Cahier numérique de philosophie, TES et TS - "Dans le même bateau" (la société et l'Etat)

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« Dans le même bateau »(La société et l'Etat)Expressions:En société. Contrat de société. Association. Coopérative. Jeux de société. Dans la société de quelqu’un.La vie en société. Collectif, public, social. Société politique ou civile : ensemble des citoyens appartenant au monde politique. Etre au ban de la société.Une société. Compagnie ou association religieuse. La Société de Jésus. Organisation fondée pour un travail commun ou une action commune. Société savante. Société sportive. Personne morale créée par un contrat de société, dont le patrimoine social est constitué par les apports de chaque associé. Créer, vendre, dissoudre une société. Siège social d'une société. Gérant, directeur d'une société. Le capital d'une société. Détenir des parts, des actions dans une société. Société nationale des chemins de fer français (S. N. C. F.). Société d'économie* mixte. Société d'investissement à capital variable (Sicav)Yann Arthus­Bertrand, Caracas   La société et l'Etat1/ Faire société2/ La sociabilité3/ Etat et liberté (4/ Le désir d'Etat)Expressions:En société. Contrat de société. Association. Coopérative. Jeux de société. Dans la société de I. Relations entre des personnes qui quelqu’un.ont ou mettent quelque chose en La vie en société. Collectif, public, social. Société communpolitique ou civile : ensemble des citoyens appartenant au monde politique. Etre au ban de la société. II. a. Etat de ceux qui vivent en Une société.
Publié le : jeudi 17 mai 2012
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« Dans le même bateau » (La société et l'Etat) Expressions: En société. Contrat de société. Association. Coopérative. Jeux de société. Dans la société de quelqu’un. La vie en société. Collectif, public, social. Société politique ou civile : ensemble des citoyens appartenant au monde politique. Etre au ban de la société. Une société. Compagnie ou association religieuse. La Société de Jésus. Organisation fondée pour un travail commun ou une action commune. Société savante. Société sportive. Personne morale créée par un contrat de société, dont le patrimoine social est constitué par les apports de chaque associé. Créer, vendre, dissoudre une société. Siège social d'une société. Gérant, directeur d'une société. Le capital d'une société. Détenir des parts, des actions dans une société. Société nationale des chemins de fer français (S. N. C. F.). Société d'économie* mixte. Société d'investissement à capital variable (Sicav) Yann Arthus­Bertrand, Caracas     La société et l'Etat 1/ Faire société 2/ La sociabilité 3/ Etat et liberté (4/ Le désir d'Etat) Expressions: En société. Contrat de société. Association. Coopérative. Jeux de société. Dans la société de I. Relations entre des personnes qui quelqu’un. ont ou mettent quelque chose en La vie en société. Collectif, public, social. Société communpolitique ou civile : ensemble des citoyens appartenant au monde politique. Etre au ban de la société. II. a. Etat de ceux qui vivent en Une société. Compagnie ou association religieuse. groupe. La Société de Jésus. Organisation fondée pour un travail commun ou une action commune. Société savante. Société sportive. Personne morale créée par un contrat de société, dont le patrimoine social est constitué par les b. Groupe organisé et permanent apports de chaque associé. Créer, vendre, dissoudre une institué dans un but précis.société. Siège social d'une société. Gérant, directeur d'une société. Le capital d'une société. Détenir des parts, des actions dans une société. Société nationale des chemins de fer français (S. N. C. F.). Société d'économie* mixte. Société d'investissement à capital variable (Sicav)     La société et l'Etat 1/ Faire société 2/ La sociabilité 3/ Le désir d'Etat 4/ Etat et liberté Texte 1| Aristote – L'animal politique     Ainsi, selon Aristote, (1) toute communauté n’existant naturellement qu’en vue de satisfaire certains besoins naturels, toutes existent en vue de les satisfaire tous. En ce sens, la cité est naturelle dans la mesure où Texte 1| Aristote – L'animal politique elle est la forme par excellence de la communauté. L’homme comme être de besoin ne peut vivre De la famille à la société, le vivre-ensemble se