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Le cyclisme dans les livres et les revues

De
300 pages
Cet ouvrage sur la littérature cycliste actualise et internationalise une bibliographie déjà abondante. La seconde partie de l'ouvrage est composée d'une sélection commentée usant des multiples sites internet donnant accès aux rayons de multiples bibliothèques et collections privées, dont celle de l'auteur. Outre le lien internet et de nombreuses illustrations, des QR codes permettent d'accéder directement aux sites depuis un appareil mobile. Ce répertoire se veut un instrument pour les chercheurs et les passionnés débutants ou confirmés.
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Gérard De SmaeleLe cyclisme dans les livres et les revues
Jean Durry (1973) et Keizo Kobayashi (1984), dans la ligne desquels
s’inscrit résolument l’auteur, avaient ouvert la voie. Quelque quarante et
trente années plus tard, Gérard De Smaele va plus loin. Son exploration Le cyclisme
cycliste à travers « les livres et les revues » creuse le sujet et l’enrichit.
Car, non seulement il actualise et internationalise une bibliographie dans les livres et les revues
déjà abondante, usant avec bonheur des multiples sites oferts
désormais par l’outil informatique venu prolonger et compléter la voluptueuse
manipulation en première main des originaux des ouvrages – ce qui Entre deux expositions universelles
donne à tous l’accès aux rayons de multiples bibliothèques et collections (Paris, 1867 – Bruxelles, 1958)
privées, dont la sienne propre –, mais encore, il la développe et la
nour… et après
rit chronologiquement, par l’analyse commentée de soixante-trois titres
essentiels sur l’histoire du cycle et du cyclisme.
Au-delà d’un remarquable instrument, délibérément « sélectif », pour
les chercheurs et les passionnés, ces notices, approfondies et foisonnant de
précisions inédites, témoignent avec originalité de l’amour d’un cycliste
fervent, « quotidien et sincère », pour cette petite merveille qui n’a pas
fni de rouler : la bicyclette.
Gérard De Smaele est cycliste dans l’âme car il préfère les sentiers aux
autoroutes. C’est le fl rouge d’un parcours de poète opiniâtre et libre.
Professeur d’éducation physique, jongleur à ses moments perdus, il se
ft musicien par la grâce d’une passion pour le banjo, instrument qu’il
connaît par cœur. Poursuivant un itinéraire nomade, il se lança dans la
restauration d’œuvres d’art, sans jamais s’éloigner de son banjo ni de son
vélo. Atypique ? Pas plus que Maurice de Vlaminck, violoniste qui se mua en cycliste
professionnel, avant de devenir peintre. Ainsi va le refrain d’une vie, il faut se perdre
souvent pour se trouver.
Préfaces de Keizo Kobayashi et d’Isabelle Lesens Marcel LEROY
Ancien journaliste au journal Le Soir Postface de Jean Durry
Illustration de couverture : Pashley Cycles, modèle Guv’nor à cinq vitesses,
au catalogue courant.
31 €
ISBN : 978-2-343-05015-7
HC_GF_DE-SMAELE_LE-CYCLISME-DANS-LES-LIVRES-ET-LES-REVUES.indd 1 11/01/15 23:06
Gérard De Smaele
Le cyclisme dans les livres et les revues






Le cyclisme
dans les livres et revues





















Gérard De Smaele









Le cyclisme
dans les livres et revues


Entre deux expositions universelles
(Paris, 1867 – Bruxelles, 1958)
… et après



Préfaces de Keizo Kobayashi et d’Isabelle Lesens
Postface de Jean Durry























































© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-05015-7
EAN : 9782343050157






À mes parents,
qui m’ont offert ma première bicyclette
et lancé sur les chemins…






Fauroeulx, Belgique
Novembre 2014



Préface

Le mois de juillet est synonyme de vacances, mais aussi et surtout de
Tour de France, l’épreuve cycliste qui a inspiré la création de tant
d’ouvrages. Plus généralement, la « petite reine » en a produit encore bien
davantage. En 1984, rien que pour la langue française, le bibliothécaire
1Henri Bosc et moi-même en avions déjà répertorié plus de 1.600 . À cette
époque, une nouvelle version de la première bibliographie cycliste de Jean
2Durry était donc attendue. Aujourd’hui, Gérard De Smaele vient à sa manière
d’y répondre et de réaliser un chef-d’œuvre digne de ce nom.
Filant sur son Brompton (ou sur un de ses autres vélos), Gérard est un
cycliste passionné et un citoyen du pays natal d’Eddy Merckx ! Fusionnant
plusieurs de ses passions : le mouvement (c’est un licencié en éducation
physique), la musique (c’est un spécialiste du banjo à cinq cordes) et l’art (c’est
un restaurateur d’œuvres d’art sur papier), il vient d’établir une nouvelle
bibliographie, harmonieuse, soignée et solide.
Cet ouvrage sur la littérature cycliste ancienne se subdivise en deux
parties : une bibliographie sélective et une sélection commentée. Il adopte le
classement le plus simple possible : alphabétique pour la première partie,
chronologique pour la seconde. L’auteur a bien sûr dépouillé les catalogues
classiques des bibliothèques et des centres de documentation spécialisés,
mais il a en plus fouillé dans les nouveaux outils informatiques tels que
Gallica, Wikipédia, Amazon, Google Books et autres sources présentes sur
le net. En plus de nous indiquer des liens vers des sites utiles, il nous livre
quelques « flashcodes ». En effectuant cette démarche, l’auteur veut rendre
cette littérature accessible à tous et orienter ses lecteurs vers la beauté et la
philosophie de la pratique cycliste. Il convient aussi de noter qu’il a été
soutenu et conseillé par ses nombreux amis bibliophiles cyclistes, dont
quelques sommités en la matière.
Ce répertoire se veut utile et pourra être utilisé comme un document de
travail à l’usage des débutants en littérature vélocipédique, cet adjectif étant
fort prisé ces dernières années. Mais même pour moi, la lecture de cet
ouvrage me procure une impressionnante découverte. J’y vois d’abord que,

1 Keizo Kobayashi, Pour une bibliographie du cyclisme, Paris, Fédération française de
cyclotourisme et Fédération française de cyclisme, 1984, 133 p., préface d’Henri Bosc. Ce dernier
continue avec d’autres collaborateurs de compléter cette bibliographie en établissant les
suppléments annuels, édités par la Commission cycle de l’Association des Amis du Musée d’Art
et d’Industrie de Saint-Étienne. Voir Notice 54, p. 235 : Keizo Kobayashi.
2 Parue dans La véridique Histoire des géants de la route, Lausanne, Édita ; Paris, Denoël,
1973, 245 p. (« Bibliographie », p. 235-240) et dans L’en-CYCLE-opédie, Lausanne, Édita,
1982, 421 p. (« Du cyclisme et des livres », p. 331-367).
7
depuis trente ans, le vélo continue à offrir d’innombrables livres. D’autre
part, je trouve que les commentaires sur les ouvrages sélectionnés en
seconde partie sont objectifs, clairs et rigoureux.
En plus des publications en français, le livre contient des références
incontournables en anglais, ainsi que quelques-unes en langue allemande et
en japonais. Je me demande si, dans le futur, l’auteur ne pourrait pas bâtir
(c’est un de mes rêves anciens et des plus chers) une bibliographie
universelle sur le cyclisme, c’est-à-dire de tous les temps (la draisienne, le
vélocipède Michaux, le grand bi et la bicyclette) et en toutes les langues du
monde. Parions que oui, car j’ai le sentiment que l’auteur a fait ce livre selon
un langage universel, celui de l’expérience cycliste, en « chatouillant les
pédales » !
Keizo KOBAYASHI
3Historien du cycle
Juillet 2014


