ZOLTAN POLLOCK

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ZOLTANPOLLOCK de Michel Bellin e suis un grand amateur de peinture. Je collectionne les galeries d’art. Les Lelong, Kamel J Mennour, Vidal-Saint Phalle, Runemberg et compagnie. J’y suis comme chez moi, y déambule souvent. Pas un sou en poche, mais les mirettes débordant de curiosité et d’imagination esthétiques. Au moment des fêtes de fin d’année, j’avais repéré, tout près du Palais-Royal, dans la vitrine d’une élégante galerie, deux œuvres magnifiques. En fait, les toiles étaient peu 2 mises en valeur car elles étaient si démesurées (près de 3 m chacune) qu’elles se chevauchaient malencontreusement. J’ignore ce qui me fascinait : c’était non figuratif et très coloré, le premier tableau dans une dominante de rouge, l’autre dans des tons de bleu très crus. Une sorte de rage se dégageait comme si de violents coups de pinceau ou plutôt de couteau à peindre s’étaient acharnés sur la toile. Des fulgurances et des éclairs chromatiques. Pas de titre, juste ces mentions «Solo3» et «Solo5». Poussant la porte de la galerie, je décidai d’en avoir le cœur net. Un sosie du Professeur Tournesol s’approche avec une précaution obséquieuse. « Vous désirez, jeune homme ? – « Euh, j’ai repéré les grands tableaux… c’est très fort… de qui s’agit-il ? – « Ah ! Mon cher ami, comment pouvez-vous l’ignorer ? C’est notre petit génie. Notre géant devrais-je dire. Un slovaque au talent scandaleux. Zoltan Lubrick, vous connaissez ?
Publié le : dimanche 8 mars 2015
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ZOLTANPOLLOCKde Michel Bellin
e suis un grand amateur de peinture. Je collectionne les galeries d’art. Les Lelong, Kamel J Mennour, Vidal-Saint Phalle, Runemberg et compagnie. J’y suis comme chez moi, y déambule souvent. Pas un sou en poche, mais les mirettes débordant de curiosité et d’imagination esthétiques.
Au moment des fêtes de fin d’année, j’avais repéré, tout près du Palais-Royal, dans la vitrine d’une élégante galerie, deux œuvres magnifiques. En fait, les toiles étaient peu 2 mises en valeur car elles étaient si démesurées (près de 3 m chacune) qu’elles se chevauchaient malencontreusement. J’ignore ce qui me fascinait : c’était non figuratif et très coloré, le premier tableau dans une dominante de rouge, l’autre dans des tons de bleu très crus. Une sorte de rage se dégageait comme si de violents coups de pinceau ou plutôt de couteau à peindre s’étaient acharnés sur la toile. Des fulgurances et des éclairs chromatiques. Pas de titre, juste ces mentions «Solo3» et «Solo5». Poussant la porte de la galerie, je décidai d’en avoir le cœur net.
Un sosie du Professeur Tournesol s’approche avec une précaution obséquieuse. « Vous désirez, jeune homme ? – « Euh, j’ai repéré les grands tableaux… c’est très fort… de qui s’agit-il ? – « Ah ! Mon cher ami, comment pouvez-vous l’ignorer ? C’est notre petit génie. Notre géant devrais-je dire. Un slovaque au talent scandaleux. Zoltan Lubrick, vous connaissez ? » Mon silence est un aveu d’ignorance. Et pourtant Zoltan, Zoltan… ce prénom me dit quelque chose. Me revient soudain en mémoire une de mes vidéos préférées consacrées aux minets de l’Est. Rien à voir évidemment. Il n’empêche… J’imagine déjà son grand rire ravageur et sa tignasse couleur de blés mûrs. Ses yeux sont deux bleuets pervenche, son cou a des grâces d’impala, ses épaules larges d’écartent come une enclume. Tout son corps est régulièrement bronzé telle une miche de pain appétissante. Non, pastoutcorps… La son marque du mini-slip a laissé un triangle pâle. Cette oasis est si émouvante ! Et sur ce fond neigeux, la touffe de poils auburn explose comme un buisson ardent. C’est exubérant et sauvage, ce fouillis donne envie de s’agripper d’une manière espiègle. Et la teub ? Déjà je l’imagine : longue, charnue mais gracile, légèrement déviée, gonflée à son extrémité pour découvrir un gland généreux et comestible, semblable au fruit préféré des pédés : le délicieux
