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Le commerce des produits maritimes et fluviaux au Sénégal de 1945 à nos jours

De
340 pages
L'auteur retrace l'histoire du commerce des poissons frais et séchés au Sénégal depuis 1945. L'auteur utilise des sources d'archives inédites, exploite de nombreuses sources orales issues de ses enquêtes et explique comment la filière du poisson, autrefois contrôlée par les familles de pêcheurs, est désormais entre les mains des grossistes.
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Le coMMerce deS ProduiTS MAriTiMeS eT fLuviAux Au SéNégAL de 1945 à NoS jourS
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D ernières parutions Tiéman D I A RR A Santé, maladie et recours aux soins à B ankoni, Niarela et B ozola Mali). Les six esclaves du corps   Tiéman D I A RR A Paludisme, cultures et communautés. Le cri du hibou   A ndré S A UR A 1975, une année sans pareille à Madagascar   C oordonné par C éline L AB RUN E BAD I A N E  Marie A lbane de SUR E M A IN et Pascal B I A N C HINI L école en situation postcoloniale   Jérôme TOUN G NZU E E lites et compromission en A frique. Légitimation d’un système et sous-développement au G abon   Joachim E G OM A TH E TH E T Histoire des relations entre l’ A frique et sa diaspora   A madou OUM A ROU D ynamique du Pulaaku dans les sociétés peules du D allol B osso Niger)   MarcLaurent H A ZOUM Ê D éveloppement du B énin. L’éducation au cœur de l’ « É mergence »   A ndoche BA VUIN D ISI M A TON D O Le système scolaire au C ongo-Kinshasa. D e la centralisation bureaucratique à l’autonomie des services   D jibril D IOP Urbanisation et gestion du foncier urbain à D akar. D éfis et perspectives   Hygin D idace A M B OULOU Histoire des institutions judiciaires au C ongo  Serge T C H A H A La francophonie économique. Horizons des possibles vus d’ A frique   G odwin T E T E Histoire du Togo. Le coup de force permanent 2006-2011)  Ulrich Kévin KI A N G U EBE NI Le droit du patrimoine culturel congolais  C yriaque SimonPierre A KOMOZO G H E Les esclaves B antu de C olombie, E vangélisation et acculturation   Hygin D idace A M B OULOU Pratique et déontologie notariales en droit positif   Hopiel EB I A TS A , La monarchie de droit ancestral T E K E . Sacralité et autorité  G eorges KI B ON G A MIR A Régulation du marché des télécommunications en A frique   Mahamadou DA N DA Niger : le cas du D amagaram. D éveloppement régional et identités locales  
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Je dédie cet o uv rage à mes parents, Noga y e et Momar Sene, po u r le u r so u tien et le u r affection, à mon enfant et mon compagnon bien-aimés, Momar Amado u Kamara et maître Mo u stapha Kamara, à mes proches si chers, ma sœ u r Ya y e-Fato u , mon frère Dame, mon ne v e u M u hammad Bachir N’gom, et mon bea u -frère Ben Bachir N’gom, à mes de ux grands-mères chéries, à to u te ma précie u se famille, dont les M’ba y e, et mes fidèles amis, à Mme Hélène d’Almeida-Topor, professe u re émérite, q u i m’a si bien initiée à la recherche en maîtrise, p u is en DEA, à l’ u ni v ersité Paris I Panthéon-Sorbonne et q u i m’a fait l’honne u r d’écrire ma préface, à Mme Moniq u e Lakro u m, professe u re des u ni v ersités, q u i a dirigé a v ec série ux mes tra v a ux de thèse à l’ u ni v ersité de Reims, a ux membres de mon j u r y de thèse, Mme Colette D u bois, professe u re d’histoire à l’ u ni v ersité d’Ai x -en-Pro v ence et M. Nicolas Vaillant, professe u r d’économie à l’ u ni v ersité catholiq u e de Lille, à Mme Michèle Canet, conseillère m u nicipale de Châtena y -Malabr y , et son épo ux , à Mme Marie-Ali x Defrance, professe u re agrégée de grammaire, q u i a min u tie u sement rel u mon man u scrit, à M. Oli v ier Lafa y e, cadre d’entreprise, à Mme Claire Lemercier, cherche u se a u Centre national de la recherche scientifiq u e et enseignante à l’Instit u t d’ét u des politiq u es de Paris, q u i m’a conseillée po u r le traitement de mes données, à M. Bastien François, professe u r et directe u r d u département de science politiq u e de l’ u ni v ersité Paris I Panthéon-Sorbonne, à l’éq u ipe pédagogiq u e d u l y cée Michelet de Van v es, o ù j’ai tra v aillé po u r financer ma thèse, a ux v ende u ses et v ende u rs de poisson q u i ont répond u à mes q u estions a v ec gentillesse, enfin a ux fonctionnaires sénégalais q u i m’ont renseignée, en partic u lier M. Mamado u Thiando u m, comptable d u centre de mare y age de R u fisq u e et M. Babacar N’dia y e des Archi v es d u Sénégal.
