Point sur l'évolution de l'accueil des enfants de moins de trois ans

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Le présent rapport du Haut conseil de la famille fait le point sur l'objectif, annoncé par le Président de la République en février 2009, de créer 200 000 solutions d'accueil supplémentaires d'ici 2012, dans le cadre du plan de développement de la garde des enfants (DGE). Sur trois ans (2008 - 2011) on observe une progression de 27 700 du nombre de places en accueil collectif (40 426 créations et 12 736 destructions de places) ; une progression de 29 500 des « équivalents-places » liés à l'optimisation ; une progression de 65 700 du nombre d'enfants de moins de trois ans accueillis par des assistants maternels employés par des particuliers. Ces données peuvent être complétées par des éléments relatifs au nombre d'heures d'accueil facturées (pour les moins de 3 ans), indicateur plus représentatif de l'offre d'accueil effective : l'accueil collectif a permis 595 millions d'heures d'accueil en 2011 (données provisoire), soit une progression de 12,6% par rapport à 2008 ; l'accueil par des assistants maternels a permis 897 millions d'heures d'accueil en 2011, soit une progression de 12,2% par rapport à 2008. Dans le même temps, entre la rentrée scolaire 2008 et la rentrée scolaire 2011, on observe une diminution de 54 400 du nombre d'enfants de deux à trois ans scolarisés en école préélémentaire (avec 94 600 enfants de moins de trois ans scolarisés à la rentrée 2011).
Publié le : mardi 1 mai 2012
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             POINT SUR L’EVOLUTION DE L’ACCUEIL DES ENFANTS DE MOINS DE TROIS ANS                          MAI 2012  
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SYNTHESE ........................................................................................................................................................... 3 
 
I. LE PLAN DE DEVELOPPEMENT DE LA GARDE D’ENFANTS ...................................................... 5 
 
 A. RAPPEL DES OBJECTIFS DU PLAN DE DEVELOPPEMENT DE LA GARDE DENFANT(DGE)ET DES OUTILS MIS EN PLACE POUR EN ASSURER LE SUIVI................................................................................................................. 5 1. Les objectifs ......................................................................................................................................... 5 2. Les modalités de suivi de l’objectif ...................................................................................................... 5  B. LEN ŒUVRE ET LEURS RESULTATS EN MAT IERE DES MESURES MISES 'ACCUEIL COLLECTIF....................... 6 1. Les mesures mise en œuvre........................................................................................................................ 6 a) Les aides à l'investissement .................................................................................................................................... 6 b) Les mesures visant à améliorer le taux d’occupation des places ............................................................................ 8 2. Les résultats globaux ................................................................................................................................. 9 a) L’évolution totale du nombre de places.................................................................................................................. 9 b) L’évolution du nombre d’heures facturées et du nombre d’enfants accueillis...................................................... 10  C. LES MESURES MISES EN ŒUVRE ET LEURS RESULTATS EN MAT IERE D'ACCUEIL INDIVIDUEL.................... 11 1.  ......................................................... 11Les mesures mises en œuvre vis-à-vis des assistants maternels a) Pour valoriser le métier d'assistant maternel......................................................................................................... 11 b) Pour renforcer l'attractivité du métier...................................................................................................................12 c) Pour favoriser la rencontre entre l'offre et la demande ......................................................................................... 12 d) Pour favoriser l'augmentation de l'activité des assistants maternels et harmoniser les pratiques.......................... 13 e) Les maisons d'assistants maternels (MAM).......................................................................................................... 13 2. Les résultats en matière d’accueil individuel par des assistants maternels ....................................... 14 a) Les résultats globaux : une augmentation du nombre d’enfants de moins trois ans accueillis légèrement inférieure aux objectifs ............................................................................................................................................................. 14 b) Les résultats détaillés : une augmentation du nombre d’enfants accueillis et du nombre d’heures dus principalement à l’accueil des enfants de trois à six ans........................................................................................... 15  D. LE PLAN«METIERS DE LA PETITE ENFANCE».......................................................................................... 