* * *

Ce livre, qui dresse une liste des principaux ouvrages parus depuis
l’origine du vélo, en français, et commente les plus intéressants d’entre eux,
n’a rien d’une thèse ennuyeuse. Il communique avec humour et ferveur
l’enthousiasme et la sagesse des grands passionnés du vélo.
Couvrant une période de 145 ans, de 1867 à 2012, il ne se limite pas à la
littérature. Il traite aussi de techniques, de clubs, de personnalités,
d’industriels, de champions, de collectionneurs...
Cet ouvrage en apprendra beaucoup aux érudits de la chose cycliste, il
passionnera les simples curieux se piquant d’érudition, il ravira tous les
amoureux du vélo. Alternant les références aux livres à consulter en
bibliothèque ou à se procurer en librairie, et les liens permis par les moyens
électroniques d’aujourd’hui, il nous ouvre l’accès aux documents eux-mêmes.
Ce n’est pas la moindre de ses originalités.
Un simple « flashcode », et à nous Suberbie, Ravaud, Bonneville ou
Rebour, Michelin, Giffard, Baudry de Saunier… ou plus récemment Didier

3 Keizo Kobayashi, ancien représentant pour l’Europe du Bicycle Culture Center de Tokyo et
auteur de Histoire du vélocipède de Drais à Michaux, 1817-1870 : mythes et réalités, thèse
présentée à la Sorbonne en 1990, éditée à Tokyo avec le soutien du Bicycle Culture Center en
1993, 406 p. (en attente de réédition).
8
Tronchet, Raymond Henry, Jean Durry… Tous sont ici, dans le texte ou par
leurs œuvres, et surtout ceux qui, cela va sans dire, ne sont plus réédités mais
nous attendent sur les rayons des bibliothèques.
L’excellente bibliographie sélective de la première partie et les
foisonnants commentaires de la seconde font de cet ouvrage un magnifique travail
d’érudition en même temps qu’un livre agréable, prenant et instructif.
Nul doute qu’en ouvrant de si fantastiques horizons, ce livre deviendra
vite l’ami de tous les passionnés de vélo, et pas seulement des plus «
poussiéreux » d’entre eux.
Isabelle LESENS
4Spécialiste du vélo « mode de déplacement et de loisirs »
5Auteur d’une bibliographie sur le vélo
Septembre 2014


Le souvenir de Gompertz (cf. infra, p. 19) dans une vitrine à Kyoto.
Photo, G. De Smaele, 2010


4 Isabelle Lesens a rédigé en 1982 une bibliographie spécialisée dans le vélo utilitaire
(référence ci-dessous en note 5) et a été l’auteure du premier palmarès des villes cyclables (1989).
Elle a été consultante en politiques cyclables (première chargée de mission vélo nationale en
1994) et directrice du congrès international Velo-city (Paris, 2003). Elle est aujourd’hui
journaliste-pigiste et auteure du blog « Isabelle et le vélo »
(http://isabelleetlevelo.20minutesblogs.fr), référence pour les actualités de tous ordres (institutionnelles, urbanistiques,
politiques, événementielles, touristiques, associatives…) sur le vélo en France.
5 Isabelle Lesens, Bibliographie au sujet de la bicyclette considérée comme un moyen de transport
urbain, ou Ils en parlent beaucoup, mais ils font pas grand-chose !, Paris, Mouvement de défense
de la bicyclette, 1982, 36 p.
9
Introduction
Le vélocipède… un moyen de transport moderne

« J’espère que mon volume contribuera pour sa petite part à prêcher
l’amour de la sainte vélocipédie dans le monde… »
6Baudry de Saunier, 1893

Boneshaker (« secoueur d’os »), voici le nom qui fut donné dans le
monde anglophone au vélocipède des Michaux. Ce nom suffira à lui seul à
décrire l’inconfort de ce qui fut, à la fin des années 1860, l’état, le stade
donné alors pour ultime de l’évolution du cycle, la dernière amélioration
technique depuis la draisienne, le vélocipède sans pédales du baron Drais.
Nous imaginons leurs « cavaliers » s’éreintant sur les routes empierrées de
l’époque, montant leurs lourdes machines aux roues cerclées de fer. Si
l’adaptation de la pédale constitua un pas de géant, il y en aura beaucoup
d’autres : la transmission du mouvement par une chaîne, la roue libre (qui
appellera de meilleurs freins), les pneumatiques, la polymultiplication, le
dérailleur…
En dehors de ces avancées techniques, bon nombre de pédaleurs
consciencieux n’ont qu’une vague idée de la portée de cette invention : un
nouveau moyen de transport, entraînant une vision spécifique du monde, de
l’espace et du temps ; sans oublier les sensations et l’évaluation du potentiel
ephysique du corps humain. Depuis ses débuts au XIX siècle, tant d’années
ont passé et ont fait oublier son impact. Elle fut longtemps synonyme de
modernité qui, dès son apparition, a durablement modifié les habitudes de
locomotion terrestre. Objet d’avant-garde, onéreux, convoité, valorisant son
riche propriétaire, le vélo devint progressivement moyen de transport de
l’ouvrier et d’activité sportive.
Jean Durry, créateur du musée national du Sport à Paris et autorité en
matière d’histoire du cyclisme et du sport cycliste, entouré des meilleurs
7spécialistes du moment, nous a livré en 1982 L’en-CYCLE-opédie , une
remarquable synthèse, l’ouvrant à tous ses domaines connexes, dont ses liens
avec l’art. Après cette volumineuse publication, les grandes lignes de
l’histoire générale du vélo ont été de plus en plus soigneusement tracées par

