Rapport d'information fait en application de l'article 145 du Règlement au nom de la Mission d'information sur la pratique du voile intégral sur le territoire national

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La Conférence des Présidents de l'Assemblée nationale a créé, le 23 juin 2009, une mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, s'agissant notamment de la burqa et du niqab. Sur la base de nombreuses auditions, la mission arrive à la conclusion que le port du voile intégral, phénomène complexe et diversement appréhendé dans d'autres pays, « n'est pas une prescription de l'islam mais une pratique culturelle pour certains et militante pour d'autres ». Les auditions ont également révélé des inquiétudes pour la cohésion nationale et les valeurs républicaines que l'extension du port du voile intégral peut menacer, abordant ainsi la question de la laïcité. Compte tenu de ces réflexions, la mission envisage les moyens d'action : engendrer un sentiment d'adhésion aux valeurs de la République, par le vote d'une résolution condamnant le port du voile intégral mais aussi par la médiation, la pédagogie et l'éducation ; protéger les femmes qui se voient imposer le port du voile intégral ; analyser les conditions juridiques et matérielles dans lesquelles le port du voile intégral pourrait faire l'objet d'une interdiction dans l'espace public.
Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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N° 2262

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ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE


Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 26 janvier 2010.




RAPPORT D’INFORMATION


FAIT

en application de l’article 145 du Règlement


AU NOM DE LA MISSION D’INFORMATION
(1)
SUR LA PRATIQUE DU PORT DU VOILE INTÉGRAL SUR LE TERRITOIRE NATIONAL



Président
M. ANDRÉ GERIN,


Rapporteur
M. Éric RAOULT,

Députés.

——





(1) La composition de cette mission figure au verso de la présente page. La mission d’information est composée de :

M. André Gerin, président ; Mme Arlette Grosskost, Mme Danièle
Hoffman-Rispal, M. Georges Mothron, M. Nicolas Perruchot, vice-
présidents ; M. Christian Bataille, M. Éric Diard, M. Christophe
Guilloteau, Mme Françoise Hostalier, secrétaires ; M. Éric Raoult,
rapporteur ; M. Yves Albarello, Mme Nicole Ameline, M. François
Baroin, M. Patrick Beaudouin, M. Gilles Bourdouleix, M. Pierre
Cardo, Mme Pascale Crozon, M. Pierre Forgues, M. Jean-Paul
Garraud, M. Jean Glavany, M. Michel Lefait, Mme Colette
Le Moal, M. Lionnel Luca, Mme Jeanny Marc, Mme Martine
Martinel, Mme Sandrine Mazetier, M. Jacques Myard,
Mme George Pau-Langevin, Mme Bérengère Poletti, M. Jacques
Remiller, Mme Chantal Robin-Rodrigo, M. François de Rugy