16  E. DES ELEMENTS COMPLEMENTAIRES DE CONNAISSANCE SUR LACCUEIL DU JEUNE ENFANT.................... 16 1. Les nouveaux éléments disponibles sur les profils et caractéristiques des usagers des EAJE........... 16 a) Les données de gestion de la Cnaf apportent certains éléments intéressants ........................................................ 17 b) L'enquête Baromètre menée par la Cnaf auprès des EAJE ................................................................................... 17 2. sur les rémunérations des assistants maternels ........................................................... 18Des éléments  3. La garde à domicile ........................................................................................................................... 18 4. Les travaux lancés suite, notamment, aux recommandations du HCF .............................................. 19 
 II. DE MOINS DE TROIS ANS A L’ECOL’ACCUEIL DES ENFANTS  PREELEMENTAIRE (OU LE MATERNELLE) ................................................................................................................................................. 19  A. ELEMENTS JURIDIQUES............................................................................................................................ 19  B. PERSPECTIVE HISTORIQUE ET SITUATION ACTUELLE................................................................................ 20  C. IMPLANTATION TERRITORIALE................................................................................................................ 21 1. De fortes disparités géographiques ................................................................................................... 21 2. Une priorité aux écoles situées dans un environnement social défavorisé qui reste mal évaluée ..... 21  D. LES PREVISIONS....................................................................................................................................... 21  
ANNEXES ........................................................................................................................................................... 22 
 
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SYNTHESE  En février 2010, le Haut conseil de la famille avait demandé qu’on fasse un point régulier sur l’évolution de l’accueil des enfants de moins de trois ans.  Le Conseil dans son avis avait considéré qu’il fallait « atteindre au minimum les objectifs affichés en 2009 par le Gouvernement, soit 200 000 places dont la moitié en accueil collectif d’ici 2012, terme de la convention d’objectif et de gestion (Cog) en cours avec la Cnaf ». Il devrait s’agir, selon le HCF, d’une création « nette » qui ne serait pas annulée par la réduction de la préscolarisation des enfants de moins de trois ans sur la période d’application de la Cog et qui n’entrainerait pas de dégradation de la qualité de l’accueil.  Les tableaux ci-dessous présentent une synthèse des éléments disponibles début mai 2012 (ils n’intègrent pas la garde à domicile qui n’était pas couverte par le plan de 200 000).  Tableau 1 : Avancement du plan de développement de la garde d’enfant (de moins de 3 ans)
  2009 Accueil collectif* 22 479 nDoount lnlombre de places 12 464 ve es t augmentation de la fDréoqnuentation par place 10 015 Accueil individuel 25 000 TOTAL 47 479
2009 20 659
12 397
8 262
21 199 41 858
2009 92%
99%
82%
85% 88%
2010 2010 24 827 25 504
14 902 14 139
9 925 11 365
25 000 20 134 49 827 45 638
2010 2011 2011 103% 26 963 25 255 95% 17 120 13 890
115% 9 843 9 814* 81% 25 000 24 397 92% 51 963 49 652
2011 94% 81%
100% 98% 96%
accueil collectif 4 544 4 215 3 977 Sources : CNAF – ACOSS – Calculs secrétariat HCF – Donnée2s011 provisoires, hors micro crèches financées par la PAJE (CMG structure). * les résultats pour 2011 de l’augmentation de la fréquentation par place n’étant pas disponibles, on a retenu à titre provisoire la moyenne des résultats 2009 et 2010.  Ainsi, sur trois ans (2008 – 2011) on observe : -  700une progression de 27 accueil collectif en du nombre de places (40 426 créations et 12 736 destructions de places) ; - une progression de 29 500 des « équivalents-places » liés à l’optimisation ; -  700 du nombre d’enfants de moins de trois ans accueillis par desune progression de 65 assistants maternels employés par des particuliers.   Ces données peuvent être complétées par des éléments relatifs au nombre d’heures d’accueil facturées (pour les moins de 3 ans), indicateur plus représentatif de l’offre d’accueil effective : - 595 millions d’heures d’accueil en 2011 (données provisoire), soitl’accueil collectif a permis une progression de 12,6% par rapport à 2008 ; - l’accueil par des assistants maternels a permis 897 millions d’heures d’accueil en 2011, soit une progression de 12,2% par rapport à 2008.  Tableau 2 : Evolution de la préscolarisation des enfants de moins de trois ans  Rentrée 2008 2009 Rentrée 2010 Rentrée 20 Rentrée 11 2008 - 2011 Effectifs149 000 123 300 111 700 94 600 - 54 400  Source : Ministère de l’Education Nationale  Dans le même temps, entre la rentrée scolaire 2008 et la rentrée scolaire 2011, on observe une diminution de 54 400 du nombre d’enfants de deux à trois ans scolarisés en école préélémentaire (avec 94 600 enfants de moins de trois ans scolarisés à la rentrée 2011).