6 Louis Baudry de Saunier, Le cyclisme théorique et pratique, Paris, La Librairie illustrée,
1893, p. XII (à lire sur le site Gallica de la BnF). Voir Notice 27, p. 158 : Louis Baudry de
Saunier.
7 Jean Durry et ses amis, L’en-CYCLE-opédie, Lausanne, Édita, 1982, 421 p. Voir Notice 53,
p. 231 : Jean Durry.
11
8 9Jacques Seray , Keizo Kobayashi , David Herlihy, Nick Clayton, Tony
10Hadland… qui seront bientôt suivis par Pryor Dodge et Claude Reynaud …
ainsi que par d’autres auteurs. Au risque de faire moins bien qu’eux, il ne
semble pas nécessaire de la réécrire ici.
Le principal objet de ce livre est la littérature cycliste ancienne et son
accès à travers les moyens contemporains que sont les sites offerts via le
canal de l’informatique. Son premier objectif est de diriger le lecteur vers les
textes originaux, et ce de manière souvent économique, parfois à l’écart du
papier natif, le livre imprimé.
S’il n’est pas toujours facile d’accéder à ces originaux, les offres en ligne
de la Bibliothèque nationale de France (BnF) et de son service numérique
Gallica, de la Bibliothèque du Congrès à Washington et d’autres institutions,
permettent déjà de consulter de nombreux livres, articles et sources
iconographiques.
11De nos jours, il existe une multitude de sites spécialisés fort utiles .
L’encyclopédie Wikipédia est aussi devenue un outil précieux, qu’il convient
d’utiliser avec les précautions d’usage. Pour ne pas alourdir le propos et ne pas
disperser le lecteur, ces liens ne seront pas indiqués. Chacun sait qu’il peut
tout introduire dans son moteur de recherche. Les adresses web mentionnées
seront exclusivement réservées aux ouvrages disponibles sur internet.
Profitons donc des nouveaux outils de l’informatique pour nous plonger
dans le passé et revivre à travers la littérature spécialisée un tournant
extraordinaire de l’histoire, marqué par la disparition du cheval. Après les premiers
ebalbutiements de la draisienne du début du XIX siècle s’étend une longue
période délimitée par l’Exposition universelle de Paris en 1867 (deux
homologues de Michaux y avaient présenté des vélocipèdes à pédales) et l’Expo 58
à Bruxelles : un espace de temps qui a été témoin des premiers Jeux
olympiques et des débuts du sport cycliste, mais a aussi été marqué par les grandes
tragédies que furent la guerre de 1870 et les deux conflits mondiaux du
e
XX siècle. La naissance du sport moderne n’étant qu’une des mani-festations
des nombreux changements de la société.

8 Jacques Seray a publié, fin 2013, une nouvelle édition de son : Deux roues, la merveilleuse
histoire d’une machine nommée vélo, Vélizy, J. Seray, 160 p., illustré. Voir Notice 56,
p. 242 : Jacques Seray.
9 Voir Notice 54, p. 235 : Keizo Kobayashi.
10 Claude Reynaud et Pryor Dodge sont aussi des collectionneurs. Le premier a ouvert le très
beau musée de la Moto et du Vélo au château de Bosc, dans le Gard. Le second, à l’instar de
l’Autrichien Michael Embacher, présente des expositions de cycles.
11 On signalera entre autres le site « Le Petit Braquet », dédié aux personnalités du cyclisme
(http://www.lepetitbraquet.fr) ou encore celui de « Vélo-Rétro / Great Vintage Bicycling
Sites » (http://www.velo-retro.com/links.html).
12
Des auteurs plus récents ont écrit de solides synthèses et de fines analyses
de l’histoire du vélo. Nous ne ferons pas sans eux. Nos références déborderont
donc fatalement de ces repères chronologiques. Elles permettront peut-être de
mieux saisir la force de nouveauté de ce moyen de transport moderne, à
l’instar de l’espoir exprimé jadis par Richard Lesclide, alias « Un cheval de
fiacre », dans L’Almanach des vélocipèdes illustré (1869) : « Nous espérons
faire comprendre à nos lecteurs quelle influence cette nouveauté roulante doit
exercer sur les destinées futures de l’humanité; et s’ils ont la patience et
l’héroïsme de nous suivre jusqu’au bout, ils s’écrieront avec Buffon : le
12vélocipède est la plus noble conquête de l’homme . »


Almanach des vélocipèdes, 1869
Illustration au monogramme de Félix Régamey, coll. privée

Devenez mécène et participez à l’élaboration d’une bibliothèque en ligne,
accessible à tous. Vous pouvez aider le programme de digitalisation de la
BnF et permettre la mise en ligne de livres ou d’images sur le site Gallica
(http://www.amisbnf.org/books.html).


12 Almanach des vélocipèdes illustré, par un cheval sans ouvrage, Paris, Librairie du Petit
Journal, 1869, p. 18 (à lire sur le site Gallica de la BnF). Voir Notice 2, p. 97 : Richard
Lesclide.
13



Partie 1

Bibliographie
de livres et périodiques sur le cyclisme



« Son esprit ne va que si ses jambes l’agitent. »
Michel de Montaigne (1533-1592)

La littérature cycliste
La littérature cycliste, autrement dit les livres et les périodiques consacrés
au phénomène du vélo, est fort abondante. Le sujet présente en effet de
multiples facettes qu’ont mises en lumière de nombreux auteurs. La lecture de
ces ouvrages devrait nous permettre d’enrichir, de sublimer notre
expérience cycliste.
Mais, devant cette prolifération, que lire, par où commencer ? Chaque
personne ayant ses propres centres d’intérêt, lire ou consulter ne sera
évidemment que le point de départ d’une approche personnelle. Celle-ci
nécessite cependant quelques mises en garde.
Un ami collectionneur, qui baigna durant la plus grande partie de son
existence dans ces publications spécialisées, me fit remarquer ceci : « Il
existe plus de deux mille ouvrages en français [sur le vélo], dont au moins la
moitié ne méritent que la poubelle ! » Son jugement est sévère, et nous ne
tenons pas à ouvrir de débat à ce sujet. Nous vous invitons cependant à
adopter un premier principe : tout livre, vu d’un certain angle, devrait avoir
quelque chose à nous révéler… ce qui pourrait également s’appliquer à notre
regard sur tout cycliste qui passe.
Aux yeux de l’artiste Marcel Duchamp (1887-1968), regarder tourner la
13roue de son célèbre ready-made (Roue de bicyclette , signée en 1913 et en
1964) éveillait la même fascination que celle sans cesse entretenue par le
mouvement des flammes d’un feu de bois :

« La Roue de bicyclette est mon premier readymade, à tel point que ça ne
s'appelait même pas un ready-made. Voir cette roue tourner était très
apaisant, très réconfortant, c’était une ouverture sur autre chose que la vie
quotidienne. J’aimais l’idée d’avoir une roue de bicyclette dans mon atelier.
J’aimais la regarder comme j’aime regarder le mouvement d’un feu de
14cheminée . »

15L’œuvre de Duchamp offre bien entendu matière à réflexion … Mais, au
diable ces considérations artistiques ici, nous avons déjà tant à faire à observer
le passage des bicyclettes dans les rues de nos villes ! Nos cyclistes sont des
œuvres d’art.

