 1933 dans la Navy Lodge n° 2612
de Londres. Il termina la guerre avec le grade de capitaine de frégate et commença
aussitôt des études de médecine. Il fut le premier Assistant Grand Directeur des
Cérémonies de la loge de 1949 à 1952 et Grand Diacre en 1959.
BARRON Vincent, capitaine au long cours. Prisonnier à bord du ponton Sampson
mouillé sur rade de Chatham. Membre de la loge L’Espérance à bord de ce ponton.
BARROS Jean (de), capitaine de vaisseau portugais, membre de la loge Les
Navigateurs Réunis de Pondichéry en 1811.
èmeBARROS RODRIGUEZ Jésus, alias REZAL, 2 auxiliaire de la marine de guerre
espagnole, né le 21 janvier 1899 à El Ferrol (La Corogne). Sous-lieutenant de frégate, il
servit à bord du sous-marin B-2 basé à La Graña (El Ferrol) avant d’être détaché au
ministère de la Guerre à Madrid. Il avait été initié le 31 janvier 1933 par le triangle
Atlantida n° 1 d’El Ferrol, souché sur la loge flottante Atlantida n° 5 de Carthagène. En
1933 le triangle fut transformé en loge Breogan n° 16. La guerre le surprit alors qu’il se
ertrouvait à Madrid au ministère de la Marine. Dans une lettre de rétractation du 1 juin
1940, il déclara que depuis le début, il s’était totalement identifié à la Glorieuse
insurrection et qu’il se mettait aussitôt aux ordres du capitaine de corvette Manuel Nieto
Antunez, chef des milices clandestines, qui lui confia une mission d’enquête au sein
du ministère et le soin d’en faciliter l’entrée aux défenseurs du Glorieux Mouvement
et d’y stocker armes et explosifs.
BARROW Oliver, capitaine marchand américain, fondateur le 15 août 1825 de la
Mariners’Lodge de New York. Son premier Vénérable, George Arnold, en avait
demandé la patente à la Grande Loge, et le document fut signé par vingt-trois Frères
dont une large majorité de marins. Au cours des quatre derniers mois de 1825, la loge
se réunit vingt et une fois. Elle adopta un tablier représentant un grand voilier et se
hâta de recruter car les effectifs, du fait des périodes de navigations de ses membres,
étaient très fluctuants. Les passeports étaient généralement délivrés aux nouveaux
initiés dès la fin de la cérémonie, car plusieurs devaient aussitôt regagner leur navire. Il
était fréquent que les deux premiers degrés soient décernés le même soir. Le candidat
payait 2 dollars lors de sa demande d’initiation, 20 dollars le jour de la cérémonie,
5 dollars pour l’affiliation à une autre loge et 18 dollars de cotisation annuelle.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 45
Dictionnaire des marins francs-maçons 45
BARRY John, (1745-1795). D’origine irlandaise, marin dès
l’adolescence, il s’implanta à Philadelphie vers 1760
comme capitaine puis armateur. Au début de la guerre
d’Indépendance américaine en 1776, il commandait le
brick Lexington avec lequel il captura le navire britannique
Edward le 17 avril, ce qui lui valut le commandement de la
frégate Effingham de 32 canons qu’il échoua
malheureusement dans la rivière Delaware, ce qui ne l’empêcha pas
d’entreprendre plusieurs actions risquées avant de mettre
le feu à son navire pour éviter qu’il ne soit capturé. Il
commanda successivement les frégates Raleigh et Alliance de 32
canons avec lesquelles il fit de nombreuses prises, mais fut
gravement blessé lors de combats victorieux contre les
Atalanta et Trepassy. Il commandait le navire qui ramena LaLe commodore John Barry,
père de l’US Navy Fayette en France avant de livrer le plus important combat
naval de la guerre en janvier 1783, contre la Sybille.
Nommé senior captain et commandant de l’United States de 44 canons en 1794, il est
considéré comme le père de l’US Navy, alors que John Paul Jones le fut de la marine
continentale, quelques années auparavant.
John Barry était membre de l’Old Lodge n° 2 à Philadelphie.
BARSCH Ivan Akavlevitch (1728-1806), amiral russe. Il participa aux batailles de
Napolidi-Romania et de Cesma. Contre-amiral en 1773, amiral en 1790, il termina sa
carrière comme commandant du port d’Arkhangelsk. Il était Vénérable maître adjoint
èmede la loge Neptune de Cronstadt en 1780. Il apparaît comme 5 degré du rite dit « de
Zinnendorf » qui en comptait sept.
BARSCH Nikolaj Ivanovitch, probablement fils du précédent, il fut gouverneur de
Vologda en 1812. Il apparaît comme lieutenant de vaisseau sur les effectifs de la loge
Neptune de Cronstadt où il occupait le plateau d’Orateur en 1781.
BARST Charles, officier de marine, membre de la loge Mars et les Arts de Nantes en
1799.
BART Arsène, officier de navire, membre de la loge L’Olivier Écossais à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, de 1836 à 1838.
BARTH Étienne, capitaine au long cours, membre des Trois H à l’Orient du Havre,
Grand Orient de France, de 1910 à 1916.
BARTHÉLÉMY, enseigne de vaisseau, membre de la loge brestoise L’Heureuse
Rencontre en 1800.
BARTHOLOMEW, capitaine marchand anglais commandant le Leven en 1824 ; il
aurait été épargné ainsi que son équipage, attaqués par un parti arabe lors d’une
relâche sur la côte marocaine : le signe de détresse maçonnique aurait été reconnu par
le chef des assaillants. Sa loge n’est pas connue mais son appartenance maçonnique est
attestée par Robert Freke Gould, dans Military Lodges : The Apron and the Sword of
Freemasonry Under Arms.
BARTHOMÉ Étienne, capitaine de navire, né à Pessac, membre de la loge Amitié et
Fraternité de Dunkerque en 1825.
BARTOUILH de COUTOUME Jean-Baptiste, commissaire de la marine, membre de
la loge La Triple Lumière à Paris.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 46
46 Dictionnaire des marins francs-maçons
BASSEL Antoine, capitaine de navire, né le 11 juillet 1791 à Dunkerque, membre de
la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1820.
BASSET de CHÂTEAUBOURG, officier de marine, membre de la loge L’Étoile Polaire
à Paris.
BASTELICA Louis Jean-Baptiste, maître d’hôtel navigant, membre de L’Olivier
Écossais n° 38 à l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1924 à 1940.