 
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 I. LE PLAN DE DEVELOPPEMENT DE LA GARDE DNEAFTNS  A. plan de développement de la garde d’enfant (DGE) et desRappel des objectifs du outils mis en place pour en assurer le suivi  1. Les objectifs  L’objectif quantitatif du plan de développement de la garde des enfants (DGE) est de créer 200 000 solutions d’accueil supplémentaires d’ici 20121 afin de permettre aux parents de jeunes enfants de mieux concilier activité professionnelle et vie familiale.  Cet objectif repose sur un constat : dans un environnement contraint, il est important d’optimiser l’offre existante (amélioration du ratio dépenses / solutions de garde).  L’objectif des 200 000 solutions d’accueil supplémentaires d'ici 2012 se décline ainsi en : - 100 000 places d’accueil collectif : * 000 places agréées PMI issues notamment des différents plans60 crèches pour la création de nouvelles places (dont 10 000 places de crèches d’entreprise, et 10 000 places « innovantes » issues du Plan espoir banlieue, micro-crèche et jardins d’éveil) ; *  issues de l’optimisation de la équivalents40 000 « » places fréquentation des places existantes et de l’élargissement des plages horaires d’accueil. - 100 000 enfants supplémentaires de moins de trois ans gardés auprès des assistants maternels employés par des particuliers.  On parle bien de places et d’équivalents places dans un cas et d’enfants dans l’autre cas.  La stratégie du Gouvernement consiste à développer quantitativement les modes d’accueil en les diversifiant et en levant les freins à leur développement.   2. Les modalités de suivi de l’objectif  Un tableau de bord trimestriel permet de suivre l’état d’avancement du plan, avec des objectifs déclinés annuellement sur la durée de la COG (2009 – 2012). Ce tableau de bord est élaboré à partir de données déclaratives collectées : - auprès de  :la branche famille pour l’accueil collectif les données sont issues du tableau mensuel de suivi alimenté par chaque CAF et agrégé par la CNAF. Elles sont présentées en valeur brute, c’est-à-dire avant déduction du nombre de places supprimées. Le tableau de bord trimestriel est renseigné à partir de données provisoires qui deviennent définitives en juin de l’année N+1 ; -  - centre Pajemploi pour l’accueil individuel ’ACOSSauprès de l les données : reposent sur les déclarations des parents employeurs d’assistantes maternelles qui perçoivent le « complément libre choix du mode de garde » pour l'emploi d'une                                                  1 Objectif annoncé par le Président de la République en février 2009 lors de son discours sur la politique familiale (augmentation et diversification de l’offre de garde). 