13 L’œuvre qui a été recréée, en hommage à Marcel Duchamp, par le sculpteur contemporain
Martin Caminiti (né en 1959). Voir bibliographie générale : Caminiti Martin : sculptures,
catalogue de l’exposition présentée en 1994 au Musée national du Sport (relocalisé à Nice).
14 Marcel Duchamp, cité par André Gervais, « Roue de bicyclette, épitexte, texte et
intertextes », in Les Cahiers du MNAM, n° 30, 1989, p. 59-80.
15 À ce sujet, on lira par exemple Gabrielle Colace-Scarabino, Pourquoi « Roue de bicyclette » est
une œuvre d’art, Lyon, Aléas, 2010, 214 p.
17
Certains livres, reconnaissons-le, manquent d’originalité. Parfois copiés
l’un sur l’autre, ils ne livrent que des généralités. De manière récurrente, de
nombreux auteurs introduisent leur sujet par un chapitre brossant l’histoire
générale de la vélocipédie. Le métier d’historien leur étant souvent étranger,
ils se contentent de répéter succinctement ce que d’autres ont écrit avant eux,
16sans rien vérifier, négligeant parfois l’abc de la méthodologie scientifique .
Ici comme ailleurs, une recherche sérieuse ne peut se satisfaire de la
compilation, mais doit s’appuyer sur des preuves irréfutables, se baser sur des
documents-sources, des archives, des objets matériels scrupuleusement datés
et traçables.
La principale erreur historique, répétée à l’infini par nos chers auteurs,
concerne l’origine de la vélocipédie. Ce n’est qu’après la parution en 1976
17d’un article de Jacques Seray sur la « Naissance de la vélocipédie » ,
reprenant une théorie déjà énoncée par Richard Jeanes dans une thèse défendue à la
18Sorbonne en 1950 , que des historiens dignes de foi ont cautionné les faits et
ont confirmé que l’invention du vélocifère (ou célérifère) par le « comte de
eSivrac » à la fin du XVIII siècle n’était qu’un mythe, ne reposant sur aucun fait
19sérieux attestable .
Ils ramenèrent l’an un de l’ère du vélocipède à l’année 1817, durant
laquelle Karl Friedrich Christian Drais von Sauerbronn (1785-1851) présenta
au public sa première « machine à courir », connue sous le nom de draisienne.

16 Voir Guy Thuillier, Jean Tulard, La méthode en histoire, Paris, Presses universitaires de
France, coll. « Que sais-je ? », 1986.
17 Jacques Seray, « Naissance de la vélocipédie et d’une polémique », Cyclisme Magazine
(devenu Vélo), avril 1976, p. 17-21. Voir aussi, du même auteur : « de Sivrac, un mythe
tenace », Le Cycle, mars 1984, p. 55 ; Deux roues : la véritable histoire du vélo, Rodez,
Éditions du Rouergue, 1988. Dans sa bibliographie du cyclisme, Keizo Kobayashi suggère le
développement d’une science naissante que l’on pourrait appeler « vélocipédologie » et qui
concernerait tous les aspects du cyclisme (Keizo Kobayashi, Pour une bibliographie du
cyclisme, Paris, Fédération française de cyclotourisme et Fédération française de cyclisme,
1984, p. 9).
18 e Richard Walter Jeanes, Des origines du vocabulaire cycliste français (depuis le XVII siècle
jusqu’en 1870) : une étude de la création d’une nouvelle terminologie en français, Paris,
Sorbonne, 1950, 279 p. (thèse de doctorat, non publiée). L’auteur de cette thèse avait été mis sur
la bonne piste par Monsieur Charles Dollfus, conservateur du musée de l’Air à Meudon. Ce
dernier lui avait signalé la « légende des célérifères et des vélocifères » (op. cit., p. 6-31).
Charles Dollfus avait déjà ouvert officiellement le débat en 1941 dans la rédaction de la
préface du catalogue de l’Exposition rétrospective de la bicyclette au musée des Arts
décoratifs de Paris : « Le légendaire “vélocifère” de Sivrac, sur lequel plane un double
mystère : d’abord son fonctionnement sans moyen de direction, qui paraît presque impossible, et
qui est je dirai, improbable, puisque la roue directrice ou orientable existait alors sur tous les
fauteuils de malades, sur toutes les voitures mécaniques ; puis l’absence de documents
authentiques sur cette machine » (p. 3).
19 Ces « vélocifères et célérifères », machines sans direction, mentionnés par de nombreux
ouvrages voire exposés dans des musées inconséquents, ne sont que des exemplaires tardifs
qui n’ont jamais existé avant la draisienne.
18
Le jeune baron allemand chercha-t-il une alternative au cheval après la crise
climatique et alimentaire de 1816, où tant de bêtes n’avaient pas été nourries et
avaient même dû être abattues ? Bien que Drais ait pu être essentiellement
20animé par un esprit ludique, Hans-Erhard Lessing , un spécialiste de l’histoire
des technologies défend l’hypothèse d’une invention à but utilitaire.
Quatre ans plus tard, en 1821, le végétalien Lewis Gompertz (1783-1861),
cofondateur en 1824 de l’English Society for the Prevention of Cruelty to
Animals, voulut-il tester sa machine à bras et à rochet et tenter une première
libération des pieds du sol par entraînement libre de la roue avant, s’écartant
ainsi de la locomotion chevaline ? Le thème de la condition animale
resurgira à la fin du siècle avec la naissance de l’automobile.
Plus récemment, suite à la création en 1990 de l’International Cycling
History Conference (ICHC), des historiens se réunissent en congrès annuels.
Leur objectif est de présenter des travaux soumis aux exigences de la
recherche historique. Même les attributions et datations reprises par de
21grands musées sont remises en question . Nous ferons donc toujours bien de
nous informer des travaux les plus récents, exposés à l’ICHC.
Ceci dit, si restaurer la crédibilité des faits historiques est une nécessité
d’ordre intellectuel, rouler à vélo et s’enthousiasmer pour cette pratique en est
une autre ! Comme l’exprime un personnage d’un roman de Roger Vailland :
22« Il renonça à réfléchir sur la genèse des découvertes… On sprinte ? »
Heureusement, nos auteurs sont aussi des témoins directs de leur temps,
des observateurs de leurs contemporains. Portant sur l’actualité – mécanique,
sportive ou autre –, leurs textes sont d’un grand intérêt pour nous. Le fait que
l’un ou l’autre d’entre eux ne soit pas formé à la recherche historique ne
devrait pas systématiquement le faire sous-estimer. Établir une distinction
entre bons et mauvais livres n’est pas simple… et pourtant il faut choisir !
Nous nous limiterons donc à sélectionner un certain nombre de références et
à commenter une sélection de livres et d’auteurs reconnus comme les
incontournables d’une documentation de base.
Peu de domaines échappent à la vélocipédie : on passe de l’histoire à la
médecine, de la mécanique aux sciences exactes, de l’art à la psychologie, la
sociologie… Après des débats animés, il fut même accepté de lui consacrer

