Dioxines : données de contamination et d'exposition de la population française.

De
Cette étude a pour but d'évaluer le niveau d'exposition aux dioxines par voie alimentaire de la population française en général, ainsi que de différentes classes d'individus présentant des régimes alimentaires spécifiques.
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Agence française de sécurité sanitaire des aliments

Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France
Section Alimentation et Nutrition

Dioxines : données de contamination
et d'exposition de la population
française

Juin 2000

Rapport rédigé dans le cadre du groupe de travail
"Contaminants et phytosanitaires"
du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France
Section Alimentation et Nutrition

1

2

3

4

Sommaire

Page

Introduction.......................................................................................................3

Objectif ............................................................................................................. 5

Méthodologie....................................................................................................5

3.1 Données de consommation de la population française ......................... 5

3.1.1 Enquête ASPCC .................................................................................... 6

3.1.2 Enquête Alliance7-Sofres-CHU/Dijon .................................................... 8

3.2 Recueil des échantillons des différentes catégories

d'aliments...............................................................................................8

3.2.1 Prélèvements effectués par les services de

la DGAL et de la DGCCRF .................................................................... 9

3.2.2 Données fournies par la profession agro-alimentaire .......................... 10

3.2.3 Etude effectuée sur le lait maternel ..................................................... 10

3.2.4 Répartition des prélèvements .............................................................. 10

3.3 Analyses .............................................................................................. 11

Résultats ........................................................................................................ 11

4.1 Résultats des analyses de laboratoire................................................. 11

4.2 Conséquences sur l'exposition de la population française................... 16

4.2.1 Nourrissons et enfants en bas-âge (moins de 2 ans) .......................... 16

4.2.2 Population générale (plus de 2 ans) .................................................... 18

5 Conclusion...................................................................................................... 22

Références bibliographiques .................................................................................... 23

Annexe 1 Présentation générale sur les dioxines et furanes ................................... 24

Annexe 2 Résultats analytiques des teneurs en dioxines par

catégorie d'aliments ................................................................................. 30

Annexe 3 Comparabilité avec d'autres calculs d'exposition aux dioxines

Annexe 4

en France et dans d'autres pays : Tâche de coopération

scientifique européenne SCOOP 3.2.5 .................................................... 43

Liste des membres du groupe de travail "contaminants

et phytosanitaires"....................................................................................45

1.

INTRODUCTION

Les dioxines et furanes (cf annexe 1) constituent deux familles distinctes
d’Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques Chlorés (HAPC) qui, dans ce document,
seront regroupées sous la dénomination unique de « dioxines ». Ces composés
représentent depuis longtemps et en particulier après l’accident de Seveso, un motif
de préoccupation pour la Santé publique. En effet, en raison de certaines de leurs
propriétés (persistance, bio-accumulation), il est rapidement apparu que le’ xposition
à ces HAPC ne’ st pas seulement limitée à des épisodes accidentels mais que’ lle est
permanente même si ce ne’ st, sans doute, quà’ de faibles doses.

Ces produits ont une grande stabilité thermique, ils sont insolubles dans l'eau mais
très solubles dans les graisses. Ils sont peu biodégradables et du fait de leur forte
affinité pour les lipides, ils vont s’accumuler dans les tissus graisseux, surtout ceux
d’origine animale, où ils peuvent persister très longtemps. Leur rémanence forte les
classe dans la catégorie des Polluants Organiques Persistants (POP).

Les dioxines apparaissent au cours des processus thermiques, qui’ls soient
accidentels (incendies) ou non (incinération des déchets industriels ou domestiques,
traitement de la pâte à papier d'origine végétale, impuretés dans certains herbicides).
Ils sont alors émis dans l'environnement et contaminent les écosystèmes terrestres
et aquatiques. Par cette voie, ils entrent dans les chaînes alimentaires (trophiques)
de l'homme et des animaux d'élevage. Compte tenu du caractère liposoluble des
dioxines, on les retrouve particulièrement dans les organismes riches en graisse tels
que poissons, crustacés, lait et produits laitiers, œ ufs. En raison du’ ne faible capacité
de transfert vers les tissus végétaux, les graisses végétales sont moins contaminées.

En dehors des accidents où le’ xposition aux dioxines peut être très forte et
éventuellement par voie atmosphérique, la contamination humaine se réalise donc
essentiellement au travers de l’alimentation. De ce fait, depuis de nombreuses
années et en relation avec diverses instances internationales (Conseil de l’Europe,
Commission Européenne, OMS,) le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de
France (CSHPF), et en particulier sa section « alimentation et nutrition », se
préoccupe de cette question.