 
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assistante maternelle dans le cadre de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje). Le tableau de bord de suivi de l’accueil individuel est alimenté selon un rythme trimestriel renseigné sur la base d’indicateurs mensuels.  Il convient de souligner que l’objectif de 200 000 a été intégré parmi les indicateurs suivis dans le programme de qualité et d’efficience (PQE) « famille », annexé au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), à compter du PLFSS pour 2012.   B. Les mesures mises en œuvre et leurs résultats en matière d'accueil collectif  1. Les mesures mise en œuvre  a) Les aides à l'investissement  a1) Les "plans crèches" et les objectifs fixés dans le cadre du PQE famille 2012  L'objectif de création de 60 000 places supplémentaires entre 2009 et 2012 repose en premier lieu sur les aides à l’investissement prévues dans les « plans crèches » financés par la Cnaf.  L'expression de "plans crèches" est de fait restrictive par rapport aux aides à l'investissement  versées à des "crèches" mais également à des halte-garderie, multi-accueils, lieux d'accueil enfants-parents, lieux passerelles, relais assistantes maternelles ou jardins d'enfant. De plus, ces crédits d'investissement peuvent financer la création de places nouvelles mais également l'aménagement de places anciennes ou la transplantation d'équipements déjà existants.  Une majorité des places ouvertes ou dont l’ouverture est prévue entre 2009 et 2012 relèvent des plans antérieurs à la signature de la COG actuelle.  Selon le PQE « famille » 2012, sur les 60 000 places nouvelles devant être créées entre 2009 et 2012, 16 000 places relèvent des anciens plans crèches lancés avant la COG 2009-2012 et 20 000 de structures dites "traditionnelles" dans le cadre du 7ème crèches (Plan crèche plan pluriannuel d’investissement 2009-2016, dit PCPI).  En outre, qu’elles bénéficient ou non d'un financement dans le cadre d’un plan crèches, 10 000 places attendues sont des places de crèches de personnel, 4 500 des places dans les crèches hospitalières, et 10 000 des places «innovantes» issues du Plan espoir banlieue, de micro-crèches et de jardins d’éveil.  Par ailleurs, 40 000 places doivent provenir de l’amélioration de la fréquentation des places.  a2) La consommation et l'affectation des crédits des différents "plans crèches"2  3 * Les différents Plans crèches  Depuis le premier plan d'aide à l'investissement (FIPE en 2001), le total cumulé des dépenses d'investissement dans les établissements d'accueil du jeune enfant est passé de 2,5 Mds€ au 31                                                  2Sur la base des éléments de suivi financier des plans crèches réalisés par la CNAF au 31/07/2011. 3Ces données ne concernent que les EAJE ayant bénéficié d'une aide à l'investissement dans le cadre d'un Plan crèche - Voir le détail en Annexe N°3. 
 
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juillet 2008 à 3,4 Mds€4Le total des nouvelles dépenses entre fin juillet 31 juillet 2011.  au 2008 et fin juillet 2011 s’est donc élevé à 900 M€. Le taux de cofinancement des CAF (Plans crèches et fonds locaux d'action sociale) a connu une diminution : il était de 39% pour les projets 2001-2008 et est passé à 32% pour les aides à l'investissement versées entre mi 2008 et mi 20115. Sur la même période, le taux de cofinancement par les communes est passé de 36% à 29%, alors que le taux de cofinancement par les entreprises (privées ou publiques) est passé de 3% à 10% (Voir Annexe N°1).  Les crédits d’investissement ne sont pas intégralement dédiés à la création de places nouvelles. Ainsi depuis 2001, les plans crèches ont contribué pour 74% à la création de nouvelles structures, 17% à des aménagements de structures existantes et 9% à des transplantations (Voir Annexe N°2). Trois quart des aides à l’investissement ont concerné des établissements multi accueil.  Le coût moyen de création d'une place nouvelle en EAJE est de 28 231 € : autour de 30 000€ en multi accueil et crèche collective, autour de 18 000€ pour une halte-garderie, une micro crèche ou une crèche parentale.  * Le PCPI  Le PCPI (7ème"Plan crèche") est doté d’un montant prévisionnel de 660 M€, soit 330 M€ sur la période de la COG (2009-2012) si l’on s’appuie sur l’hypothèse d’une montée en charge linéaire.  