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CADRE LEGAL ET REGLEMENTAIRE DE LA FINANCE ISLAMIQUE EN TUNISIE
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Proposition:«CADRE LEGAL ET REGLEMENTAIRE DE LA FINANCE ISLAMIQUE EN TUNISIE » 1Introduction vles banques qui ont choisi
... »
Proposition:
«CADRE LEGAL ET REGLEMENTAIRE DE LA
FINANCE ISLAMIQUE EN TUNISIE »
1Introduction
vles banques qui ont choisi d’offrir des produits islamiques sont au nombre de trois, à savoir:
v une banque locale, la "Banque Zitouna" (en mai 2010) et
v deux institutions non résidentes :
v Al Baraka Bank Tunisia (en juin 1983) et
v le bureau régional de Islamic Noor Bank (en juin 2008).
vSeulement, il n'existe pas de législation pour l’encadrement des activités de finance
islamique ni des exigences d'octroi spécifiques de licences pour des banques islamiques
identiques à celles des banques conventionnelles
vEn conséquence, les banques « islamiques » en Tunisie sont confrontées à trois problèmes
spécifiques par rapport à la situation financière traditionnelle: la gestion de la liquidité, les lois
antitrust et le contrôle prudentiel sur ces banques
vAlors, la banque centrale, destinée à réguler le système bancaire islamique, doit dicter les
règles capables de couvrir toutes les facettes de l'aspect régulateur du système bancaire
2
islamique.
2problématique
v. Ces banques ne peuvent détenir des bons du Trésor des intérêts à payer ou accepter
un paiement d'intérêts sur leurs dépôts auprès de la banque centrale.
vUne solution de ce problème à court terme est les sukuk souverains ou des valeurs
mobilières islamiques que les banques islamiques peuvent légitimement s’approprier et
s’échanger.
vEt encore une fois, les régimes juridique et réglementaire actuels sont insuffisants à
cet égard.
vD’où le problème important de manque de bases légales et réglementaires pour
la finance islamique.
3Un cadre légal et réglementaire de la finance islamique
I- nécessité du cadre légal:
1-Définition d’un référentiel de la finance islamique:
vl'objectif principal du projet du cadre réglementaire de la finance islamique est de
résoudre le problème avec la base juridique sous-jacente du régime de réglementation,
mais il doit aussi résoudre le problème avec le régime réglementaire.
vLes arguments anti- interventionniste des autorités de régulation oublient le faite que
les activités bancaires islamiques ont été réalisées dans la pratique, sans aucun
problème juridique important.
v Même s'il n'est pas largement pratiqué et représente seulement une partie du système
financier tunisien, les banques susmentionnées sont agréés dans le cadre de la loi
bancaire qui régit les banques conventionnelles. Elles sont régit par le cadre suivant:
4Nécessité du cadre légal
Un cadre légal et réglementaire de
et réglementaire
la finance islamique
2- cadre légal et réglementaire actuel régissant les produits islamiques:
vGENERAL:
la loi bancaire n°2001-65 et le Code des obligations et des contrats
vSPECIFIQUE:
> Current accounts & Saving accounts : art. 2 loi 2001-65 et circulaire n°91-22
> Investment Account: art. 32 de la loi n° 91-82 et arrêté du ministre des finances
de 2 avril 1982, art 8, 13 circulaire n°91-22
> mourabaha: loi 39-98 du 2/6/1998 vente à tempérament> Vente à terme
> Moudharaba: de l'art 1195 à 1225 du code des obligations et des contrats
> Moucharaka: art. 1249 et art 1451 du même code
> Leasing: loi sur le leasing n°89-1994 et la norme comptable N°41
> salam: il a été consacré par les art 712 jusqu'à 717 de la loi n°1-1958 mais
abrogés par le COC
> Al Aria: titre 6 art.1054 à 1103 du COC
5Un cadre légal et réglementaire de la finance islamique
II- Applicabilité du cadre légal et réglementaire:
vEn outre, pour évaluer l'applicabilité de tout cadre légal, les conditions préalables au
même titre que le cadre réglementaire doivent être acceptables juridiquement et
sociologiquement.
