PHRases Direct 2019-2

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Le journal du congrès du syndicat de la Presse Hebdomadaire Régionale, Dijon 2019 (2e tirage)

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Publié le 07 juin 2019
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Langue Français

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Capitale de la Bourgogne
Sur les traces du Duc de Bourgogne PAGES 3
Toute l’Actu
Le congrès version éditrices PAGE 5
Chronique de la PHR
Annonces légales: une autre solution ? PAGES 10 ET 11
DIJON 2019 Le magazine du congrès du Syndicat de la presse hebdomadaire régionale Édition 2/2 - vendredi 7 juin
La PHR fait place n t e
esjcongresphr2019.blogs.esj-lille.fr
CongrèsPHR #
CAPITALE DE LA BOURGOGNE
/ 2
L’invité Phrasé François Sauvadet : « Les localiers écrivent sous leregardde ceux qui les lisent »
La Côte d’Or et le président de son conseil, François Sauvadet, accueillent le congrès du SPHR à Dijon. L’occasion de parler journalisme de proximité et de son rôle dans la démocratie.
Avant d’être élu, vous étiez journaliste. Qu’en retenez-vous ? Le journalisme, c’est une rencontre. J’ai commencomme pigiste auBien public- où j’ai passé quinze ans - dans le domaine culturel avant d’être chefde la rubrique agriculture. Ce travail m’a passionné, pourtant je n’étais pas destiné à ça. J’ai fait un diplôme universitaire et technologique dans les ressources humaines. J’ai ensuite été député pendant 23 ans, maire, conseiller régional et départemental avant d’en arriver là.
Selon vous, qu’apporte le journaliste localier au lecteur ? Il lui apporte des explications et de la considération pour son territoire. Le journalisme de proximiparle aux gens et donne des réponses. Les journalistes localiers sont en première ligne quand ils sortent leurs journaux. Ils écrivent sous le regard de ceux qui les lisent. La presse locale est une presse de responsabilité. L’avantage est que les rédacteurs prennent du recul, analysent et critiquent. Ils ne se contentent pasde commenter comme le fait le "tout info" aujourd’hui. La preuve, Emmanuel Macron est allé à la rencontre des maires de France pour trouver un remède àla crise des "Gilets jaunes". Ces derniers considèrent les journalistes locaux, mais s’en sont pris aux nationaux et aux médias d’information en continu.
Comment se porte la presse locale à Dijonet aux alentours ? Nous constatons l’émergence de nouveaux médias. Par exemple,Infos DijonetInfos Chalonsont deux pure players. On retrouveDijon l’Hebdo qui est un journal gratuit. Malgré le recul deLa Dépêcheet la concurrence un peu moins forte, la pressede proximité résiste.Le Châtillonnais et l’Auxoisestun
« Je suis persuadé que la presse de proximité sera une réponse à notre crise sociétale »
bon exemple. Le canard paraît depuis plus de 200 ans maintenant et est devenu un partenaire solide pour le département.
Un dernier mot pour le congrès ? Je suis très heureux de recevoir le syndicat de la presse hebdomadaire régionale en Côted’Or. Nous partageons les mêmes valeurs, notre but est de réinvestir nos territoires. Je suis persuadé que la presse de proximité sera l’une des réponses à notre crise sociétale. La crédibilité de la presse est en jeu, celle de la locale n’est, heureusement, pas entamée.
proposrecueillisparflorianbrassart
François Sauvadet a été journaliste auBien publicavant de devenir président du conseildépartemental.
Éric Melot
3 /CAPITALE DE LA BOURGOGNE Découverte de Dijon Le “médiévaltour” en 4 étapes Dijon regorge d’endroits à découvrir, témoins de son passé médiéval. Laurent Cessin, animateur municipal de l’architecture et du patrimoine, nous fait une visite guidée.
1. ÉGLISE NOTRE DAME Pus ancîenne que e Paaîs des ducs de e bourgogne, ee a été bâtîe au XIII sîèce et auraît été inancée par a bourgeoîsîe de ’époque.« Cette église symbolise en fait l’opposition des pouvoirs entre les bourgeois et la noblesse. Il faut savoir qu’il existait déjà un autre hôtel ducal à proximité », expîque Laurent Cessîn. Ce quî aît a partîcuarîté de ’édîice, c’est sa açade "écran", ornée de 51 gargouîes quî ont été e reconstruîtes au XIX sîèce, maîs étaîent aussî présentes au Moyen Âge.
