Economie urbaine. Rassemblement de la connaissance. : 6

De
L'étude rassemble la connaissance disponible en exploitant un large éventail de sources et aborde le champ de l'économie urbaine sous plusieurs angles :
- une vision d'ensemble prenant la forme de fiches de synthèse,
- des présentations d'études ou de recherches permettant d'avoir rapidement une idée des travaux similaires qui ont pu être menés, de la méthode et des données mobilisées ainsi que des principaux résultats,
- des présentations d'outils ou de méthodes d'analyse des dynamiques urbaines qui peuvent être schématiquement de deux types : des outils d'observation et des cadres d'analyse économique,
- des présentations de diagnostics territoriaux, en s'attachant à en extraire les analyses des facteurs et impacts de l'étalement urbain.
La classification retenue repose sur des thèmes illustrant le fonctionnement des territoires urbains et les principales politiques publiques :
- formes urbaines, étalement urbain,
- localisation résidentielle,
- marchés foncier et immobilier, logement,
- localisation des entreprises,
- transport, mobilité,
- aménités, environnement.
Ayong Le Kama (A), Calvet (M), Castel (Jc), Delache (X), Duprez (F), Favre Bulle (E), Gadais (M), Goujon (S), Quere (G), Rolin (O), Tetu (P). Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0055262
Publié le : dimanche 1 janvier 2006
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Source : http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0055262&n=17298&q=%28%2Bdate2%3A%5B1900-01-01+TO+2013-12-31%5D%29&
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  ministère des Transports de l’Équipement du Tourisme et de la Mer
Secrétariat général direction des Affaires économiques et internationales service Economie, Statistiques et Prospective     
 
 
 
  
Economie urbaine   Rassemblement de la connaissance    
CHAPITRE 2 : ETUDES
 
 
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Les formes récentes de la croissance urbaine .................................................................................... 69
Etalement urbain en France : profils de population et de revenu....................................................... 72
Les facteurs de l’étalement urbain vus à partir des situations de villes américaines ......................... 78
Cycles de vie, comportements résidentiels et structures urbaines dans le pays de Brest .................. 85
Analyse des migrations résidentielles au sein de l’aire urbaine lyonnaise ........................................ 93
L’attraction du territoire sous l’angle de la construction neuve en Basse Normandie ...................... 94
Prospective de la pression foncière du logement sur les territoires bretons ...................................... 97
Etalement résidentiel en Rhône-Alpes ............................................................................................... 98
Etalement urbain, polycentrisme et mobilité urbaine ...................................................................... 101
Comparaison de sept aires urbaines françaises ................................................................................ 101
Impact de l’étalement urbain sur la mobilité et l’environnement en Italie ...................................... 103
Les coûts d’urbanisation : le cas rennais.......................................................................................... 105
Les coûts collectifs des différentes formes d’habitat ....................................................................... 108
Formes urbaines et consommation d’énergie par les transports ...................................................... 110
Densités et consommation d’énergie pour les déplacements quotidiens ......................................... 115
Typologie des communes françaises selon les migrations et la mobilité domicile-travail .............. 117
Densités urbaines et distances de déplacement : cas de l’Ile de France et des villes nouvelles ...... 120
Ségrégation résidentielle, accessibilité aux emplois et chômage : le cas de l’Ile de France ........... 123
Localisation des ménages et aménités géographiques aux Etats-Unis ............................................ 128
Impacts des marchés du travail et des aménités sur les flux migratoires aux Etats-Unis ................ 129
Estimation de la qualité de vie en milieu urbain aux Etats-Unis ..................................................... 131
Le prix des attributs du logement..................................................................................................... 134