vPar ailleurs, il existe trois facteurs qui plaide en faveur de l’applicabilité de ce cadre:
• Le facteur de la sécurité juridique en raison de l'inexistence d’une loi
relative aux établissements bancaires islamiques,
• le facteur utilité de cette loi en réponse à la nécessité de la majorité
musulmane et
• l'élément de justice pour la société tunisienne pour restaurer son des droits
négligés de la majorité musulmane à être gouverné par les principes de la
charia.
6Un cadre légal et réglementaire de la finance islamique
III/les apports de la législation fiscale :
v Les lois, fiscales par exemple, ne parviennent pas à répondre aux besoins spécifiques
de surveillance de la banque islamique mais elles doivent comporter les exigences
générales pour les industries de services bancaires qui entravent le développement de
la finance islamique.
v En effet, la nouvelle loi des finances 2012 a répondu à la question de la double
imposition dans les transactions financières islamiques. Les changements dans la
législation fiscale amener les produits islamiques assurant ainsi un traitement fiscal
égal et d'un désir par les autorités tunisiennes pour que les produits financiers
islamiques ne sont pas discriminés en matière de fiscalité.
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7Besoins spécifiques de la finance islamique
vToutefois, Khouildi (2011), malgré qu’il souligne que notre code des obligations et
de contrats peut être considérer comme une source de la finance islamique
contemporaine et que l’article 2 du code civile qui considère l’activité bancaire
comme étant une activité commerciale, fait valoir que ce cadre n'est pas convenable
et approprié pour apporter plus d'investissements étrangers, puisque les textes
généraux ne remplacent pas les textes spécifiques régissant clairement et
précisément des mécanismes de financement contemporaine.
vPour drainer ces investissements, il faut établir un ensemble de mesures et de
modifications à la législation en vue de créer un cadre législatif et fiscal destinée à la
finance islamique. Il est important de noter que le législateur se hâta d'amender le
texte relatif à contrat Salam (art 712 à 715 du COC) en 1958 qui a été un obstacle à
une poursuite du développement de ce type de contrat de la finance islamique en
Tunisie.
8Les objectifs du cadre légal et réglementaire
vAu fait, Le but principal du cadre est de garder les institutions financières qui effectuent
le type de financement islamique dans le même rang que les institutions financières qui
soutiennent les formes traditionnelles de financement, et ainsi de les garder soumis aux
mêmes procédures et traitements fiscaux. Ce cadre permettra à la fois aux banques
islamiques de s’adonner à ces activités dans un cadre légal et réglementaire approprié
(bancaire et fiscal) et aux banques conventionnelles d’ouvrir des guichets ou filiales
vLes aspects juridiques du projet visent à identifier les concepts d'opérations et contrats
de finance islamique et d'inclure ces concepts dans le Code des Obligations et des
Contrats. Lorsque ces opérations sont financées par les institutions financières sur le
sens de la loi n ° 65 -2001 du 10 Juillet 2001 sur les institutions financières, un autre
but est d'ajouter une réglementation spécifique.
9Réformes spécifiques à la finance islamique
vPar ailleurs, certaines réformes peuvent être proposées (comme l’aménagement de la
fiducie) ou à mettre en place (le statut des dépôts islamiques, le conflit entre la
réalisation de l’hypothèque et le principe d’équité et aussi la conformité à la shariah).
vUne réforme de la réglementation concernant la fiducie est un préalable incontournable à
toute opération d’émission de sukuk en Tunisie puisque les financements islamiques
interposent fréquemment un SPV, appelé communément le « Financier » dont il
faudrait prévoir le statut bancaire.
vLa (SPV) qui procède normalement à l'émission de Sukuk constitue un problème quant à
sa forme juridique, par opposition aux Fonds communs de créances FCC qui joue un
rôle similaire mais dans la titrisation de créances;
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