Loisirs et mobilités - Première phase. : 6841_1

De

Ascher (F), Schecht Jacquin (J). Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0004147

Publié le : mardi 1 janvier 1980
Lecture(s) : 3
Source : http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0004147&n=67119&q=%28%2Bdate2%3A%5B1900-01-01+TO+2013-12-31%5D%29&
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 82
Voir plus Voir moins

ARDU
(Association pour la Recherche
et le Développement en Urbanisme)
Université de Paris Vllï-Vincennes
2, rue de la Liberté
93526 5ATNT OENIS-Cedex
LOISIRS ET MOBILITES
ASCHER François
SCHECHT T- JACQUIN Joëlle
(Traitements informatiques : Sébastien POITRENAUD - Luc CARITE)
COMPTE RENDU DE LA PREMIERE PHASE
D'UNE RECHERCHE FINANCEE PAR LA
D.G.R.S.T.
ACTION CONCERTEE : SCIENCES SOCIALES
ET AMENAGEMENT
THEME SOCIO-ECONOMIE DES TRANSPORTS
NOVEMBRE 1980 DECISION D'AIDE N° 77-7-1680PRESENTATION 1
INTRODUCTION 6
PREMIERE PARTIE : SYNTHESE DE LA PREMIERE PHASE D'ENQUETES ET
PRINCIPAUX RESULTATS 10
CHAPITRE I : HYPOTHESES INITIALES ; CONCEPTION ET ELABORATION DE
L'ENQUETE1
CHAPITRE II : LES PRINCIPAUX RESULTATS5
DEUXIEME PARTIE z LA PREMIERE ENQUETE. CONCEPTION, DEROULEMENT ET
RESULTATS DETAILLES • 26
CHAPITRE I •: MISE AU POINT ET DEROULEMENT DE L'ENQUETE7
1) Le choix des trois zones en villes nouvelles 28
a) Structure de la population et parc de logement8
b) Les critères d'équipement en transports et en loisir 33
2) Analyse des zones retenues 36
a) Cergy-Ppntoise, Cergy Sud6
b) Marne la Vallée 41
c) Environ de St Quentin en Yvelines 45
CHAPITRE II ; CABACTERISTIQUES GENERALES DE LA POPULATION ENQUETEE 49
CHAPITRE III : ' LES SOURCES ET ETUDES GENERALES SUR LES LOISIRS 64
1) Les budgets-temps 65
2) L'enquête de l'INSEE de 19679
3) "Les pratiques culturelles des français 79
4) Les analyses de Bourdieu 79
5) Les autres sources 84
CHAPITRE IV : TROIS TEMPS DE LOISIRS : quotidiens, hebdomadaires,
annuels 85
A. Les loisirs quotidiens6
1) Les loisirss des hommes7
2) Less quotidiens des femmes 91
3) Analyse factorielle 91
4) Conclusions partielles1•}.. lies loisirs de la fin de semaine 95
1) Les "7 temps" du week-end . .96
-a) Le vendredi soir 96
b) Le samedi matin .7
c) Lei après midi 100
d) lie samedi soir5
e) Le dimanche matin5
ï) Lee après midi . • • 110
g) X è dimanche soir 110
Conclusions partielles . 110
Comparaisons avec d'autres enquêtes5
2) Mobilité, sociabilité et départs en week-end 121
a) Les départs en week-end 121
±>) Mobilité et sociabilité8
C. Les loisirs de vacances 132
.1) Les départs en vacances2
1.1 Les taux de départ2
1-2 Les destinations - 133
_._L-3~ies modes d'hébergement . 133
2) Les activités principales de'vacances 141
3) Les vacances au domicile 142
D. L'équipement des^ménages en moyens et articles dé loisirs 148
(L'enquête Renault) 158
ANNEXES
1) Questionnaire commenté
2) Tableaux complémentairesA V Ç RT I S S E t-)EN T
Pour des raisons contractuelles, nous devpns présenter un rapport i
diaire à propos d!une recherche qui npn seulement se développe §ur une période
assez longue, mais connaît aussi des réorientsttipns importantes dues tant à ses
premiers résultats qu'à de nouvelles interrogations. Vexerçiee 'n/'a, pas été inutile
pour nous car il rio\is a pf3ligé 4 fÇ^^liseiP 'cer^a^ns, résultats et à ejcp^iciter de
nouvelles hypothèses. Pour les leçteui^^ l'jLntérêt sera probablement npins évident ••,
1
d'autan^ que nous ne faisons qi^ évoquer la s,eçpr>de phè^se <fe la recherche qui
s'appuie sur des instruments méthpdplpgiqués ^rès d^fféreni^s' et dprtt les 'premiers'.
résultats illustrent plu? clairement, lé^ intérêt^ et les limites, de i
phase.. . •' , . .'•'•' .••'•. ;'- ''••.' . .•.''.'.;.p II V Ç E N f AT I 0 NSITUATION . ,. . . ;
Les mutations et bouleversements-de la civilisation contemporaine qui
ont toujours préoccupé les-"spécialistes des sciences sociales" constituent le
contexte des études sur les loisirs. Il y a.ceux qui croient discerner des évolu-
tions spontanées et annoncent l'émergence d'une nouvelle société ; il y a ceux
qui soulignent la permanence des structures anciennes et la nécessité historique
de les révolutionner. Il y a enfin peux que les changements apparents n'intéres-,