Estimation hédonique des impacts de la couverture de l’autoroute A1 ........................................... 138
Impact du tramway Saint-Denis-Bobigny sur le prix de l’immobilier : approche hédonique ......... 142
Impact de la qualité des écoles et autres aménités sur les prix immobiliers aux Etats-Unis ........... 145
 
 
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Localisation des établissements dans l’agglomération lyonnaise : résultats d’une enquête sur les préférences auprès des entreprises ................................................................................................... 146
L’environnement souhaité par les entreprises, une enquête dans le Nord Pas de Calais................. 150
Les déterminants locaux de la création d’entreprises de TIC en France ......................................... 153
Déterminants de la localisation des entreprises selon les secteurs - Le cas du sud des Pays Bas ... 155
Les méthodes de connaissance des besoins en logements nationaux et locaux à long terme du Ministère du logement des Pays-Bas (VROM) : L’enquête périodique sur les besoins / attentes en matière de logement (WBO) ............................................................................................................ 159
Les méthodes de prospective des marchés du logement :............................................................... 161
le modèle PRIMOS – SOCRATES d’ajustement offre / demande aux Pays-Bas ........................... 161
Prospective du marché du logement en Rhénanie-Westphalie en 2015 : Pestel Institut ................ 164          
 
 
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FICHE DE TRANSFERT  Les formes récentes de la croissance urbaine  Sources :Les formes récentes de la croissance urbaine »P. Bessy-Pietri, « ,Insee,Economie et Statistiquen° 336, 2000 r/fr/ffc/docs ff . Disponibilité : c/ES336B pdfhttp://www.insee.f _   1. Thème et objectif de l’étude  Objectif :caractériser les principales formes de croissance urbaine et analyser les trajectoires suivies par les principales aires urbaine sur trois périodes intercensitaires de 1975 à 1999.  2. Résumé  Depuis 30 ans, l’expansion des espaces urbains s’est traduite par le développement des banlieues et des zones périphériques plus lointaines au détriment des villes centres. Ce phénomène d’étalement urbain connaît des intensités variables selon les périodes. Cette étude vise à mesurer l’intensité de cette périurbanisation et à décrire les modes de développement urbain au cours de trois périodes censitaires de 1975 à 1999 à partir de l’analyse des 73 aires urbaines de plus de 100 000 habitants.  Globalement, l’étalement urbain est moins marqué entre 1990 et 1999 que durant les deux périodes précédentes ; le taux d’évolution annuel de la population des villes centres devient positif alors que celui des couronnes périurbaines se tasse. L’analyse détaillée des différentes formes de croissance urbaine au cours des trois périodes met en lumière la diversité des trajectoires des aires urbaines rendant compte de la complexité des mécanismes à l’œuvre et montre l’augmentation du nombre des aires se caractérisant par une banlieue en retrait.  Le croisement des données sur le dynamisme démographique, la morphologie et la structuration sociale des aires urbaines permet d’avancer l’hypothèse que le développement urbain procède par rééquilibrage quantitatif entre les différentes composantes des aires et est influencé par leur hiérarchie socio-spatiale. Par exemple, les aires qui présentent une tendance à l’étalement mais dans lesquelles le dynamisme de la banlieue est plus faible que dans la ville-centre ont fréquemment une banlieue caractérisée par un poids important dans la population de l’aire et un statut socio-spatial moins élevé que dans la ville-centre ou la couronne.   3. Éléments transférables  - méthode de caractérisation des différentes formes de croissance pour analyser leur évolution dans le temps. - Quelques résultats :   
 
FICHE DE TRANSFERT : Les formes récentes de la croissance urbaine
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Nice, Strasbourg, Perpignan, Nîmes, Bourges, Maubeuge, Chambéry, Chartres, Saint-Quentin
Thionville
Banlieue dynamique
Banlieue dynamique
  4. Approche, méthode et outils utilisés  Données :  ·population et superficie des communes, Insee, recensements de la population 1975-1982-1990-1999 ·statut socio-spatial des communes issus des travaux de Nicole Tabard (1993) à partir des données sur les catégories socio-professionnelle issues du recensement de 1990.  