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Ce li v re est le rés u ltat de nombre u ses années de recherches entreprises po u r u ne maîtrise, p u is po u r u n DEA et enfin po u r u ne thèse. Il se sit u e a u croisement de pl u sie u rs domaines : l’histoire, l’économie, l’ét u de de genre. C’est dire sa richesse ! Les so u rces en sont m u ltiformes : les archi v es, bien s û r, en France et a u Sénégal o ù la candidate a fait pl u sie u rs séjo u rs po u r accéder à des fonds encore pe u e x ploités j u sq u ’à présent. Elle a largement u tilisé les so u rces imprimées prod u ites par l’Administration. L’originalité maje u re de l’o uv rage réside to u tefois dans les abondantes enq u êtes de terrain q u e N’de y e Mat y Sene a menées a u près des v ende u ses et v ende u rs de poisson, des transformatrices, mais a u ssi des fonctionnaires concernés par les prod u its halie u tiq u es. A u total, ce sont pl u s de 275 personnes q u i ont été interrogées et ont contrib u é à faire de cette thèse d’histoire économiq u e u n tra v ail d y namiq u e dans leq u el on v oit v i v re les gens. De nombre ux graphiq u es et tablea ux v is u alisent les données écono-miq u es en appliq u ant de manière rigo u re u se les règles de l’ét u de statistiq u e et économiq u e, tel cet effort lo u able po u r transformer les v ale u rs co u rantes en v ale u rs constantes. Les thèmes abordés, très nombre ux , sont recentrés s u r u ne problématiq u e pertinente. Celle-ci, q u i est d’abord s u ggérée par u n ensemble de q u estions, se dégage progressi v ement a u co u rs de l’o uv rage. De ux thèmes maje u rs apparaissent : - les rapports entre les prod u cte u rs et les intermédiaires abo u tissent dans l’o uv rage à u ne prise de position claire allant à l’encontre des idées v eloppées par nombre de cherche u rs q u i ont repris les affirmations de l’Administration disant q u e les intermédiaires ab u sent des prod u cte u rs. L’a u te u re conteste cette prise de position et s’efforce de montrer à la fois la perception des différents acte u rs et les réalités é v al u ées d u point de vu e économiq u e. Il s’agit là d’ u n apport no v ate u r d u tra v ail, d’a u tant q u e dans l’anal y se très fine est mis en relief le fait q u e les intermédiaires ne constit u ent pas u n gro u pe homogène, pas pl u s q u e les prod u cte u rs ; - l’é v ol u tion des conditions de v ie et de tra v ail o ù , là a u ssi, se fait jo u r u n décalage entre le v éc u réel et le ressenti. La pl u part des informate u rs et
informatrices font état d’ u ne dégradation de ces conditions, « c’était mieu x aant », et cela malgré les progrès techniq u es. Il est v rai q u e la raréfaction des poissons est à l’origine de la crise de la profession et q u e cette dernière bénéficie de pe u de sol u tions en dépit de l’inter v ention étatiq u e et de l’action des associations professionnelles, religie u ses et/o u politiq u es q u i sont bien ét u diées, en partic u lier les tontines. La di v ision d u tra v ail entre hommes et femmes semble s’être pérennisée a u co u rs d u temps : l’homme à la mer, les femmes a u marché. La femme est la représentante permanente d u pêche u r. Po u