20 Hans-Erhard Lessing, The Two-Wheeled Velocipede: A Solution to the Tambora Freeze of
e1816, Actes de la 22 International Cycling History Conference (ICHC Proceedings), 2011,
p. 180-188. L’idée est aussi reprise dans l’ouvrage récent de Tony Hadland, Hans-Erhard
Lessing, Nick Clayton, Gary Sanderson, Bicycle Design: An Illustrated History, Cambridge,
Mass., The MIT Press, 2014, 563 p.
21 On a par exemple mis fin à l’idée de la prétendue antériorité de l’invention de la bicyclette
par Léonard de Vinci.
22 Roger Vailland, 325.000 Francs, Paris, Corrêa Buchet-Chastel, 1955, 264 p.
19
un numéro des Cahiers de médiologie, une revue semestrielle dirigée par le
philosophe Régis Debray : une analyse se mouvant entre l’apparition d’un
objet technnique (le vélo) et la modification des comportements et de la
23perception du monde .
La vélocipédie a aussi ses belles lettres. En 1868, Le Vélocipède
d’AlexisGeorges Favre ouvre la marche, suivi, l’année suivante, du Manuel du
vélocipède de Richard Lesclide. Comme nous le verrons plus loin, l’auteur,
sous le pseudonyme du Grand Jacques, fut non seulement, de 1869 à 1872,
l’éditeur et le rédacteur du Vélocipède illustré (le premier grand organe
français de la vélocipédie naissante), mais sera plus tard officieusement
secrétaire particulier de Victor Hugo. Son illustrateur, Félix Régamey, est ami
24de Paul Verlaine, d’Arthur Rimbaud, d’Émile Guimet. Frédéric Régamey ,
frère de l’illustrateur et artiste lui aussi, s’est pour sa part répandu en 1898
dans l’écriture et l’illustration d’un ouvrage intitulé Vélocipédie et
automobilisme.
Pierre Giffard, homme de lettres et vulgarisateur des inventions marquantes
ede la fin du XIX siècle, considéré comme un précurseur du journalisme
moderne, se place avec son quotidien Le Vélo, lancé en 1892 et imprimé sur
papier vert, au cœur du sujet. N’a-t-il pas créé, en 1891, la course
Paris-BrestParis, qui reste jusqu’à nos jours un challenge sportif apprécié ?
Henri Desgrange, ex-recordman de l’heure et juriste de formation, crée
quant à lui, en 1900, à la demande d’un industriel, le comte Jules-Albert de
Dion, le journal L’Auto-Vélo, qui deviendra L’Auto en 1903, imprimé sur
papier jaune… avant de lancer en 1903 le premier Tour de France, sur fond
d’affaire Dreyfus...
À ces trois acteurs majeurs que sont Lesclide, Giffard et Desgrange
s’ajoute un grand nombre de personnalités, dont le brillant mathématicien
Carlo Bourlet (1866-1913), qui nous a laissé d’ardues pages techniques sur les
bicycles et bicyclettes, ainsi que Louis Baudry de Saunier (1865-1938), un des
auteurs les plus prolifiques. Celui-ci rédigea plusieurs ouvrages de référence
célèbres, dont son Histoire générale de la vélocipédie, parue en 1891, des
ouvrages qui répandirent malheureusement tous azimuts le mythe de Sivrac, le
prétendu inventeur du vélocifère.
Citons encore l’inévitable Paul de Vivie (1853-1930), alias « Vélocio », un
fervent cycliste, figure emblématique du cyclotourisme français et grand
promoteur de la polymultiplication, qui a encouragé la fabrication du vélo
dans des entreprises françaises. Il dispensa sa pensée, mélange de mécanique

23 « La Bicyclette », Cahiers de médiologie, n° 5, coordonné par Catherine Bertho-Lavenir,
1998, 318 p., avec la contribution d’Odon Vallet : « Vélo, bicyclette : histoire de mots »
(http://mediologie.org/cahiers-de-mediologie/05_bicyclette/vallet01.pdf).
24 Voir Notice 35, p. 182 : Frédéric Régamey.
20
et de philosophie classique, au travers de son organe Le Cycliste forézien, créé
en 1887, devenu Le Cycliste en 1888.
Sans vouloir dévoiler trop tôt la liste des auteurs qui seront présentés dans
notre ouvrage, je m’en voudrais de ne pas mentionner le dessinateur industriel
Daniel Rebour, dont les textes et dessins décrivent avec une précision
d’anatomiste les plus enviables machines de course et de cyclotourisme de son
temps. Ces engins ont été fabriqués par d’habiles artisans des années 1940 à
1970, que l’on a appelés avec élégance « les grands couturiers du cycle ». Leur
mémoire est entretenue par l’excellente revue courante Bicycle Quarlerly, de
25l’Américano-Allemand Jan Heine .
eDès le XIX siècle, la bibliothèque vélocipédique met en évidence la
modernité du vélo. Elle souligne le rôle humain et social de cette nouvelle
activité, sans ignorer le grand changement qui façonna le quotidien des gens
de cette époque à travers la disparition progressive du cheval, compagnon de
la mobilité, ami de l’homme et source d’inquiétudes pour les défenseurs de la
cause animale. Après la course Paris-Rouen (première édition en 1869) et lors
d’épreuves de plus en plus longues, on découvrit le potentiel de l’énergie
humaine, capable dans une certaine mesure de surpasser le cheval.
L’automobile est-elle venue trop tôt ? De Drais à la Seconde Guerre mondiale, et
même après, le récit de la vélocipédie se confond avec celui de la société.
De nos jours, le vélo – en dehors des courses – bénéficie d’un nouveau
statut. Après que l’industrialisation galopante et les divers moyens de transport
plus récents, dont surtout la voiture, ont largement détruit nos paysages et nos
villes, le vélo participe à une prise de conscience des effets dévastateurs de
notre civilisation. Depuis les années 1970, le Human Power Movement a pris
26son envol . Le vélo n’est plus le seul choix du pauvre ou du coureur. Il fait
partie du mode de vie de celui qui s’engage et encourage une nouvelle
modernité, celle d’un environnement plus « vert », assurément plus humain.
Dans le futur, il nous fera entrevoir une vie meilleure !
De ce point de vue, il peut être fort utile de nous remettre en mémoire, au
travers des grandes références du passé, l’éveil des grands espoirs qu’a
suscités le vélo.




25 Voir Notice 62, p. 264 : Jan Heine.
26 Arnfried Schmitz, Tony Hadland, Human Power: the Forgotten Energy, 1913-1992, Coventry,
Tony Hadland, 2000, 127 p. ; David B. Perry, Bike Cult: The Ultimate Guide to
HumanPowered Vehicles, New York, Four Walls Eight Windows, 1995. The International
HumanPowered Vehicle Association a été fondée en 1976 par Jack Lambre et Chester Lambre.
21
Notre projet de bibliographie
Notre objectif n’est pas de présenter la somme complète ou définitive des
publications relatives au fait cycliste, mais d’établir dans une première partie
une liste des auteurs d’ouvrages et des revues traitant du cyclisme. Dans
notre seconde partie, cette liste sera condensée en une sélection d’auteurs et
de revues, présentée sous forme chronologique, base d’une sorte de
bibliothèque cycliste idéale.
La bibliographie présentée dans cette première partie est à considérer
comme un document de travail et un aide-mémoire. Elle résulte de la
compilation de références bibliographiques citées par les auteurs que nous avons
27consultés , du parcours de catalogues de bibliothèques ou de libraires,
d’échanges entre collègues… Cette liste, qui ne présente aucun caractère définitif, est
livrée selon l’ordre alphabétique des auteurs et des titres de revues (ainsi que
des titres d’ouvrages collectifs ou anonymes) et a été numérotée.
Contrairement aux bibliographies sélectives, elle n’offre aucune classification par
thèmes, ce qui peut dans certains cas faciliter la recherche des ouvrages.
On remarquera la présence de quelques titres en d’autres langues que le
français, qu’il est intéressant, voire indispensable de citer. Il faut bien
admettre que les historiens du cycle d’expression anglophone sont plus
nombreux que leurs homologues francophones et que leur point de vue sur
l’évolution technique se doit d’être connu.
Notre propos s’oriente principalement vers l’histoire du cyclisme et de
son objet technique. Les livres sur le cyclisme étant tellement nombreux,
nous avons volontairement mis de côté un grand nombre d’ouvrages relevant
28du domaine de la fiction : romans et œuvres d’imagination ; ainsi que des
récits de voyages. Les sources de documentation citées ci-dessous aideront
cependant le lecteur à approfondir sa recherche.