Toulouse, Rennes, Limoges, Niort
Arras Brest, Besançon, Lorient, Melun, Blois
    70  
Étalement régulier Banlieue en retrait
Étalement régulier
Banlieue dynamique
Banlieue dynamique
Lyon, Lille, Nantes, Valenciennes, Lens, Angers, Dunkerque, Troyes, Boulogne-sur-Mer, Cherbourg, Saint-Brieuc
Metz
Rouen, Nancy, Douai
Roanne
FICHE DE TRANSFERT : Les formes récentes de la croissance urbaine
Étalement régulier
Nom de l’aire urbaine Paris, Marseille - Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Toulon, Montpellier, Tours, Grasse -Cannes - Antibes, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Caen, Dijon, Le Havre, Mulhouse, Le Mans, Avignon, Bayonne, Annecy, Valence, Angoulême, Chalon-sur-Saône, Colmar, Tarbes
Amiens, Pau, Poitiers, La Rochelle, Calais, Béziers Béthune, Hagondange-Briey
 
Étalement régulier
Étalement régulier
Étalement régulier Étalement régulier
Banlieue dynamique
Autres c as
1975 - 1982
Banlieue en retrait
Schéma de développement durant la période 1982 - 1990 1990 1999 -
Banlieue en retrait
Étalement régulier
Banlieue en retrait
Étalement rég ulier
Montbéliard, Forbach
Étalement régulier
Banlieue en retrait
Banlieue en retrait
Reims
Orléans, Saint-Nazaire Genève (CH) –Annemasse
Étalement régulier Étalement régulier Banlieue en retrait
Étalement régulier
Banlieue dynamique Banlieu e en retrait Banlieue d ynamique
Étalement régulier
Banlieue dynamique Étalem ent régulier
Étalement régulier
Outils/techniques :  Utilisation des nomenclatures des aires urbaines et des agglomérations (unités urbaines) définies à partir des données du recensement de 1990. Les aires urbaines sont décomposées en trois sous-espaces : la ville-centre (V), la banlieue (B) et la couronne périurbaine (C). d’une typologie des modes de développement urbains en trois schémas à partirConstruction des évolutions relatives de population dans ces trois espaces. Selon la hiérarchie des taux de croissance moyens annuels, les aires urbaines sont classées dans les catégories : étalement régulier du centre vers la périphérie (V<B<C) de plus ou moins forte intensité (trois intensité sont spécifiées : faible, modéré, marqué) ; banlieue dynamique (B>C et B>V) ; banlieue en retrait (B<V<P).  ascendante hiérarchique sur les parts de population deApplication d’une classification chacune des trois composantes pour distinguer 6 groupes d’aires urbaines selon leur morphologie. Calcul du statut socio-spatial des composantes de chaque aire urbaine, utilisé comme indicateur de leur structuration sociale interne.  
FICHE DE TRANSFERT : Les formes récentes de la croissance urbaine
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FICHE DE TRANSFERT  Etalement urbain en France : profils de population et de revenu  Source :F. Le Blanc, M. Vandendriessche, « Les modèles de développement urbain en France »,M.Calvet, C. Calzada, Notes de synthèse du SESP N°160, 2005. http://www.statistiques.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/NS160-29-40_cle67a6c1.pdf  1. Thème et objectif de l’étude  Cette étude vise à prolonger l’analyse sur les formes de la croissance urbaine réalisée à partir des données du recensement par Bessy-Piétry3en actualisant les résultats et en les enrichissant(2000), de données sur les résidences principales et les revenus grâce à l’exploitation de la base Filocom.  2. Méthode  L’approche adoptée consiste à comparer les observations en termes de population, de logement et de revenu, en raisonnant à territoire constant sur le zonage en aires urbaines le plus récent, défini sur les données du recensement 1999.  Typologie des formes de croissance urbaine (repris de BESSY-PIETRI P., 2000)  Trois schémas principaux de croissance urbaine sont définis à partir de la comparaison des taux d’évolution de la population ou de logements entre les différentes parties de l’aire urbaine4(ville-centre/banlieue/couronne périurbaine) : -« l’étalement régulier »: le taux d’évolution de la population est croissant du centre vers la périphérie C (2B2V ) . On définit un indicateur d’étalement urbain comme I1C%V  si I2Moy(I) , l’étalement est dit « marqué » ; si Moy(I) (I) - 0,5 * , I Moy(I) est dit « modéré » ; l’étalement si I0Moy(I) - 0,5 * (I) , l’étalement est dit « faible ». -« banlieue en retrait »où la progression de population de la banlieue est plus faible que celle de la ville centre et que celle de la couronne ( B0V et V0C ) . -« banlieue dynamique », la progression de la population de la banlieue est plus élevée que celle de la ville centre et plus forte que celle de la couronne ( B2V et B2C ) . Avec : I : indicateur d’étalement urbain défini sur l’ensemble des aires urbaines en étalement régulier. V : taux de croissance de la ville centre ; C : taux de croissance de la couronne périurbaine ; B : taux de croissance de la banlieue. Moy : moyenne arithmétique ;:écart-type.  3. Données mobilisées: - zonage en aires urbaines 1999 - Les variables Filocom utilisées: - Les résidences principales - Les occupants : ensemble des personnes rattachées au logement du point de vue fiscal - Les revenus : revenus annuels nets imposables de l’ensemble des occupants du logement et des rattachés - Revenu par unité de consommation des ménages (UCM)  UCM = 1 + 0,5*(Na - 1) + 0,3*Ne + 0,2.  avec : Na : nombre d’adultes ou d’enfants de plus de 14 ans, Ne : nombre d’enfants de moins de 14 ans, 0,2 ajouté pour les familles monoparentales                                                  3Cf. Fiche de transfert associée à cette étude « Les formes récentes de la croissance urbaine ». 4cf. fiche outil sur les zonages pour les définitions.
