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SCOLAIRE
INSPECTION GÉNÉRALE D E L'ÉDUCATION NATIONALE
La documentation Française :  Le Manuel scolaire
juin1998
Rapporteur :Dominique BORNE
Minist–re de l'—ducation nationale, dela rechercheetde la technologie
THÈME2
PROGRAMME DE TRAVAIL 1997-1998
MANUEL
LE
Minist–rede,elanoitdu'—lnaonticadelarecherche etdelatechnologie
INSPECTION GÉNÉRALE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
PROGRAMME DE TRAVAIL 1997-1998 THEME2
LE MANUEL SCOLAIRE
RAPPORTEUR : Dominique BORNE IGEN, doyen g—ographie
du
groupe
histoire
(...)Vousparvenez  peupeu  les int—ress—sles parfaire abandonner deux sortesdemauvais livresdontil faut quenos—colessed—fassent : d'une partle livre vieilli,h—riss—d'abstractionset determes techniques, celui la dequi faisaitgrammaireunformulaire inextricable,de la nomenclature,g—ographie unedel'histoireun r—sum—sansvieet sanspatriotisme,de lalecture même,decette lecture courantequidevrait être l'âme delaclasse,uninsipide exercicem—canique ;etd'autre part, lelivretrop commode,le maître trouvesa faite,leçon toutequestionsetr—ponses, devoirset exercices,lelivrequidispenselemaître d'expliqueretl–l—'vede comprendre,ensubstituantl'impr—vu delaclasseparl—eetvivante lesrecettes de syst—matique l'enseignement». JulesFERRY, circulaire aux recteurs -7octobre 1879.
La documentation Française :  Le Manuel scolaire
Juin1998
et
RAPPORTEUR Dominique BORNE, IGEN, doyen du groupe histoire et g—ographie
GROUPE DE PILOTAGE
Monsieur Jean BOTTIN IGEN, doyendugroupe physique-chimie Madame Magali CHANTEUXcharg—ed'une mission, enseignements artistiques Monsieur Marcel DUHAMEL IGEN,enseignementprimaire Monsieur Jean CHERPRENET IGEN, sciencesettechniques industrielles Monsieur Francis GOULLIER IGEN, langues vivantes Monsieur Bernard KERN IGEN, sciencesdelavie etde laterre Monsieur Guy MALVEZIN IGEN, doyendugroupe —ducationphysiqueetsportive MonsieurAlain —conomiques sciencesMICHEL IGEN,etsociales Monsieur Jacques MOISAN IGEN, math—matiques Monsieur Andr—PESSEL IGEN, philosophie Monsieur Guy POUZARD IGEN, —tablissementsetvie scolaire Madame Arlette ROBERT IGEN, —conomieetgestion Madame Claudine RUGET IGEN, math—matiques Madame Christine SAINT-MARC charg—ed'unemission enseignementprimaire Madame Katherine WEINLAND IGEN, lettres
Monsieur Alain CHOPPIN, universitaire, chercheur  l'INRP, a accept—de jouer le rôled'expertaupr–s pilotage.du comit—de Le secr—tariat etla frappe ont —t— ex—cut—s par Madame Monique BEYRAND.
Le rapporteur remercie tous ceux, inspecteurs p—dagogiques r—gionauxet inspecteurs de l'—ducationnationale qui ont particip—l'enquêteetpermisde rassemblerlesdonn—es. Il remercie —galement les —diteurs qui ont r—pondu, de bonne grâce,  ses questions.
