L’origine des Juifs en Afrique du Nord, entre légende et réalité

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• Les Juifs d’Afrique du Nord ne sont pas des descendants des tribus berbères converties au judaïsme comme l’affirme Ibn Khaldoun
• Les Juifs d’Afrique du Nord ne sont pas arrivés directement d’Israël comme réfugiés ou comme déportés.
• La majorité des Juifs d’Afrique du Nord sont des descendants d’Africains hellénisés convertis individuellement au judaïsme.
• Al Kahina, l’héroïne de la rébellion berbère contre le colonisateur arabe, n’était ni juive ni chrétienne.
Publié le : mercredi 11 décembre 2013
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L origine des Juifs en Afrique du Nord, entre
légende et réalité Par Yigal Bin-Nun

Je commence par les conclusions.


LesJuifsdAfriqueduNordnesontpasdesdescendantsdes
tribus berbères converties au judaïsme comme l affirme Ibn
Khaldoun


LesJuifsdAfriqueduNordnesontpasarrivésdirectement
d Israël comme réfugiés ou comme déportés.


LamajoritédesJuifsdAfriqueduNordsontdesdescendants
dAfricainshellénisésconvertisindividuellementaujudaïsme.


AlKahina,lhéroïnedelarébellionberbèrecontrelecolonisateur
arabe, n était ni juive ni chrétienne.

Jenedévelopperaidanscetteconférencequeletroisièmepoint,ci-
dessus, le reste sera détaillé dans d autres articles.

LES JUD

ÉÉNS HELLÉNISÉS

Phénicien fondateurs de Carthage.
Pour des raisons apologétiques, certains historiens ont préféré anticiper
la date darrivée des Juifs Afrique à lépoque de Salomon ou aux
Phéniciens, fondateurs de Carthage. Il me semble dérisoire de réfuter
cette hypothèse étant donné la différence entre le culte hénothéisme
israélite monarchique et la religion juive tardive. On devrait plutôt
chercher lorigine des Juifs dAfrique du Nord hors dIsraël au troisième

siècle avant n.e. à Alexandrie en Égypte, nouvelle cité culturelle qui
attira beaucoup de Judéens hellénisés. Cette diaspora na été ni
déportée ni expulsée dIsraël. Elle nest due quà une surpopulation et à
un attrait vers de nouveaux centres culturels et économiques.

Avant la Grande Révolte contre Rome (66-73 avant n.e.) Philon
dAlexandrie et Flavius Joseph avaient évalué la part des Juifs à 40% de
la population totale dAlexandrie et affirmèrent que la grande majorité
des populations de Chypre et de Cyrène était judéenne. La révolte des
JudéensdeCyrénaïqueetdAlexandrieappeléelarevotedela
diaspora  (115-117), plus de quarante ans après la révolte contre Rome
en Israël, représente un tournant dans lavènement dune communauté
judéenne en Afrique. Il ne sagit pas dune communauté du type
moyenâgeux, mais dune entité politique indépendante, helléniste,
différente de la population locale que par son origine, son culte et sa
culturehébraïque.latêtedecettecommunautédotéedunepuissance
militaire il y avait des rois et une armée. Une partie de sa population
servait comme soldats de métiers ou mercenaires et une autre était
engagée dans le commerce, lélevage, lagriculture et le commerce
maritime.

LA RÉVOLTE EN CYRENAQUE

lempereur Trajan
LhistoiredelarévolteenCyrénaïqueàlépoquedelempereurTrajan
(53-117) nous est relatée par les témoignages de lennemi, entre autre
ceux du sénateur Dio Cassius (156-229) et de larchevêque Eusèbe de
Césarée (aux alentours de 339-235). Andreas était le chef des insurgés
judéens. Après sa victoire sur le commandant romain Lupus, les
insurgés dÉgypte arrivèrent en Libye et massacrèrent plus de 220 000
personnes.  Chypre, les insurgés avec à leur tète Artemion
massacrèrent 240 000 Grecs dans la capitale Salamis (Salamine) et la
détruisirent. Dio Cassius décrit ainsi la cruauté des Judéens envers
leurs ennemis :

Ils se sont comporté comme des cannibales, ont fabriqué des ceintures
à partir de leur boyaux, se couvraient de leur sang, shabillaient de leur
peau, il leur arrivait même de scier des crânes de haut en bas, puis les
jetaient à des animaux sauvages ou les forçait à se combattre.