BATAILLE (de), major de vaisseau, membre de la loge de la marine La Parfaite
Harmonie de Toulon en 1788.
BATESON Harvey W., officier de l’US Navy, tué pendant la Seconde Guerre
mondiale. Il était membre de la Warren Lodge n° 240 de Montrose en Pennsylvanie.
BATES Ernest George, né le 23 avril 1918 à Stoke-on-Trent en Grande Bretagne, il
servit dans l’US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale comme technicien radio dans
èmel’aéronavale. Il était membre de la Negley Lodge et 32 du Rite Ecossais. Il est mort le
2 février 2009 à Brewster dans l’Ohio.
BATES Thomas ( ?-1760), chirurgien de la Royal Navy, membre de la Royal Society, il
enavigua cinq ans en Méditerranée au début du XVIII siècle puis revint s’installer à
Londres où il se distingua pendant la peste de 1714. Il fut membre de la loge n° 20 qui
se réunissait à Dolphin, Tower Street, Seven Dials à Londres de 1723 à 1725.
BATIGOT Prosper, officier de la marine marchande, né à Reims. Un diplôme mis
récemment en vente à Drouot le présente comme membre de la loge parisienne Emeth
en juin 1825.
BATTON Richard, capitaine marchand, membre de la loge L’Espérance et la Bible de
Plymouth en 1856.
BAUD Jean-Marie, chirurgien de la marine, membre de la loge brestoise L’Heureuse
Rencontre en 1805.
BAUDARD de VAUDÉSIRClaude, baron de Saint James (1736-1787), trésorier
général de la marine, membre de la loge Les Amis Réunis à Paris.
BAUDET Pierre, capitaine de navire, né à Blaye le 25 octobre 1789, membre de la loge
Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1822.
BAUDIN Pierre (1863-1917). Tout aussi éphémère ministre de la Marine en 1913 que
Jean Augagneur* qui lui succéda, il appartenait à La Jérusalem Ecossaise, loge
parisienne de la Grande Loge de France.
BAUDOUARD Gabriel, retraité de l’Inscription maritime, né à Maignon le 15
novembre 1891, initié dans la loge Fraternité et Discrétion de Saint-Malo ; décédé le 13 avril 1962.
BAUDOUIN des SALLES, chef des bureaux de la marine, Garde des sceaux de la loge
La Constante Société de Rochefort en 1787.
BAUDRILLART Jules Edmond, capitaine au long cours, membre de L’Olivier Écossais
n° 38 à l’Orient du Havre, Suprême Conseil, de 1859 à 1861.
BAUER Théodore, aspirant de marine, membre de la loge brestoise Les Amis de Sully
en 1865.
BAULIEU de BARAUD, sieur des TOUCHES, membre de la « loge de la marine de
Paris » selon le Livre d’Architecture de la loge L’Égalité de Saint-Jean-d’Angély de
1757. On n’a aucune trace d’une « loge de la marine » à Paris à l’époque, ni que
Baulieu ait été marin. Il ne figure ici que pour information.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 47
Dictionnaire des marins francs-maçons 47
BAVA Jos, capitaine marchand russe, membre en 1818 de la loge Jourdain (ou Yordana)
à l’Orient de Feodosia, loge portant le n° 7 du système de la Grande Loge Astrée.
BAVANT Joseph Louis, capitaine de navire, né au Havre en 1767, reçu franc-maçon
dans la loge des Trois H à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, vers la fin 1794.
En 1795-1796, il figure parmi les maçons hostiles à l’ancienne direction jacobine qui
quittent Les Trois H pour participer à la fondation de la loge des Vrais Amis à l’Orient
du Havre, Grand Orient de France. Il en fut membre jusqu’en 1798.
BAVASTRO Joseph, capitaine de frégate, né à Saint-Pierre d’Oléron vers 1760,
membre de la loge L’Humanité de Santiago de Cuba en 1821. La grande île n’eut que
deux loges, dont La Constante Sophie de La Havane. Celle de Bavastro avait été
fondée en 1821 et ne compta comme marins parmi ses membres qu’un capitaine de
frégate et un capitaine marchand. Un répertoire des rues de Nice nous apporte ce
complément d’information… Joseph Bavastro, né à San Pier d’Arena le 26 mai 1760 (près
de Gênes). Quelques semaines après, est signé le Traité d’Aix-la-Chapelle et Joseph
Bavastro, de Génois, intègrera le comté de Nice. Il fut corsaire niçois, chevalier de l’Empire
et capitaine de frégate. Initié franc-maçon en Amérique du Sud. Il combattit à Gênes, au
Portugal, en Espagne et au Venezuela (sous le commandement de Bolivar) et finit
commandant du port d’Alger où il mourut en 1833, le 10 mars. Ami de Masséna, chevalier de la
Légion d’honneur, Croix des Braves, il termina officier pratique sur le vaisseau-amiral
Provence de l’amiralDuperré.
BAVRE (de), garde de la marine en 1755, capitaine de vaisseau en 1780, brigadier en
1785, originaire de Boulogne-sur-Mer, membre de la Loge de la Marine de Rochefort en
1776. On sait que cette loge avait été fondée par Beufvier de la Louerie*. Il a
commandé le Frelon en 1778 puis le cutter Gloire avec lequel il prit un cutter anglais en mai
1780. Chevalier de Saint-Louis en 1776.
BAYET Charles, commissaire de la marine. Son nom apparaît sur la liste publiée en
1915 par l’Association anti-maçonnique de France sous le titre Répertoire Maçonnique des
Officiers de l’Armée Active, de la Réserve, de la Territoriale et de la Marine.
BAYEUX Charles Augustin, mécanicien de marine, membre de L’Olivier Écossais n° 1
à l’Orient du Havre, Grande Loge Symbolique Écossaise, de 1879 à 1893 puis de
L’Olivier Écossais n° 38, Grande Loge de France, de 1900 à 1907.
èreBAYLON Alexis Achille Paul Émile, pharmacien de 1 classe de la marine. Son nom
apparaît sur la liste publiée en 1915 par l’Association anti-maçonnique de France sous le
titre Répertoire Maçonnique des Officiers de l’Armée Active, de la Réserve, de la Territoriale
et de la Marine.
BAYOUD Simon Barthélemy, enseigne de vaisseau, membre de la loge brestoise Les
Élus de Sully en 1823.
BAZILE Jacques, capitaine de commerce, membre de la loge L’Heureuse Rencontre de
Brest vers 1800.