27 Voir par exemple : Louis Baudry de Saunier, Le cyclisme théorique et pratique, p. 594 et
sv. ; Louis Bonneville, Le vélo fils de France, p. 247 et sv. ; Maurice Chérié, Annuaire
général des cyclistes français et étrangers ; F. Thévin, Ch. Houry, Annuaire général de la
vélocipédie et des industries qui s’y rattachent, 1892-1893, p. 95 et sv. ; la bibliographie de la
thèse de Keizo Kobayashi, Histoire du vélocipède, de Drais à Michaux, p. 368 et sv. ; Jean
Durry, La véridique Histoire des géants de la route ; Jean Durry et ses amis,
L’en-CYCLEopédie, p. 331 et sv. ; Tony Hadland, Hans-Erhard Lessing, Bicycle Design, p. 531 et sv. ; etc.
28 Nous renvoyons le lecteur à l’excellent livre de Jean Durry et Pierre Dauzier, Le chant du
sport, Paris, La Table Ronde, 2006, ainsi qu’à la thèse de Pierre Charreton, Le thème du sport
dans la littérature sportive contemporaine, 1870-1970, Université de Saint-Étienne, 1981
(édité en partie sous le titre Les fêtes du corps, Saint-Étienne, CIEREP, 1985).
22
Sources de documentation
- Keizo KOBAYASHI, Pour une bibliographie du cyclisme. Répertoire
des livres en langue française édités entre 1818 et 1983 : la bicyclette sous
29tous ses aspects, préface d’Henri Bosc, Paris, FFCT-FFC, 1984, 133 p.
Cet ouvrage de référence, qui comprend 1.300 titres, a été mis à jour et
complété annuellement par une série de fascicules rédigés par Henri Bosc
et autres collaborateurs. Ces fascicules sont disponibles au musée d’Art et
d’Industrie (MAI) de Saint-Étienne. Des apports plus récents ont été
réalisés avec le concours de H. Le Cahain, O. Gault, J.-P. de Mondenard et
J. Seray. Une base informatisée et mise à jour est actuellement disponible
en ligne.
- Le musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne a pour vocation de
devenir un centre national de documentation et de recherche pour le
cyclisme et le cyclotourisme. En plus de son fonds propre, l’institution est
aussi dépositaire des archives de la FFCT, ainsi que de la collection
constituée par Bernard Déon. Voir : Notices bibliographiques concernant
les cycles, Saint-Étienne, MAI, 2008, 40 p. Cette brochure réalisée à
l’occasion de la conférence de l’ICHC de 2008 représente un extrait des
notices du catalogue informatisé de la bibliothèque du MAI, disponible sur
le site : www.bm-st-etienne.com. Pour de plus amples informations sur les
ressources documentaires de ce musée, voir le site :
http://www.musee-artindustrie.saint-etienne.fr.
- Bernard DÉON, Jacques SERAY, Les revues cyclistes : des origines à
nos jours, Saint-Étienne, Association des Amis du MAI, 1996, 96 p. On y
ajoutera un article de Nick CLAYTON, « Index of British Cycling
Periodicals », The Boneshaker, n° 155, 2001, p. 30-35.
- Wilfried WILMS, Bibliographie cycliste : un guide des livres sur le
cyclisme professionnel, Paris, L’Harmattan, 2012, 478 p. L’auteur a
récemment produit, avec la collaboration de Michael GAZE, une bibliographie
des livres en anglais sur le cyclisme professionnel, qui sera publiée sur le
site du musée national du Cycle de Roulers en 2014 : Professional Cycle
30Racing: a Bibliography . Voir aussi le site bibliographique « Wilms on
Wheels » : www.wilmsonwheels.be.

29 Voir Notice 54, p. 235 : Keizo Kobayashi.
30 Wilms Wilfried, Gaze Michael, Professional Cycle Racing: A Bibliography,
Wielermuseum Roeselare, 2014, voir pdf sur le site du musée du Cycle de Roulers (Belgique) :
http://www.wielermuseum.be/fileadmin/user_upload/docs/Cycling_Bibliography.pdf.
Voir aussi, bien que plus ancien, Edward Williams, A Bibliography of Cycling Books, Kings
Heath, Birmingham, National Cycle Archive, 1993 (http://www.cyclemuseum.org.uk).
23
- Alain DUFRÉCHOU, Vélo et cyclotourisme. Collections de la
Bibliothèque du Touring-Club de France, Paris, Bibliothèque Germaine
Tillion, 2011, 36 p. Suite à l’exposition « Voyages à vélo. Du vélocipède
31au Vélib » , la Bibliothèque du Tourisme et des Voyages (Bibliothèque
Germaine Tillion) – qui a fait l’acquisition en 1984 de la Bibliothèque du
Touring-Club de France – met à disposition du public une brochure
destinée à présenter son fonds. Les ouvrages référencés sont en consultation
sur place. Le catalogue de cette collection est également disponible sur le
site de la bibliothèque.
- Un survol de l’ensemble de la production littéraire relative au
cyclisme est présenté dans une riche et éclairante annexe de La véridique
Histoire des géants de la route de Jean DURRY (1973), qui sera ensuite
explicitée dans L’en-CYCLE-opédie. Ce dernier ouvrage, datant de 1982,
32constitue aujourd’hui encore une excellente entrée en matière .
- La vélocithèque est basée dans la commune française de Pomeys,
située entre Saint-Étienne et Lyon. Ce centre privé de documentation,
animé par Gérard SALMON, possède une des collections les plus fournies sur
la vélocipédie et édite depuis 1996 un bulletin. L’association organise
depuis une vingtaine d’années une réunion annuelle réservée à ses
membres.
- En anglais, une importante source de documentation est assurée par le
« Veteran-Cycle Club » : Club Library, National Cycle Library, John
Pin33 34kerton Memorial Fund Publications . L’association « The Wheelmen »
propose aussi un grand ensemble de publications. Les liens vers ces sources sont
indiqués plus loin dans la notice correspondante. Encore en Angleterre, la
collection Bartleet (1870-1943) est conservée à la Bibliothèque centrale de
Coventry. Elle rassemble une grande quantité de livres, périodiques anciens,
photographies… N’oublions pas la « University of Warwick Library », dont
35il sera question plus loin, à propos du Cyclists’ Touring Club .
- Aujourd’hui, on ne peut plus parler de littérature cycliste sans y
ajouter des liens vers les programmes de numérisation de Gallica, Google
Books... Les grandes collections patrimoniales ont aussi leurs catalogues
en ligne. Ces liens nous offrent des possibilités de recherche efficaces.
Dans la mesure de nos connaissances, ils seront indiqués.