— 3 —







SOMMAIRE
___

Pages

AVANT-PROPOS DE M. ANDRÉ GERIN, PRÉSIDENT DE LA MISSION
D’INFORMATION ............................................................................................................ 13
AVANT-PROPOS DE M. ÉRIC RAOULT, RAPPORTEUR DE LA MISSION
D’INFORMATION ............................................................................................................ 15
INTRODUCTION...................................................................................................... 19
PREMIÈRE PARTIE : DES PRATIQUES RADICALES, ENTRE ARCHAÏSME
CULTUREL ET PROSÉLYTISME INTÉGRISTE ......................................................... 25
I.– UNE ORIGINE ANCIENNE, UN DÉVELOPPEMENT RÉCENT, UNE PRESCRIPTION
NON ISLAMIQUE............................................................................................................... 25
A. UNE PRATIQUE ANTÉRIEURE À L’ISLAM ET IMPORTÉE DES SOCIÉTÉS DU
MOYEN-ORIENT ...................................................................................................... 25
1. Des tenues vestimentaires avant tout caractéristiques des us et
coutumes de sociétés du Moyen-Orient .......................................................... 25
2. Une pratique vestimentaire encore marginale apparue assez récemment
sur le territoire national...................................................................................... 28
a) L’étude citée par le ministre de l’Intérieur : 1 900 femmes voilées
intégralement................................................................................................... 28
b) Les élus locaux et les spécialistes du fait religieux musulman partagent le
constat du caractère marginal de cette pratique............................................... 29
c) Une place croissante dans l’espace médiatique................................................. 30
d) Une rupture par rapport à l’évolution des comportements en Occident comme
en Islam........................................................................................................... 31
B. UNE PRATIQUE TRÈS LARGEMENT CONSIDÉRÉE COMME NE PRÉSENTANT
PAS LE CARACTÈRE D’UNE PRESCRIPTION OBLIGATOIRE ............................... 36
1. Une pratique née d’une interprétation très minoritaire ne reposant sur
aucun fondement textuel explicite et incontestable........................................ 36
2. Un rejet unanime par les représentants du culte musulman et des
spécialistes de l’islam entendus par la mission .............................................. 38 — 4 —
II.– LE SIGNE DÉVOYÉ D’UNE QUÊTE D’IDENTITÉ ET L’ÉTENDARD DE
MOUVEMENTS COMMUNAUTARISTES ET RADICAUX.................................................. 41
A. DES CHEMINEMENTS PERSONNELS ENTRE SERVITUDE VOLONTAIRE,
LIBERTÉS ALIÉNÉES ET SITUATIONS DE CONTRAINTES ................................... 42
1. La revendication pleine et entière du port du voile intégral, une servitude
volontaire ............................................................................................................ 43
a) La recherche de pureté par la pratique d’un culte plus austère......................... 43
b) Une prise de distance par rapport à une société jugée pervertie ....................... 46
2. Des libertés aliénées par le poids de l’environnement social ........................ 47
a) Une propension au conformisme vis-à-vis des valeurs de la famille et de la
communauté .................................................................................................... 47
b) Le souci d’une respectabilité dans un espace social menaçant.......................... 49
3. Une soumission dans un contexte marqué par des situations de
contraintes voire de violences .......................................................................... 50
B. LE FRUIT D’UN ENFERMEMENT COMMUNAUTARISTE ET L’ÉTENDARD D’UN
MOUVEMENT INTÉGRISTE : LE SALAFISME......................................................... 52
1. Le port du voile intégral manifeste un repli de nature communautariste
dans certains territoires..................................................................................... 52
2. L’étendard d’un projet intégriste militant et prosélyte porté par la
nébuleuse salafiste............................................................................................ 56
a) Un mouvement appelant à un retour vers un âge d’or perdu............................. 57
b) Une logique prédicatrice et missionnaire.......................................................... 59
III.– UN VÉRITABLE DÉFI PAR-DELÀ LE CONTRASTE DES SITUATIONS
NATIONALES .................................................................................................................... 67
A. UN PHÉNOMÈNE LARGEMENT INEXISTANT DANS LES PAYS D’EUROPE
CENTRALE ET ORIENTALE..................................................................................... 67
1. La République tchèque...................................................................................... 67
2. La Bulgarie.......................................................................................................... 68
3. La Roumanie ...................................................................................................... 68
4. La Hongrie .......................................................................................................... 68
5. L’Allemagne ........................................................................................................ 69
B. DES SOCIÉTÉS HEURTÉES PAR CE PHÉNOMÈNE .............................................. 71
1. La Suède............................................................................................................. 71