En 1991, le rapport [1] d’un groupe de travail du CSHPF a été publié. Il faisait le point
sur les mécanismes de formation de ces produits et leurs mécanismes de toxicité.

En 1998, une recommandation du’ n groupe de travail conjoint aux sections
« alimentation » et « milieux de vie » du CSHPF précisait que, dans le cas du’ ne
exposition à long terme :

· la dose de 1pg/kg/j exclut a priori tout risque pour la santé publique,

· TEQ/kg/j pouvait entraîner des risques pg exposition supérieure à 10 une
d’effets néfastes,

· une exposition entre ces deux valeurs ne semblait pas entraîner de signes
avérés de toxicité chez l’homme mais pouvait cependant ne pas représenter

une marge de sécurité suffisante pour exclure tout risque pour certains
segments de la population particulièrement sensibles.

Par ailleurs, ce même groupe insistait sur la nécessité do’ btenir, un plus grand
nombre de données à la fois sur la toxicité pour l’homme et sur son exposition, pour
pouvoir progresser dans lé’ valuation du risque sanitaire des dioxines. Il attirait tout
particulièrement l’attention sur la question de le’xposition, pour laquelle ce manque
de données était manifeste.

En 1999, les différents cas de contamination de l'alimentation animale (poulets,
porcs, poissons, bovins) par des HAPC, ont donné lieu, du’ ne part, à la publication
d'avis et de recommandations par l’AFSSA sa’ppuyant sur les groupes de’xperts du
CSHPF et de la Commission Interministérielle et Interprofessionnelle de
l'Alimentation Animale, et, da’ utre part, à la détermination de valeurs guides
provisoires.

Dans le cadre de la coopération scientifique européenne entre les états membres,
les données disponibles de consommation et d'exposition journalière de la population
générale aux dioxines ont été collectées sur une période couvrant 1982 à 1999 dans
l'ensemble des pays européens et analysées quant à leur représentativité (cf annexe
3).

Dans ce contexte, un groupe de travail a été créé par le CSHPF pour évaluer le
niveau d'exposition aux dioxines (PCDD) et furanes (PCDF), par voie alimentaire, de
la population française en général ainsi que dans différentes classes d'âge
d'individus présentant des régimes alimentaires spécifiques. Pour cela, il s'est
appuyé :

· : sur les données de contamination des aliments issues

- des plans de surveillance et de contrôle mis en place par la Direction
Générale de l’Alimentation (DGAL) et la Direction Générale de la
Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes
(DGCCRF) depuis 1996,

- de la profession agroalimentaire,

-de l’étudée en aInstitut National de Veille Sanitaire
(InVS) ete lre éaCliesntre Rhôpnret-eAnlpareisa t d'pÉapri dl’émiologie et de Prévention Sanitaire
(CAREPS) sur le lait maternel,

· sur les données de consommation alimentaire traitées par l'Observatoire des
Consommations Alimentaires (OCA).

Un rapport a été présenté à la Section "alimentation et nutrition" du CSHPF et adopté
le 11 janvier 2000.

2.

OBJECTIF

Cette étude a pour but d'évaluer le niveau d'exposition aux dioxines [(polychloro-
dibenzo dioxines (PCDD) et polychloro-dibenzo furanes (PCDF)] par voie alimentaire
de la population française en général, ainsi que de différentes classes d'individus
présentant des régimes alimentaires spécifiques :

· les nourrissons et les enfants en bas âge (0 à 2 ans), avec 3 sous-classes
d'âge dans cette population

· les enfants (2 à 9 ans),

· adolescents (10 à 14 ans). les
Les données présentées s'appliquent à la population générale française, dont
l'alimentation résulte d'achats en petites et grandes surfaces ou en marchés, donc
d'origines géographiques diversifiées. En conséquence, elles ne reflètent pas les
niveaux d'exposition spécifiques à certaines catégories de population telles que
celles situées :

· à proximité immédiate de sites polluants, et consommant majoritairement des
aliments d'origine animale et végétale produits localement,

· dans des régions côtières, et consommant majoritairement des produits de
pêche locale (poissons, coquillages, crustacés).