BAZIRE, « officier de marine » apparaissant dans les états de la loge Les Elus de Sully
à Brest comme affilié le 8 juin 1786. Il s’agit probablement du futur capitaine de
pavillon de Villaret-Joyeuse* sur La Montagne, lors de la campagne de prairial an II.
BEAUBESTRE Louis Antoine, maître d’hôtel navigant, membre de L’Olivier Écossais
n° 38 à l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1924 à 1931.
BEAUDOUIN Louis Noël, armateur et négociant, né en 1792, membre de L’Aménité à01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 48
48 Dictionnaire des marins francs-maçons
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1820 à 1822, peut-être même dès 1819.
Maître bleu affilié.
BEAUFILS Jacques, armateur et négociant protestant, né au Havre le 8 mai 1755, issu
d’une famille d’armateurs havrais comptant en particulier son père Isaac et son oncle
Pierre, qui ont notamment armé pour des expéditions au commerce colonial en
droiture et à la traite sous différentes raisons sociales. Tout d’abord les armateurs
Mouchel* & Beaufils de 1763 à 1775 qui arment l’Aimable Henriette, le Jupiter, le
SaintCharles Borromée, le Prince Franc, la Vicomtesse de Castellane, l’Apollon, le Robuste et la
Biche. Ils firent au total 53 voyages, faisant entre autres naviguer pour leur compte le
capitaine Castandet. Puis l’armement Beaufils & Pouchet de 1775 à 1787 qui arme
pour la traite le Jeune Frédéric de 375 tonneaux et les Trois Frères de 400 tonneaux ainsi
que l’Apollon de 180 tonneaux, l’Espoir de 300 tonneaux, la Confiance de 100 tonneaux
et la Pallas de 300 tonneaux pour les colonies antillaises. Et enfin l’armement J. Beaufils
Père& Fils de 1788 à 1792 qui arme à la traite le Jeune Frédéric ainsi que l’Espoir et
l’Hédé de 200 tonneaux pour les colonies. En 1787, il est “caissier” d’une des plus
importantes compagnies d’assurances maritimes. Il continue ses activités maritimes
sous la Restauration en armant une dizaine de navires à destination de Cayenne
(l’Estelle de 70 tonneaux en 1818), de la Martinique (le Petit Eugène de 200 tonneaux en
1822, le Jeune Pierre de 300 tonneaux en 1828, la Cybèle de 169 tonneaux en 1827, la Loire
de 314 tonneaux en 1829 et 1832), de la Guadeloupe (le Petit Eugène de 1819 à 1822 et
de 1826 à 1830, le Jeune Pierre en 1822 et 1824-1826, l’Espérance de 200 tonneaux en 1826
et 1829, la Cybèle en 1828 et l’Isaïe de 260 tonneaux en 1829-1830 et 1832), de Cuba (le
Petit Eugène en 1824), de Saint-Domingue (la Julienne de 200 tonneaux en 1826), de
Gorée (la Cybèle en 1828), du Mexique (le Petit Eugène en 1831) ou de Cayenne (l’Isaïe
en 1832). Il semble s’être associé avec son fils Pierre Beaufils en 1830-1831.
Membre de La Fidélité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1775 à 1787.
erSecrétaire puis 1 Expert de son atelier.
BEAUFORT, selon Alain Le Bihan, Beaufort a fondé une loge d’adoption à bord de la
frégate la Cybèle en 1793.
BEAUGEARD Pierre Marie, armateur et négociant, né le 3 mars 1727 à Saint-Malo,
erinitié le 1 janvier 1774 par la loge La Triple Essence de cette ville. Selon Christian
Jouquand, de 1756 à 1778 Beaugeard arma vingt-deux navires sur les Indes et la Chine
mais participa aussi activement au trafic triangulaire. De 1756 à 1789, en association
avec Desegray, il fit soixante-cinq expéditions négrières. Pendant la guerre de Sept
Ans, il arma sept corsaires. Nommé Trésorier général des États de Bretagne le 30
octobre 1776, il s’affilia à La Parfaite Union de Rennes. Anobli l’année suivante, il fréquenta
les plus illustres loges parisiennes dont L’Olympique de la Parfaite Estime qui était la
loge de Suffren* et d’Estaing*.
BEAUGENDRE, écrivain de la marine, membre de la loge Le Patriotisme à l’Orient de
la Cour.
BEAUJEU André Louis, maître forgeron de la marine, né le 6 juillet 1751 à Saumur. Selon
J.-P. Zimmer, il apparaît sur un diplôme de Maître daté du 24 novembre 1799 au nom
d’un certain Marc-Aurel et décrit par G. Froidecourt en 1937 dans les Annales historiques
de la Révolution française, comme fondateur, le 28 août 1799 à Alexandrie, de la loge Les
Vrais Amis Réunis d’Égypte. Beaujeu était chevalier Rose Croix, membre du chapitre Le
Parfait Silence de Toulon, dont l’amiral Emeriau* sera le président en 1808. Ce chapitre
était souché sur la loge La Double Union dont l’amiral Infernet fut également membre.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 49
Dictionnaire des marins francs-maçons 49
BEAUJEU Joseph, capitaine négrier nantais. Il commandait la Georgette (338 tonneaux,
41 hommes. Il était membre de la loge La Parfaite de Nantes à la fin de l’Ancien Régime.
BEAULIEU, capitaine de navire, né au Havre en 1759, membre des Trois H à l’Orient
du Havre, Grand Orient de France, en 1794. Maître bleu affilié.
BEAUMARD Maurice, capitaine de navire, membre de la loge Saint-Germain de
ème eNantes dans la 2 moitié du XVIII siècle.
BEAUMONT de VERNEUIL d’AUTY Guillaume Joseph (baron), (1749-1796), natif
du Périgord, major de vaisseau en 1787. Il servit sur l’Hercule en 1779 et l’Alexandre en
1781. Il était membre de la loge de la Marine La Parfaite Harmonie de Toulon.
BEAUNAY Auguste (comte de) (v. 1759- ?), garde du pavillon national, membre de la
loge Les Amis de la Gloire à Paris.
BEAUNAY Jean-Baptiste (comte de) (1761-1805), officier de la marine royale, membre
de la loge Mars et Thémis à Paris. S’agit-il du Vénérable de la loge Saint-Jean de
TerreNeuve fondée à bord de la frégate la Vestale en 1793 par le Frère Beaufort, et citée par
Alain Le Bihan dans Loges et Chapitres de la Grande Loge et du Grand Orient de France,
loges de province ?