La documentation Française :  Le Manuel scolaire
SOMMAIRE
Introduction Objet, champ et finalit—sde l'—valuation M—thodologie de l'—valuation Le manuel dans l'institution scolaire L'—cole primaire Le coll–geetle lyc—e Les—diteurset le Minist–re Le manuel, description L'offre Les auteurs Le manuel, morphologie Une structure complexe Desmanuels« attrayants » :lacouleuret l'image Laplace restreinte des connaissances Une place plus grande faitelap—dagogie Unelisibilit—incertaine Les manuels : analyse qualitative Des manuels globalement conformes aux programmes... ... mais où la pr—sentation dessavoirs n'est ni coh—rente ni structur—e Lar—sistance auchangement Trois exemples particuliers Les manuelsl'—coleprimaire Les manuels de langues vivantes Les manuels d'—conomieet degestion Alarecherche des coh—rences verticaleet horizontale La sensperte du L'usage du manuel Le manuel l'—coleprimaire Lemanuelau coll–ge Langues vivantes Math—matiques Histoireetg—ographie Lettres Sciences de la vieetde la terre Le manuel aulyc—e Laphotocopie concurrente du manuel Lesenseignants,les —l–ves eltemanuel Le manuel dans l'—tablissement Le choix des manuels Lemanuelaucentre de d'informationdocumentation et Professeurs, parents et —l–vesfaceaux manuels Dans les—tablissements,l'indiff—rence aumanuelr—v–lel'absence r—flexionp—dagogique d'ensemble
Conclusion Lacrise du manuel De nouveaux manuels ? Manuelet multim—dia Recommandations
Annexe : fiches d'—valuation La documentation Française :  Le Manuel scolaire
de
p 3 p 4 p 4
p 6 p 6 p 6 p 7 p 9 p 9 p 10 p 11 p11 p12 p 12 p13 p14
p 15 p 15 p 1 5 p 16 p 1 7 p 17 p 18 p 18 p 19 p 2 0
p 22 p22 p23 p 23 p23 p 24 p24 p 24 p 25 p 2 7 p28 p31 p 31 p32 p 33 p 34
p 35 p 3 5 p 35 p36 p 38
p 42
Introduction Le manuel scolaireestun personnagesi familierdu th—âtre dela classe, un outil si usuel qu'on oublie parfois der—fl—chir sanatureet  sa fonction. Les pol—miquesqu'il provoque sont p—riph—riques:ond—nonceson poids : l'encombrement des cartables d—formerait, g—n—ratioanpr–s g—n—ration, les dos descoll—giens. On doigt lemontre dusexismeordinairequ'il v—hiculerait. Unarticle r—cent,paru dansunjournaldusoir, stigmatisegrand renfort d'approximationsla entrescandaleuse « symbiose»« lahaute administration de l'Education nationale» (c'estl'inspectiong—n—ralequiest ainsi)ed—sign—etles —diteurs scolaires. Ces probl–mesne doivent pas être —lud—set apporternous tenterons d'y r—ponses quelques cette enquête mais s'int—resseenpriorit—lafonction —ducativedumanuel :quelle estlaqualit—de cetoutil ? Quelestson usage ? L'objetde pascette —tuden'est ; historique sont quelques rappels n—anmoinsn—cessaires pourcomprendrelasituation actuelle. Depuis les ann—es 1970, l'institution scolaire a tent—d'infl—chirles d—marches traditionnellesen mettant l'accent moins sur le savoir que sursatransmission. L'encyclop—disme, l'empilement d—nonc—s, alors quedes connaissances n'ont cess— d'être s'imposait l'id—e plus ou moinsclairement exprim—equ'apprendreapprendre —tait Par majeur.l'acte —ducatifailleurs,laoipnsitaseisorrgveal—r—ngde l'enseignement secondaire, l'acc–s au coll–geunique, puis au lyc—e, d'—l–ves issus de couches sociales qui, jusqu'aud—but sauf notablesdes ann—es1960 et exceptions, restaient enferm—s dansl'enseignementprimaire ou, au mieux, primaire sup—rieuraconduit proposer une p—dagogiequi permettrait l'—cole de suppl—erl'apport dela famille. —l–vedsoivent non seulementEn classe, les enregistrerle savoirmaissel'approprier. Enfin,en faisantdel'—l–ve del'acteur centralsapropre instruction l'Ecole doitluifournir les moyens de construireluimêmesonpropre savoir. Et « —veiller »l'—l–vesuppose de captersonattention,de luidonner led—sir d'apprendre. Il s'agit donc de promouvoirunenseignement attrayant. Les lignes quipr—c–dentempruntentvolontairementlesmots,voirelesticsdelangage,du vocabulairela mode. Cette r—f—rence temps du p—dagogique l'airest indispensable pour comprendre l'—volution des manuels scolaires qui, certes, tentent de se conformer aux programmesofficielsmais refl–tent aussi les pratiques p—dagogiquesdiffus—esdansl'institution. L'—volution des manuelss'expliquedoncenpriorit— comme une r—ponse des —diteursce une doctrine p—dagogique,mêmequ'ils pensent êtresi cette pr—tendue doctrinen'ajamais —t—globalement—nonc—e.Ainsil'enquête sur les manuels rencontre n—cessairementle explicite oudiscours p—dagogique, implicite,qui—manedel'institution,Demêmeleregard du manuelsur l'usage dans les classes d—voile les pratiques enseignantes. Autrement dit,ilserait illusoire de penser pouvoir analyser lemanuelscolaireen syst–medehors du dontilest un des —l—ments.