Le niveau d'exposition de la population générale française a été estimé à partir :

· données de consommation basées sur deux études couvrant le régime de
alimentaire des diverses classes d'individus,

· de données de contamination en dioxines (PCDD et PCDF) de différentes
catégories d'aliments entrant dans le régime alimentaire de ces individus.

3. METHODOLOGIE

3.1. Données de consommation de la population française

De façon à couvrir le régime alimentaire de l'ensemble des classes de population
mentionnées précédemment, deux études de consommation françaises ont été
utilisées :

· d'une part, l'enquête ASPCC1, pour les individus de 2 à plus de 65 ans [2],

1ASPCC : Association Sucre, Produits Sucrés, Chocolaterie, Confiserie. Cette association regroupe les
professionnels de ces secteurs d'activité. L'étude mentionnée a été exploitée statistiquement par le CREDOC et
l'OCA (Observatoire des Consommations Alimentaires).

· d'autreen complément de l'étude précédente, la partie d'une enquête part,
Alliance72-Sofres-CHU/Dijon qui concerne les enfants de 0 à 2 ans [3].

Ces deux enquêtes ont été choisies pour cette étude car elles étaient les deux
enquêtes nationales de consommation alimentaire individuelle les plus récentes pour
les adultes, les enfants et les nourrissons. De plus, leurs méthodologies assuraient
une représentativité nationale et leurs questionnaires avaient été testés et validés.
Enfin, leur mode de questionnement sous forme de carnet de consommation
apportait une meilleure précision des quantités consommées que des questionnaires
d'habitudes faisant appel à la mémoire. C'est la raison pour laquelle ce type de
questionnaire est habituellement utilisé dans la grande majorité des pays européens
(Allemagne, Danemark, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède) [12].

3.1.1 Enquête ASPCC

Cette enquête a été réalisée de juin 1993 à juin 1994, auprès de 1500 français de
2 à plus de 65 ans. Ses résultats ont permis de retenir 1161 personnes comme étant
"normo-évaluantes", c'est à dire ayant déclaré des consommations plausibles
compte tenu des besoins énergétiques quotidiens (méthode de Goldberg [4]).

Ces personnes sont représentatives de la population française en termes de :

· géographique, localisation
· de la commune de résidence, taille
· socioprofessionnelle du chef de famille, catégorie
· et sexe de la personne interrogée. âge

L'étude a été effectuée sous forme d'un relevé de consommations sur 7 jours. De
façon à prendre en compte les modifications du régime alimentaire selon les saisons,
les interrogatoires ont été réalisés sur une année complète (certaines personnes ont
été interrogées sur les aliments consommés du 1er 7 janvier, d'autres sur les au
aliments consommés du 8 au 14 janvier etc.).

Pour les repas pris au domicile, chaque ingrédient constitutif d'un plat (viande,
légume ) a été pesé avant consommation (avec déduction des aliments non
consommés, si le plat n'a pas été terminé). Pour les repas pris hors domicile, les
rations consommées ont été estimées par comparaison avec des photographies de
rations types.

Enfin, chaque individu a été pesé.

Les données de consommation issues de cette enquête ont été regroupées selon les
classes d'aliments suivantes :


2: Biscotterie, Biscuiterie, Céréales pour petit déjeuner,Alliance7 : Association de 7 syndicats agroalimentaires
Chocolaterie, Confiserie, Aliments de l'enfance et diététique, Industries alimentaires diverses

· laitiers Produits

- Lait entier ou demi-écrémé
- Fromages à pâte pressée cuite
- Autres fromages
- Produits ultra-frais (autres que 0% matière
grasse)
- Crème
- Beurre

· Autres graisses animales
· végétales Graisses
· uf Bœ - Viandes
- Agneau et veau
- Porc
- Charcuterie
- Abats
- Volailles et gibier
- Autres produits à base de viande
· Poissons - et produits de la mer d'eau douce Poissons
- Poissons de mer et saumon
- Petits et grands crustacés (crevettes et
tourteaux)
- Coquillages
· et dérivés ufs
· riz et céréales Pâtes, - céréaliers : Produits
- Pain et viennoiseries
- Biscuits et gâteaux

· Fruits
· : Légumes

- Légumes feuillus
- Légumes racines
- Autres légumes

Les aliments n'entrant pas dans les catégories précédentes ont été regroupés en :
· autres produits solides
· autres produits liquides.

