Rapport d'information fait au nom de la Délégation pour l'Union européenne sur la politique européenne de voisinage (rapport d'étape)

De
Créée en 2003, la politique européenne de voisinage s'adresse aux pays voisins de l'Union européenne à 27, à savoir les nouveaux Etats indépendants, anciennement inclus dans l'Union soviétique, et les pays du pourtour méditerranéen, membres du processus de Barcelone. A ce jour, elle concerne potentiellement seize pays : l'Algérie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, l'Egypte, la Géorgie, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Moldavie, le Maroc, l'Autorité palestinienne, la Syrie, la Tunisie et l'Ukraine. A l'origine, la politique de voisinage était destinée aux seuls voisins de l'Est. C'est la France qui a demandé d'y inclure les partenaires méditerranéens du processus de Barcelone lors du Conseil européen de Copenhague de décembre 2002. Les pays du Caucase ont été inclus en 2004. Le présent rapport dresse un premier bilan de cette politique qui vise à sécuriser les frontières extérieures de l'Union européenne en créant autour de celle-ci un « cercle d'amis » partageant ses objectifs et ses valeurs. Il note qu'elle reste encore méconnue en France. Il propose des perspectives d'évolution pour cette politique qui est confrontée à deux défis. D'une part, s'adapter à la revendication de statuts ad hoc de la part des différents pays partenaires, qui souhaitent individualiser leur relation avec l'Union européenne. D'autre part, s'enrichir des multiples dimensions régionales qui s'affirment, à commencer par la dimension méditerranéenne, par le biais notamment du projet d'Union pour la Méditerranée.
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000503-rapport-d-information-fait-au-nom-de-la-delegation-pour-l-union-europeenne-sur-la
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 48
Voir plus Voir moins
N° 451
SÉNAT
SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2007-2008
Annexe au procès-verbal de la séance du 9 juillet 2008
RAPPORT D´INFORMATION
FAIT
au nom de la Délégation pour l’Union européenne européennedevoisinage(rapport d’étape),
Par M. Jacques BLANC,
Sénateur.
(1)
sur
la
politique
( 1 ) C e t t e d é l é g a t i o n e s t c o m p o s é e d e a e n e l , u b e r t H . H : Mp r é s i d e n t D e n i s M M . ; a d r é , B J e a n B i z e t , J a c q u e s B l a n c , J e a n F r a n ç o i s - P o n c e t , B e r n a r d F r i m a t , S i m o n S u t o u r ,v i c e - p r é s i d e n t s ; M M . R o b e r t B r e t , A y m e r i d e M o n t e s q u i o u ,t a i r e ss e c r é  M ; B o b e r t R M .n - M i c h e l e a  J a d i n t e r , a y l e t , B P i e r r e B e r n a r d –R e y m o n d , D i d i e r B o u l a u d , M m e A l i m a B o u m e d i e n e - T h i e r y , M M . L o u i s d e B r o i s s i a , G é r a r d C é s a r , C h r i s t i a n C o i n t a t , R o b e r t d e l P i c c h i a , M a r c e l D e n e u x , P i e r r e F a u c h o n , A n d r é F e r r a n d , Y a n n G a i l l a r d , P a u l G i r o d , M m e M a r i e - T h é r è s e H e r m a n g e , M . C h a r l e s J o s s e l i n , M m e F a b i e n n e K e l l e r , M M . S e r g e L a g a u c h e , G é r a r d L e C a m , L o u i s L e P e n s e c , M m e s C o l e t t e M é l o t , M o n i q u e P a p o n , M M . Y v e s P o z z o d i B o r g o , R o l a n d R i e s , J o s s e l i n d e R o h a n , M m e C a t h e r i n e T a s c a , M . A l e x T ü r k .
INTRODUC
- 3 -   
S O M M A
I
R
E
 
Pages
TION..................................... 5....................................................................................
I. UNE POLITIQUE COMPLEXE MAIS EFFICACE QUI SUSCITE DES RÉACTIONS AMBIGUËS..................................................................................................7 ....