Au bout de deux années, en novembre 117, les généraux Quintus
Marcius Turbo et Lusius Quietus réussirent à écraser la rébellion avec
grande férocité. Des vestiges épigraphiques décrivent les dévastations
causées par les Judéens dans les temples et les bâtiments publics en

Cyrénaïque.Ilssesontcomportéscommesiilnyavaitpasde
lendemain dans leur pays et quils navaient pas lintention dy rester.
Toutefois, deux épitaphes découvertes sur des pierres tombales
prouvent lexistence dune communauté après la révolte. Dans lune il
est écrit   Azar, que ton âme repose en paix  et dans lautre, 
Nathan Bar Shalom que son âme repose en paix . Mais la grande
majoritédelacommunautéjudéennedeCyrénaïqueémigraverslOuest
à Oea (actuelle Tripoli), dans la Carthage romaine (146 avant n.e. à 429
de n.e.), à Gammarth et Naro (au sud de Carthage), à Hadrumète
(Sousse en Tunisie) et à Cirta (Constantine), à Hippo Regius (Annaba
actuelle) en Numidie, à Volubilis (Walili) et à Tipasa en Mauritanie
tingitane. Il est important de souligner quavant le deuxième siècle on ne
trouveaucunetracedeJuifsàlouestdeCyrénaïque.

Laspect national de cette population Judéenne est caractérisé en
premierlieuparlaBiblehébraïqueetleslivresditsapocryphesqui
nont pas été inclus au Xe siècle dans le canon biblique. Il sagit des
livres de Tobias, Judith, La Sagesse de Ben Sira, La Sagesse de
Salomon, Baruch, 1,2,3,4 Hasmonéens, 3 Ezra et autres, et
principalement des livre des Jubilés et dHénoch et bien dautres qui ne
furent découverts quau XXe siècle au désert de Judée. Certains furent
traduits par la communauté en grec à lépoque de Ptolémée II, dautres
furent rédigés directement en grec comme celui du Judéen Jason (2
Hasmonéens). Cette considérable littérature nétait pas sans susciter
lattractionduJudaïsmesurunepopulationlocaleberbéro-hellènequia
produit des intellectuels éminents comme les pères de lÉglise ou les
instigateurs de mouvements hérétiques : Tertullien (Carthage), Arius
(Cyrénaïque),DonatusMagnus(Numidie)etAugustin(Hippon).Un
exemple du succès de lhellénisme en Afrique est la prise du pouvoir à
Rome par un berbère de Leptis Magna en Tripolitaine, Septime Sévère
(211-145). Cet empereur berbère représentait aux yeux des Romains la
revanche dHannibal le Punique sur les conquérants de Carthage.