E 3 ÉTAPE
RE 1 ÉTAPE
3. RUE VERRERIE Sî vous déambuez dans a rue Ver-rerîe, vous pourrez acîement vous représenter à quoî ressembaît une rue au Moyen Âge. En efet, ee a gardé un aspect très proche de ce quî se aîsaît à cette époque.« Les rues mé-diévales étaient très étroites, biscor-nues, et constellées de maisons avec élévations,rapporte Laurent Cessîn. Sur ces habitations, il y avait ce qu’on appelle des encorbellements. On faisait dépasser un peu l’étage supérieur par rapport à celui du dessous, pour gagner de la place sans pour autant encombrer les rues déjà petites. »
2. MAISON MILLIÈRE Ancîen ogîs du marchand Guîaume e Mîîère, cette maîson du XV sîèce est encore aujourd’huî un îeude commerce.« C’est une maison marchande typique du Moyen Âge, avec un rez-de-chaussée en pierre et un système detrappes déployées pour étaler la marchandise. L’étage supérieur est en bois et réservé à l’habitation », détaîe ’anîmateur. Pour a petîte anecdote, cette maîson a été utîîsée pour e tournage du imCyrano de E 2 ÉTAPE Bergerac, avec ’acteur Gérard Depardîeu dans e rôe-tître.
E 4 ÉTAPE
Sport médiéval Les érudits de l’épée appières, sabres, épées longues et épées bo« Nous étudions les textes et les îgures puis nous R cles. Autant de disciplines d’armes histoessayons de les reproduire le plus îdèlement pos-riques et moyenâgeuses qui sont pratiquéessible », s’exalte Nicolas, étudiant en master d’his sur le campus de l’université de Dijon. Les AMHEtoire et pratiquant assidu. Il a tout du guerrier (Arts martiaux historiques européens) sont en viking. Pantalon boufant, crâne rasé orné d’une plein essor dans toute la France, avec une croisongue tresse et barbe taîée au mîîmètre près. sance de 20 % par an.« L’engouement pour laPurîste, î est dans une vérîtabe approche scîentî-chose médiévale a toujours existé. Les gens su-ique et hîstorîque de ’AMHE. bliment une époque qui était, dans les faits, très violente », rappelle Guillaume Vaillaut, vicepréÉTUDIANTS DE CAPE ET D’ÉPÉE sident de l’association, De Taille et d’Estoc. CelleCette quête du Graa s’efectue dans e monde en-ci compte 120 adhérents, ce qui en fait la plustîer et avorîse es échanges de technîques et de dynamique des AMHE françaises.« C’est unréérences bîbîographîques.« En ce moment, je bon moyen de faire du sport dans une ambianceme passionne pour l’étude des arts martiaux espa-ludique et chaleureuse », s’enthousiasme Apolinegnols et portugais », conie Marc-Oîvîer, membre qui a découvert l’épée longue il y a six mois.« Ici,depuîs huît ans à ’assocîatîon De Taîe et d’Estoc il n’y a pas de professeur. Nous nous référonset ervent adepte de reconstîtutîons hîstorîques. constamment à la source », précise Guillaume.Fînaement, es AMHE ont réussî à concîîer a Leur source, c’est une sorte de bible écrite par lesbrutaîté médîévae à a rélexîon contemporaîne. premiers maîtres d’armes, entre 1405 et 1415 et qui sert de référence constante aux combattants.parcélinehinniger
4. PUITS DE MOÏSE Contraîrement aux autres étapes de ce parcours médîéva dîjonnaîs, e puîts de Moïse n’est pas sîtué dans e centre vîe, maîs en pérîphérîe. I audra donc enier vos chaussures de marche ou prendre a voîture pour aer ’admîrer. Vérîtabe che d’oeuvre de a scupture du Moyen Âge, î est décoré de sîx statues représentant des prophètes.« Elles ont été sculptées vers 1400 par Claus Sluter, qui était un artiste très prisé des ducs de Bourgogne. »
réaliséparaméliecoutansais Amélie Coutansais
Nicolas, en pleine démonstration d’épée longue.