pleinement qu’en société. C’est donc le mouvement de conjugue à plus ou moins grande échelle : de la la vie elle-même qui oblige à se réunir en société du fait naissance d’un enfant qui constitue un couple comme de l’impuissance de chacun à satisfaire de manière une famille à l’intégration de groupes plus ou moins autonome ses besoins. Autrement dit, la socialisation est grand, le vivre-ensemble n’est-il que l’intégration de une association en vue d’une finalité et ce qui fait petits ensembles dans un ensemble plus grand ? l’excellence de la cité est la finalité de cette association, le bien-vivre. Aussi la communauté politique étant celle « L'homme est, par nature, un qui ne manque de rien, elle permet à l’homme de se réaliser en tant qu’homme. La société civile est donc ce animal politique (…) et plus que qui dépasse et englobe les communautés que forment la n'importe quel animal grégaire. » famille et les villages. (2) Mais Aristote définit aussi la naturalité de la société du fait de la nature de l’homme lui-même comme Et cependant, on peut s’interroger sur l’extension de animal politique. Isolé, l’homme n’est que sous-homme la notion de société. Si la sociabilité naturelle des hommes ou sur-homme ; uni, l’homme, comme animal grégaire, définit l’espace commun où l’homme trouve les conditions met en commun grâce à l’usage de la parole. Le vivre- de sa propre excellence, quelle est la spécificité de la ensemble est donc un mode d’existence proprement société politique entendue comme mode de gouvernement humain déterminé par l’usage du discours qui des hommes ? Autrement dit, si la société peut être défini permet de définir un être en commun. C'est alors la par le vivre-ensemble, comment comprendre que ce vivre- société qui permet à l'homme de développer ses ensemble doit s’organiser autour d’une forme de facultés et de rendre possible une vie en société: sans gouvernement qui vise à contraindre les manières d’être société, l'homme n'est qu'un animal et sans l'homme, la en commun ?    société n'est qu'une agrégation d'hommes sans unité. De manière générale, l'appartenance de l'homme à la société est problématique : il est à la fois membre de cette société et individu à part entière : l'individu n'est pas qu'une Texte 2 | Hegel – Individu et société partie de la société, il en est aussi son particulier. Le sens moderne de société, plus précis, apparaît chez Hegel qui La famille est ici le lieu des rapports affectifs entre oppose la Burgerliche Gesellschaft (société civile bourgeoise) à individus proches, là où l'État est celui des rapports la famille d'une part et à l'État d'autre part. La société est alors politiques (droits et devoirs) liant les individus entre eux, le moment de la vie qui correspond au déploiement de tandis que la société est celui de tous les autres rapports, l'individualité en rapport avec d'autres individualités, avant et notamment des rapports économiques. La société est que l'État ne vienne assurer une nouvelle totalisation des donc en langage hégélien le lieu de l'immanence d'une individus entre eux. auto-organisation, qui appelle néanmoins la transcendance de l'État comme son autre nécessaire. Autrement dit, le rapport de l'individu à la société est celui « La personne concrète, qui, en tant que particulière, est à d'une partie par rapport à un ensemble : de la famille à la elle-même son propre but, est, comme ensemble de société, l'individu est membre d'un groupe. Mais par besoins et comme mélange de nécessité naturelle et de ailleurs, l'individu n'est pas qu'une partie dans un volonté arbitraire, l'un des deux principes de la société ensemble qui le subsumerait, il est un particulier, c'est-à- civile. Mais, comme la personne particulière se trouve dire une partie égale aux autres parties. Ainsi de l'Etat qui essentiellement en rapport avec une autre particularité, si garantit à chaque individu les mêmes droits et les mêmes bien que chacune ne peut s'affirmer et se satisfaire que par devoirs. le moyen de l'autre(…), celle-ci constitue le second principe Aussi, le fait d'être dans une société fait mon de la société civile. » appartenance à un groupe, mais seule l'existence de Hegel, Principes de la philosophie du droit, 1821, trad. l'Etat me garantit que je sois considéré comme individu Derathé. dans ce groupe. Mais c’est là dire que