litchi rosé, granuleux comme une couille et luisant comme un gland ! Au simple fantasme de l’engin des Carpates, la paume de ma main s’entrouvre et s’arrondit, ressent déjà la chaleur élastique. Et peu à peu l’objet à géométrie variable s’échauffe, gonfle, se dilate graduellement… Entrevoyant sa pine, je ferme les mirettes et pourlèche mes babines… « Mais vous rêvez, jeune homme ? Pourtant, l’art de Lubrick ne porte pas à la mélancolie… C’est tellement fulgurant, énergétique… Vous voyez ce que je veux dire ? » Ah ! Si je vois ! Dans mon jean, j’ai ressenti un émoi qui ne trompe pas, c’est chaud et dur avec une sensation d’ensorcelante touffeur. L’appel de l’Art ! « Excusez-moi, ma pensée voguait vers la place Wenceslas… » Bref, de fil en aiguille, la conversation s’engage, je pousse mon avantage, je délire et étale sans vergogne mon érudition sur les peintres de Bohème. J’en rajoute même : je suis journaliste et tiens la rubrique « Expositions » dans le Figaroscope où je n’omettrai pas de mentionner l’adresse de la galerie dans ma prochaine notice. Le fruit est mûr, le pépé – songeant aux royalties – est si blet qu’il tombe dans mes rets et me lâche l’adresse pour l’interview : « S.L. Rue d’Argout, au septième… Le code ? Attendez, jeune homme, je vérifie… B 147. » L’expert a soudain l’air embarrassé, il tousse légèrement. « Vous savez… Je ne devrais peut-être pas vous dire cela… Zoltan est un peu particulier… Vous voyez ce que je veux dire ? » Je fais l’âne, histoire d’avoir du son. « Vous voulez sans doute parler de ses antécédents politiques. Son père, que j’ai croisé lors d’une escale à Bratislava… » Il m’interrompt d’un geste agacé. « Non, non… rien de politique. Je voulais parler de son… (Il toussote? … Quand vous le.) … son inversion… vous voyez rencontrerez, je ne voudrais pas que vous ayez une opinion négative… seul compte son Art. » Je le rassure en serrant sa main avec effusion, comme si j’étais son disciple. « La vie privée de Lubrick ne m’intéresse pas… seul importe son pinceau et ce qu’il sait en faire ! » Salutations courbettes, remerciements… Je ressors dignement à reculons puis, sitôt sur le trottoir, me rue en bandant vers la station de métro la plus proche.
J’ai monté les marches quatre à quatre et j’arrive essoufflé et rougeaud. Mon cœur palpite. À peine ai-je sonné fébrilement, la porte s’entrouvre, comme si mon hôte m’attendait. « Entrez, Picard vient de me prévenir… » Damned ! L’artiste est encore plus craquant que je ne l’avais imaginé, il récapitule tous les canons de beauté gay qui m’avaient mitraillé intérieurement dans la galerie quand Tournesol me parlait. Un regard félin qui capte la lumière, un sourire de boy scout découvrant une double rangée de perles parfaites. La pomme d’Adam est conquérante, la fossette au menton émouvante et la poignée de main franche et
virile. Zoltan n’est vêtu que d’une blouse blanche maculée de gouache. Le vêtement de travail est largement échancré sur la poitrine où brille un gazon de poils blonds clairsemés (les mollets par contre sont parfaitement glabres). Envie de le bousculer illico, d’arracher la blouse, d’empoigner ses couilles en vadrouille, de compresser son disque dur… Je baisse furtivement les yeux. Ai-je rougi ? D’un geste familier, le peintre m’a touché la hanche pour me pousser vers le centre de la pièce. « Si z’ai bien compris, ze qui vous intérezze, z’est ma technique picturale révoluzionnaire ?… » (!Adorable accent des Balkans ) Au regard magnétique que nous échangeons, nous nous sommes compris ! Il habite la même contrée, l’Est et l’Ouest pactisent au-dessous de la ceinture, zone sensible ignorant la guerre froide. Enhardi par cet aveu muet, je lui rends son regard, effrontément. Je me suis approché de lui à le toucher, ma main s’enhardit, sous le pli de l’étoffe rugueuse je sens un dard qui frémit. Nos regards se vrillent, toujours plus près et, me mirant dans la faïence de ses yeux slaves, je souffle sur sa bouche une haleine gourmande. « Oui, Maître, le maniement du pinceau… les giclées de couleurs… la virilité picturale qui explose…votre art a dépassé les frontières et pulvérisé toutes les normes… Montrez-moi, mes lecteurs veulent tout savoir. » Il acquiesce, me prend par la main et me fait entrer.