Les éléments disponibles sur l’utilisation de ces fonds appellent les remarques suivantes : - en 2009 et 2010, 148 M€ ont été engagés6, un résultat un peu inférieur à celui correspondant à une hypothèse de montée en charge linéaire (soit 82 M€ par an) ; - l’évolution de l’engagement des crédits sera à suivre avec attention au regard des objectifs initiaux. En effet, depuis 2000, les taux d’engagement des différents Fonds d’investissement pour la petite enfance ont dépassé 88% mais il faut noter leur diminution régulière (voir tableau en Annexe N°2) ; -  ainsi, :en outre, une fois engagés, un certain nombre de projets peuvent être annulés entre fin décembre 2009 et fin décembre 2010, 137 projets, correspondant à la création de 2 425 places, et à un montant d'aides à l'investissement de 21,2 M€, ont été annulés.  Si la tendance se poursuit, la répartition des places créées selon les différents plans pourrait être différente de l’objectif affiché qui était celui de 60% de nouvelles places financées par le nouveau Plan crèche (PCPI). Les ouvertures de places en 2009 et 2010 ont très massivement été financées dans le cadre des anciens plans crèches qui ont connu des retards dans leur réalisation (80% des projets ouvrent après la date prévue).  Sauf à ce que 80% de l’objectif soit réalisé entre 2011 et 2012, il pourrait en être de même pour le nouveau Plan crèche qui prévoyait initialement le financement de 20 000 places entre 2009 et 2012.                                                   4En € courants. 5 que le socle de base de financement est passé  Alorsde 6 000€ par place dans les premiers plans crèches à 7 400€ dans le PCPI. 6Les montants décaissés ont été de 12,1 M€.
 
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Cette sous-consommation des crédits d'investissement, liée au fait que le PCPI a démarré moins rapidement que prévu, a conduit à une sous-consommation des crédits de fonctionnement (PSU, PSO 4-6ans et Contrat enfance jeunesse) qui a contribué à une sous-consommation du Fonds National d'Action Sociale (FNAS) en 2009 et 2010.  Par ailleurs, en 2009, 6 215 places en EAJE ont ouvert en dehors d’un plan crèche et, pour 2010, les prévisions sont de 4 849 places hors plan crèche. Ces structures ont pu bénéficier d'aides à l'investissement financées par les CAF sur leur budget local d'action sociale.   b) Les mesures visant à améliorer le taux d’occupation des places  Selon le PQE « famille » 2012, « l'augmentation de la fréquentation par place (AFP) résulte de l'accroissement du taux d'occupation et de l’assouplissement des normes en structures collectives.   Concrètement, cela peut se traduire de trois manières : - d’ouverture égale et à nombre de places égal, par une augmentationsoit, à amplitude du taux d’occupation des places : un même enfant occupe sa place plus longtemps ou plusieurs enfants occupent la même place à des heures différentes ;  nombre de places égal, par une augmentation de l’amplitude d’ouverturesoit, à -journalière ou annuelle de la structure : de ce fait, un même enfant peut être accueilli plus longtemps ou de nouveaux enfants peuvent bénéficier d’heures d’accueil ; - soit, et c'est ce que peuvent mesurer les statistiques de la CNAF, par une augmentation des heures facturées aux parents (qu'ils aient ou non recours effectivement à une durée d'accueil plus longue).  Cette stratégie d’optimisation porte sur les anciennes places qui ont achevé leur phase de montée en charge et sur les places qui ont ouvert l’année précédente et sont en train d’achever leur montée en charge. Ce volume d’heures supplémentaires facturées permet de calculer des « équivalents places ».  Cette amélioration des taux d’occupation passe en premier lieu par une action des gestionnaires d’établissements, dans le cadre du dispositif incitatif de financement mis en place avec la prestation de service unique.  Elle s’est également appuyée sur une évolution des textes encadrant les EAJE, avec le décret n°2010-613 du 7 juin 2010 relatif aux établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans, qui avait pour objectif de fluidifier les procédures d’instruction, de permettre une meilleure occupation des places disponibles, d’assouplir les règles liées au personnel dans un contexte de tension de ces professions et de diversifier les formes d’accueil pour mettre à disposition des usagers une offre adaptée à chaque territoire.        
