BAROMÈTRE DE LA COMPÉTITIVITÉ DES ETI

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BAROMÈTRE DE LA COMPÉTITIVITÉ DES ETI:ne vois-tu rien venir ? ».« Compétitivité, · ASMEP-ETI, le syndicat des entreprises de taille intermédiaire, a interrogé en janvier dernier, avec ses partenaires AMUNDI et Option Financeplus de 300 dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire. Il s’agit de la deuxième vague d’un baromètre centré exclusivement sur la population des ETI françaises (250 à 5000 salariés) industrielles comme de service. · Ce baromètre constitue une photographie de l’état d’esprit de dirigeants de terrain en ce début d’année 2015 à la fois surles perspectives de développement de leurs entreprises et sur l’écosystème de compétitivité dans lequel ils évoluent. Une première vague avait été réalisée au moment de l’Université d’Eté du MEDEF et du discours pro-entreprises de Manuel VALLS. Au-delà de la confiance toujours au rendez-vous des ETI dans leur business et leur capacité de développement (pour les plus internationalisées d’entre elles) ce baromètre dévoile 3 principaux enseignements : ER · 1 GRAND ENSEIGNEMENT : pour les dirigeants d’ETI, la case « compétitivité » est loin d’avoir été cochée par le Gouvernement. Après le CICE et le Pacte de responsabilité, la page des réformes en faveur de la compétitivité o semble, pour le Gouvernement, à présent tournée. Ce n’est pas l’avis des dirigeants d’ETI.

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Publié le 16 février 2015
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BAROMÈTRE DE LA COMPÉTITIVITÉ DES ETI:ne vois-tu rien venir ? ».« Compétitivité, ·ASMEP-ETI, le syndicat des entreprises de taille intermédiaire, a interrogé en janvier dernier, avec ses partenaires AMUNDI et Option Financeplus de 300 dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire. Il s’agit de la deuxième vague d’un baromètre centré exclusivement sur la population des ETI françaises (250 à 5000 salariés) industrielles comme de service. ·Ce baromètre constitue une photographie de l’état d’esprit de dirigeants de terrain en ce début d’année 2015 à la fois surles perspectives de développement de leurs entreprises et sur l’écosystème de compétitivité dans lequel ils évoluent. Une première vague avait été réalisée au moment de l’Université d’Eté du MEDEF et du discours pro-entreprises de Manuel VALLS. Au-delà de la confiance toujours au rendez-vous des ETI dans leur business et leur capacité de développement (pour les plus internationalisées d’entre elles) ce baromètre dévoile 3 principaux enseignements :ER ·1 GRAND ENSEIGNEMENT : pour les dirigeants d’ETI, la case « compétitivité » est loin d’avoir été cochée par le Gouvernement. Après le CICE et le Pacte de responsabilité, la page des réformes en faveur de la compétitivité o semble, pour le Gouvernement, à présent tournée. Ce n’est pas l’avis des dirigeants d’ETI. o Malgré le CICE et la mise en œuvre du Pacte de responsabilité :71% des ETI interrogées ont le sentiment que le poids global des taxes et impôts s’est alourdi (un peu alourdi : 52% - beaucoup alourdi : 19%),en augmentation de 8 points par rapport au baromètre de septembre. Cet alourdissement est même souligné par77% des dirigeants d’ETIen ce qui concerne la fiscalité hors IS (taxes locales et sectorielles) (+9 points par rapport à septembre). Seuls 42% d’entre eux, (+7pts) estiment par ailleurs que les mesures actuelles contribueront à l’amélioration de leur compétitivité. Il y a un léger mieux certes. Mais le choc n’a pas eu lieu. oCe sentiment d’alourdissement confirme lafaiblesse de l’impact des mesures prises par le Gouvernement sur les ETIque l’on trouve dans d’autres études : Impact CICE et Pacte de responsabilité sur les ETI (ASMEP-ETI/LOWENDALMASAI)- Impact CICE 2013sur masse salariale :-2.83%(au lieu de 4%)- Impact CICE 2014sur masse salariale :-4.25%(au lieu de 6%)- Impact baisse de charges 2015sur masse salariale :-0.71%Dans un contexte de rentabilité très dégradée (étude ATH, 2014)- Un résultat net des ETI qui a chuté de 27% entre 2008 et 2013.- Un EBE qui fait -2% entre 2012 et 2013Et de capacité de résistance qui s’émoussecomme en témoigne l’essoufflement dans la création d’emplois des ETI (Etude Trendéo 2015): Baisse du solde net de créations d’emplois: 29.976 (2010) ; 27.560 (2011) ; 20.841 (2012), 7431 (2013) ; 5620 (2014)èME ·2 GRAND ENSEIGNEMENT : Des réformes plutôt que l’astrologie ! Alors que l’exécutif semble compter sur un supposé« alignement de planètes »(baisse de o l’Euro, tx d’intérêt, et prix du Pétrole) pour que la France retrouve le chemin de la croissance
et de l’emploi,les dirigeants d’ETI attendent plus que jamais des réformes structurelles, à commencer par une priorité: la fiscalitéLa baisse de la fiscalité reste ainsiplébiscitéepar 62% des ETI pour renforcer leur o compétitivité(+ 5 pts par rapport au baromètre de septembre !) èME ·3 GRAND ENSEIGNEMENT : Le financement, là n’est pas la question Ce baromètre montre une nouvelle fois quela question du financement n’est pas la réponse o que les pouvoirs publics doivent apporter aux ETI.La question du financement n’est pas un problème pour elles, puisque plus de 80% des o entreprises interrogées estiment disposer de moyens nécessaires pour financer leurs investissements, que ce soit par autofinancement (87%, +8pts) ou par endettement (81%, +8pts), même si ces entreprises privilégient toujours l’emprunt bancaire. Ce baromètre vient confirmerl’étude Banque de France T4- 2014: (88% de tx d’obtention o pour des crédits de trésorerie / 93% de tx pour des crédits d’investissement) Il interpelle également surla pertinence du financement en fonds propres par BpiFranceo puisque 1% du total des ETI interrogées y ont eu recours.