FICHE DE TRANSFERT : Etalement urbain en France : profils de population et de revenu
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4. Principaux résultats :  urbain régulier en moyenne sur l’ensemble des aires urbaines :Un étalement  Taux de croissance annuel moyen de 1999 à 2003Entre 1999 et 2003, le parc de résidences 2,4 OccupantsRésidences principalesprincipales en aires urbaines s’est accru près de 2,0deux fois plus vite en moyenne que le nombre 1,6de leurs occupants (trois fois plus vite en ville-1,2centre). La réduction de la taille des ménages contribue à hauteur de 46% à la croissance du 0,8parc de résidences principales entre 1999 et 0,42003. Son effet atteint son maximum (69%) 0,0dans les villes centres et son minimum (33%) Ville-centreBanlieuepCéoriuurrobnainneeMultipolarisé dans les couronnes périurbaines.   
 
Comparaison avec les résultats obtenus à partir des recensements Taux d'évolution annuel moyen 1975-1982* 1982-1990* 1990-1999* 1999-2003** Ville-centre -0,64 -0,17 0,15 0,24 Banlieue 0,83 0,84 0,41 0,58 Couronne périurbaine 2,85 2,05 1,19 1,37 Ensemble 0,51 0,65 0,44 0,62 *Source: P. Bessy-Pietry. Champ: 73 aires urbaines 1990 de plus de 100 000 habitants **Source : MTETM - Filocom d'après la DGI. Champ: 354 aires urbaines 1999   Évolution des revenus entre 1999 et 2003 Moyenne des revenus imposables par UCM en millier d'euros constants 1 999 2 003 Variation
Ville-centre 12,9 13,8 + 6,7%  Banlieue 13,5 14,5 + 6,8% Couronne périurbaine 12,1 13,2 + 9,2% Ensemble 13,1 14,1 +7,1% Source : MTETM - Filocom d'après la DGI    Les différents schémas de développement des aires urbaines selon l’évolution du nombre de résidences principales entre 1999 et 2003 :  déSvcehléopmpaes mdee ntNdo'amirberse  mNooymebn rde e CentTraeux d'éBvoalnulitieoune moyCeon uarnonnuneel (en %)ireExemples Etalement régulier 172 81 167 0,62 1,19 2,05 1,13  Etalement marqué7,4,502,391,19NFiecrer,a nNda, nBtreess, t,T Loiumloong, eRs,o uSeainn, t-CEletiremnonnet.-6 52 990 0 0 1 Marseille-Aix-en Provence, Toulouse, Etalement modéré 41 72 498 0,92 1,52 2,38 1,42 Rennes, Montpellier, Nancy, Caen, Angers, Reims. Etalement faible55126 5650,601,011,580,97POarlriésa, nsst,r aDsijboonu, rgA,v iGgrneonno.ble, Metz, Banlieue en retrait2482 9611,220,992,091,24LLyeonns,,  BPoarud.eaux, Tours, Dunkerque, Douai ons-sur-Saône, Banlieue dynamique6017 0530,491,711,550,96AAgmeine,n sB,r iBveé,z iMerosn, taCuhbalan. Autres cas 9 79 693 2,68 0,04 1,37 1,14 Lille. Ensemble 265 66 763 0,74 1,11 2,00 1,13 Ensemble hors Paris 264 49 463 0,49 1,22 2,11 1,22 Source : MTETM - Filocom d'après la DGI  
FICHE DE TRANSFERT : Etalement urbain en France : profils de population et de revenu
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 Part des résidences Schémas de principales situéesInfluence de la morphologie des aires urbaines : Etaledméevnetlroégpuplieer lament dans4b1a,4ieuenl% La faiblesse de la part des résidences principales situées en  dont Paris 64,2banlieue dans l’ensemble des aires urbaines suivant un   -Banlieues en retrait 50,9développement de type « banlieue dynamique »schéma de Banlieues dynamiques 15,2relative importance dans le modèle « banlieue en retraitet sa Autres cas 53,2» permettent d’émettre l’hypothèse que la morphologie Ensemble 41,4la ville influe sur son mode de croissance.initiale de Ensemble hors Paris 33,3 Source : MTETM - Filocom d'après la DGI  Géographie des revenus : Revenu moyen en 1999 et type de développemen Moyenne des revenus imposables par UCM en milliers d'euros Schémas de Aires dans lesquelles le Aires dans lesquelles développementrevenu de la banlieue est le revenu du centre le plus élevé (%) est le plus élevé (%) Etalement régulier Etalement marqué 75 12 Etalement modéré 68 12 Etalement faible 62 5