BEAUPOIL de SAINT-AULAIRE, enseigne de vaisseau, membre en 1773 de la loge
brestoise L’Heureuse Rencontre et de la Loge de la Marine de Rochefort en 1776.
BEAUSSIER Joseph (1742- ?), ancien capitaine de navire marchand, membre de la
loge La Réunion des Étrangers à Paris.
BEAUSSIER Louis François Emmanuel (1748-1836), natif de Toulon, capitaine de
vaisseau en 1792, contre-amiral honoraire en 1816. Il servit sur l’Atalante en 1777 puis
sur les Intrépide, Scipion et Triomphant avec de Grasse. Il émigra sous la Révolution.
Membre de la loge de la marine La Parfaite Harmonie de Toulon.
BEAUSSIERde CUIVRÉ Louis André, lieutenant des vaisseaux du roi, membre de
la loge L’Heureuse Rencontre de Brest en 1786.
BEAUVOISIN Charles Joseph, armateur et négociant, né en 1771, probablement fils
de l’armateur et constructeur de navires du même nom qui, en association avec
Fauconnier, arma plusieurs navires pour les États-Unis et la traite négrière de 1787 à
1792. Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1806 à
1811. Maître bleu, officier.
BECHADE des CAZEAUX, armateur bordelais, membre de la loge La Constante
Société de Rochefort en 1789.
BECHAUD (de), officier de marine, membre de la loge Le Désir à Paris.
BECHINGHAM Jean Charles, armateur et négociant irlandais. Associé avec Stuart, il
met en armement la Marguerite de 170 tonneaux en 1780 mais son navire resta
vraisemblablement au port à cause des corsaires anglais. Membre de La Fidélité à l’Orient
du Havre, Grand Orient de France, en 1777. Maître bleu, officier.
BÉCHON Marc Adolphe, adjudant de marine, membre de la loge brestoise Les Amis
de Sully en 1863.
BECK Hans Peter, capitaine marchand d’origine allemande mais apparaissant dans
les effectifs de la loge russe Aux Trois Masses d’Armes à Revel (Tallinn) vers 1818/19.
BECKFORD John, capitaine marchand britannique qui fut initié, passa Compagnon
èmeet fut élevé au degré de Maître le soir du 11 février 1811 dans la loge du 9 régiment01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 50
50 Dictionnaire des marins francs-maçons
de fantassins anglais, dont les membres – 300 soldats et leurs officiers – étaient
prisonniers de guerre à Valenciennes. Le navire qui les transportait, l’Ariadne, avait été pris
au large de Calais le 16 décembre 1810 par un corsaire français.
1BECKLEY Seth, marin américain qui, en 1798, reçut le degré de la Marque dans la
loge indépendante de l’Arche Royale de New York. Les possesseurs de ce degré
doivent avoir leur « marque » personnelle, qui à l’époque était souvent gravée sur une
sorte de jeton d’argent, de cuivre, d’or ou d’ivoire. Lors du Congrès d’Histoire
maçonnique d’Edimbourg en 2009, l’historienne américaine Hillary Anderson Stelling a
présenté ce jeton, gravé d’un trois-mâts battant pavillon américain.
BECQUERET Jean-Baptiste, pharmacien en chef des hôpitaux de la marine, né le 20
mars 1759 à Paris, fondateur, membre de la loge de St. Jean La Paix de Toulon en 1801.
BECQUET François René, capitaine au long cours, né le 3 décembre 1798 à
SaintValéry-sur-Somme, membre de la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1836.
BECQUEY de BEAUPRÉ Félix Alfred, commis de marine, enseigne de vaisseau,
membre de la loge brestoise Les Élus de Sully en 1830.
BÉDEL du TERTRE Adolphe, lieutenant de frégate, membre de la loge brestoise Les
Élus de Sully en 1835.
BEDUCHAUD, capitaine de navire, membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand
Orient de France, de 1850 à 1852.
BÉDUNAUD Jean, capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de
Nantes de 1862 à 1871.
BEGON Michel Denis, enseigne de vaisseau, né à Issoire vers 1776, membre de la
loge La Paix de Jacmel (Saint-Domingue) en 1806.
BÉGUET Joseph Eugène, mécanicien principal de la marine, membre de la loge
brestoise Les Amis de Sully en 1933.
BÉHIC Jean-Baptiste, officier de marine, membre de la loge L’Union de Lorient en
1807.
BEHRENS William W. (né en 1898), commodore de l’US Navy. Il était commandant
en second de l’USS Concord lors de l’attaque de Pearl Harbor.
BÉLAMY. Selon Alain Le Bihan, ce Frère aurait prononcé un discours lors de la
fondation d’une loge à bord de la Cybèle en 1793.
BEL de PENGUILLY (Le), officier de Marine, membre en 1773 de la loge brestoise
L’Heureuse Rencontre.
BELLAN Claude Louis Michel, lieutenant des gardes-côtes puis interprète de
l’Amirauté à Fécamp, né le 12 novembre 1748. Membre affilié et fondateur de la Triple
Unité à l’Orient de Fécamp, Grand Orient de France, en 1778. Il en fut membre au
moins jusqu’en 1790, et il est signalé comme officier à plusieurs reprises de 1779 à
1785. Dans son Histoire de la Franc-maçonnerie en Normandie publiée en 1875 et citée en
référence, H. de Loucelles rapporte l’anecdote suivante : le 21 mars 1779, l’équipage
d’un navire anglais capturé dans la Manche fut écroué dans la prison de Fécamp. Sa
fonction d’interprète permit à Bellan de découvrir dans les papiers du bord les titres
––––––––––
1. La Marque est un degré latéral (side degree) du rite Émulation, tout comme celui de Nautonier
de l’Arche Royale, et en aucun cas un « haut grade », catégorie qui n’existe pas au rite
Émulation.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 51
Dictionnaire des marins francs-maçons 51
maçonniques du capitaine, un certain George Hurke. Au nom de la solidarité
maçonnique, Bellan en avisa sa loge qui fit aussitôt des démarches pour obtenir sa libération
ainsi que celle de son jeune frère, moyennant une caution de 4 800 livres. Prisonniers
sur parole, ils furent alors envoyés à Bolbec pour attendre plus confortablement la fin
des hostilités.
BELLANGER, capitaine au long cours, commandant de port de 1816 à 1829, membre
de la loge L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1826 à 1830.