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Objet, champ et finalit—s de l'—valuation Le groupedepilotageachoisi uned—finitionpragmatique :a—t— consid—r— comme manuelscolairetout support p—dagogique (livres ou fiches) qui doit être acquis par l'—l–ve(lyc—e) ou quiest missa dispositionpar l'—tablissement(—coleprimaire etcoll–ge). Il —taitimpossible d'analyserlatotalit— des manuels scolairesen usage dans les classes. Le groupedepilotageadoncchoisid'—tudier : - les manuelsde la derni–reann—e ducycle3 pour l'—coleprimaire ; - les manuels desixi–meetdecinqui–mepour le coll–ge ; - les manuelsde terminale(enseignement g—n—ralt,echnologiqueet professionnel) pour lelyc—e. Pour l'—cole primaire le choix ducycle3 rend possible l'approche disciplinaire. Le changement des programmes, au coll–ge,qui permet de disposer de manuels nouveaux danstouteslesdisciplinesexplique le choix des classes de sixi–meetde cinqui–me. Pour le lyc—e,la classeterminale a —t—privil—gi—ecommeclasse d'examen.
L'analyseestd'aborddescriptive. Ellev—rifieensuitelaconformit— des manuels aux programmes,elle—tudieenfinleur utilisation (enclasseet hors dela classe). L'enquête est conçue pour permettre l'inspection g—n—rale de faire des propositions sur les —volutionssouhaitables du manuel scolaire. Cela entraîne n—cessairementuner—flexionsurlesrelations entreleminist–reetles —diteursconcern—s.
M—thodologie de l'—valuation Le groupe de pilotagea—t—constitu—de mani–re ceque chaque disciplineostierrps—ne—t.eTroisgrillesd'—valuationont —t——labor—espar le rapporteuretapprouv—es parle groupe de pilotage (cf. annexe). Elles ont —t— —ventuellement les membresmodifi—es par ce groupe deenfonction des sp—cificit—dse chacune desdisciplines. La premi–regrille, lesqui a —t—directement renseign—e par inspecteursg—n—raux,vised—crireles degr— leur appr—ciermanuels,  de conformit— aux programmesenvigueur,  se prononcer surla qualit—du manuel.
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Ladeuxi–megrilleapour fonction de permettrel'analyse del'usage du manuelenclasse.Ellea —t—renseign—e ordinairespartir d'inspections (inspecteurs g—n—raux, inspecteurs p—dagogiquers—gionaux, inspecteurs de l'—ducation nationale)afind'—largir l'observation. Certes les conditions d'une inspection peuvent modifier les pratiques des enseignantsetnous avons tent—de tenir compte de cette r—alit—, maislasolutionchoisie estpr—f—rabledes entretiens avec les enseignants, au cours desquels les r—ponses sont in—vitablementsugg—r—es palres questions. La troisi–me grille, quia par les—t—directement renseign—e inspecteurs g—n—rauxmembres du groupe de pilotage,estle supportde l'enquête dans les —tablissements (rôle du centre de documentationet d'information,formationdes—l–vesl'usagedumanuel,concurrence d'autres supports p—dagogiqueset enparticulierdelaphotocopie). Pr–sde 200 manuels del'—cole primaire,du coll–geetdu lyc—eont —t—valu—s. Pour l'—cole primaire l'enquêteaport— sur1000 classes, 90 s—ances ont —t—directement observ—es. Aucoll–ge,commeaulyc—e l'observationa port— sur plus de 500 classes. Au total, donc, plus d'unmillierd'exemples d'usage des manuelsenclasse ont —t—directement analys—s.Chaque membredu groupe de pilotage responsable d'unediscipline a —tabli partir desune synth–se fiches d'observation. Parailleurs,les membres du groupe de pilotage ont enquêt—dans une quarantaine d'—coles, quinze coll–gesetvingt deuxlyc—es. Chaque membre du groupedepilotage a —labor—p, ourla discipline ou le niveau d'enseignement dont il avaitlacharge, une synth–sedes diff—rentes observations. Ces synth–sesont servide rapport dumat—riaupour l'—laboration final. Enfin le rapporteur a interrog— les —diteurs, lesyndicatnational des —diteurs scolaires. Ila scolaire, de l'enseignement Directeurconsult— le Monsieur Alain BOISSINOT, le Pr—sidentduConseilnational des programmes, Monsieur Luc FERRY, le Directeur g—n—ral du Centre nationalde documentation p—dagogique, Monsieur Roger-François GAUTHIER.