A. UNE POLITIQUE COMPLEXE QUI TROUVE SES ORIGINES DANS LE DERNIER ÉLARGISSEMENT DE L’UNION EUROPENNE .................................................................... 7
1. Une politique née de l’élargissement, qui s’adresse à des pays très hétérogènes.................... 7 2. Les principes et les inst ruments de la politique de voisinage................................................... 8 3. Le financement de la politique de voisinage............................................................................ 12
B. UNE POLITIQUE EFFICACE QUI SUSCITE DES RÉACTIONS AMBIGUËS CHEZ LES PAYS PARTENAIRES ...................................................................................................... 14
1. Le bilan de la politi que de voisinage est positif....................................................................... 14 2. Mais elle suscite des réactions de défia nce chez la plupart des pays partenaires.................... 17
II. UNE POLITIQUE DYNAMIQUE À LA CROISÉE DES CHEMINS, ENJEU DE POLITIQUE EXTÉRIEURE POUR L’UNION EUROPÉENNE.......................................... 21
A. UNE POLITIQUE DYNAMIQUE EN PLEINE ÉVOLUTION, ENCORE TROP NOYAUTÉE PAR LA COMMISSION EUROPÉENNE ............................................................ 21
1. Le rôle prédominant de la Commission................................................................................... 21 2. Le rôle plus effacé des autres acteurs..................................................................................... 22
B. UNE POLITIQUE À LA CROISÉE DES CHEMINS, MENACÉE D’ÉCLATEMENT .............. 25
1. Les tensions entre les États membres...................................................................................... 26 2. Une différenciation de plus en plus poussée entre les partenaires de la politique de voisinage, qui menace sa cohérence....................................................................................... 26 3. La multiplication de projets à dimension régionale : concurrence ou complémentarité ?92............... ...................................................................................................
C. UN ENJEU DE POLITIQUE EXTÉRIEURE POUR L’UNION EUROPÉENNE ....................... 34
1. La politique de voisinage ne peut ignorer les relations entre la Russie et l’Union européenne........................................................................ .3.4................................................... 2. L’intérêt des États-Unis p our la politique de voisinage........................................................... 35 3. La politique de voisinage, enjeu de crédibilité pour l’Union européenne en matière de politique extérieure........................................................................3 6....................................
CONCLUSION...........................................................................93.. .................................................
EXAMEN EN DÉLÉGATION......................................................................................................1 4
- 4 -
ANNEXES.................... 43..................................................................................................................
I. LISTE DES PERSONNALITÉS RENCONTRÉES................................................................. 45 1. À Bruxelles....54 .......................................................................................................................... 2. À Paris......................................................................................................5............4 ..................
II. DOCUMENTS DE LA COMMISSION SUR LA POLITIQUE EUROPÉENNE DE VOISINAGE....................................74 ......................................................................................... 1. Communications de la Commission sur la politique de voisinage : documents de stratégie ...74............................................................................................................................... 2. Plans d’action PEV et rapports sur les pays........................................................................... 47 3. Rapports de suivi..................................................................................................................7..4 
5 - -
INTRODUCTION
La politique de voisinage de l’Union européenne est devenue depuis sa création en 2002 une composante primordial e des relations extérieures de l’Union européenne. Elle est suivie par la commissaire aux relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. Complexe, elle s’adresse à des pays très hétérogènes qui n’ont souvent pour seul point commun que d’être des « voisins » de l’Union européenne à vingt-sept.
Signe de son importance, el le est mentionnée dans le Traité de Lisbonne (Titre I, article 8 du nouveau Traité sur l’Union européenne) :
« de son voisinage des relations développe avec les pays1. L’Union privilégiées, en vue d’établir un espace de prospérité et de bon voisinage, fondé sur les valeurs de l’Union et caract érisé par des relations étroites et pacifiques reposant sur la coopération.
2.Aux fins du paragraphe 1, l’Union peut conclure des accords spécifiques avec les pay s concernés. Ces accords peuvent comporter des droits et obligations réciproques ainsi que la possibilité de conduire des actions en commun. Leur mise en œuvre fait l’objet d’une concertation périodique ».
Paradoxalement, alors que cette politique de voisinage a fait l’objet de développements récents et qu’elle tend à prendre de plus en plus d’importance parmi les priorités de la Commission européenne et des présidences successives du Conseil de l’ Union européenne, elle n’est que très rarement évoquée, pour ne pas dire méco nnue en France, ce qui n’est pas le cas chez certains États membres de l’Union européenne, par exemple l’Allemagne. Seuls quelques rares chercheurs français travaillent sur ce thème et contribuent à la faire connaître auprès d’un public plus large.
Votre rapporteur estime pourtant que la politique de voisinage mérite qu’on lui accorde une attention particulière à plus d’un titre. D’une part, la réussite de la politique de voisinage conditionnera en partie la stabilité et la sécurité de l’Europe. En cherchant à démocratiser et à pacifier les marges de l’Union européenne, la politique de voisinage est bien un facteur clé de sa sécurité. D’autre part, de nombre uses et intéressantes initiatives ont récemment fleuri dans le cadre de cette politique. La politique de voisinage doit ainsi s’adapter aujourd’hui à une triple dime nsion régionale inédite et incontournable : une dimension méditerra néenne, une dimension « Mer noire » et une dimension « Mer baltique ». T outes ces initiatives appellent une réflexion sur la cohére nce de la politique de voisinage. Enfin, celle-ci est un test pour la capacité de l’Union européenne à jouer un rôle en tant qu’acteur
- 6 -
international. Elle est en effet un enjeu de politique extérieure pour l’Union européenne, notamment au regar d des rapports entre l’Europe et la Russie.
