Deux Vieux

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Il y a trente ans, Claude et Gervaise Alzon publiaient leur autobiographie commune. Suivirent trente années terribles jusqu'à la mort, à 78 ans, de Gervaise Alzon. Son mari, âgé de 81 ans, raconte toutes ces années vécues par un couple que rien ne put séparer.

Publié le : jeudi 1 novembre 2012
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EAN13 : 9782296510265
Nombre de pages : 142
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Claude Alzon
 : 978-2-336-001713-415, 098732
   
      
 
 
Deux
vieux
 
 
 
  
 
Claude A LZON         
Deux vieux
Récit  
  
                       
 
                              
 
© LHarmattan, 2012 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-336-00117-3 EAN : 9782336001173  
 
   
« Le monde du travail mest à jamais fermé. Je suis reléguée dans le ghetto des malades mentaux. Parmi eux, je me sens privilégiée. Je ne suis pas à la rue. Je vis avec lun deux, qui me comprend. Grâce à Claude, grâce aux études que jai faites sur le tard, jai découvert la création. Elle est inépuisable. Jy trouverai dautres sources de joies. Lisolement, la maladie ne me font pas peur. Jy suis habituée. Je vois venir la vieillesse avec sérénité. Je suis beaucoup plus heureuse aujourdhui quà vingt ans. Une seule chose me tourmente : me retrouver sans Claude. Parfois, égoïstement, je souhaite mourir avant lui. Lidéal serait de se suicider ensemble. Il y a songé. Mais jaime trop la vie, je maime trop pour en venir à cette extrémité, à moins que je ne sombre à nouveau dans la folie, ce qui serait le meilleur moyen déchapper au potentiel inhumain de notre société. »  Claude et Gervaise Alzon : Lamour fou , Hachette littérature, Collection « À rebours », 1981, pages 198-199.
  « Claude, je nai jamais vécu pour toi ou par toi. Jai vécu et je veux vivre avec toi ». Gervaise Alzon, 21 novembre 2009.
CHAPITRE I   Noël 2010
1/ Noël 2010. Hier il a neigé, puis gelé. Le sol est une patinoire. Je suis descendu du RER, en grande banlieue, à 8 heures moins le quart du matin. Depuis je fais le pied de grue en attendant lhomme qui doit memmener en voiture au château. Cest un employé qui prend son travail à huit heures. Il nhabite pas loin et doit me prendre en passant. Jattends en vain un quart dheure et finis par men aller à pied. Dici le château il y a bien cinq kilomètres. Normalement cest desservi par un bus mais, à Noël, le premier est à onze heures. Je marche avec précaution et métale aussitôt. Mieux vaut marcher sur la chaussée dans les traces de pneus. La circulation est quasi inexistante, mais, après une demi-heure, une voiture sarrête à ma hauteur. Cest mon homme. Il na pas pu prendre sa voiture à lheure parce que la serrure avait gelé. Nous roulons très lentement et prenons à droite jusquà lallée du château. Il fait noir, mais la façade, superbe, est éclairée a giorno. À le voir, on croirait un château historique. Pourtant il a été construit au XIX ème siècle, mais par des gens de goût. À lentrée, il ny a personne, comme dhabitude, mais on na pas oublié la pointeuse pour le personnel. Cest la règle, paraît-il, mais cela me choque, même si jadmets que plus de cent personnes sont difficiles à contrôler. Lentrée est splendide, avec un plafond peint et un sol en marbre. À droite un escalier majestueux conduit au premier étage. Il est surmonté dune glace
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