Faute de temps et de moyens l'enquête ne porte que par allusions sur les aspects —conomiquesdes probl–mes. Onne trouvera, danscerapport,ni une—tude des structuresetdesstrat—giesdesmaisons d'—dition,niuneanalyse des coûts support—s par lacollectivit—ou lesfamilles.L'approcheest p—dagogique,elle analyselemanuel et sonusagescolaire.Centr—sur lemanuel ce des supportsrapport n'—tudie pas l'ensemble p—dagogiquesenusage dans les classes sinon quand ils jouent un rôle de substitution. Cependant le d—veloppement acc—l—r—destechnologies de l'information et dela communication conduit n—cessairements'interroger sur l'avenir dumanuel scolaire tant danssaforme que danssoncontenu. Lafinalit— dece rapportest deproposerundiagnostic d'ensembleet non d'—tablir un palmar–s. C'estlaraison les exemples sontpour laquelle anonymes : aucune maison d'—ditionn'estcit—e.
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Le manuel dans l'institution scolaire
Lasituationfrançaise,compar—e celled'autres pays d—mocratiques,estparadoxale.LaFranceaune conception fortement centralis—eet programmes.imp—rative desUnedes fonctions des corps d'inspection est de veillerleurstrictemise enoeuvre. Mais les —diteurs interpr–tent les programmesentoute libert—etle choixdusupport p—dagogique essentiel que repr—sente le de lamanuel est responsabilit—du professeur. Ces principes ont plus d'unsi–cle, d—buts desils datentde l'affirmationdela Troisi–meR—publiqueet n'ont —t—remisencause que par le r—gimede Vichy. Les programmes sont nationauxetobligatoires parce que le principede l'—galit— d'—ducationestfondateurdesinstitutions ;lechoixdesmanuelsest confi—aux enseignants commeunsymboledeleurlibert— p—dagogique.
L'—cole primaire Les communesfinancentscleselou—esal—colsauxst—p—ridiguqadog primaires.Leconseil d'—cole d—cidelibrementde l'usage decescr—ditsetdonc dela despart consacr—e l'achatmanuels.Cette part, tr–s variable, d—passe rarement 20%de leur montanttotal Les—colesconserventdes stocksde manuelsde les changements de programmes neg—n—rationsdiff—rentes et provoquent pas toujours automatiquement leur renouvellement. L'enquête portantsur dot—es1 000 classesde plus demanuels permet de constater que, deux ans apr–sla mise en (1995), 17 nouveaux programmesplace des% seulementdes manuelsdefrançais utilis—s sont —dit—psost—rieurementcette date. Le pourcentageest plusun peu importantenmath—matiques (26%)et en langues vivantes (35%)dontl'enseignement a Dans—t—introduit r—cemment. lesdeuxtiers des —colesobserv—eschaque maîtrechoisitseullesmanuelsqu'il utilise. sontjamais consult—s.Les parents ne
Le coll–ge et le lyc—e Au coll–gel'achat des manuelsestprisencharge par l'Etat.Ilpeut arriver que, en raison de cr—ditsjug—sinsuffisants,unedisciplinene b—n—ficie pas d'unuvelrenontlemedes manuels malgr—unchangement de programme, mais cette situation resteexceptionnelle.Cependantilfaut mettrepart l'—ducationcivique, dontlesmanuels nesontmis ladispositiondes—l–vesque dans moins d'un coll–gesur deux.Leplus souvent,lecentre de documentation et des manuels.d'information g–rel'achat et la distribution Au lyc—e,la listedes livres obligatoires est fournie auxfamilles.Le probl–medes coûtsn'intervient pratiquement jamaisdans leschoix.