Autres schémas Banlieues en retrait 33 33 Banlieue dynamique 80 12 Autres cas 56 44 Ensemble 68 14   Les ménages des communes de banlieue ont en moyenne, un revenu par unité de consommation supérieur à celui des ménages des communes-centres des aires urbaines. Ce cas de figure concerne en 2003 près de 85% des aires urbaines comprenant au moins ces deux composantes, à l’exception notable de Paris. Les ménages habitant dans les couronnes périurbaines ont un revenu moyen inférieur à celui des ménages de banlieue et supérieur à celui des ménages des communes-centres, si l’on exclut l’aire urbaine de Paris. Au total, dans 176 des 265 aires urbaines constituées des trois composantes, le revenu par unité de consommation en banlieue est supérieur à la fois à celui de la couronne périurbaine et de la ville-centre.  5. Éléments transférables :  - Méthodologie en tenant compte de ses limites - Les résultats peuvent être utilisés comme valeur de référence si le champ d’analyse convient. N.B : le classement des aires urbaines selon l’intensité de l’étalement est relatif car il est fondé sur la moyenne de l’indice d’étalement, calculé ici sur l’ensemble des aires urbaines composées des trois sous-espaces ville-centre/banlieue/couronne.   Références :  BESSY-PIETRI P. (2000) : « Les formes récentes de la croissance urbaine », Économie et Statistique, n° 336.  PLATEAU C., RAKOTOMALA J. (2005), « L’attrait des maisons individuelles, en milieu rural mais proches des villes », SESP en bref n°1, juillet.
FICHE DE TRANSFERT : Etalement urbain en France : profils de population et de revenu
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FICHE DE TRANSFERT  Mobilités et polarisations : vers des métropoles polycentriques  Sources :« Mobilités et polarisations : vers des métropoles polycentriques - Le cas des métropoles francilienne et méditerranéenne » ; S. Berroir, H. Mathian, T. Saint-Julien, L. Sanders ; étude réalisée par l’UMR Géographie Cités, Paris pour le PUCA dans le cadre du programme (Mobilités et territoires urbains), janvier 2004   1. Thème et objectif de l’étude  L’étude s’est fixée trois objectifs : 1. vérifier que les nouvelles formes de déplacements ne respectent pas une organisation de type centre/périphérie mais tendent à structurer l’espace métropolitain en réseau 2. définir la relation entre l’organisation spatiale des déplacements domicile-travail dans les régions métropolitaines et la répartition géographique des pôles d’activité (par exemple recoupement des zones d’influence des pôles) 3. analyser les liens entre les évolutions socio-économiques des pôles d’emploi et les formes spatiales des mobilités liées aux déplacements domicile-travail.   2. Résumé  Cette recherche analyse à partir des déplacements domicile-travail comment les nouvelles formes de mobilités, plus éclatées s’articulent avec de nouvelles formes de centralité dans les espaces métropolitains (émergence de nouveaux centres, renouvellement des contenus des centres anciens). Ces centres sont caractérisés à la fois par les activités principales présentes et les spécificités des emplois offerts. L’analyse porte sur deux aires métropolitaines présentant une tendance au polycentrisme mais à la structure et au poids démographique différents : celle de Paris et celle s’étendant de Toulon à Montpellier.  3. Principaux résultats :  Les mobilités domicile-travail révèlent un polycentrisme croissant des régions métropolitaines : - les déplacements dits a-hiérarchiques (ignorant les directions hiérarchiques entre grands et petits centres) progressent dans les deux régions depuis 1990. Si la force des mouvements hiérarchiques ascendants (des petits centres vers les plus grands) vers Marseille, Montpellier ou Toulon demeure encore dominante dans la région méditerranéenne, il n’en est plus de même en région francilienne, vers Paris et les communes centrales ; - la mise en place d’une structure polycentrique en réseau s’accompagne de recoupements de plus en plus nombreux entre les champs d’attraction des centres ; - les schémas de mobilité des diverses catégories d’actifs contribuent différemment à une organisation régionale plus polycentrique : les navettes des cadres participent à la démultiplication des pôles péricentraux alors que les déplacements des ouvriers, plus décentralisés, organisent un polycentrisme périphérique.  Des configurations régionales sensiblement différentes : définis à partir du même ensemble d’indicateurs de concentration et de polarisation, les pôles dessinent une trame régulière dans la métropole méditerranéenne, alors que leur répartition suit un gradient centre-périphérie dans la métropole francilienne. Le schéma de polarisation dans le cas méditerranéen correspond à de pôles en moyenne plus petits mais plus autonomes en termes de marché de l’emploi et dont les flux de navetteurs proviennent d’une aire plus compacte et plus dépendante. On peut néanmoins