Au-delà de ces enjeux, le so mmet du 13 juillet 2008 sur l’Union pour la Méditerranée justifie pleineme nt notre démarche. En effet, ce sommet constitue un moment charnière pour l’avenir de la politique européenne de voisinage.
Votre rapporteur vous soumet ici un rapport d’étape, qui sera complété par un rappor t définitif au cours du second semestre, afin de tenir compte des évolutions survenues depui s le sommet du 13 juillet 2008.
- 7 -
I. UNE POLITIQUE COMPLEXE MAIS EFFICACE QUI SUSCITE DES RÉACTIONS AMBIGUËS
A. UNE POLITIQUE COMPLEXE QUI TR OUVE SES ORIGINES DANS LE DERNIER ÉLARGI SSEMENT DE L’UNION EUROPENNE
1. Une politique née de l’élargissement, qui s’adresse à des pays très hétérogènes
a) Les pays auxquels s’adresse la politique de voisinage sont très divers
Créée en 2003, la politique européenne de voisinage s’adresse aux pays voisins de l’Union européenne à 27, à savoir les nouveaux États indépendants, anciennement inclus dans l’Union soviétique, et les pays du pourtour méditerranéen, membres du processus de Barcelone. A ce jour, elle concerne seize pays : l’Algérie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la B iélorussie, l’Égypte, la Géorgie, Isra ël, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Moldavie, le Maroc, l’Autorité palestinienne, la Syrie, la Tu nisie et l’Ukraine. A l’origine, la politique de voisina ge était destinée aux seuls voisins de l’Est. C’est la France qui a demandé d’y inclure les partenaires méditerranéens du processus de Barcelone lors du Conseil européen de Copenhague de décembre 2002. Les pays du Caucase ont été inclus en 2004.
Il importe de préciser que la politique de voisinage ne s’adresse pas aux États impliqués dans le processus d’élargissement. Elle est distincte de celui-ci, et ne préjuge en rien des relations futures entre l’Union européenne et les pays voisins. Autrement dit, elle n’est pas une antichambre à l’adhésion.
La Russie fait, quant à elle, l’objet d’un partenariat stratégique spécifique avec l’Union europé enne, et n’est pas associée à la politique de voisinage. Elle refuse en effet d’ être assimilée aux autres voisins de l’Union. Parmi les pays auxquels s’adresse la politique de voisinage, l’Algérie ne s’est pas déclarée intéressée pour le moment. De même, la Libye et la Syrie ne sont pas encore engagées dans un processus formel de négociations, du fait des relations difficiles qu’elles entretenaient avec l’Union jusqu’à récemment. Enfin, la Biélorussie ne pourra bénéfi cier des avantages offerts par la politique de voisinage que lorsque ses autorités auront démontré sans ambiguïté leur volonté de respecter les valeurs démo cratiques et l’État de droit.
8 --
b) Les origines et les objectifs de la Politique européenne de voisinage
A l’origine, la politique de voisinage a été conçue pour répondre à une prise de conscien ce issue du dernier élargissement. Avec l’entrée de huit pays d’Europe centrale et orientale, puis de la Bu lgarie et de la Roumanie, les frontières de l’Union se sont en effet dépl acées vers des zones d’instabilité potentielle. La politique de voisinage répond à cette préoccupation. Elle vise à sécuriser les frontières extérieures de l’Union européenne en créant un « cercle d’amis » partageant ses objectifs de paix, de stabilité et de prospérité.
Plus précisément, la politique de voisinage vise deux objectifs principaux. D’une part, éviter l’émergence de nouvelles lignes de division entre l’Union élargie et ses voisins. D’autre pa rt, renforcer la prospérité, la stabilité et la sécurité de tous. Elle se concentre ainsi sur la promotion de la démocratie et des libertés, tout en al lant au-delà des relations déjà établies avec chaque pays voisin. Toutefois, l’établisse ment de ces relations privilégiées est conditionné par l’intérêt mutuel à respecter des valeurs communes, à savoir la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme, la bonne gouvernance, les principes d’une économie de marché et le développement durable.