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R—glementairement, aucoll–ge lecomme au lyc—e,conseil d'enseignement, qui r—unit souslapr—sidence du chef d'—tablissement les professeurs d'une mêmediscipline, d—lib–resur le choix des manuels. Les propositions dececonseil sont soumises, avis, pour conseil au d'administration de l'—tablissement. Les textes r—glementairesconseillentaux enseignants d'adopter le même manuel pourunniveau consid—r—.Pratiquement, les professeurs d—terminentleur choixencomparant les sp—cimensgratuitsqu'ils reçoivent des —diteurs, le plussouventparairem—dinterl'idu centrede documentation et d'information del'—tablissement.Ilestrare que leconseil d'administrationsoitr—ellementconsult— ;les —l–vesetleurs parents ne donnent donc qu'exceptionnellement leursentiment d—cisionsprises.sur les Au coll–ge comme aulyc—eles enseignants exigent parfois des achats compl—mentaires.Lapratiqueest habituelleenlangues vivantes où l'usage d'un cahier d'exercicesest la r–glequasi g—n—raleauetchPoe.steg–lloc d'exercices, cahiers de travaux pratiques,fichesm—thodologiques s'ajoutent quelquefois au manuel, tout particuli–rement dans les s—riestechnologiqueset professionnelles.
Les —diteurs et le minist–re Le minist–rede l'—ducation nationaleaug—rsnoitalersedilr–sevace le syndicat national des —diteurs scolaires. Il informe les —diteurs des changements des programmes, qui r—glementairement doivent être publi—s quatorze mois avant leur miseen applicationafindelaisseraux —diteursun temps suffisant pour concevoir etfabriquerleslivres.Des rencontresinformelles sont parfois organis—esentre les —diteursetles responsablesde laconception des programmes (groupes techniquesdisciplinaires), afind'expliquer les objectifs et les finalit—s des programmes.R—cemment unaccord contractuel entre le minist–re (direction del'enseignementscolaire) et lesyndicatdes —diteursa abouti, pour les manuels de quatri–me, pourraientd—ciderque seuls être acquis par les coll–gesles livres r—pondant deux exigences : un grammage de papier ne d—passant pas70grammes, des reliures broch—esetnon plus cartonn—es.Lafinalit—de cette d—cisionestd'all—ger lepoids des cartables.Elle n'intervient donc pas sur le contenu desmanuels.Son importancedoit cependantêtresoulign—epuisqu'elle contraintles—diteursse conformer une norme. Intervient —galementSavoirLivre unequi se pr—sente comme « association sans but lucratif r—unissant divers acteurs du syst–me—ducatif ». Cette association, qui a les mêmes bureaux et le même secr—tariat que le Syndicatprofessionnel, estenr—alit—safaçadelaplusvisible. Elleest contrôl—e par les —diteurs les plus importants.Elleorganise colloquesetgroupes de r—flexionet collaborevolontiersavecleminist–re :Savoir Livreest co—diteur, avec le Centre nationaldedocumentation p—dagogique, des programmesde l'—cole primairede1995 ;ellecollabore avecladirection des lyc—eset coll–ges en1996 pour —diteret diffuserune brochurede « choisirdouze pagesun manuel, un enjeu p—dagogique».Ainsi,les —diteurs,donton saitquebienpeu dor—navant sont ind—pendants desdeux grands groupes qui se partagent
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l'essentieldu d'unmarch—, disposent-ilssyndicatprofessionneletd'une association laquelleleminist–ren'h—site pasfaireappel pourfinancertelle ou telle op—ration oudiffuser telle ou telle publication. Les cons—quences decette situationd'ensemblepeuvent êtreainsi analys—es : ·Les—diteurs recherchent en naturellement, priorit—, l'adh—siondesenseignantsprescripteurs ;lesmanuelssont donc conçusen voeuxfonction des plus qu'en des professeurs fonction des souhaits de l'institution ou des besoins des —l–ves.