Au vu des données de cette enquête, deux sous-classes de la population générale
ont été spécifiquement étudiées, du fait des particularités de leurs régimes
alimentaires :

· enfants, âgés de 2 à 9 ans (139 individus), chez lesquels l'alimentation les
lactée reste prépondérante ;

·de 10 à 14 ans (93 individus), chez lesquels le ratio adolescents, âgés les
"aliments consommés / poids corporel" est significativement plus élevé que
chez l'adulte, et dont le début d'autonomie alimentaire se caractérise par un
choix préférentiel pour des aliments tels que produits céréaliers, produits
sucrés ou produits carnés.

3.1.2 Enquête Alliance7-Sofres-CHU/Dijon

L'enquête Alliance7-Sofres-CHU/Dijon a été utilisée pour compléter l'enquête
précédente, pour la population des enfants de moins de 2 ans.

Cette enquête a été réalisée en 1997, sous la forme d'une déclaration de
consommation sur 3 jours, effectuée par les parents de 665 enfants âgés de 15 jours
à 30 mois, représentatifs de la population française en termes de :

· localisation géographique,
· taille de la commune,
· socioprofessionnelle du chef de famille. catégorie
Les données de consommation issues de cette enquête ont été regroupées selon les
classes d'aliments suivantes :

· infantiles Aliments

· courants Aliments

- Laits infantiles
- Laitages pour bébés
- Petits pots viandes-légumes
- Céréales infantiles
- Laitages (hors fromages)
- Fromages
- Viandes
- Charcuteries
- Poissons
- ufs
- Pain
- Féculents
- Fruits et légumes
- Matières grasses animales (majoritairement beurre,
à cet âge)

Au vu des données de cette enquête, trois sous-classes de la population infantile ont
été spécifiquement étudiées, du fait des particularités de leurs régimes alimentaires :
· nourrissons âgés de 0 à 3 mois (67 individus), dont l'alimentation est les
exclusivement lactée (lait maternel ou lait infantile),

· nourrissons âgés de 7 mois (61 individus), âge d'introduction des viandes les
dans une alimentation où les produits laitiers "courants" ont pris une place
importante,

·âge, âgés de 13 à 18 mois (78 individus), dont les enfants en bas
l'alimentation est déjà nettement plus diversifiée (viandes, poissons, œ ufs ).

3.2 Recueil des échantillons des différentes catégories d'aliments

Afin d’analyser leur teneur en dioxines, des échantillons des différentes catégories
d'aliments ont été recueillis selon trois sources.

3.2.1 Prélèvements effectués par les services de la DGAL3et de la DGCCRF4

Ces prélèvements ont porté sur des produits de consommation courante dit "panier
de la ménagère" de façon à obtenir des données de contamination plus étayées sur
les vecteurs alimentaires présumés contribuer le plus significativement à l'exposition
aux dioxines en raison de leur forte consommation et/ou de leur importante teneur en
matières grasses. A titre d'exemple, dans la catégorie des poissons et produits de la
mer, les différents aliments ont été échantillonnés en proportion des quantités
consommées. Le choix d'un tel mode d'échantillonnage conduit à avoir, pour certains
vecteurs alimentaires considérés comme contributeurs mineurs, un nombre
d'échantillons qui peut être considéré comme "non statistiquement significatif" si l'on
s'intéresse à la contamination moyenne de ce vecteur, et non à l'exposition de la
population. Les prélèvements ont été obtenus de la façon suivante.

·

·

En 1994 et 1995, un plan de surveillance de la contamination éventuelle du
lait cru par les dioxines avait été réalisé dans 14 départements avec des
prélèvements dans des sites choisis proches de sources potentielles de
contamination par ces résidus. Les résultats obtenus étaient satisfaisants et
conformes aux valeurs limites admises dans la plupart des pays. Ces résidus
s'accumulant dans la matière grasse, il convenait d'évaluer le taux de
contamination des principaux produits laitiers consommés en France. Un
nouveau plan de surveillance établi par la DGAL, dont les données ont été
exploités dans cette étude, portait sur 40 échantillons de beurres, crèmes,
fromages et produits laitiers frais prélevés dans 34 départements entre le 1er
et le 15 octobre 1996 [5].

Un plan de contrôle, devant contribuer à une première estimation de
l'exposition de la population française aux dioxines par l'alimentation a été
réalisé par la DGAL entre le 1er et le 30 juin 1998 [6]. Il portait sur une mai
quarantaine d'échantillons prélevés dans deux départements.