LE PROCESSUS DE JU

DASATION

Copie manuscrite du livre
 Antiquités juives

de Flavius Josèphe,
Les écrits apologétiques de Flavius Josèphe, Philon, Jason de Cyrène
et Ezéchiel le Tragédien dAlexandrieLhistoire de la révolte en
CyrénaïqueàlépoquedelempereurTrajanetdautresontfaçonnéles
caractéristiquesdecesJudéens.Cestuncultejudaïquequinesest
pas abstenu de pratiquer le prosélytisme et qui a fortement influencé la
populationberbéro-hellène.Lejudaïsmehellénisteafricainétaitdeux
fois plus grand que celui de la population araméophone israélo-
babylonienne. Nous sommes alors en droit de nous poser les
questions : lenvergure de cette population est-elle due uniquement à sa
croissance naturelle ? Était-elle totalement judéenne du point de vue
ethnique ? Les données démographiques nous amènent à la
conclusion : lampleur de la communauté nétait due que partiellement à
lorigine israélite ancienne mais plutôt à lattraction quavait la classe
intellectuelleberbèrehelléniséepourleculteetlacivilisationjudaïque.
ce jour nous navons aucun indice sur une pénétration judéenne dans
les régions de langue tamazight avant la conquête musulmane. Le
processusdejudaïsationacommencéavantmêmelarévoltedela
diaspora. Ainsi les premiers habitants de Tunisie, dAlgérie et du Maroc
étaient déjà mélangés du point de vue ethnique.

NosconnaissancessurlesJuifsàlouestdelaCyrénaïquesebasent
sur deux types de sources : de courtes inscriptions commémoratives et
les écris de penseurs chrétiens contre la vague de prosélytisme juif. 
partir du deuxième siècle on découvre des vestiges archéologiques à
louest de la Libye avec des inscriptions et des symboles juifs. Les noms
de Juifs écrits en caractères latins et grecs ne sont datés que par des
considérations paléographiques souvent incertaines.  ce jour
lépigraphienousarévélé96nomsjuifsoujudaïsants.Danslacatégorie

desjudaïsants,oninclutlesberbéro-hellènesquiontadoptélejudaïsme
oulescraignantDieu,sebomenoï,noncirconcismaisquiétaienttrès
attirés par les coutumes juives. La liste de ces noms nous fournit une
certaine indication sur lampleur de cette communauté à louest de la
Libye. La quantité de pierres tombales portant une inscription, est infime
par rapport aux tombes dépourvues dinscription. Mais cette quantité est
de loin plus importante que celle des tombes juives portant une
inscription dans la communauté juive de Rome. 71 de ces patronymes
furent découverts en Tunisie, la plupart à Carthage, 5 à Tripoli, 17 au
nord de lAlgérie, et 7 au Maroc, à Volubilis (Walili), Lixus (Larache) et
Tingis (Tanger). 26 patronymes sont féminins et le reste masculins. 15
patronymes sont composés de trois noms cognomina, ce qui prouve
lappartenance à un haut social. 72 patronymes sont en caractères
latins, 21 en grec et 5 en hébreu. Deux patronymes ont été découverts à
CarthageAdel,Anina.TroisnomshébraïquesontététrouvésauMaroc
lun à Salé : Matrona et deux à Volubilis : Yehuda, et Matrona fille de
Yehuda.

HAMMAM-LIF

Mosaïques de la synagogue de hammam Lif
La synagogue de Hammam Lif (au sud de Tunis), la Naro romaine, tient
une place particulière en épigraphie. On y a découvert trois inscriptions
latines dont la traduction :  Votre servante Julia de Naro qui a construit
cettemosaïquedesaproprefortunepoursonsalutdanslasainte
synagogue de Naro . La deuxième est une inscription sur mur en ces
termes :  Asterius filius Rustici doyen de la synagogue et Margarita fille
de Riddeus qui a bâti une partie de la Stoa . La troisième, signale à

deux reprises :  Les livres de la Tora appartenant à votre serviteur
citoyendeNaro.Surlamosaïqueonremarquedessymboles
décrivant apparemment le Jardin dÉden, le chandelier à sept branches
(menora), de nombreux animaux, des lulab (branches de palmier), des
cédrats et des pains. Une menora estampillée se retrouve sur plusieurs
lampes en argile. Dans ces vestiges on a trouvé aussi une lampe
chrétienne avec Jésus sur la croix et une menora renversée, symbole de
ladéfaiteduJudaïsmefaceauchristianisme.Gammarthausudde
Carthage on a dévoilé un cimetière souterrain avec une capacité de
4500 tombes juives.  Naro et à Césarée de Maurétanie (Cherchell sur
la cote algérienne) on a trouvé des Juifs avec des titres honorifiques tels
que archonte (magistrats) ou même des archiarchonte, patersynagoges,
matersynagoges et archisynagoges qui témoignent dune structure
administrative hiérarchisée de la communauté.