BELLANGER Pierre Nicolas Victor, capitaine au long cours, né à
Quillebeuf-surerSeine (Eure) le 20 juillet 1747 et décédé au Havre le 1 février 1831. Reçu capitaine à
l’Amirauté du Havre le 2 octobre 1770, il commanda plusieurs navires dans les années
1770 à 1792 pour des voyages en droiture à destination de la Martinique et de
SaintDomingue, dont le Marquis de Lèveville de 280 tonneaux en 1787 et 1791-1792 pour le
compte de M. Gauvain fils. Membre du tribunal de commerce pendant la Révolution,
il fut chargé avec Delisle de diffuser le nouveau système métrique. C’est d’ailleurs en
l’an III qu’il appuiera, avec Delafraye, la demande de ce dernier pour être instituteur
primaire national. De 1796 à 1800, il fut membre du jury d’instruction publique
parallèlement à ses fonctions au tribunal de commerce. Nommé capitaine du port du Havre
le 5 juin 1813, il exerça cette fonction jusqu’au 31 décembre 1827, date de son départ à
la retraite à l’âge de 80 ans. Il fut décoré sous la Restauration de l’ordre royal de la
1Légion d’honneur . Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de
France, de 1826 à 1830.
BELLAS LAMAS Ramon, alias BEETHOVEN, troisième mécanicien de la marine de
guerre espagnole et violoniste, né le 4 avril 1905 à Puentedeume (La Corogne). Il était
membre de la loge maritime Atlantido n° 5 de Carthagène et s’affilia en 1933 à la loge
Hercules n° 55 de Ceuta, au Maroc espagnol puis au Triangle Atlantido n° 1. En 1940, il
fut affecté à l’École des mécaniciens de la flotte à El Ferrol et collabora comme
violoniste à la radio locale avec « comme objectif de ridiculiser les personnels de l’escadre
rouge ». Il embarqua ensuite sur le Canarias à bord duquel il acquit une grande
expérience professionnelle. En décembre 1941 il fut relevé du service conformément à la loi
erdu 1 mars 1940. Lors de son procès, son nom fut confondu avec celui de son frère
Luis qui n’était pas franc-maçon. Il décéda en 1969 à Ceuta.
BELLEBON Laurent, chirurgien de la marine, membre de la loge L’Union de Lorient
en 1806.
BELLEC Charles, agent technique de la marine, membre de la loge brestoise Les Amis
de Sully en 1929.
BELLEC François-Marie, officier de direction des travaux de l’arsenal, membre de la
loge brestoise Les Amis de Sully en 1922.
BELLEFIN Jérôme Jean Claude, chirurgien de la marine, né en 1764 à Crémieu (Isère),
il est tout d’abord employé à l’Hôtel-Dieu de Lyon (1783-1784) puis chirurgien interne à
l’hôpital militaire de Grenoble jusqu’en 1788 où il obtient le droit d’exercer comme tel.
Ce qu’il fait à Paris jusqu’en 1790, date à laquelle il entre à l’École de Médecine navale
de Brest. Puis il embarque sur la frégate la Cléopâtre à destination de l’Inde, passe en 1791
sur la frégate la Résolue à bord de laquelle il participe à un combat contre deux frégates
––––––––––
1. Nous devons la plus grande partie de cette notice à Jacqueline Briot.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 52
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anglaises. Son comportement lui vaut d’être nommé chirurgien major à son retour à l’île
de France. Rentré à Brest en mai 1792, il exerce à l’hôpital jusqu’à son rembarquement
pour une campagne de 43 mois aux Antilles sur la frégate la Concorde de janvier 1793 à
èreaoût 1796. Reçu Officier de santé de 1 classe auxiliaire sur examen fin 1796, il est
nommé à la tête du service des fiévreux à Pontanezen, succursale de l’hôpital militaire
de Brest. Fin 1797, il embarque sur la frégate la Bellone qui faisait partie de l’expédition
d’Irlande et qui fut prise par les Anglais. Après un court séjour au camp de prisonniers
de Tilverton, il est libéré fin 1798. Durant deux ans, il embarque successivement sur les
vaisseaux l’Entreprenant, la Convention et le Dix Août. En septembre 1800, il reçoit l’ordre
de rejoindre Le Havre pour participer à l’expédition aux Terres Australes menée par le
commandant Nicolas Baudin. Il est affecté au Naturaliste sous les ordres du capitaine de
frégate Emmanuel Hamelin. C’est à Port Jackson (Sydney), le 17 septembre 1802, qu’il
organise avec le lieutenant Saint-Cricq une tenue à bord du Naturaliste avec des colons
anglais. De retour en France en juin 1803, Bellefin est chargé en chef de l’hôpital de la
marine de Boulogne jusqu’en 1805 puis il est affecté à la flottille de chaloupes
canonnières prévue pour l’invasion de l’Angleterre à Boulogne et sur l’Escaut. Il participe
alors à de nombreux combats dans le Pas-de-Calais et sur les côtes anglaises jusqu’en
1809. Nommé chirurgien en chef du port du Havre en 1810, il y exerce jusqu’à sa retraite
en 1819. C’est à cette date que le ministre de la Marine le nomme membre de la
commission pour l’examen des chirurgiens des navires de commerce et que l’Intendance
sanitaire du port du Havre le confirme médecin de la commission de santé pour la visite des
bâtiments suspects de maladies contagieuses. A cette occasion, il côtoiera les frères Louis
François Dupray et Pierre Alexandre Jacques Deverre. Il est aussi le médecin des
ouvriers des travaux du génie des Ponts et Chaussées du port. C’est en 1810 qu’il
soutient avec succès sa thèse de docteur en médecine sur le traitement du scorbut en pleine
mer. Il finit sa vie au Havre comme médecin et il se signale notamment à l’attention de
ses concitoyens pour ses campagnes de vaccination contre la variole dès les années 1820,
et pour sa lutte contre la grande épidémie de choléra de 1832. Membre de l’Académie
Royale de Médecine, il publie nombre de ses travaux dans ces années-là. Il meurt en
1835 à Montivilliers, près du Havre.
Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1811. Hauts
grades, affilié.
BELLEGARDE Joseph, capitaine de navire né à Marseille vers 1776, membre de la
loge L’Aménité de Pointe-à-Pitre en 1815. Fondée en 1807, elle compta huit officiers de
marine mais connut de graves problèmes de cohabitation avec une autre loge locale,
Les Philalèthes.
BELLEVILLE, capitaine de navire marchand à La Rochelle, né en 1742, membre de la
loge L’Aimable Concorde de Rochefort en 1776.