rtant on obser v e u n déclin des pri v ilégiés d u marché, par la v en u e d’a u tres professionnels ; u ne certaine mobilité e x iste entre la pêche en mer et celle s u r le fle uv e (les cartes le montrent bien). La commercialisation des poissons q u i entrent dans l’alimentation q u otidienne des pop u lations, ses filières et ses marchés, notamment les grands marchés u rbains, ses crises dep u is près d’ u n demi-siècle, ses m u tations q u i s’esq u issent po u r relancer et maintenir ce « v ie ux » secte u r de l’économie sénégalaise. En to u t état de ca u se, il ressort q u ’à la fin d u XX e siècle, le secte u r est en crise, car l’e x ploitation trop acti v e des resso u rces halie u tiq u es et fl uv iales, en dépit d’ u ne tentati v e de l’État po u r contrôler la filière (bons dé v eloppement s u r la q u estion) o u po u r « repe u pler » les ri v ières, a fortement pert u rbé l’éq u ilibre écologiq u e, fragilisant les prod u cte u rs comme les commerçants. La q u estion de l’en v ironnement et d u v eloppement est cr u ciale, a u Sénégal comme aille u rs dans le monde. Le plan est à la fois chronologiq u e et problématisé grâce a ux titres et a ux intertitres. Dans le premier chapitre, q u elq u es passages intéressants é v oq u ent le déclin d u troc dans pl u sie u rs régions d u Sénégal, en partic u lier dans la v allée d u fle uv e Sénégal. Cel u i-ci reste po u rtant encore répand u v ers 199 0 . Dans le second chapitre est so u lignée la position des v ende u ses de poisson s u r le marché o ù l’on se tro uv e en présence d’ u ne « espèce d’aristocratie », a v ec des pri v ilèges et des profits partic u liers. L’a u te u re insiste s u r l’é v ol u tion v ers u n encadrement des pêche u rs à la fois p u blic (État) et pri v é (coopérati v es). Une réglementation d u commerce, a priori et a posteriori , s’est établie a v ec des sanctions dont le retrait de la carte professionnelle. Ce q u i apparaît bien, ce sont les disparités d’ u ne région prod u ctrice o u commerçante à l’a u tre a v ec le u rs corollaires s u rto u t s u r les v entes de glace et le u rs réperc u ssions s u r l’organisation des marchés. Les prod u cte u rs sont vu lnérables, mais pas à ca u se des intermédiaires. Ce tra v ail, v isiblement mené a v ec bea u co u p de série ux et d’implication personnelle, enrichit l’histoire économiq u e et sociale d u Sénégal contemporain. Ce n’était pas u ne mince affaire, po u r cette je u ne citadine, de gagner la confiance de ces femmes a u métier r u de. Elles l u i ont répond u « aec gentillesse », écrit-elle en les remerciant de l u i a v oir consacré d u
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temps. Po u r notre part, lecte u rs et cherche u rs, no u s remercions N’de y e Mat y Sene de no u s a v oir fait connaître ces femmes et ces hommes s u r lesq u els repose to u te u ne partie de l’économie sénégalaise, et de no u s les a v oir rend u s pl u s proches, a v ec le u rs diffic u ltés, le u rs espoirs, et le u rs s u ccès.
Hélène d’Almeida-Topor, professe u re émérite, u ni v ersité Paris I Panthéon-Sorbonne, Centre d’ét u des des mondes africains (CEMAf).
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