2. Les principes et les instruments de la politique de voisinage
a) La politique de voisinage présuppose l’existence d’accords bilatéraux entre l’Union européenne et les pays partenaires
La politique de voisinage repose sur un ens emble d’accords bilatéraux conclus par la Communauté européenne et ses États membres avec chacun des pays voisins mentionnés, en vertu de décisions du Conseil adoptées à l’unanimité sur proposition de la Commission, et après avis conforme du Parlement européen. Ces accords établissent des relations contractuelles entre les pays partenaires et l’Union européenne (accords d’association pour les pays méditerranéens, accords de partenariat et de coopération pour les pays de l’Est et du Caucase). Ils fournissent ains i le cadre institutionnel (conseils et comités de coopération ou d’associ ation) et juridique nécessaire pour intensifier et mettre en œuvre la coopération. En principe, l’Union européenne y est représentée sous forme de tr oïka, à savoir la Présidence du conseil, le Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), et la Commission.
On peut se demander quelle est la va leur ajoutée de la politique de voisinage par rapport aux relations et part enariat existant déjà, notamment le
9 --
processus de Barcelone. La politique de voisinage se veut complémentaire du processus de Barcelone, qui instaure des relations multilatérales entre l’Union et l’ensemble des parten aires. Elle permet d’individualiser la relation entre l’Union européenne et ch acun des pays membres du processus de Barcelone.
Le processus de Barcelone
Le partenariat euro-méd iterranéen (Euromed) dit aussi « processus de Barcelone » a été créé en 1995 à Barcelone à l’initiative de l’Union européenne et de dix autres États méditerranéens : l’Algérie, l’Auto rité palestinienne, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie, la Tunis ie et la Turquie. La Libye avait un statut d’observateur, mais, depuis 2004, la normalisation des rapports avec l’Union européenne prépare l’intégration de ce pays dan s le processus de Barcelone.
Euromed est fondé sur les rapports culturels et de paix entre ces différents États appartenant à une même aire socioculturelle riche d’une histoire commune d’échanges réciproques. Les memb res de l’Union européenne et les dix partenaires ont à cœur de s’impliquer dans le processus de paix israélo-palestinien. Au niveau économique, le processus vise à l’instauration d’un marché de libre-échange en 2010. Cet objectif, de même que celui de la lutte contre l’immigration clandestine, a été réaffirmé lors du sommet de Barcelone de 2005. Les dix partenaires bénéficient de fonds de la Banque européenne d’investis sement (BEI) au sein du programme MEDA, aujourd’hui inclus dans l’Instrument européen de vo isinage et de partenariat (IEVP).
b) Le plan d’action, instrument central de la politique de voisinage
(1) Le contenu des plans d’action
La politique de voisinage est mi se en œuvre au moyen de plans d’action bilatéraux fondés sur les besoins du pays voisin concerné, et sur les intérêts réciproques de ce dernier et de l’ Union. Ces plans d’ action établissent un agenda de travail pour une période de 3 à 5 ans. Cet agenda de travail prévoit des objectifs de réformes dans les domaines politique et économique, mais également le rapprochement des législations avec l’acquis communautaire. Les plans d’action prévoient auss i la participation des pays voisins à certains programmes communautaires, et le développement ou le renforcement de coopér ations spécifiques, notamment transfrontalières. Par exemple, Israël es t le premier pays à participer au programme PIC de l’Union européenne pour l’innovation et l’esprit d’entreprise.
10 --
Entrée en vigueur Pays partenaires de contdreas crteulealtlieosn as vec pRaarp ppaoyrst  Plan d'action Apdaro pl'tUioEn la PEV de la PEV PEV la CE Accord d’Association Algérie --(AA) - septembre -- --2005 et de Coopération op Arménieaira tté en Mra s0250dAr1d1. 2d0A0c6cor2t0e0n6e  1P3a. (APC) – 1999 automne Azerbaïdjan2006.11.6 13 200 2rs5A0099 1Ma9 tua enmotpodne éACP Biélorussie -- ---- --    ÉgypteAAraM 4002 niuj  507.30.7002 s0250pArpuoéva ux printemps 200  Géorgie6002.11.A PC99 1Ma9 00A5sr2  éneodtp t6 13 200 au omne IsraëlAinju A Ma0 00 2050.1202.2 nif4002roppé uv20i  A04  Jordanie5002.20.124020n fié uvropp AaM i0240ia2 00 2AA - M opté en 17.10.2006 Liban50dA s02M ra2006ril - avAA  otua enm6002 Libye-- -- -- --     Moldavie0..240120250uvropp A20n fié  8991 te4002 iaMAPC - juill Maroc ni2 M évAfA 2.010200a0r0s2 4 200 Maiprou4 Ap500.2 -AutoritéAA pro palestinienne t9179M ia2 00 4visoire - juille.1242.20500prApvéouin f00 2 Syrie ---- -- --Tunisiers 1 maAA 210420n fié uvroppA 4002 iaM 8990..20250 APC  mars 1998 Mai 2004 2A0p0p4rouvé fin 21.02.2005
Ukraine
Source : site de la politique de voisinage de la Commission européenne
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.