BELLEVILLE Jean-Baptiste (de), commis de marine, membre de la loge brestoise Les
Élus de Sully en 1786.
BELLISSENT Pierre Louis, capitaine, né à Caen le 11 décembre 1798, il est inscrit
comme novice en 1816, matelot en 1819 puis capitaine au long cours en 1823. Il
commande en 1830 et 1831 le brick l’Heureuse Union (213 tonneaux) à destination de
Portau-Prince pour l’armement Hauchecorne & Leloup. Membre des Trois H à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, de 1834 à 1840.
BELLOT Joseph (1826-1853), lieutenant de vaisseau et explorateur, il participa à
plusieurs expéditions polaires et trouva la mort au cours de l’une d’entre elles, à bord du01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 53
Dictionnaire des marins francs-maçons 53
HMS Phoenix dont il était officier en second, noyé dans le canal de Wellington dans le
Grand Nord canadien. Seul marin français à avoir une statue au musée de Greenwich,
il était membre du Grand Orient.
BELLOT Pierre, capitaine de navire, membre de la loge La Parfaite de Nantes en 1773.
BELLOT de RAMEZAY Roch François Antoine, lieutenant de vaisseau, né le 24 juin
1762 au Canada, garde de la marine en 1781, lieutenant de vaisseau en 1789, capitaine
de frégate en 1814. Il servit sur l’Argonaute en 1781-1782 et l’Hannibal en 1783, pendant
la guerre d’Amérique. Il fut membre de la loge Les Cœurs Unis de Blaye.
BELLOUARD Jean-Baptiste-Augustin, lieutenant de frégate, membre en 1784 de la
loge brestoise L’Heureuse Rencontre.
BELONCLE Pierre, capitaine de navire, né au Havre le 2 avril 1754 et établi comme
négociant en Martinique au début de la Révolution. Membre de la loge Harmonie à
l’Orient de Saint-Pierre de la Martinique de 1804 à 1807.
BELOT Charles Constant, capitaine au long cours, il commande le navire baleinier la
Ville de Rennes de 310 tonneaux, armé au Havre par Jules Porteu & Compagnie, pour
deux campagnes de pêche successives dans le Pacifique, la première du 21 août 1849
erau 1 juin 1852 et la seconde du 17 octobre 1852 au 5 décembre 1854. Dans ces deux
cas, son second était Charles Armand Desprairies. Membre de L’Olivier Écossais n° 38
à l’Orient du Havre, Suprême Conseil de France, de 1840 à 1849.
BELOT Jean Marc, armateur, négociant et assureur maritime protestant d’origine
suisse, né à Genève le 5 septembre 1738. Il s’établit au Havre entre 1772 et 1775 après
un séjour de plus de 20 ans en Martinique où il s’était marié avec Marie Madeleine
Gosselin-Morogeau, fille d’un négociant catholique et dont il eut sept enfants. Il
s’associa avec son second fils Marc Antoine en 1792 sous la raison sociale Belot Père& Marc
Belot Fils. Nommé notable aux élections de novembre 1791, puis maire du Havre en
1793-1794 avant d’être destitué en octobre 1794 par le nouveau représentant du peuple
Sautereau et remplacé par Bayle. Les archives montrent qu’il arma plusieurs navires
pour le commerce des denrées coloniales entre 1788 et 1794 : la Madeleine, la Constance,
le Saint-Joseph et la Calypso. Il décède en 1811, probablement à Paris. Membre de
L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France, en 1791. Maître bleu, affilié.
BELSO Armand, capitaine auxiliaire de la marine royale, né à Bordeaux vers 1738,
membre de la loge St-Jean d’Écosse de Basse-Terre en 1782.
BELTREMIEUX Joseph, capitaine de navire, né le 5 novembre 1749 à La Rochelle,
membre de la loge L’Union Parfaite de cette ville en 1788.
BELVAL Charles, commis de marine, membre de la loge brestoise Les Élus de Sully en
1787.
BÉNARD Jean-Baptiste, lieutenant de port en retraite, né le 24 juillet 1872 à
FortMardyck, demeurant à Malo-les-Bains, 42 rue du Général-Hoche, initié le 30
septembre 1910 par la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque, Compagnon le 26 février 1922,
Maître le 27 janvier 1929, membre de la loge Sursum Corda de Malo-les-Bains en 1937
et du Chapitre n° 324 Amitié et Fraternité Sub Rosa de Dunkerque.
BÉNARD Lucien Pierre, capitaine au long cours, membre de la loge L’Olivier Écossais
n° 38 à l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de 1901 à 1907.
BENEL Laurent Robert, capitaine de navire, membre de L’Aménité à l’Orient du
Havre, Grand Orient de France, au moins de 1871 à 1873.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 54
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BENNETT Andrew C., contre-amiral américain ; il servit essentiellement dans les
sous-marins, commandant plusieurs divisions, mais commanda aussi le croiseur léger
USS Savannah de 1940 à 1942 et participa à la force d’invasion d’Afrique du Nord. Il
èmepossédait le 32 degré.
BENNEY Henry, marin de commerce américain, fondateur le 15 août 1825 de la
Mariners’Lodge de New York*. Voir les détails sous BARROW Oliver.
BENOIST Antoine Placide, approvisionneur de navires, membre de L’Aménité à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1854 à une date indéterminée.
1BENOIST Auguste , assureur maritime, né au Havre le 30 octobre 1795, fils de
l’assureur, négociant et armateur Jacques Adrien Benoist. Il s’embarque en 1809 comme
mousse et navigue au moins jusqu’en 1818 avant de s’installer comme assureur
maritime auprès de son père auquel il succède après son décès l’année suivante, puis
comme courtier. Membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France,
de 1826 à 1833, peut-être même dès 1825.
BENOIST Jacques Adrien, armateur, négociant et assureur maritime né à
Touberville-en-Roumois (Eure) en 1761 et décédé au Havre le 13 février 1819. Père
d’Auguste Benoist qui prendra sa succession dans sa société d’assurances maritimes
en 1818. Associé en affaires et apparenté au Frère Jean-Baptiste Denis Lesueur, il
côtoya ce dernier au sein de La Fidélité à l’Orient du Havre, Grand Orient de France,
de 1795 à 1815.
BENOIST Michel, officier de marine, membre de la loge L’Harmonie de Nantes de
1802 à 1807.
