Comment écrire un texte court et compréhensible ?

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Comment écrire un texte court et compréhensible ?
Qu'est-ce que j'ai à dire ?
Deux questions à se poser :
- Pourquoi j'écris ?
Dans votre cas, vous voulez annoncer une information à d'autres. Il ne s'agit pas d'un roman, encore
moins d'un journal intime. Vous avez un message à transmettre à vos destinataires.
Vous devez donc écrire pour être lu et compris.
Un texte confus, aux phrases compliquées, contenant des termes peu connus, faisant référence à des
événements ou à des personnes non présentées, aura peu de chance d'attirer l'attention. Le lecteur ne
fera pas l'effort de le lire, encore moins de le comprendre.
Pour être lu et compris, votre texte doit contenir un message clair et un langage clair.
- Pour qui j'écris ?
Il existe deux cas de figure :
• le destinataire de votre texte est précisément identifié : le contenu du message, le langage utilisé peut
être ciblé. On peut supposer qu'une communication entre organisations de la Cgt fasse appel à
quelques codes ou références communes. Méfiez-vous cependant, on croit souvent que le lecteur
possède les mêmes références que nous, ce n'est pas toujours le cas.
• la plupart du temps, votre destinataire n'est pas clairement identifié. Il peut s'agit du grand public à
qui l'on s'adresse par le biais d'un tract ou d'un texte (court) à paraître sur le site internet confédéral par
exemple.
Partez toujours du principe que votre lecteur ne connaît pas l'information que vous lui transmettez
(sinon, pourquoi lui transmettre ?). ...
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Comment écrire un texte court et compréhensible ?
Qu'est-ce que j'ai à dire ?
Deux questions à se poser :
- Pourquoi j'écris ?
Dans votre cas, vous voulez annoncer une information à d'autres. Il ne s'agit pas d'un roman, encore
moins d'un journal intime. Vous avez un message à transmettre à vos destinataires.
Vous devez donc écrire pour être lu et compris.
Un texte confus, aux phrases compliquées, contenant des termes peu connus, faisant référence à des
événements ou à des personnes non présentées, aura peu de chance d'attirer l'attention. Le lecteur ne
fera pas l'effort de le lire, encore moins de le comprendre.
Pour être lu et compris, votre texte doit contenir un message clair et un langage clair.
- Pour qui j'écris ?
Il existe deux cas de figure :
• le destinataire de votre texte est précisément identifié : le contenu du message, le langage utilisé peut
être ciblé. On peut supposer qu'une communication entre organisations de la Cgt fasse appel à
quelques codes ou références communes. Méfiez-vous cependant, on croit souvent que le lecteur
possède les mêmes références que nous, ce n'est pas toujours le cas.
• la plupart du temps, votre destinataire n'est pas clairement identifié. Il peut s'agit du grand public à
qui l'on s'adresse par le biais d'un tract ou d'un texte (court) à paraître sur le site internet confédéral par
exemple.
Partez toujours du principe que votre lecteur ne connaît pas l'information que vous lui transmettez
(sinon, pourquoi lui transmettre ?). Dites-vous qu'il ne connaît pas les événements ou les personnes
auxquelles vous faites référence. Dites-vous que le lecteur est feignant : moins il aura d'effort à fournir
pour lire et comprendre un texte, plus il le lira jusqu’au bout.
Quelques écueils à éviter :
- les sigles non explicités : ils freinent voire empêchent la compréhension d'une phrase.
- les personnes non présentées : se contenter de citer le nom du responsable de la fédération patronale
de la métallurgie sans rappeler son titre est un obstacle de plus pour le lecteur.
Une fois de plus, votre message doit être clair, votre langage aussi.
Comment définir un message clair ?
Tout texte est un message : une information ou une opinion. La difficulté de l'exercice consiste à
savoir ce qu'il y a d'essentiel à retenir de ce message. Une fois ce "message essentiel" dégagé, l'écriture
en sera facilitée.
Comment dégager le message essentiel ?
La plupart du temps, l'essentiel d'une information peut se résumer en répondant à quelques questions
de bon sens :
Qui ?
Quoi ?
Quand ?
Où ?
La réponse à ces quatre premières questions constitue la base de toute information.
On peut y ajouter deux autres questions en fonction de la longueur du texte et du contenu de
l'information :
Pourquoi ?
Comment ?
En s'astreignant à cet exercice, on se rend rapidement compte qu'il est impossible de tout dire dans un
texte, surtout s'il est court. Un texte contient un message essentiel et un seul.
Si l'on ne parvient pas à le formuler en peu de mots, c'est que l'on ne sait pas clairement ce que l'on
veut faire savoir. Ecartons le cas où l'on a rien à dire et où il vaut mieux se taire. La plupart du temps,
on a trop à dire. Si vraiment l'information que l'on veut transmettre contient plusieurs "messages
essentiels", mieux vaut les traiter séparément, en plusieurs textes.