 
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2. Les résultats globaux  a) L’évolution totale du nombre de places  Globalement7équivalents places en EAJE classiques a progressé de, le nombre de places ou près de 70 000 entre 2008 et 2011, soit 94% de l’objectif retenu. Le taux de réalisation de l’objectif est de 91% pour la création de places nouvelles, et de 99% pour l’augmentation de la fréquentation par place.  
Objectif Réalisation Taux de réalisation Accueil collectif* 74 269 69 904* 94% Dont nombre de places nouvelles 44 486 40 426 91% Dont augmentation de la fréquentation 29 783 29 478* 99% par place Sources : CNAF – Tableau de bord Modes de garde - version du 02/04/2012 et calculs secrétariat HCF – Données 2011 provisoires. Hors micro crèches financées par la PAJE (CMG structure). * les résultats pour 2011 de l’augmentation de la fréquentation par place n’étant pas disponibles, le secrétariat général du HCF a retenu à titre provisoire la moyenne des résultats 2009 et 2010.  Le taux de réalisation de l’objectif en matière de création de places nouvelles a diminué sur la période, passant de 99% en 2009 à 81% en 2011. A l’inverse, le nombre d’ « équivalents-places » créées par l’augmentation de la fréquentation a progressé entre 2009 et 2010.  Tableau 4 : Avancement du plan de développement de la garde d’enfant : accueil collectif
2009   collectif* 22 479 Dont nombre de places 12 464 nouvelles Dont faruégqumeennttaattiioonn  10 015 par place
2009
20 659
12 397
8 262
2009 92%
99%
82%
2010 2010 24 827 25 504
14 902 14 139
9 925 11 365
2010 103%
95%
115%
2011
26 963
17 120
9 843
2011 25 255
13 890
9 814 *
2011 94%
81%
100%
 4 544 4 215 3 977 collectif Sources : CNAF – Tableau de bord Modes de garde - version du 02/04/2012 et calculs secrétariat HCF – Données 2011 provisoires. Hors micro crèches financées par la PAJE (CMG structure). * les résultats pour 2011 de l’augmentation de la fréquentation par place n’étant pas disponibles, le secrétariat général du HCF a retenu à titre provisoire la moyenne des résultats 2009 et 2010.  Si l’on déduit des créations de places le nombre de places détruites, on obtient sur trois ans : - une progression de 27 690 du nombre de places en accueil collectif ; - 478 des « équivalents-places » liés à l’optimisation ;une progression de 29 - soit une progression totale de 57 168 places ou équivalents-places en accueil collectif, qui s’explique à 52% par l’augmentation de la fréquentation par places et à 48% par la progression nette du nombre de places d’accueil.