BENOÎT Charles Jean Alfred, officier de la marine nationale, membre des Trois H à
l’Orient du Havre, Grand Orient de France, de 1933 à 1940. Stationné à Rochefort
depuis 1940, il évite la révocation d’office mais fait l’objet d’une surveillance régulière
par les nazis comme en témoigne une fiche de la Gestapo datée du 25 avril 1944.
BENOÎT François, capitaine au long cours, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à
l’Orient du Havre, Suprême Conseil, en 1830-1831.
BÉRARD Jean Joseph Pierre, commis principal de marine, né le 22 décembre 1771 à
Castellane (Basses-Alpes), membre de la loge de St. Jean La Paix de Toulon en 1801.
BÉRAUD Eugène, capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de
Nantes en 1848.
BERCHON A., capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de Nantes
en 1861.
BERESFORD Lord Charles William de la Poer, baron (1846-1919). Amiral
britannique, né le 10 février 1846 à Baronstown en Irlande, il entra dans la Royal Navy à l’âge
de 13 ans et en 1861 fut affecté successivement aux HMS Marlborough en Méditerranée,
Defence, Clio à bord duquel il se rendit aux Malouines puis à Hawaii et Vancouver via
le cap Horn. En 1865 il embarqua sur le HMS Tribune puis l’année suivante sur la
frégate HMS Sutlej. En 1867 il suivit les cours de canonnage sur le HMS Excellent avant
d’embarquer sur le yacht royal Victoria and Albert et fut fait lieutenant en octobre 1868.
Capitaine de vaisseau en 1875, aide de camp du prince de Galles, il participa à la
cam––––––––––
1. Prénommé Auguste par son état civil, il semble s’être fait appeler couramment Augustin.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 55
Dictionnaire des marins francs-maçons 55
pagne d’Égypte de 1882 où il commandant le HMS
Condor, avant d’être nommé commandant en second de la
flotte de Méditerranée. Commandant de la brigade du Nil
en 1885, il s’accorda quelques mois sabbatiques au cours
desquelles il fut élu député conservateur avant d’être
èmenommé 4 Lord de l’Amirauté en 1886. Contre-amiral
en 1897, vice-amiral en 1902, il fut nommé commandant
en chef de la flotte de Méditerranée en mars 1905 avec le
rang d’amiral, puis de 1907 à 1909 de la flotte de la
Manche. Il prit sa retraite en février 1911.
Il avait été initié en 1870 par la loge Robert Burns n° 818 de
Sydney en Australie ; reçu Compagnon et élevé au degré de
Maître dans la loge Metham n° 1295 de Plymouth, il en fut
Amiral Charles Beresford Vénérable en 1875. En 1881 il créa la Prince Edward of
Saxe(Queen Alexandra’s Christmas Gift
Weimar Lodge n° 1903 dans ce port. Grand PremierBook, tous droits réservés)
Surveillant du Devonshire en 1875, il fut nommé Grand
Second Surveillant de la Grande Loge d’Angleterre en 1886.
Il mourut en Écosse le 6 septembre 1919 d’une hémorragie cérébrale et eut des funérailles
nationales en la cathédrale St. Paul avant d’être inhumé au cimetière de Putney Vale.
BERG, capitaine de navire, membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand Orient
de France, en 1784. Maître bleu affilié.
BERG Moritz (von), capitaine-lieutenant allemand servant dans la marine russe,
membre des deux loges de Revel, Isis et Aux Trois Masses d’Armes dans les années 1816-1820.
BERGE Jean-Baptiste, commis de marine, né le 23 septembre 1771 à Marseille,
Apprenti, membre de la loge de St. Jean La Paix de Toulon en 1801, porté comme
absent.
BERGEVIN de KERLAURENT Mathieu-Charles, sous-lieutenant de port, membre
en 1788 de la loge brestoise L’Heureuse Rencontre.
BERGUIN, capitaine marchand de Dunkerque. A l’été 1835 dans le port de Lerwick,
il refusa de payer le prix exorbitant qui lui était demandé pour les réparations de son
schooner le Vigilant, très endommagé par un grain. Arrêté et emprisonné, il fut libéré
et obtint justice des autorités locales qui le reconnurent comme Frère.
Sa loge n’est pas connue mais son appartenance maçonnique est attestée par Robert
Freke Gould, dans Military Lodges : The Apron and the Sword of Freemasonry Under Arms.
BERJOUX (chevalier de), enseigne de vaisseau, membre en 1783 de la loge brestoise
L’Heureuse Rencontre.
BERLAND André Germain, mécanicien de la marine marchande, né à Amilly (Loiret)
le 31 juillet 1898 et décédé à Montargis le 11 juillet 1983. Dès 1924, il travaille pour la
Compagnie des Chargeurs Réunis et effectue plusieurs voyages à bord de l’aviso
colonial Rigault de Genouilly sur la côte ouest de l’Afrique. Début 1925, au Havre, il
rencontre les frères René et Henry Bossière qui l’engagent pour la chasse aux phoques aux
îles Kerguelen. Il fait successivement deux campagnes sur la Lozère et trois sur
l’Austral en tant que chef mécanicien. Il est aussi chargé de la fonte du lard des
phoques et éléphants de mer. Après l’arrêt de ces activités en 1931, il se met à son
compte et dirige une petite entreprise d’équarrissage et de fabrication de poudre de
viande à Colleville près de Fécamp. Les affaires marchent mal et il rembarque comme
chef mécanicien à bord de plusieurs pétroliers de 1936 à 1938. Pendant la guerre, il tra-01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 56
56 Dictionnaire des marins francs-maçons
vaille à l’usine d’incinération du Havre puis, de 1946 à 1949, à celle d’Yvetot. Enfin, il
travaille à l’usine Caillard-Béliart au Havre, spécialisée dans la réparation navale, de
1950 à 1960, date à laquelle il se retire à Montargis.
Membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient du Havre, Grande Loge de France, de
1930 à 1940.
BERMUDES François Paul (de), commissaire de la marine du roi d’Espagne, né à
Cadix le 3 septembre 1753, membre de la loge Les Cœurs Unis de Basse-Terre en 1781.
La loge avait reçu ses constitutions en 1790 après beaucoup de discussions avec le
Grand Orient. Son premier Vénérable fut François Jouve, ancien officier de frégate.
BERNAERT Victor Emmanuel, capitaine de navire, né à Dunkerque le 27 décembre
1796, membre de la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1822.
BERNARD, capitaine de frégate, membre de la loge brestoise Les Élus de Sully en 1799.