2. Le Danemark ...................................................................................................... 72
C. DES SOCIÉTÉS SE SENTANT MISES EN CAUSE DANS LEUR IDENTITÉ ET
DANS LEURS LIBERTÉS ......................................................................................... 73
1. La Belgique......................................................................................................... 73
2. Les Pays-Bas...................................................................................................... 77 — 5 —
D. DES PAYS CONFRONTÉS À DES SURENCHÈRES COMMUNAUTARISTES ........ 81
1. Le Canada .......................................................................................................... 81
2. Les États-Unis .................................................................................................... 81
3. Le Royaume-Uni ................................................................................................ 83
DEUXIÈME PARTIE — UNE PRATIQUE AUX ANTIPODES DES VALEURS DE LA
RÉPUBLIQUE .................................................................................................................... 87
I.– LE PRINCIPE DE LAÏCITÉ EN LISIÈRE DU DÉBAT .................................................... 87
A. RETOUR SUR LE PRINCIPE DE LAÏCITÉ ................................................................ 88
1. Un principe moteur dans la construction de notre vivre-ensemble ............... 88
2. Un principe qui oblige l’État mais aussi les citoyens....................................... 88
B. LE PORT DU FOULARD ISLAMIQUE ET DU VOILE INTÉGRAL RENVOIENT À
DES PROBLÉMATIQUES DISTINCTES ................................................................... 90
1. Le foulard à l’école : un signe ostensiblement religieux dans un lieu
particulier ............................................................................................................ 90
2. Le voile intégral : une pratique contestée dans un espace indéterminé....... 92
3. Une atteinte à la laïcité au sens philosophique du terme plus qu’au sens
juridique .............................................................................................................. 93
II.– LA NÉGATION DE LA LIBERTÉ.................................................................................. 95
A. LA LIBERTÉ DE SE VÊTIR EN QUESTION .............................................................. 95
1. Si la liberté de se vêtir n’est pas absolue......................................................... 95
2. … le port du voile intégral constitue bien une entrave à cette liberté............ 97
B. LES CONTRAINTES SUR LES MINEURES SONT PARTICULIÈREMENT
INTOLÉRABLES ....................................................................................................... 99
1. Des cas signalés de voile intégral sur des enfants de moins de dix ans...... 99
2. Des pressions sans cesse croissantes sur les jeunes filles dans certains
quartiers.............................................................................................................. 100
C. DES DÉRIVES SECTAIRES SONT À COMBATTRE ................................................ 101
1. La recherche d’une pureté absolue en se coupant du monde....................... 102
2. Des doutes quant aux visées politiques sous-jacentes à cette dérive
sectaire ............................................................................................................... 105
3. Des dérives contraires à nos lois...................................................................... 106
III.– LE REJET DU PRINCIPE D’ÉGALITÉ ........................................................................ 107
A. L’ÉGALITÉ DES SEXES ET LA MIXITÉ, PRINCIPES ESSENTIELS DE LA
RÉPUBLIQUE........................................................................................................... 107
1. L’égalité des sexes : un principe constitutionnel ............................................. 107
2. La reconnaissance par le droit international et européen .............................. 108 — 6 —
B. LE VOILE INTÉGRAL COMME SYMBOLE DE L’INFÉRIORISATION DES
FEMMES................................................................................................................... 109
1. Une marque d’apartheid sexuel........................................................................ 109
2. La réification de la femme, premier maillon d’une chaîne
d’asservissement ............................................................................................... 110
3. Le désir de voir disparaître les femmes de l’espace public............................ 111
C. LE SIGNE D’UN REFUS DE L’ÉGALE DIGNITÉ DES ÊTRES HUMAINS ................. 113
1. Une évidence au plan moral….......................................................................... 113
2. … plus difficile à saisir au plan juridique .......................................................... 114
IV.– LE REFUS DE LA FRATERNITÉ................................................................................ 116
A. MASQUER SON VISAGE POUR EXCLURE L’AUTRE.............................................. 116
1. Le « visage miroir de l’âme » (Emmanuel Lévinas)........................................ 116
2. Une attitude fondamentalement perverse........................................................ 118
B. LE REFUS DU VIVRE-ENSEMBLE ........................................................................... 119
1. Une forme d’incivilité.......................................................................................... 119