Six inscriptions tombales en hébreu et en grec ont été découvertes à
Volubilis (Walili) au nord du Maroc. Trois dentre elles : Yehuda
(YHWDH), Matrona fille de Yehuda (MTRWN BT YHWDH) repose et
YossefbenRabi,sontparmilespremièresinscriptionshébraïques
trouvées loin dIsraël. Sur une autre inscription funéraire on trouve deux
titres :  Ci git Caecilianos le protopolites doyen de la synagogue des
Juifs, âgé de 45 ans, 8 mois et 3 jours . Le concept de patersynagoges
ou père de la synagogue nous est déjà connu dans dautres inscriptions,
mais le protopolites (προτοπολίτη) est unique et peut être interprété
comme  premier citoyen . Il incarne le rôle de chef de la communauté.
Une autre inscription fut trouvée à Sala Colonia (Salé) sur une pierre
tombale avec une inscription en grec :  Aurelius Ptolomeus le juif  à

côté de neuf noms grecs et latins on a ajouté la dénomination  juif  :
Iudea, Iudaea, Iudus, Iudaeus.

Un nouveau groupe dinscriptions en Afrique du nord est relié à la
magie, et témoigne de lusage damulettes et de serments, fréquent
chezlespaïens,ChrétiensetJuifs.Lesinscriptions(textesdexécration)
trouvées à Carthage et à Hadrumète (Sousse au sud de Tunis)
estampillées sur des plaques de fonte, enroulées ou pliées,
comprenaientdesinscriptionslatinesavecdesnomshébraïquesde
divinités et danges transcrits en caractères grecs.

LE PROSÉLYTISME JUIF

2 500 ans de présence juive en Algérie
Grace aux écrits des Tertullien de Carthage (environ 150-225) un des
pères de lEglise, on peut évaluer lenvergure du prosélytisme juif dans
lempire. Il se plaignait fréquemment de la persécution par le pouvoir
romain des Chrétiens qui devaient se cacher sous une identité juive, la
religion juive étant considérée comme légitime, religio licita, dans
lempire.Cétaitaussiunedesraisonsdelattractiondespaïensversle
Judaïsme.DansseslivresApologieApologeticusproChristianis.et
 Contre les Juifs Adversus judaeos, il souligne avec regret que les

Juifs faisaient de la propagande pour leur religion et était furieux contre
lespaïensquisepassionnaientpourleShabbatetlescoutumesjuives.
Il se plaignait quà la synagogue de Tipasa (à louest dAlger) qui était
précédemmentuntemplepaïen,lesJuifsfaisaientdelapropagande
anti Chrétiens et les accusaient dadorer un âne. Les attaques de
Tertullienattestent,plusquetout,delattraitdespaïensetdesnouveaux
ChrétiensversJudaïsmeetdesonampleurenAfrique.Lesnouveaux
Chrétiens ne se seraient pas tant défendus contre cette influence juive si
ellenavaitpasunimpactconsidérablesurlespaïensetlespartisansde
Jésus.Pluslegroupedesjudaïsantsetdesadeptesdujudaïsmese
renforçait, plus saggravaient les attaques des pères de lEglise. Cette
rivalité religieuse et philosophique entre les deux religions et entre elles
et la religion de lEmpire se déroulait entièrement au sein de la culture

helléno-latine. Les Juifs disposaient dun avantage supplémentaire qui
attiraitencorepluslapopulationpaïenne:unetrèsrichelittératurede
centaines de livres, principalement en hébreu mais aussi en grec et en
latin. Néenmoins, il est toujours difficile dévaluer lampleur de cette
communauté juive en Afrique du Nord entre le troisième et le sixième
siècle de n.e..