BERNARD Émile Félix Marie, chirurgien de marine, enseigne de vaisseau, membre
de la loge brestoise Les Élus de Sully en 1828.
BERNARD Hyppolite, chirurgien de la marine, né à Toulon le 29 avril 1790, membre
de la loge La Réunion des Arts de Saint-Pierre (Martinique) en 1837.
BERNARD Jean-Louis, sous contrôleur de la marine, membre en 1788 de la loge
brestoise L’Heureuse Rencontre.
BERNARD Joseph, lieutenant de vaisseau, membre de la loge brestoise Les Élus de
Sully en 1793.
BERNARD Joseph Jean, navigateur, membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient du
Havre, Grande Loge de France, de 1923 à 1929.
BERNARD Joseph Louis, employé de marine, né à Saint-Omer en 1777, membre de
la loge Amitié et Fraternité de Dunkerque en 1800.
BERNARD de MARIGNY Charles René, officier de vaisseau, né à Sées en 1740,
garde de la marine en 1755, lieutenant de vaisseau en 1767, il commanda la frégate la
Belle Poule qui reconduisit Franklin en Amérique en 1778. Il participa à la bataille
d’Ouessant puis, promu capitaine de vaisseau en 1779, à la prise du vaisseau Ardent
dont il reçut le commandement, puis à la campagne De Grasse et notamment aux
combats de Saint-Christophe (1782). A la tête de trois bâtiments, il s’empara et détruisit les
forts de Cabinda, colonie portugaise, en 1783. Chef de division en 1786, il fut chargé
de l’inspection des ports en 1789. Contre-amiral, il succéda au comte d’Hector en 1791
comme commandant des armes à Brest. Il démissionna en janvier 1792 mais, sur ordre
formel du roi, il n’émigra pas. Emprisonné avec sa famille sous la Terreur et libéré par
le 9 Thermidor, il vécut retiré près de Brest pendant tout l’Empire. A la première
Restauration, il fut promu vice-amiral, mais mis immédiatement en retraite. Toutefois,
le ministre du Bouchage fit appel à lui (il avait 75 ans) pour remplacer Truguet comme
préfet de Brest fin 1815. Marigny mourut peu après, en juillet 1816.
Il apparaît comme Frère honoraire, ancien Vénérable, dans les états de la Loge
L’Heureuse Rencontre à l’Orient de Brest, en 1789.
N.B. Il ne doit pas être confondu avec son parent qui fut l’un des généraux vendéens.
BERNAYS Édouard Alphonse, capitaine marchand, né au Havre le 8 avril 1808, il
embarque comme mousse en 1822 puis comme novice en 1826. Breveté en 1848, il fit
carrière comme pilote de la station du Havre. Décédé au Havre le 18 décembre 1882.
Membre de L’Olivier Écossais n° 38 à l’Orient du Havre, Suprême Conseil, de 1850 à 1866.01_A-B franc-macon:1 10/05/11 14:57 Page 57
Dictionnaire des marins francs-maçons 57
BERNAYS Jean-Baptiste, capitaine au long cours, membre de L’Olivier Écossais n° 38
à l’Orient du Havre, Suprême Conseil, de 1851 à 1864.
BERNIER-LE VALOIS Jean-Marie, capitaine au long cours, membre de L’Olivier
Écossais n° 38 à l’Orient du Havre, Suprême Conseil, en 1866-1867.
BERNIS (junior) Friedrich Wilhelm, mesureur juré de bateau (Schiffsvermesser),
Maître de cérémonie de la loge Memphis (Grande Loge Zu den Drei Kügeln) à l’Orient
de Memel (Allemagne) en 1802/1803.
BERNOS Louis, capitaine de navire, membre de L’Aménité à l’Orient du Havre, Grand
Orient de France, en 1849-1850.
BERRAUD Joseph, capitaine au commerce, membre en 1782 de la loge brestoise
L’Heureuse Rencontre.
BERRY George A. (1879-1946), capitaine de corvette de l’US Navy. Né à Washington
le 16 mars 1879, diplômé en droit de l’université de cette ville, il s’engagea d’abord
dans l’armée de terre et servit pendant la guerre hispano-américaine. Il rejoignit la
marine au début de la Première Guerre mondiale et commanda un dragueur de mines.
Sa santé s’étant dégradée, il démissionna avec le grade de capitaine de corvette et
s’installa en Caroline du Nord.
Il avait été initié le 30 avril 1908 dans la Naval Lodge n° 4 de Washington dont il fut
Vénérable en 1912. Il est décédé à Asheville en Caroline du Nord le 12 décembre 1946
et fut inhumé au célèbre cimetière d’Arlington.
BERRY James (1826-1881), capitaine marchand du Cap Cod, initié le 13 juin 1855 dans
la loge Mount Horeb de South Dennis (Massachusetts).
BERRYMAN Arthur, cordier de St. Ives en Cornouailles, âgé de 26 ans en 1811,
membre de la Druids’Lodge n° 176 de Redruth. Cette loge fut fondée avant 1777 et
réunissait des membres des Cornouailles mais aussi du Pays de Galles, d’Angleterre et de
Norvège, et accueillit même sept prisonniers de guerre français.
BERTAUD Antoine, capitaine de navire, membre de la loge L’Union Parfaite de La
Rochelle en 1788.
BERTAUD Aristide, capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de
Nantes de 1862 à 1871.
BERTAUD Benjamin, capitaine au long cours, membre de la loge Mars et les Arts de
Nantes de 1862 à 1871.
BERTHAUD de LA BOSSÈRE Jean, capitaine négrier nantais. Il commandait l’Éole
(120 tonneaux, 25 hommes). Il était membre de la loge Saint-Germain de Nantes dans
ème ela 2 moitié du XVIII siècle.
BERTHAUD de LA BOSSÈRE Jean-Maurice, capitaine négrier nantais. Il
commandait le Dannecourt (150 tonneaux, 25 hommes) avec lequel il livra 208 Noirs le 4
octobre 1789 à Saint-Domingue. Il était membre de la loge Saint-Germain de Nantes.
BERTHAULT Julien, capitaine de navire, membre de la loge Les Amis Réunis de
Nantes en 1787.
BERTHELIN M. Théodore, officier de marine, membre de la loge Paix et Union de
Nantes de 1781 à 1789.
BERTHELOT Charles Jacques, enseigne de vaisseau, né le 7 mars 1767 à Honfleur, Maître,
fondateur et Second Expert, membre de la loge de St. Jean La Paix de Toulon en 1801.

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