2. Une atteinte à notre code social ....................................................................... 120
TROISIÈME PARTIE — LIBÉRER LES FEMMES DE L’EMPRISE DU VOILE
INTÉGRAL ....................................................................................................................... 123
I.– CONVAINCRE............................................................................................................... 123
A. AFFIRMER SOLENNELLEMENT ET FERMEMENT LES PRINCIPES
RÉPUBLICAINS PAR LE VOTE D’UNE RÉSOLUTION............................................. 123
1. La résolution, nouvel outil aux mains du Parlement dont l’usage
comporterait de nombreux avantages ............................................................. 124
a) L’attrait de la nouveauté .................................................................................. 124
b) Une procédure rapide....................................................................................... 125
c) L’affirmation de la compétence du Parlement................................................... 125
d) Un impact potentiellement important tant auprès de l’opinion que des agents
publics............................................................................................................. 126
2. Un contenu multiforme....................................................................................... 126
a) Réaffirmer les principes républicains ............................................................... 127
b) Souligner les efforts accomplis par les acteurs de terrain qui combattent la
pratique du port du voile intégral..................................................................... 128
c) Rappeler la détermination de la représentation nationale à lutter contre les
discriminations ................................................................................................ 128
d) Condamner les violences faites aux femmes et soutenir toutes les femmes
contraintes de porter le voile intégral dans le monde ....................................... 128 — 7 —
B. DIFFUSER LES PRINCIPES RÉPUBLICAINS PAR LA MÉDIATION, LA
PÉDAGOGIE ET L’ÉDUCATION............................................................................... 129
1. La médiation, première des réponses face au voile intégral.......................... 129
a) Prendre en considération la diversité des situations ......................................... 129
b) Mobiliser tous les acteurs compétents, et notamment les élus locaux................. 130
2. La pédagogie de la laïcité et des valeurs de la République........................... 131
a) Renforcer la formation civique des primo-arrivants.......................................... 131
b) Mieux former les agents publics aux règles de la laïcité et à la gestion des
incivilités ......................................................................................................... 132
3. Le rôle fondamental de l’éducation et de la connaissance ............................ 134
a) Faire de l’école un lieu de prévention des violences sexistes............................. 134
b) Mieux connaître la laïcité................................................................................. 135
c) La question de l’enseignement de la langue arabe et de la civilisation
musulmane au sein de l’école de la République................................................ 136
C. LUTTER CONTRE LES PRÉJUGÉS ET RÉFLÉCHIR À UNE JUSTE
REPRÉSENTATION DE LA DIVERSITÉ SPIRITUELLE............................................ 138
1. Faire reculer les discriminations ....................................................................... 138
2. Réfléchir aux moyens de respecter pleinement une juste représentation
de la « diversité spirituelle » ............................................................................. 139
a) La construction de lieux de cultes..................................................................... 140
b) L’islam en Alsace-Moselle................................................................................ 141
c) La reconnaissance symbolique des fêtes des religions les plus représentées...... 141
II.– PROTÉGER ................................................................................................................. 142
A. MOBILISER ET RENFORCER LES INSTRUMENTS JURIDIQUES POUR LUTTER
CONTRE LES VIOLENCES ET LES CONTRAINTES ............................................... 142
1. Combattre le port du voile intégral subi par des mineures............................. 143
2. Protéger les femmes victimes de contrainte au sein de leur couple ............. 144
a) Le juge civil est protecteur de la liberté des femmes.......................................... 144
b) Des violences en passe d’être mieux reconnues au plan pénal .......................... 145
3. Sanctionner les prédicateurs fondamentalistes qui incitent au port du
voile intégral ....................................................................................................... 147
4. Lutter contre les dérives sectaires.................................................................... 148
B. RÉAFFIRMER LE SOUTIEN DE LA FRANCE AUX FEMMES PERSÉCUTÉES DE
PAR LE MONDE ....................................................................................................... 150
1. Les valeurs de la France ont vocation à dépasser ses frontières ................. 150
a) Une longue tradition d’asile….......................................................................... 150
b) …qui a vocation à s’appliquer aux femmes persécutées de par le monde .......... 151 — 8 —
2. Prendre en compte, au titre de l’asile, la contrainte à porter le voile