                                                 7spécifiques est présenté en annexe 4.Le détail pour les structures  
 
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La mesure de l’évolution des capacités d’accueil par un nombre de places est cependant fragile, notamment parce qu’elle repose sur une appréciation conventionnelle du nombre d’équivalents-places. Ainsi, la destruction de places peut refléter une diminution de la capacité d’accueil comme elle peut refléter une régularisation du nombre de places réellement ouvertes à l’accueil compte tenu des professionnels en activité dans une structure. Dans ce dernier cas, on constate une diminution du nombre de places agréées qui ne correspond pas à une diminution des capacités d’accueil. A l’inverse, on enregistre une augmentation de la fréquentation par place qui ne correspond pas à une hausse de l’offre d’accueil.  L’évolution du nombre d’heures donne un aperçu plus fidèle des capacités d’accueil en établissement d’accueil du jeune enfant (EAJE).  b) L’évolution du nombre d’heures facturées et du nombre d’enfants accueillis  En 2011, d’après les premières estimations provisoires de la Cnaf, 595 millions d’heures d’accueil ont été facturées en EAJE, la grande majorité concernant des enfants de moins de trois ans8.  Le nombre d’heures facturées a cru de 67 millions depuis 2008, soit une hausse de 12,6%.  Tableau 5 : Evolution du nombre d’heures facturées en accueil collectif  2008 2009 2010 (provisoire) Nombre d'heures facturées 0 - 6 528 188 353 546 696 883 570 476 021 594 883 370 ans Evolution par rapport à l'année + 18 508 530 + 23 779 138 + 24 407 349 précédente lT'aanunxé ed 'éprvéocléutdieonnt epar rapport à + 3,50% + 4,35% + 4,28%  Source : CNAF, calculs SG HCF. Champ : France métropolitaine, heures facturées PS.  Cette augmentation reflète à la fois la progression du nombre de places et l’augmentation de la fréquentation par place. En effet, la progression du nombre d’heures facturées (+12,6%) est deux fois plus rapide que celle du nombre de places agréées (+6,1%), en raison d’une progression parallèle du nombre d’heures facturées par place agréée, qui passe de 1 591 heures facturées par an et par place en 2008 à 1 690 en 2011, soit une progression de 6,2%.  Tableau
  2011/2008 2010 (provisoire)2008 2009 Nombre de places agréées 331 975 339 204 348 568 352 100 + 6,1% Nombre d'h 8 353 546 696 883 570 476 021 59 0 - 6 ans eures facturées 528 18 4 883 370 + 12,6% s facturées / Npolamcber ea gdr'éhéeeu re1 591 1 612 1 637 1 690 + 6,2% Source : CNAF, calculs SG HCF. Champ : France métropolitaine, heures facturées PS.  Cette augmentation du nombre d’heures facturées par place, qui devra être confirmée lorsque les données définitives quant au nombre d’heures et au nombre de places seront disponibles, a plusieurs explications possibles :
                                                 8Données hors DOM.
 
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- une meilleure utilisation des places d'accueil, avec l'articulation des temps de garde entre plusieurs enfants à temps partiel par exemple ; - un allongement de l'accueil effectif des enfants ; - une facturation plus systématique du temps où l'enfant est absent dans les faits mais où la place lui est réservée (en raison notamment d'un nombre d’heures contractualisé supérieur au nombre d’heures occupées effectivement).  Si une partie de l’augmentation du nombre d’heures facturées par place correspond bien à un accroissement du nombre d’enfants inscrits ou de la durée pendant laquelle ils sont accueillis, une fraction non négligeable ne se traduit pas par une augmentation du nombre d’enfants accueillis.  En effet, sur la période 2008 – 2010 (les données sur le nombre d’enfants accueillis n’étant pas encore disponibles pour 2011), il apparait que le nombre d’heures facturées a progressé plus rapidement (+8%) que le nombre d’enfants accueillis (+5%) (Voir Annexe N°5).  Cette évolution reflète vraisemblablement pour partie une évolution des pratiques de facturation par les établissements : en effet, le ratio entre nombre d’heures facturées et nombre d’heures réalisées a progressé sur les années récentes, passant de 108% (pour 108 heures facturées aux familles, 100 sont effectivement réalisées) en 2006 à 112% en 2009.  Si l’existence d’un écart entre heures réalisées et heures facturées n’est pas en soi anormal (il est la conséquence de la mensualisation des contrats d’accueil réguliers, et des absences des enfants pour des heures que leurs parents avaient réservées et payées), sa croissance sur la période 2006 – 2009 ne trouve pas d’explication immédiate. Ce point devra donc être suivi avec vigilance lorsque les données des années suivantes seront disponibles. La Cnaf a d’ores et déjà demandé aux CAF de demander des explications aux structures dont le taux de facturation dépasse 120%.   C. Les mesures mises en œuvre et leurs résultats en matière d'accueil individuel  1. Les mesures mises en œuvre vis-à-vis des assistants maternels  a) Pour valoriser le métier d'assistant maternel  La valorisation du métier d’assistant maternel  Pour inscrire le métier d’assistant maternel dans un parcours professionnel, plusieurs actions ont été mises en œuvre : renforcement de la formation initiale : passage de 60h à 120h puis introduction d’un module consacré aux spécificités de l’organisation de l’accueil collectif dans le cadre de la première partie de la formation9.  On ne sait pas dans quelle mesure et selon quelles modalités ces dispositions ont été effectivement mises en œuvre par les départements. Il semblerait néanmoins que l'on observe de fortes disparités entre départements portant notamment sur la longueur des délais entre l’obtention de l’agrément et l’entrée en formation préalable à l’accueil d’un premier enfant.