bien que le vivre-ensemble soit le moteur de la société, il lui faut une structure qui permettent de garantir la vie des hommes entre eux. Paradoxalement, la société peut à la fois être définie comme un processus (socialisation progressive des individus qui apprennent à vivre ensemble et définissent un être en commun) et comme un état (d’où son homonyme Etat comme structure fixe qui se veut intangible et qui définit les obligations régissant le vivre-ensemble sans lesquelles aucun être en commun ne paraît possible), c’est-à-dire comme le mouvement qui lie les hommes entre eux et comme l’instance qui garantie et la vie individuelle et la vie collective. Aussi la société est en même temps ce qui instaure les     obligations réciproques entre les individus tout en garantissant la liberté individuelle. Texte 3 | Smith – Donnant, donnant     La société et l'Etat 1/ Faire société 2/ La sociabilité 3/ Etat et liberté 4/ Le désir d'Etat Texte 4 | Hobbes La guerre de tous contre tous « Par cela il est manifeste que pendant ce temps où les humains vivent sans qu'une puissance commune ne leur impose à tous un respect mêlé d'effroi, leur condition est ce qu'on appelle la guerre ; et celle-ci est telle qu'elle est une guerre de chacun contre chacun. En effet, la guerre ne consiste pas seulement dans la bataille ou dans l'acte de combattre, mais dans cet espace de temps pendant lequel la volonté d'en découdre par un combat est suffisamment connue ; et donc, la notion de temps doit être prise en compte dans la nature de la guerre, comme c'est le cas dans la nature du temps qu'il fait. Car, de même que la nature du mauvais temps ne consiste pas en une ou deux averses, mais en une tendance au mauvais temps, qui s'étale sur plusieurs jours, de même, en ce qui concerne la nature de la guerre, celle-ci ne consiste pas en une bataille effective, mais en la disposition reconnue au combat, pendant tout le temps qu'il n'y a pas d'assurance du contraire. Tout autre temps est la paix. Donc, toutes les conséquences du temps de guerre, où chacun est l'ennemi de chacun, sont les mêmes que celles du temps où les humains vivent sans autre sécurité que celle procurée par leur propre force, ou leur propre ingéniosité. Dans une telle situation, il n'y a de place pour aucune entreprise parce que le bénéfice est incertain, et, par conséquent, il n'y a pas d'agriculture, pas de navigation, on n'utilise pas les marchandises importées par mer, il n'y a ni vastes bâtiments, ni engins servant à déplacer et déménager ce qui nécessite beaucoup de force ; il n'y a aucune connaissance de la surface terrestre, aucune mesure du temps, ni arts ni lettres, pas de société ; et, ce qui est pire que tout, il règne une peur permanente, un danger de mort violente. La vie humaine est solitaire, misérable, dangereuse, animale et brève. Il peut paraître étrange à celui qui n'a pas bien pesé ces choses, que la nature dissocie ainsi les humains en les rendant capables de s'attaquer et de s'entre-tuer les uns les autres ; celui-là peut ne pas accepter une telle déduction faite à partir des passions et il désire peut-être que la même chose lui soit confirmée par l'expérience. Qu'il s'observe donc lui-même quand, pour partir en voyage, il s'arme et cherche à être bien accompagné ; quand, allant se coucher, il boucle ses portes ; quand, jusque dans sa propre maison, il verrouille ses coffres, et cela tout en sachant qu'il y a des lois et des agents publics armés pour punir tous les torts qu'on pourrait lui faire. Quelle opinion se fait-il de ses semblables quand il voyage tout armé, de ses concitoyens quand il boucle ses portes, et de ses enfants, de ses domestiques quand il verrouille ses coffres ? N'accuse-t-il pas autant le genre humain par ses actes que je le fais par mes mots ? Pourtant, ni lui ni moi n'accusons ainsi la nature humaine. Les désirs et les autres passions humaines ne sont pas en eux-mêmes des péchés. Pas plus que ne le sont les actions engendrées par les passions, pour autant qu'il n'y a pas de loi faisant savoir qu'il est interdit de les accomplir. Tant que     les lois n'ont pas été faites, on ne peut les connaître, et aucune loi ne peut être faite tant qu'on ne s'est pas mis d'accord sur la personne qui la fera. » Hobbes, Léviathan, chapitre 13
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