· En se fondant sur les résultats du précédent plan de contrôle, le CSHPF a fait
une première estimation de l'exposition de la population française aux dioxines
à partir de données de consommation fournies par l'OCA. Ce travail a permis
de définir des groupes d'aliments à analyser en priorité pour valider les
données actuelles et de vérifier la contribution réelle de ces denrées à
l'exposition. Un second plan de contrôle est venu compléter le précédent par
une série de prélèvements entre le 15 et le 30 décembre 1998 dans 15
départements par la DGAL [7]. D'autres prélèvements (fruits et légumes) ont
été effectués dans 4 départements entre en octobre 1998 et février 1999 par
la DGCCRF. L'ensemble de ces prélèvements représentaient 176 échantillons
de produits carnés, poissons de mer et d'eau douce, crustacés et coquillages,
œ ufs, pain et céréales, fruits et légumes, matières grasses végétales et
animales.

Pour les deux plans de la DGAL, les échantillons étaient prélevés sur l'ensemble du
territoire français, à la distribution, dans leur emballage d'origine, (exceptés pour les
coquillages prélevés dans les centres d'expédition). Les poissons de mer frais ont
été choisis parmi les provenances les plus fréquentes (françaises ou étrangères).
Dans le cas de la DGCCRF, les échantillons ont été prélevés à la production, sur des

3 DGAL : Direction Générale de l'Alimentation
4la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes : Direction Générale de DGCCRF

légumes récoltés de préférence dans des zones maraîchères périurbaines connues
pour être habituellement productrices de végétaux.

· Une étude a été réalisée en 1998 à la demande de l'inter-profession laitière.
Le plan d'échantillonnage, le traitement des données et l'interprétation des
résultats ont été confiés au CNEVA5 Les prélèvements, effectués par les [8].
services vétérinaires de la DGAL, portaient sur 148 échantillons de laits demi-
écrémés prélevés dans 24 départements entre avril et juin 19986. Le plan
d'échantillonnage a été réalisé selon un sondage aléatoire sur le lait produit
par les principales usines françaises de façon à ce que les résultats de
l'enquête soient représentatifs du lait de consommation. Afin de prendre en
compte les différences importantes de quantité de lait produites selon les
usines, le nombre de prélèvements a été pondéré en fonction de la production
annuelle de l'usine.

3.2.2 Données fournies par la profession agroalimentaire
Les données fournies par le CNIEL7, Alliance7 et le CIV8 ont porté sur 80
échantillons de produits carnés et laitiers, prélevés au cours de l'année 1998 ainsi
que sur 27 échantillons de produits pour nourrissons et enfants en bas âge.

3.2.3 Etude effectuée sur le lait maternel

Cette étude, réalisée en partenariat par l'InVS9 le CAREPS et10, a porté sur 244
échantillons de lait maternel recueillis dans 17 lactariums français et provenant de 20
régions, entre fin 1998 et juillet 1999. Dans le présent rapport, cette étude n’est prise
en compte que pour ses données de contamination du lait maternel [9].

3.2.4 Répartition des prélèvements

L'ensemble des prélèvements représente donc 444 échantillons concernant des
aliments courants (voir annexe 2), 27 échantillons concernant des aliments
spécifiques du nourrisson et de l'enfant en bas-âge (moins de 2 ans) et 244
échantillons de lait maternel (InVS/CAREPS). Les échantillons prélevés sur des
aliments courants se répartissent comme suit :

· Produits carnés : 53 échantillons
· Poissons échantillons et produits de la mer : 58
· grasses (sauf beurre) : Matières échantillons 7
· Laits 144 demi-écrémés : échantillons
· 119 échantillons Autres produits laitiers :
· échantillons 14 et dérivés : ufs

5CNEVA : Centre National d'Etudes Vétérinaires et Alimentaires.
6 choix de cette période, la plus défavorable en matière d'exposition (vaches laitières mises à l'herbe), a été Le
fait de façon à refléter un niveau maximal de contamination des laits.
7 CNIEL : Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière.
8: Centre d'Information sur les Viandes. CIV
9de Veille Sanitaire (étude réalisée à la demande du Ministère chargé de la Santé).InVS : Institut
10CAREPS : Centre Rhône-Alpes d'Épidémiologie et de Prévention Sanitaire (étude réalisée à la demande de
l'ADEME [Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie]).

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