sent que pour mieux mettre en évidence la permanence des structures anthropologi-
ques et sociales. • . • .
Dans cet univers d,es thèses; et observatjiQns. issues de ces divers cou-
rants, de leurs contradictions et de leurs facilites périodiques, dans le.contexte
aussi de la crise .du, financement de %a recherche, des chercheurs en sciences
sociales tentent de plus en plus nombreux de, se réfugier, lç-in des grandes hypor-
thèses, en particulier dans des approches empiriques très soignées (<?/. la vogue
de l'ethnologie) soit pour fonder une "véritable démarche scientifique", soit
pour se démarquer des grands, modèles. A 1'inverse, quelques autres se lancent
dans de nouvelles synthèses "géniales" .ou se font les disciples de nouveauxf
prophètes, qui d'ailleurs ne tiennent pa,s. toujours à l'être ; de nouveaux mots-
clefs servent alors de nasse-partout ? fyabitus, discipline, violence, ruse, désir.
etc... - . . .
Le contexte de crise est <3 *ail^evirs favorable aux grandes remises en
causé, et plus généralement aux mutations tant dans les pratiques sociales que
dans les courants de pensée. '
1
Nous n échappons bien évidemment pas à ces,. changements. Et cette recher-
che, dont nous présentons ici une étape, s'étalant sur plusieurs années (du projet
à la phase finale de remise des travaux, plus de 3 ans se seront écoulés), a été
traversée par diverses remises en causes et réorientations, II en découle évidemment
:
certaines incohérences. ' . •
RECENTRAGE •;....
Le projet initial de cette recherche sur la "mobilité des loisirs" se
situait dans le contexte d'upe approche en termes do ''besoins sociaux" et de sa
critique. '..•.• .Il visait à mettre en évidence les différenciations sociales des pra-
tiques dé loisirs, en postulant "l'existence de systèmes de déterrnination produits
1
par des combinaisons variées de places dans les rapports de production et d échan-
ge, et de conditions de vie hors travail appelées par extension places dans les
"rapports de consommation : la place dans les rapports de production détermine
évidemment de nombreuses conditions de la consommation des travailleurs (niveau
de revenu, type d'usure, et de reproduction de la force de travail,, situation,
etc..) ; de même la situation de travailleurs dans certaines conditions (rapports)
de consommation peut déterminer en partie leux place dans les rapports de produc-
tion (taille et type d'urbanisation, "subculture", etc.,)• .
Utilisant ainsi de façon probablement abusive la potion de filière f
complexe de reproduction de la force de travail» développée à l'origine par
Francis GODARD, nous nous proposions de mettre en évidence la détermination des
pratiques de loisirs et la mobilité de loisirs par 1'appartenance â des filières
complexes de consommation. . . .
Nous abordions ainsi les questions des transpprts et des Replacements
d'une double manière : d'une part en tant que "condition de çpnspmraation" partie
cipant à la détermination des filières, complexes ; d'autre part comme consomma-7
tion de loisir en tant que telle ou élément de. pratiques de loisirs exigeant des
déplacements. • ' '•'••
Pour illustrer notre démarche, nous pouvons prendre des exemples simples
d'hypothèses et de résultats attendus : les ménages d'ouvriers qualifiés, d'origine
urbaine, habitant en immeuble collectif, ^ proximité de grands équipements de trar.s-
en région parisienne, ayant 1 ou 2 enfants à charge, ont principalement tels
loisirs, exigeant tels déplacements... ; les ménages d'employés, originaires de
petites villes de province, habitant en maison individuelle, loin des infrastruc-
tures de transports collectifs, etc.. ont principalement tels autres loisirs, à
tels moments , exigeant tels déplacements etc... • .
Les loisirs et leurss étapt ainsi déterminés (explicables)
non par des "variables" simples mais par des combinaisons (filières). Notre but
n'était pas alors d'analyser la fréquence de telle ou telle filière de çonsoirimaT
ans
tion (par exemple pourquoi telle c.s.p. habite généralement d tel habitat),
mais de mettre en évidence les modes complexes de détermination des loisirs et
:
de Ta mobilité y afférent. . ;;

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.