Quelques astuces pour repérer le "message essentiel"
- Repérer dans un tract ou un journal syndical les réponses à quelques questions citées plus haut et
repérer où elles sont placées dans le texte.
- Partir d'une information et répondre par écrit à ces quelques questions.
- S'entraîner à formuler l'essentiel de ce que l'on à dire en deux phrases, par écrit ou oralement à un
ami.
Quelle que soit la complexité du message, ce qu'on veut dire d'essentiel doit pouvoir se formuler en
deux ou trois phrases.
Cerner ce "message essentiel" est indispensable à la clarté du texte. Il est absolument nécessaire de
passer par cette phase avant de se mettre à écrire.
La clarté du langage
Une fois de plus, vous écrivez pour informer. Le style, l’écriture « littéraire » ne sont absolument pas
nécessaires pour se faire comprendre.
L’objectif est de traduire de la manière la plus simple et la plus claire possible votre « message
essentiel ».
Une règle d’or : un message par texte, une information par phrase. N’essayez pas de tout dire dans une
phrase. On a vu plus haut qu’il vaut mieux écrire plusieurs textes en cas de messages multiples. Il vaut
mieux écrire plusieurs phrases pour exprimer plusieurs idées.
Quelques règles d’écriture
Il s’agit de tout mettre en oeuvre pour faciliter la lecture, supprimer les obstacles à la compréhension
et à la mémorisation.
Tout se joue dans les deux-trois premières phrases et dans le titre
Le lecteur, nous le sommes tous, est feignant. Si les premiers mots d’un texte ne l’accrochent pas, s’il
n’y trouve pas d’information (au sens de « nouveauté », s’il ne les comprend pas… il arrêtera aussitôt
de lire.
L’essentiel de votre message doit donc se trouver dans les premières phrases et dans le titre.
Exemple : pour annoncer une action, commencez pas donner la forme d’action, le jour, l’heure, le lieu,
les revendications… avant d’évoquer l’historique de la mobilisation et les précédentes initiatives.
Un écueil fréquent à éviter : écrire en suivant un ordre chronologique, c’est-à-dire commencer par
rappeler ce qui s’est passé il y a quelques mois (et que le lecteur connaît sans doute déjà) pour finir, en
fin de tract ou de texte, par annoncer la manifestation du lendemain. Dans ce cas-là, commencer par
annoncer la manif, puis expliquer dans quel contexte elle s’inscrit (luttes précédentes par exemple).
Le titre
On vient de voir son importance. Pour être « accrocheur », votre titre doit tout d’abord apporter une
information. Il peut être très simple mais doit donner envie de lire la suite.
Exemple : Succès de la mobilisation des métallurgistes
Avec, en première phrase, « Le 15 octobre, 10 000 salariés du secteur de la métallurgie ont manifesté à
Paris à l’appel de la Cgt. »
Attention : « Déclaration du bureau de l’union départementale » n’est pas un titre mais un type de
texte. Il n’apporte aucune information sur le sujet traité et ne donne pas envie de poursuivre.
Des phrases courtes
On s’en doute, plus la phrase est longue, plus elle est difficile à lire et à retenir.
En lisant une phrase de longueur « moyenne », de 20 à 30 mots, le lecteur n’en retiendra bien que la
première moitié. Au-delà de 40 mots, une bonne partie de la phrase n’est tout simplement pas
mémorisée.
L’idéal est donc de se situer en dessous des 20 mots et ne pas dépasser 30.
Un vocabulaire accessible à tous
Là encore, il vous faut penser à votre « lecteur ». Il ne possède pas forcément les « codes » de langage
qui vous sont propres : vocabulaire syndical, professionnel, régional…
Exemple : comparez ce que chacun entend pas les termes « les copains » utilisés entre syndiqués.
Utilisez des mots simples : tout mot inconnu est un obstacle pour le lecteur. Explicitez les sigles,
employez des mots courants plutôt que savants (« sévère » au lieu de « drastique » par exemple)…
Utilisez des mots précis : utiliser des verbes et des mots précis permet d’écrire des phrases plus courtes
et plus directes.
Respectez l’orthographe
L’orthographe est un code, commun à tous, à l’image d’un code de la route. Les mots ont un visage
que le lecteur connaît : la faute d’orthographe trouble la lecture. De plus, un texte truffé de fautes
d’orthographe enlève de la crédibilité à l’auteur du texte et, du coup, à son message.
La même attention doit être portée à la ponctuation (une virgule mal placée peut déformer le
« message ») et à l’emploi des capitales (n’en abusez pas, elles troublent l’oeil et freinent la lecture).
Une dernière chose :
relisez-vous après avoir terminé d’écrire ! Personne n’est à l’abri d’un oubli,
d’une mauvaise tournure de phrase, d’un faute d’orthographe.
N’hésitez pas non plus à demander à quelqu’un de vous relire et de vous dire ce qu’il retient
d’essentiel votre texte…
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