intégral comme indice d’un contexte de persécution ..................................... 151
a) La crainte du fait de l’appartenance à un groupe social ................................... 152
b) La crainte du fait de la religion ........................................................................ 153
c) Les persécutions subies dans le cadre d’un combat pour la liberté.................... 153
C. CONFORTER LES AGENTS DES SERVICES PUBLICS ET TOUTES LES
PERSONNES AU CONTACT DU PUBLIC ................................................................ 154
1. Autant de réponses que de services publics ................................................... 154
a) De nombreux services publics concernés.......................................................... 154
b) Autant de réponses que de services publics....................................................... 155
2. Adopter une disposition générale pour conforter les agents des services
publics................................................................................................................. 158
3. Une extension aux autres établissements recevant du public ?.................... 159
a) Des restrictions peuvent déjà être apportées au port du voile intégral dans ces
établissements… .............................................................................................. 159
b) …si elles ne sont pas fondées sur un motif discriminatoire................................ 160
III.– INTERDIRE ? .............................................................................................................. 161
A. EMPÊCHER LA PRATIQUE DU PORT DU VOILE INTÉGRAL ................................. 161
1. La généralisation des contrôles d’identité, une voie problématique.............. 162
2. Un meilleur contrôle de l’admission au séjour et de l’attribution de la
nationalité, une voie nécessaire mais insuffisante ......................................... 163
a) Faire du port du voile intégral un frein au séjour ............................................. 163
b) Empêcher l’acquisition de la nationalité française pour les femmes portant le
voile intégral et pour leur conjoint................................................................... 165
B. INTERDIRE LE PORT DU VOILE INTÉGRAL DANS L’ESPACE PUBLIC ? .............. 166
1. Une interdiction relèverait-elle de la loi ou de règlement ? ............................ 167
a) Au regard du principe de proportionnalité, une interdiction par voie de
règlement serait préférable .............................................................................. 167
b) Mais cette solution n’est pas applicable en pratique ......................................... 168
— Il n’est pas opportun de laisser les maires seuls face à la pratique du port du
voile intégral.................................................................................................... 168
— La voie réglementaire est en tout état de cause impraticable............................ 170
c) Le passage par la loi, seule voie possible.......................................................... 171
2. Une interdiction serait-elle possible au regard de la Constitution et de la
CEDH ?............................................................................................................... 171
a) La laïcité, un fondement inopérant ................................................................... 173
b) La dignité de la personne humaine, une notion au contenu incertain ................ 174
c) L’ordre public, la piste la moins risquée........................................................... 177 — 9 —
3. Pourrait-on sanctionner la violation de cette interdiction ?............................. 181
a) Sur qui les sanctions devraient-elles porter ?.................................................... 181
b) Quelles exceptions prévoir ?............................................................................. 182
c) Quelle devrait être la sanction ? ....................................................................... 183
d) La sanction pourrait-elle être appliquée ? ........................................................ 184
CONCLUSION : LA CONTRIBUTION DE LA MISSION À UN LARGE ACCORD
POLITIQUE ...................................................................................................................... 187
EXAMEN DU RAPPORT ................................................................................................ 189
SYNTHÈSE DES PROPOSITIONS ............................................................................... 203
PROPOSITION DE RÉSOLUTION PRÉSENTÉE PAR LA MISSION....................... 207
CONTRIBUTIONS DES FORMATIONS POLITIQUES REPRÉSENTÉES À
L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET AU SÉNAT.............................................................. 211
CONTRIBUTIONS DES DÉPUTÉS MEMBRES DE LA MISSION ............................ 247
CONTRIBUTIONS DE GROUPES POLITIQUES REPRÉSENTÉS À
L’ASSEMBLÉE NATIONALE ........................................................................................ 259
COMPTES RENDUS DES AUDITIONS ET DES TABLES RONDES....................... 271
Audition de Mme Dounia Bouzar, anthropologue.......................................... 271
Audition de M. Abdennour Bidar, philosophe........................ 285
Table ronde réunissant des associations de défense des droits des
femmes : Mme Françoise Morvan, vice-présidente de la Coordination française
pour le Lobby européen des femmes ; Mme Nicole Crépeau, présidente de la
Fédération nationale Solidarité femmes ; Mme Sabine Salmon, présidente de
l’association Femmes solidaires, et Mme Carine Delahaie, membre de
