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Poésie
Quand je vois ces seigneurs qui l'épée et la lance
Joachim Du Bellay
Quand je vais par la rue, où tant de peuple abonde
Pourquoi me grondes-tu, vieux matin affamé
Où que je tourne l'œil, soit vers le Capitole
Ô que tu es heureux, si tu connais ton heure
On ne fait de tout bois l'image de Mercure
Ô Déesse qui peut aux princes égaler
Nous ne sommes fâchés que la trêve se fasse
Ne t'émerveille point que chacun il méprise
Ne pense, Robertet, que cette Rome-ci
Nature est aux bâtards volontiers favorable
Montigné (car tu es aux procès usité)
Mauny, prenons en gré la mauvaise fortune
Le roi (disent ici ces bannis de Florence)
Las où est maintenant ce mépris de Fortune
Je vois, Dilliers, je vois seréner la tempête
Je n'écris point d'amour, n'étant point amoureux
Ici de mille fards la trahison se déguise
Gordes, il m'est avis que je suis éveillé
D'où vient que nous voyons à Rome si souvent
D'où vient cela, Mauny, que tant plus on s'efforce
Douce mère d'amour, gaillarde Cyprienne
Ce rusé Calabrais tout vice, quel qu'il soit
Cependant que Magny suit son grand Avanson
Ce n'est pas de mon gré, Carle, que mon navire
Celui vraiment était et sage et bien appris
Ce brave qui se croit pour un jaque de maille
Bien qu'aux arts d'Apollon le vulgaire n'aspire
Avoir vu dévaler une triple montagne
L’Idéal (du Bellay)