Son atelier est une vaste pièce jouxtant le vestibule. Une pièce nue, très lumineuse, une dizaine de pots de peinture posés à même le sol ; une bâche brune est déployée. Partout sur le tissu des taches et des zébrures, on jurerait du Pollock. Zoltan s’est approché d’une sorte de bar, choisit un CD au milieu des chiffons et des tubes, règle le volume, secoue sa crinière blonde et se retourne lentement vers moi… Une douce complainte de flûtes roumaines s’élève. Comme par magie, tel un lever de rideau, l’ample blouse s’est entrouverte puis est tombée aux pieds de l’artiste. Le service trois pièces des Balkans est tout à fait comme je l’avais imaginé de manière fulgurante en entrant dans la galerie. Seul l’étroit sentier de poils blonds courant du nombril à la naissance de la queue me surprend. Mais ce n’est pas une fausse note, juste une entrée en matière esthétique, une sorte de parvis doré conduisant tout droit au sanctuaire : le pilier central démesuré, les deux conques, le triangle opalin surmontant le tout comme un chapiteau d’albâtre… tout à fait caractéristique de l’art pré-byzantin.
Au rythme de la musique, Zoltan s’est placé dans le centre de la bâche après y avoir punaisé un immense carré de toile blanche. Il s’enduit maintenant de couleurs, en larges couches, partout. Tandis qu’il tartine généreusement chaque partie de son corps athlétique, la musique de Zamfir s’amplifie, le rythme devient plus allant. Du jaune sur les épaules, de l’orange sur les cuisses, de l’ocre sur la poitrine et les fesses… Il trempe carrément pieds et
mains dans un pot de gouache rouge. Le noir est réservé au sexe. C’est fascinant ! La bite devient un col de héron bitumeux rescapé de l’Amoco Cadiz. Ma zoute ! J’en ai les larmes aux yeux : il faut sauver cette espèce en péril, lessiver le zoziau migrateur qui ne pourra plus battre des ailes. Help ! Envie soudaine de lécher, d’aspirer, de réconforter… Zoltan ne ressemble plus à Zoltan, plutôt à un clown obscène ou à un polichinelle lascif. Le voilà maintenant crucifié sur la toile. Endroit ? Envers ? Pas facile de distinguer… Sur le dos tout d’abord. Contorsions langoureuses, larges ciseaux des jambes, croupion ondulant… Molle et souple, la bite d’ébène tressaute désespérément, dédicaçant l’intérieur de chaque cuisse de zébrures rageuses. La toile de fond se colore, un paysage haut en couleurs s’anime, du pur Gauguin, un large arc-en-ciel mâchuré se déploie peu à peu… Une joie furieuse et dionysiaque m’embrase les couilles. Ça m’enivre, ça m’excite, cette danse du scalp à l'horizontale, cette ivresse orgiaque, cette ratatouille de couleurs digne du fauvisme le plus abouti !
Mon peintre s’est maintenant retourné, il frotte sur la toile son ventre peinturluré. Les bras font de larges moulinets, les jambes se plient et se déplient, les reins se creusent… Je n’entrevois rien du centre du tableau. La musique s’amplifie et s’accélère. Le corps se convulse de plus en plus Soudain un cri de surprise puis un râle interminable… Zoltan Lubrick paraît foudroyé. Pas un mot, pas un geste. La mort a-t-elle frappé ? Vaguement inquiet, je m’approche…
Les flûtes roumaines ont fini de couiner. Un silence qui palpite. Le gisant bariolé a frémi, s’est redressé peu à peu, brisé, anéanti par son impro… Zoltan se traîne à mes pieds. Sur la toile, une ample calligraphie noire témoigne de la frénésie de son pinceau qui a retrouvé sans peine sa vigueur créatrice et craché son pigment. Le manche de l’outil est encore un peu raide, déjà pantelant, rouge, ocre, orangé, zébré de jais, un vrai sucre d’orge en berne. Un mince fil laiteux prolonge le membre flapi. Troublant stalactite ! Les yeux du Sioux, seule trace d’humanité au milieu de sa tronche barbouillée, semblent mendier un réconfort. Le blanc des orbites est une supplique muette. La Bête cherche sa Belle. Ses lèvres polychromes quêtent une pâle quéquette, un lombric livide, paisible, docile. Un havre après la bataille ! Le repos du guerrier. J’ai compris : déjà, nu comme un ver, je me tortille, tout pâle entre ses bras bigarrés.