l’association ; Mme Françoise Laurant, présidente du Mouvement français pour le
Planning familial, et Mme Marie-Pierre Martinet, secrétaire
générale ; Mme Annie Sugier, présidente de la Ligue du droit international des
femmes ; Mme Olivia Cattan, présidente de l’association Paroles de
femmes ; Mme Michèle Vianès, présidente de l’association Regards de femmes. ...... 293
Audition de M. Michel Champredon, maire d’Evreux, et de M. Philippe Esnol,
maire de Conflans-Sainte-Honorine, représentants de l’Association des maires
de France ................................................................................................................. 312
Audition de Mme Sihem Habchi, présidente de l’association Ni putes ni soumises .. 317 de Mme Élisabeth Badinter, philosophe ...................................................... 333
Table ronde réunissant des associations laïques : M. Joseph Petitjean, président de
l’Association des libres penseurs de France, M. Marc Simon, secrétaire général,
M. Hubert Sage, membre du conseil d’administration ; M. Philippe Foussier,
président du Comité laïcité République, M. Patrick Kessel, président d’honneur ;
M. Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la libre pensée,
M. Christian Eychen, secrétaire général ; M. Yves Pras, président du Mouvement — 10 —
Europe et laïcité, M. Joël Denis, vice-président, M. Claude Betteto, vice-président ;
M. Jean-Michel Quillardet, président de l’Observatoire international de la laïcité
contre les dérives communautaires, M. Fabien Taïeb, vice-président, M. Didier
Doucet, secrétaire général ; Mme Monique Vézinet, présidente de l’Union des
familles laïques, Mme Marie Perret, secrétaire nationale............................................ 341
Audition de l’association Ville et banlieue de France : M. Claude Dilain, président,
maire de Clichy-sous-Bois ; M. Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse ; M. Renaud
Gauquelin, maire de Rillieux-La-Pape ; M. Jean-Yves Le Bouillonnec, maire de
Cachan ; M. Xavier Lemoine, maire de Montfermeil ................................................. 353
Audition de Mme Gisèle Halimi, Présidente de l’association Choisir la cause des
femmes ..................................................................................................................... 366
Audition de M. André Rossinot, maire de Nancy, auteur du rapport La laïcité
dans les services publics ........................................................................................... 371
Audition de M. Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme,
Mme Françoise Dumont, vice-présidente, et M. Alain Bondeelle, responsable
du groupe de travail sur la laïcité ........................................................................... 375
Audition de M. Mahmoud Doua, enseignant en anthropologie du monde arabo-
musulman à l’Université Bordeaux III................................................................... 382
Audition de M. Rémy Schwartz, conseiller d’État, rapporteur général de la
commission Stasi ..................................................................................................... 386
Audition de : M. Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte
musulman ; M. Haydar Demiryurek, vice-président chargé des régions ;
M. Chems-Eddine Hafiz, vice-président chargé des commissions ; M. Fouad
Alaoui, vice-président chargé de la réforme et du plan ; M. Anouar Kbibech,
secrétaire général. ................................................................................................... 390
Audition de M. Denys de Béchillon, professeur de droit public à l’université de
Pau, membre du Club des juristes.......................................................................... 410
Audition de M. Jean Baubérot, titulaire de la chaire d’histoire et sociologie de la
laïcité à l’École pratique des hautes études. ........................................................... 422
Audition de M. Farhad Khosrokhavar, directeur d’études à l’École des hautes
études en sciences sociales....................................................................................... 434
Audition de M. Jean-Michel Ducomte, président de la Ligue de l’enseignement...... 440 de M. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. .............. 447
Audition de Mme Ismahane Chouder et de Mme Monique Crinon, du Collectif
des féministes pour l’égalité .................................................................................... 457
Audition de M. Samir Amghar, chercheur à l’École des hautes études en sciences
sociales, spécialiste du salafisme ............................................................................. 467
Audition de Mme Yvette Roudy, ancien ministre....................................................... 476 de M. Abdelwahab Meddeb, enseignant à l’Université Paris X...... 483
Audition de M. Henri Pena-Ruiz, philosophe ............................................................. 492 de Mme Caroline Fourest, journaliste et sociologue ........... 501
Audition de représentants d’obédiences maçonniques : Pour la Grande loge
féminine de France : Mme Denise Oberlin, grande maîtresse ; Mme Anne-Marie
Pénin, présidente de la commission conventuelle de la laïcité ; Mme Marie-France
Picart, ancienne grande maîtresse, membre de la Haute autorité de lutte contre les
discriminations et pour l’égalité (HALDE) ; Pour la Grande loge de France :
M. Jean-Michel Balling, membre ; Pour le Grand orient de France : M. Patrice
Billaud, vice-président............................................................................................... 510

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