·La distribution massive de sp—cimens gratuits (une grande maison d'—dition offre chaque ann—e entre 500 000 et1000 000 de livres aux enseignants) alourdit n—cessairement leprixdes manuels.Ellemetladisposition des enseignants un consid—rable mat—riau p—dagogique qui risque de ne pas les inciteraller, pourpr—parer leurenseignement, auxsources mêmes du savoir. ·Lesr—centes consultations desprofesseurs du second degr— surles programmesont contribu—lesafimilrasireavec les textesofficiels,les manuelscontinuent cependantrepr—senter, pour la majorit— de cesprofesseurs comme pour les maîtres du primaire, l'expression mêmedesprogrammes,d'autantplus que la parution des documents d'accompagnement (second degr—) destin—e finalit—s desexpliquer les programmes et aider les enseignants lesmettre en oeuvre,aevt—t—idraetleur diffusionin—gale. · l'efficacit— de leur et scolaires —diteurs desLa puissance action risquent, dans le syst–me actuel de totale libert—, de priver le minist–re de tout rôle dans l'orientation des supports p—dagogiquesenusage dans les classes. Autrement dit, la norme p—dagogique est —labor—e par les —diteurs en collaboration avec certains acteurs de l'institution.
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Le manuel, description Les —diteurs maîtrisent parfaitementlafabrication d'un produit complexe. La comparaison avec desmanuelsd'autres paysfaitapparaîtrela qualit—technique des manuels français : maquetteimaginative,abondanceet qualit—de l'illustration.
L'offre La situationesttr–s diff—renteselonle niveau etladiscipline consid—r—e. En français, pour lecycleIIIniveau3 de l'—cole primaire,onpeut estimer que70 100 manuels diff—rentssont actuellement sur le march—dont une minorit— seulementestpost—rieure auxprogrammesde1995. Ces manuels sont organis—s comme recueilsdetextes, d'exercices ou sp—cialis—sdansun secteur (grammaire, vocabulaire...). Certains —diteursproposent aussiun manuel unique qui s'efforcederegrouper les diff—rentescat—gories.En math—matiques une dizaine de collections ont —t—mises sur le march— depuislaparution des nouveaux programmes. L'offre est moins importante pour les autres disciplines : six collectionsen« sciencesettechnologie » parexemple.Le plus grand nombre des manuels du primaireestaccompagn—d'un livre du maîtreet souvent d'un cahier d'activit—spour les—l–ves. La situation au coll–geetau lyc—eestdiff—rente. L'offreest naturellement d'autant plus importante que le public vis—estnombreux. En coll–ge,pour le français, les math—matiques,l'histoire-g—ographie, les sciences delavie et delaterre,la physique-chimie, l'anglais,les enseignants ont le choix entre58 manuels diff—rents. L'offreest unpeu moins importanteenlyc—e maiselle mêmesreste de l'ordre de 4 6 manuels diff—rentspour cesdisciplines de grandediffusion.La situationet biendiff—rentepour les langues autres que l'anglais. L'offre estfaible,voirenullepour les langues rares,ainsique pour certainessp—cialit—senlyc—eprofessionneloupourcertainesoptions.Dansde nombreux cas, le professeur doit donc utiliser et adapter unmanuel correspondant  d'anciens programmes ou conçu pour un autre niveau. Le r—seau du Centre national de documentation p—dagogique suppl—e souvent l'absence de manuelsenpubliant diff—rentsdocuments avec l'aide des corps d'inspection.
Le manuel est rarement propos—seul.Gravitent autour delui de nombreux produitsauxiliaires. Ainsi —diteur proposeen anglais au coll–ge,un un cahier d'exercices, unfichier d'utilisation,des cassettes audio pourla classe enti–re,descassettesaudiopourles—l–vesd,esCDpourles—l–ves,descahiers de vacances, des ensembles vid—o, des « photofiches », des « aide-m—moire », « fairele point »et mêmeun dontouvrage d'entraînementle titre, «premieren anglais »garantit l'efficacit—.Au lyc—ele parascolaireestessentiellement orient— autour dela lyc—eprofessionnel les manuels, Aupr—paration aubaccalaur—at. selon les sp—cialit—s,sont parfois communs aux deux ann—es de baccalaur—at professionnel. Ils sont souvent —clat—senopuscules th—matiques, fascicules d'exercices, aide-m—moire.
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