Zoltan m’a retourné comme une crêpe contre la toile. Il est si glissant, si onctueux ! Je ferme les yeux et la bouche à cause de la peinture épaisse sur la bâche. Je sens ses mains gluantes qui pétrissent mon postérieur. La gouache est un onguent miraculeux ! Les doigts sont souples et élastiques. Mes deux mappemondes s’abandonnent entre ses mains fébriles. Je
sens leur rondeur tremblée, leur masse ferme qui ondule et se pare de toutes les couleurs de la palette tandis qu’entre les deux môles s’entrouvre la sinueuse vallée des Merveilles. Un doigt s’y insinue, puis un autre… Nulle douleur, de la pure vaseline ! Dieu existe. Les phalanges de Lubrick deviennent frénétiques, plus aventureuses, plus insidieuses. Je sens mon cul s’évaser progressivement, une caverne, un gouffre, une nef de cathédrale. C’est maintenant sa grosse anguille glissante qui enfle tout contre ma raie, s’insinue puis se lasse et capitule faute de rigidité. Un tampon me lime alors le conduit, un poing de glaise me ramone le gouffre de Padirac. Je me sens transpercé, foré jusqu’au fond des entrailles. C’est affreux et délicieux. Je ne suis plus qu’un trou béant, une crevasse huileuse, un abîme de volupté vertigineuse. J’ai mal, j’ai plus mal, j’ai mal… Le va-et-vient du poignet lubrifié m’arrache des spasmes et des sanglots.Assez… Encore… Zoltan, par pitié. Salope ! Chéri, chéri, chéri… Ma bouche est pleine de pigment. Je hoquète de douleur, je chie mon plaisir. Le forage est lent et régulier.
La musique a cessé depuis un moment… Seuls mes gémissements transis. Seul le chuintement élastique du poing virtuose qui s’enfonce et débonde. Mon corps en s’abandonnant n’est plus que le prolongement du sien, Zoltan me porte à bout de bras, m’empale, me transperce tout vif. C’est moi qui suis sa créature, sa victime, son œuvre d’art vivante, son Pygmalion crucifié.Arrête, arrête… Salaud, salaud, enfant de salaud… Pollock, au secours ! Bouffe-moi, baise-moi. Chéri, chéri, chéri… Tous deux nous ne formons plus qu’un scarabée à quatre pattes et à deux bosses, un monticule de chair multicolore et tremblante à l’étal. Ahhhhhhh…… J’explose enfin. Ma giclée spasmodique vient de signer l’œuvre fantastique. Je sens sous mon ventre une bouillie chaude…The end.Plus rien à foutre. Envie de crever. Tripes triturées. J’en pleure… perforé de bonheur !
Nous nous retrouvons sous la douche. Peu à peu, la gouache se dilue. Le corps de Zoltan réapparaît ambré et luisant. Plus envie de baiser. L’un et l’autre rassasié. Sous l’eau chaude qui ruisselle, nos corps se soudent ; chacun se love dans la tendresse de l’autre, joue contre joue, les mains agrippées aux fesses rebondies. Je sens contre ma cuisse droite son chibre qui s’égoutte… La toilette est ensuite très minutieuse. (J’ai inspecté soigneusement la raie de mon cher tortionnaire, histoire de prendre une petite revanche : le sillon est propre et lisse et les poils frisottés, un amour de trou du cul slovaque !) Il me sèche, je le pourlèche, tendrement nous nous bichonnons puis nous passons à table.
Au dessert nous bavardons, comparons Matisse à Van Dongen puis la longueur de nos quéquettes au repos. Tout en écoutantTarass Boulbade Janacek, nous savourons un petit
Armagnac de derrière les fagots. Lorsqu’il me raccompagne vers la sortie, mon peintre, très discrètement, me glisse une liasse dans la poche. J’en ressens aussitôt l’épaisseur engageante. Je me récrie. Dix fois 5OO € ! Bigre ! Actif ou passif, je sais que je suis très valable question cul mais, à ce tarif, il doit y avoir une erreur sur la marchandise. Me prendrait-il pour une pute de luxe alors que, juré craché, seul l’amour de l’Art m’a motivé ! Zoltan m’apaise de sa belle voix à l’accent chantant :
-Ze viens de terminer ma première zérie « qui zé vendue à New-YorkSolo » comme petits pains pariziens. Grâce à toi, frérot, z’ai inauguré auzourd’hui ma zeconde série qui va faire un malheur à Berlin et à Amsterdam. Elle z’intitulera « Duo ». Désormais, zé toi mon co-créateur, mon azzocié artiztique, le muze, quoi ! Alors, moujik, on partage, zé normal, non ? Fifty-fifty, zé le tarif de la maizon ! Rien à redire. Le talent n’a pas de prix et à l’heure de la crise, l’Art contemporain est le meilleur des placements.