FICHE DE TRANSFERT : Mobilités et polarisations : vers des métropoles polycentriques
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identifier dans chacune des deux métropoles des différenciations de même nature entre les centres majeurs, les pôles péricentraux, les pôles secondaires, les pôles isolés et les pôles spécialisés.   grand nombre de pôles : unUne structuration fonctionnelle du polycentrisme métropolitain économiquement et socio-professionnellement diversifiés continuent à s’inscrire dans des formes traditionnelles et relativement hiérarchisées de polarisation. Un semis de pôles économiquement spécialisés et pour lesquels la fonction résidentielle apparaît marginale s’est également formé. Ceux-ci suscitent les déplacements domicile-travail les plus longs. Enfin une troisième catégorie, constituée par les pôles spécialisés adossés à une forte composante résidentielle, reflète les formes nouvelles de la centralité intra-métropolitaine.   4. Approche, méthode et outils utilisés  Cette étude s’appuie essentiellement sur les données des navettes domicile-travail issues du RP 1999, Insee. La méthode permet de caractériser finement l’organisation polycentrique vers laquelle s’orientent la plupart des métropoles urbaines.  Outils/techniques :  1. Identification de pôles et de leurs relations à partir de l’analyse des flux de déplacements : - Application de la méthode des flux dominants issue de la théorie des graphes permettant d’identifier dans un réseau d’échange, les flux qui relèvent d’un fonctionnement hiérarchique ascendant et emboîté. Elle permet de mettre en évidence une hiérarchie de es des territoires ainsi polarisés. -pÀôlpeasr tpirr idnec icpeattuex  settr uscetcuorne ddaei rreésf, éerte ndce ec, amraicsteé reins eérv liedse fnocre mdes autres grands types de relations   entre les lieux par l’analyse des mouvements descendants (contre-hiérarchique) et des flux transversaux. - Identification des pôles spécialisés à partir des flux spécifiques (par exemple par CSP) de commune à commune ayant un sens en termes de masse, de représentativité de la catégorie active résidente dans la commune de départ et de significativité du déplacement.  2. Identification des pôles d’emplois à partir de critères clairs et analyse de leur capacité de polarisation et de leur spécialisation - définition de pôles d’emploi communaux en combinant 2 indicateurs de concentration (nombre d’emplois, existence d’un pic de densité mesurant la concentration relative de l’emploi dans le pôle relativement à son environnement local) et de 3 indicateurs de polarisation (nombre de communes polarisées i.e. envoyant au moins 10 navetteurs vers le pôle, nombres de communes dépendant fortement de ce pôle i.e. envoyant au moins 10% de leurs actifs, , nombres de communes pour lesquels ce pôle représente le premier flux de destination). - Des régressions multiples sont menées sur chacun des trois indicateurs de la polarisation afin d’obtenir un modèle explicatif de la polarisation. Variables explicatives considérées : nombre d’emplois (taille du pôle), pic de densité, distance au centre, distance au pôle voisin le plus proche, taux d’emploi. - Construction d’une typologie de pôles à l’aide d’une classification ascendante hiérarchique en fonction des indicateurs de concentration, de polarisation, de position relative et de dépendance du marché de l’emploi (part des emplois pourvus par des actifs résidents dans la commune, part des actifs résidents ayant un emploi dans la commune)
FICHE DE TRANSFERT : Mobilités et polarisations : vers des métropoles polycentriques
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