                                                 9 n°2010 - 625 relative à la création des maisons d'assistants maternels et portant diverses dispositions Loi relatives aux assistants maternels.
 
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Le partenariat avec Pôle emploi  Ce partenariat, qui vise à favoriser une meilleure connaissance du secteur des services à la personne et des métiers de la petite enfance par les conseillers de Pôle emploi, s’est traduit notamment par la réalisation d’une fiche sur le métier d'assistant maternel, en collaboration avec la DSS, la DGCS et les conseils généraux, et disponible sur l’intranet de Pôle emploi. b) Pour renforcer l'attractivité du métier  Pour renforcer l’attractivité du métier, deux aides ont été instaurées : la création d'un prêt à taux zéro et le versement d'une prime à l'installation.  Le prêt à taux zéro pour les assistants maternels  Les assistants maternels peuvent bénéficier d'un prêt à l'amélioration du lieu d'accueil (PALA), qu'ils exercent leur activité à domicile ou au sein d'une maison d'assistants maternels Il s'agit d'un prêt sans intérêt d'un montant maximum de 10 000 € (plafonné à 80% des dépenses engagées), avec un délai de remboursement maximal de 120 mois.  Pour les assistants maternels exerçant à leur domicile, après 219 offres de prêts en 2010, le dispositif est rapidement monté en charge en 2011 : à fin septembre, 1 559 prêts avaient été contractés. Les volumes de prêts restent toutefois assez faibles si on les compare à l’augmentation des effectifs d’assistantes maternelles en activité (supérieure à 10 000 par an en moyenne ces dernières années).  Pour les assistants maternels exerçant en maisons d'assistantes maternelles, le décret a été publié en août 2011, la circulaire ministérielle diffusée le 5 décembre 2011 et la circulaire d'application de la CNAF le 21 mars 2012. A priori, peu de prêts ont donc été accordés à ce jour.  Le versement d’une prime à l’installation   Décidée par le conseil d’administration de la CNAF et de montants de 300€ et 500€, la prime est servie par les CAF pour une première installation. Au 31 décembre 2011, 6 M€ de primes ont été versées. A ce jour, le nombre de bénéficiaires n’est pas connu mais il devrait se situer entre 15 000 et 17 000 assistantes maternelles10 .  Une campagne de communication relative aux différentes aides versées par les Caf en direction des assistants maternels a été lancée par la Cnaf (dépliants, affiches, etc.).  c) Pour favoriser la rencontre entre l'offre et la demande  A ce jour, le site « mon-enfant.fr » recense la quasi-totalité des établissements d’accueil du jeune enfant, des relais assistantes maternelles, des lieux d’accueil enfants-parents et des accueils de loisirs financés par la branche.  Les coordonnées des assistantes maternelles ayant donné leur accord sont en ligne dans 82 départements, soit directement (74 départements), soit au moyen d’un lien avec un site                                                  10En 2010, 4,5 M€ ont été versés à plus de 11 900 assistants maternels, dont près de 4 700 primes versées au  montant majoré de 500€.
 
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