En descendant l’escalier, je me sens soulagé, heureux et plutôt fier (dommage que ce putain d’ascenseur soit en panne car mon entrejambe est encore un tantinet sensible). Et j’ai cette pensée amusée pour toi, ami lecteur et – je l’espère – grand amateur d’acrylique désormais. Si un de ces jours, tu t’aventures à Paris dans le quartier du Palais-Royal ; si, dans la vitrine d’une galerie, rue Castiglione, tu aperçois un imposant tableau de près de 3 2 m intitulé «Duo I», tu n’auras certes pas les moyens de t’offrir ce chef-d’œuvre mais toi, du moins, tu connaîtras le secret de fabrication et l’alchimie de l’Art. Sois donc très attentif, approche ton museau d’initié pour mieux examiner la toile : au beau milieu, sous l’énorme calligraphie d’ébène – le zob de Lubrick : la griffe du Maître – juste un peu plus bas, légèrement sur la gauche, la fine zébrure, le filament séché, la signature tremblée : c’est moi, sa muse anonyme, le ver de terre amoureux d’une toile, l’infime et tressautante blatte inspiratrice du Pollock des Carpates !
Gloire soit aux Enculés ! Plein de bonheur aux Enculeurs ! Longue vie à Zoltan Lubrick et à son génialdrippingau service du bit art !
MichelBellin6 février 2015
PourYouScribe, Michel Bellin a retravaillé l’une de ses nouvelles érotiques fétiches. Le lecteur intéressé pourra retrouver l’intégrale de ces 11 textesdans un«ebook de poche» (pour moins de 3 € !) sur tous les sites d’Amazon où le recueil est publié sous le titre«Cinquante nuances de gays». Présentation page suivante.
Présentation de l'éditeur
Nuances, vous avez dit "Nuances" ? Et cinquante, en plus ! Pure impertinence. Rien à voir avec la fameuse trilogie. Simple rouerie publicitaire assumée autant que moquée. Car si le titre de ce recueil homoérotique est un clin d’œil au fameux autant que surfait best-seller anglo-saxon, ici, nulle brunette en chaleur ni dérives SM au fond d'un cottage. Rien à voir, on vous dit, avec les dessous chic d'Anastasia : ici des mecs, rien que de jeunes mecs bandants et hypercool pour répondre aux invites facétieuses de l’auteur. Oui, dans « Cinquante nuances de Gays », tout n’est qu’acquiescement et connivence, douceur et volupté, liberté et bonne humeur. Et humour ! En témoignent les titres des 11 nouvelles :Black Angel, Ivresse alpine, Grains de malice en Aunis, Sarabande en b-Dur (BWV 69),Charme et splendeur des plantes d’intérieurÀ partir de son concept favori (“ Le sexe ? Une urgence sans raison ! ”), l’écrivain récidiviste s’en donne à corps joie et, se mettant gaillardement en scène, va droit au but : faire jouir et se réjouir son lecteur (pourquoi pas sa lectrice ?!). Mais sans vulgarité ni outrance, uniquement par la cocasserie des situations, la puissance de l’imagination, l’anachronisme et le pastiche, le rythme de la phrase, la musique des mots, la magie de la langue française, bref, l e S t yl e . Tel est le défi de l’écrivain érotomane : faire rimer sextoy avec Tolstoï en réécrivant “ Guerre et Pet ” (Cf. la finale tonitruante de 'Charme et splendeur' !), n’en déplaise aux tâcheron(ne)s du pornochic et à leurs aficionados analphabites. «Une lecture jubilatoire !» (Marc Le Quillec, TETU) «Lecture euphorisante. Avec Bellin, on se prend à croire que nos rêves peuvent sans problème devenir réalité. » (Eric Garnier, PAGAYE INFOS)
«Extrême qualité de la langue, grande maîtrise de la tension érotique (…) L’auteur fait preuve d’une virtuosité dans le verbe qui confine à l’orgasme (…) Michel Bellin réussit à marier avec une grande maestria l’alchimie délicate de la langue littéraire avec un stupre de tout acabit. » (Benoît Migneault, FUGUES, 22 mai 2014)
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