31 Mairie de Paris, Galerie des Bibliothèques, du 13 mai au 14 août 2011.
32 Cf. J. Durry et ses amis, L’en-CYCLE-opédie, op. cit., p. 331-367, chapitre « Du cyclisme
et des livres ». Voir Notice 53, p. 231 : Jean Durry.
33 Voir Notice 50, p. 220 : The Veteran-Cycle Club.
34 Voir Notice 52, p. 227 : The Wheelmen.
35 Voir Notice 6, p. 108 : The Cyclists’ Touring Club.
24
- D’un point de vue plus général, le catalogue du Système Universitaire
de Documentation (SUDOC) est le catalogue collectif français réalisé par
les bibliothèques et centres de documentation de l’enseignement supérieur
et de la recherche. Il permet d’obtenir la description bibliographique des
documents, de les localiser dans le réseau et d’accéder au texte intégral si
celui-ci est accessible en ligne. Il décrit également les collections de revues
et de journaux et a pour mission de recenser l’ensemble des thèses
produites en France. Environ 3.400 établissements documentaires participent
aux activités du réseau Sudoc.

Liste des ouvrages et revues
La liste d’ouvrages et de revues livrée ci-dessous n’est pas exhaustive.
Elle mentionne toutefois un millier de références d’ouvrages et de revues
traitant du cyclisme, moins de 50 % des publications. Aussi, nous prions le
lecteur de considérer que cette liste n’a qu’un caractère sélectif. Nos
descriptions bibliographiques ne sont pas rédigées en suivant strictement les règles
en usage dans les bibliothèques. Elles ne font appel qu’aux éléments
indispensables permettant de situer les publications, en laissant de côté les détails
d’un collationnement complet. Au besoin, toutes les lacunes pourront
facilement être comblées par la consultation des catalogues de bibliothèques ou
des ouvrages eux-mêmes.
Chaque fois que cela nous a été possible, nous avons indiqué entre
parenthèses à la fin de la description le lieu ou le site où l’ouvrage/le périodique
peut être consulté. Nous avons utilisé les abréviations suivantes :
Amazon ; ARS : Bibliothèque de l’Arsenal ; BL : British Library ; BHVP :
Bibliothèque historique de la Ville de Paris ; BnF : Bibliothèque nationale de
France + Cabinet des estampes; CNAM : Bibliothèque des Arts et Métiers ;
CP : collection personnelle ; EL : European Library ; FFCT : Bibliothèque
de la Fédération française de cyclotourisme ; FOR : Bibliothèque Forney ;
GA : Gallica ; GB : Google Books ; GUT : Projet Gutenberg ; KBR :
Bibliothèque royale de Belgique à Bruxelles ; LC : Library of Congress ;
MAI : Centre de documentation du Musée d’Art et d’Industrie de
SaintÉtienne ; SORB : Bibliothèque de la Sorbonne ; TV : Bibliothèque du
Tourisme et des Voyages - Germaine Tillion ; etc.