Aux premiers siècles de lère chrétienne, on distingue quatre types de
populations en Afrique byzantine : la première berbère, hellénique et
latine, une seconde judéenne intégrée dans la culture helléno-latine, la
troisième berbère helléniste qui a adopté la nouvelle religion chrétienne,
la quatrième est composée dun groupe amorphe de partisans du
judaïsmequonnommelescraignantdieuengrecsebomenoïeten
latin metuentes ou caelicolae, adorateurs du ciel. Contrairement aux
prosélytes qui on décidé de se circoncire,  les craignant dieu , se
contentaientdeleuradmirationpurleJudaïsmesanspasserparlerite
contraignant de la circoncision et ne respectaient pas obligatoirement le
Shabbat ni les interdits alimentaires.  lintérieur du continent vivait la
population Imazighen parlant le tamazight loin de toute influence juive
ou chrétienne.

LEmpereur byzantin Constantin (337-272) sefforça dendiguer le
prosélytisme juif et interdit le mariage entre Juifs et Chrétiens. Il défendit
aux Juifs davoir des servantes chrétiennes et de circoncire des
esclavespaïens.DurantlerègnedeJustinienlasituationdesJuifs
dAfrique du Nord se détériora. Selon un décret de 535 il fut interdit au
Juifs, aux ariens et aux donatistes doccuper des postes dans
ladministration ou de posséder des esclaves chrétiens. Les décrets de
545 et 553 interdisaient aux Juifs de convertir des Chrétiens. Par la
promulgation de ces décrets on apprend que le mouvement prosélyte
juif na pas cessé mais sest plutôt renforcé au point quil fallait linterdire
par décret. Une hypothèse suggère que ces persécutions ainsi que le
commerce caravanier international ont incité des Juifs à émigrer à
lintérieur du continent, loin de la culture byzantine-chrétienne. Cest
ainsi que lon pourrait peut être expliquer la présence de communautés
juives, non hellénisés, à Wargala et au Draa aux confins du Sahara.

Pendant que lorthodoxie chrétienne officielle était occupée par des
débats stériles avec les courants hérétiques, ariens et donatistes ; les
Arabes réussirent à conquérir sans grands problèmes lEmpire byzantin
et instaurer une nouvelle religion détat : lislam. La population berbère
hellénisée passa très facilement du Christianisme à lIslam comme si ce
nétait quune branche hérétique de leur ancienne religion. Dans un
certainsensleJudaïsmehellénistiquearéussiàconquérirlemonde

païen,parlintermédiairedespartisansdeJésuslegaliléenopposésau
Marcionisme qui voulait détacher le Christianisme naissant de son tronc
judéen. Cétait la période la plus importante dans lhistoire des
conversionsmassivesdepaïensetdeChrétiensaujudaïsme.

Au delà des domaines dinfluence de Rome en Afrique, nous navons
aucun indice concernant des tribus ou des villages berbérophones au
Judaïsme.CettelégendediffuséeparIbnKhaldounaétélargement
réfutée par lhistorien Haim Zeev Hirshberg. Au cour du sixième siècle, à
la suite de persécutions anti juives de Justinien, on peut se poser la
question : est il possible que les Juifs de souche, les prosélytes et les
sympathisantsdujudaïsme,aientpurésisterauxpressionschrétiennes
et rester fidèles à leur religion malgré les répressions ? Il est permis de
penser que les Juifs de souche ont probablement résisté plus que les
prosélytes à ces pressions. Du point de vue ethnique, il est certain que
les membres de ces communautés se sont si souvent mélangées et
intégrés à dautres peuplades quil serait impossible de prétendre que
des Juifs dAfrique du Nord sont issus dune seule et unique ethnie ou
dune seule origine génétique.

Yigal Bin-Nun

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