Palestine, d'une rive à l'autre

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Dans un bus de Tel Aviv, un jeune homme se fait exploser au milieu d'une place très fréquentée. Au coeur de cette guerre qui n'en porte pas le nom, germe avec elle son lot d'injustices, de brutalités et d'incompréhensions. malgré ce conflit, une amitié va réunir deux enfants au coeur de la vieille ville de Jérusalem-Est, l'un juif et l'autre musulman. Ils vont apprendre à leurs dépens que dans ce monde déchiré les martyrs d'hier peuvent parfois devenir à leur tour les bourreaux de demain.
Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9782296800076
Nombre de pages : 237
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Palestine, d’une rive à l’autre
Ouvrages du même auteur :
Fragments de vie(Roman)
Rimes en voyage dans les entrailles de la Cordillère(Recueil bilingue de poésie publié aux éditions Société des écrivains Publibook)
Paroles d’ombre et de lumière(Recueil de poésie publié aux éditions Société des écrivains Publibook)Souffle du monde(Recueil de poésie publié aux éditions Amalthée)
Les morsures de la terre(Recueil de poésie publié aux éditions l’Harmattan)Cœurs d’Afrique (Recueil de poésie publié aux éditions l’Harmattan)Peuls « l’empreinte des rêves »(Roman publié aux éditions l’Harmattan)
Jean-François Sabourin Palestine, d’une rive à l’autre Roman L’HARMATTAN
© L'HAR M ATTAN, 2011 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-54089-7 EAN : 9782296540897
Préambule Ce livre n’a pas vocation à être un récit historique, même si les faits qui le nourrissent sont bien réels. Il n’a d’autre prétention que d’être une précieuse souveraineté de l’esprit à travers les inconstances du passé qui doivent se retracer len-tement, mais avec précision, au travers du prisme des diffé-rentes étapes d’une guerre presque centenaire. Au-delà des livres didactiques ou historiques qui demeurent incontourna-bles parce qu’ils permettent d’en comprendre les ressorts, il est important de savoir délaisser un temps les afflictions et les subjectivités au profit de tous récits qui s’attachent à li-vrer l’essentiel sans travestir la réalité.Face à ce conflit, le regard de l’écrivain est indispensable parce qu’il est unique. Il permet de photographier sur l’encre du papier ces longues années durant lesquelles le rapport du colonisé et du décolonisé a été et restera, une source intaris-sable de réflexions à travers le prisme plus profond des rap-ports de domination et de sujétion. Ce recueil emprunte à l’obscurité de la misère, de la famine et des luttes fratricides, le ton d’une confidence en tentant d’esquisser un tableau aux multiples visages à la manière d’un peintre hanté par les couleurs de ce conflit. Ce roman se veut un témoignage, une reconnaissance et une quête pour cette Palestine belle et ri-che de son unité et de sa diversité. Rien, ni personne ne peut éviter de sombrer dans une in-terprétation du conflit israélo-palestinien à travers l’exclusi-ve problématique de l’identité juive. Lorsque celle-ci se double de communautarisme dans lequel sont savamment entretenus des relents islamistes, ces attitudes n’ont d’autre issue que de faire perdurer des réquisitions partisanes de l’Histoire dans lesquelles une démythologisation de la genè-
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se d’Israël côtoie une certaine complicité d’une partie du monde arabe. Les attentes et les fantasmes des uns et des autres se sont vus projetés et plaqués sur la scène de la réalité internationa-le depuis plus d’une soixantaine d’années. La conscience qui en est née est devenue à ce point une seconde nature que tout ce qui la contredit devient invisible, inaudible et indici-ble, à moins d’être reçu comme une violence.Ainsi dans ce conflit, l’homme a préféré se trahir lui-même, s’abandonner à la gloire des déchus sans jamais en extraire les prémices d’une forme d’organisation sociale au sein de laquelle les deux parties auraient pu trouver leur pla-ce sans y perdre leur identité. En cela, l’homme reste cet animal dominé par ses instincts de souveraineté et de domi-nance cultuelle, sociologique et culturelle. Dans cette guerre qui n’en porte pas le nom, plusieurs générations de femmes et d’hommes, en exhortant à laisser briller la lumière de la conscience des peuples opprimés, ont dit alors adieu à cette terre en écrivant leur plus bel hommage aux serviteurs de la liberté. La voix palestinienne est plurielle. Elle éveille des senti-ments diffus de fierté, d’amour et de révolte. Elle fait émer-ger les enracinements culturels des peuples dans un univers où jaillissent les étincelles au milieu de l’obscurité des nuits désertiques. Dans ce monde en larmes, les martyrs d’hier peuvent parfois devenir à leur tour les bourreaux de demain, en puisant leur force chaque fois dans le sang d’un combat-tant. Être citoyen de la vie, d’événements passés ou pré-sents, cela n’impose pas forcément de les avoir vécus. Mais cela exige de participer à la construction de la « mémoire collective ». Cet élément est précieux pour les israéliens comme pour les arabes. Cette obligation leur est faite car elle seule permettra à toute société née ou à naître dans cette partie du monde de se reconnaître au travers de son passé et de son histoire !
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Sur cette terre poussiéreuse, c’est un peu le «sel » de la sagesse humaine qui doit envelopper chacun au moindre souffle de vent. Inspirante, apaisante, voire stimulante dans la diversité de ses couleurs, elle a vocation chaque fois à mener les belligérants dans un voyage initiatique qui peut conduire à une paix durable. Dans ce monde en larmes, les écrits témoignent des souffrances endurées qu’épousent les traditions de ces peuples. Ce roman s’en inspire au tréfonds du cœur de ces êtres, pour mieux restituer la moindre parcel-le de vie qu’illumine encore l’espoir d’une Palestine nouvel-le.
« Un autre monde est non seulement possible, il est en route. Les jours calmes, je peux l’entendre respirer.» Arundhati Roy
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