25
A

1. ABBOTT Allan, WILSON David Gordon, Human-Powered
Vehicules, Champaign, Human Kinetics Publishers, 1995, 279 p.
2. À bicyclette. Les Cycles des Collections Robert Grandseigne et
Emmanuel Déhan, catalogue de l’exposition, Domaine
départemental de Sceaux, du 2 juin 2014 au 31 mai 2015, 8 p.
3. Actes de la deuxième conférence internationale sur l’histoire du
cycle. Organisée par le MAI et la FFCT, Saint-Étienne, juin 1991,
144 p. – (CP).
4. ADAMS G. Donald, Collecting and Restoring Antique Bicycles,
Orchard Park NY, Pedaling History / Burgwardt Bicycle Museum,
1996, 369 p. – (CP).
5. A’GREEN Georges, This Great Club of Ours, London, The Cyclist
Touring Club, 1953, 95 p. – (TV-A139).
6. AHETZE J.-C. d’, Roue libre !, illustrations d’Uzelac, Nice,
Éditions des Douze, 1940, 136 p. – réédité en 1947 sous le titre En roue
libre.
7. ALBERNY Renaud, Des grands hommes à vélo, Grenoble, Glénat,
1998, 135 p. – (CP).
8. ALBIN M., Perfectionnez votre bicyclette, Paris, Société Française
d’Édition, 1952, 24 p.
9. Album vélocipédique, Gébert et Thiévin, 1891 et 1892, 396 p.
10. ALLAIS Alphonse, Pour cause de fin de bail : œuvres anthumes,
Paris, La Revue blanche, 1899. – (GA).
11. ALLARD Marcel, L’école du cyclisme, Paris, Amphora, 1976, 212 p.
– (CP).
12. ALLEN Thomas G., SACHTLEBEN William L., Across Asia on a
Bicycle, New York, The Century Co., 1894 (Inkling Books, 2013) –
(GB).
13. Allez Maurice ! De l’aube du cyclisme aux triomphes de Maurice
Garin, Commune d’Arvier, impr. Musumeci, 1983, 181 p. –
(MAIC-06b-ARV).
14. Almanach illustré de la vélocipédie de 1895, Paris, L’Industrie
vélocipédique, 156 p.
15. Almanach des vélocipèdes illustré, par un cheval sans ouvrage,
Librairie du Petit Journal, 1869, 96 p. – (GA ‒ TV-A7) – voir
LESCLIDE Richard.
26
16. Almanach du vélocipède pour 1870, Paris, Le Vélocipède illustré,
1870, 96 p – (TV-A7) – voir aussi LESCLIDE Richard.
17. ALMERAS Henri d’, La vie parisienne sous la Restauration, Paris,
Albin Michel, 1910, 418 p. – (GA).
18. ALTHUSER Jean, Pierre Michaux et ses fils pionniers de la grande
épopée du vélo, Bar-le-Duc, chez l’auteur (Verdun, Impr. Lefèvre),
1986, 28 p. – aussi au Musée du Cycle de Trois-Fontaines – traduit
en anglais par Derek Roberts : Pierre Michaux and His Sons, The
Pioneers of the Bicycle, Jim Willis, 1986, 28 p.
19. American Bicyclist, revue courante.
20. AMIART J.-Fr. (et collectif d’auteurs), Le vélocipède interactif,
Saint-Étienne, École supérieure d’art et de design, CD multimédia,
1997.
21. ANDRIC Dragoslav, GAVRIC Branco, SIMONS Willem Jacob, Les
bicyclettes : 200 ans d’histoire de la « Petite Reine », trad. Jeanne
Bouniort, [Paris], Ars Mundi, 1990, 208 p. Édition hollandaise :
Fietsen: van loopfiets tot mountain bike, Haarlem, Schuyt, 1990,
208 p. – (CP).
22. ANGELI M., Cours de cyclisme sportif, Paris, De Vecchi, 1994,
154 p. – (CP).
23. ANGOT Marcel, « La clé à 8 trous », Entretien-réparation, Paris,
eLe Cycle (Les Cahiers du Cycle) / SOCLAM, 2 édition, 1982, 88 p.
– (MAI-C-05a.) – assisté de Claude Lavaud.
24. Annuaire de 1887 de l’Union Vélocipédique de France, 372 p.
(publié par les soins d’Henri Pagis, en vente chez M. L. Villetard,
trésorier de l’union, Paris
25. Annuaire de l’Union Vélocipédique de France. Annuaire de 1895,
e8 année, Paris, Société des Publications Périodiques, 4 vol., 117 p.,
225 p., 235 p., 91 p. – (TV-A125).
26. Annuaire du cyclotourisme. Recueil de voyages et d’excursions
cyclistes, Saint-Étienne, Le Cycliste, 1893-1894, 186 p. –
(TVA212).
27. Annuaire du Touring-Club de France pour 1982, Paris, TCF.
28. Annuaire général de la vélocipédie, vers 1894, 600 p. ‒ voir aussi
THÉVIN F., HOURY Ch.
29. éral de la vélocipédie, des machines à coudre et des
industries qui s’y rattachent, Paris, Annuaire Didot-Bottin, 1925,
2196 p. ‒ (TV-BZ94).
27
30. Annuaire officiel de la Ligue Vélocipédique Belge, Bruxelles, Revue
vélocipédique belge, ca. 1895.
31. ANQUETIL Jacques, CHANY Pierre, SCOB Michel, Cyclisme,
compétition, loisir, Paris, Robert Laffont, 1975, 195 p. – (CP).
32. ANQUETIL Janine, CHANY Pierre, Anquetil, Paris, Hatier, 1971,
156 p.
33. ANTONY (pseudonyme d’Henri De Bray) & FAUVEAU F., L’art
de vaincre à vélo, préface d’Édouard de Perrodil, Paris, Impr.
Cassegrain, 1894, 128 p.
34. AOKI Takahiro, Alex Moulton 90th Anniversary, Alex Moulton
Bicycle Exhibition, catalogue d’exposition, Daikanyama Hillside
Terrace, 2010, 156 p. – (CP).
35. The Arnfield’s Derailler Collection, collection d’Arnfield Schmitz –
sur le blog de Tony Hadland.
36. Art et bicyclette. Exposition à l’Espace d’Art concret,
MouansSartoux, du 11 décembre 2011 au 3 juin 2012. Voir à l’adresse :
http://www.espacedelartconcret.fr/uploads/fichiers_pdf/ressources/e
xpositions_temporaires/2011/art_bicyclette/Dpresse_art_bicyclette_
09_12_2011.pdf.
37. ASTIE Charles, Musée virtuel du vélocipède : 1817-2000, Toulouse,
Cépaduès, 2003, 175 p. – (CNAM-A31082) – (CP).
38. AUBRY J.-H., HAURIGOT G., ROBIN A., Itinéraires
vélocipédiques, Paris, Larousse (Guides Larousse illustrés, séries rouges,
vertes et bleues, 20 vol. Publié avec le concours de l’U.V.F.), 1894,
36 p. – (TV-A35/ Domaine de Sceaux-Inv. 11420…).
39. AUGÉ Marc, Éloge de la bicyclette, Paris, Payot & Rivage, 2008,
93 p.
40. AUGENDRE Jacques, Les cols durs, 30 cols français examinés à la
loupe, Paris, SOCLAM, coll. « Les Cahiers du Cycle », 1979, 66 p.
41. AUGENDRE Jacques, Le Tour. Abécédaire insolite, Paris, Solar,
2011, 427 p.
42. AUGENDRE Jacques, Historique du Tour de France, 2012 –

http://www.letour.com/le-tour/2012/docs/HistoriqueVERSION_INTEGRALE-fr.pdf.
43. AUGENDRE Jacques, CHAPATTE Robert, Cyclisme : technique,
entraînement, compétition, Condé-sur-Noireau, 1964, 116 p.
44. AUGENDRE Jacques, CHAPATTE Robert, Histoires de cyclisme,
Paris, Calmann-Lévy, 1966, 253 p.
28
45. AURENCHE Henry, Mémoires d’une bicyclette, Paris, Ollendorff,
1923, 184 p.
46. Auto (L’), revue omnisport, directeur Henri Desgrange, 1903 ‒ (fait
suite à L’Auto-Vélo, revue omnisport. L’Équipe succède à L’Auto en
1946.) – (GA).
47. Auto-Vélo (L’), journal comique et illustré, revue cycliste, rédacteur
en chef Mascabille, 1897. Fusionne avec La Trompe pour donner
Auto-Vélo, La Trompe ‒ (GA).
48. Auto-Vélo (L’), revue omnisport, directeur-rédacteur en chef Henri
Desgrange, 1900 ‒ (GA).

B

49. BABILOTTE Ingrid, Le marché de la bicyclette en France,
18791914, Paris, Université Panthéon-Sorbonne, 2001, 198 p. – mémoire
de maîtrise.
50. BABILOTTE Ingrid, Le marché de la bicyclette en France de la fin
edu XIX siècle à nos jours. L’histoire cyclique d’une mobilité décriée,
acceptée, enviée et renouvelée, thèse de doctorat d’histoire sous la
direction de Jacques Marseille, Université Panthéon-Sorbonne
Paris I, 2012, 2 vol., 456 p., 116 p. – (SORB-MC-13073).
51. BABILOTTE Ingrid, Le marché de la bicyclette en région
parisienne dans l’entre-deux-guerres – mémoire de master, sous la
direction de Jacques Marseille.
52. BABY Daniel, Vade-mecum du véloceman, conseils pratiques, Pau,
Impr. G. Cazaux, 1888, 92 p. – voir KOBAYASHI Keizo, Pour une
bibliographie du cyclisme, p. 53.
53. BAKER d’ISY Albert et al., Roger Rivière, ce phénomène, Paris,
Éditions du Monde, 1957, 40 p.
54. BALAN Sandrine, DÉON Bernard, Les cycles anciens de la
collection Butheau, Montbard, Musée Buffon, 1997, 22 p. – (MAI).
55. BALLANTINE Richard, GRANT Richard, Réparation et entretien
de votre vélo, Paris, Hachette, 1995, 96 p. – (CP).
56. BALLERET Jean-Louis, « Les débuts du cyclisme dans la Nièvre
(1865-1900) », Nevers, Camosine (Caisse des Monuments et Sites
de la Nièvre), Les Annales des pays nivernais, n° 139, 2010, 32 p. –
(CP).
29