Amélie Coutansais
TOUTE L’ACTU/ 4 Conférences de la veille Ce que vous avez (peut-être) manqué Mouvement “Gilets jaunes”, recettes pour attirer un nouveau lectorat, réseaux sociaux... Les conférences ont offert une grande variété de solutions pour donner les cléfs de la réussite à la presse locale. CRÉATIVITÉ ÉDITORIAL « Faire un pas de côté et décider de s’adresser à un pu-blic différent du public qu’on a déjà. »Telle est la clé de la réussîte pour être créatî en presse locale. C’est ce qu’explîquaît îer Elîse Colette, ormatrîce et consultante en journalîsme web, lors de sa conérence. Et elle« Le lecteur ne étaît poîntîlleuse : nous attend plus, pour réussîr à capter l’attentîon il faut aller du lecteur, îI aut aîre des coîx. Il le chercher » aut aîre moîns, Elise Colette dans la conférence maîs mîeux, pour sur la créativité éditoriale coller au pratîque. David Guévart, du groupeNord Littoral, lors de la conférence sur le rôle des correspondants.Florian BrassartTraîter moîns du passé et plus du utur. Il aut plus de surprîses et de vî-suels. Et aussî plus de emmes car la moîtîé du lectorat est GILETS JAUNESémînîn.” Quel sujet pour un marronnîer, bête noîre de Pîerre Vermeren, îstorîen et proesseur des unîversîtés Parîs 1 et Pantéon Sorbonne atout journalîste ? En utîlîsant le côté décalé, un ton u-tenu une conérence sur « Les racînes du mouvement des “Gîlets jaunes” . Il explîquaît quemorîstîque. Une soîrée électorale ? Par un roman poto les grandes tendances, comme celle du déclassement socîal, ont des racînes ancîennes. Ellespardî ! Le vraî / aux est aussî un sujet quî întéresse de ne sont pas nouvelles. Et le pénomène d’aujourd’uî s’est accentué à partîr des annéesplus en plus de lecteurs, dans le contexte de luttes contre 1970. En efet,« la France a perdu 2 millions d’emplois industriels et 1.5 million emplois: travaîller le ormat pourles Fake news. Pour aîre sîmple agricoles, explique-t-il. Avant, la société étaitmultîplîer les cances que le lecteur rentre dans l’artîcle. industrielle. Aujourd’hui, elle est résiduelle et « L’origine des “Gilets concentrée sur des grands secteurs, compétitifs à l’international (luxe, énergie, etc.). Toutes CORRESPONDANTS jaunes” est due à un les usines des petites villes ont disparu pour valoriser la tertiarisation et la métropolisa-Au seîn d’un journal, îl n’y a pas que les journalîstes quî malaise social » tion ». Ce quî, par conséquence, a poussé aualîmentent les pages. Les rédactîons sont composées de mouvement “Gîlets jaunes”. L’orîgîne vîent d’unplusîeurs correspondants quî couvrent plusîeurs com-Pierre Vermeren dans la conférence« malaise social »munes. Davîd Guévart, du groupe, selon le spécîalîste. Et l’învî- Nord Littorala anîmé sur les racines du mouvementsîbîlîté à la télé et dans les médîas de masse de la des “Gilets jaunes”partîe modeste de la populatîon a renorcé cette mouvance. « Le prîx du gasoîl a été la goutte quî « Sans correspondant il est a aît déborder le vase », concluaît-îl. difficile de s’en sortir » STORIESAnne Cazaubon dans la conférence Jonathan Leborgne, consutant spécîaîsé dans es médîas socîaux et e marketîng sur Ins-sur les correspondants tagram, a présenté une conérence sur ’împortance de pus en pus grande de ’utîîsatîon des storîes. On e saît, a presse ne raoe pas encore des réseaux socîaux.« Mais Instagram est le 2e réseau social aujourd’hui, rappeaît Jonathan Leborgne.Le modèle éphémère plaîtune conérence d’une eure sur les rîsques et les opportu-au public, car au bout de 24 heures il n’y a plus aucune trace sur le web. Et les stories sontnîtés de travaîller avec des correspondants. Accompagné dans la réactivité. Aujourd’hui, sur une vidéo d’une minute, 80 % des personnes quittentde Valérîe Serboudîn deL’Indépendant du Pas-de-Ca-au bout de 15 secondes. »Indîspensabe donc pour capter un nouveau pubîc. L’autre bîen-lais, Anne Cazaubon du SPEL (servîce de presse en lîgne) aît pour a presse ocae ? Les storîes Instagram permettent de redîrîger e pubîc sur unet Nîcolas Bernard du Groupe HCR, îls ont notamment sîte web, donc aux contenus du journa. L’Essor Savoyard s’est donc jeté à ’eau.« On voulaitécangé sur le proil type du correspondant, son coût intéresser les jeunes pour renou-et son împortance. Il en ressort, qu’îl est îndîspensable veler notre public », expîquaîtdans une rédactîon pour couvrîr certaîns terrîtoîres et « Il y a une vraie appétence Samuel homas, le rédacteur ensujets. Même sî l’addîtîon à la in du moîs peut sembler ce. Aujourd’uî, 1300 personnessalée pour le journal,« il permet d’apporter un œil neuf pour Instagram » sont abonnées à leur compte. Leset extérieur au journal »pour Nîcolas Bernard. S’îl est ollowers augmentent caque jourJonathan Leborgne dans la conférenceînvestît,«il peut être un atout exceptionnel », d’après Va-et les storîes onctîonnent bîen.sur les storieslérîe Serboudîn. Les correspondants, de moîns en moîns Alors, prêt à rancîr le pas ? nombreux, sont donc tout autant à coucouter.
5 /TOUTE L’ACTU Parité L’égalitése feraitelle désirer ? e Alors que le 46 congrès de la PHR bat son plein, la représentation féminine est constatée. Pourtant majoritaire dans le monde du journalisme, elles ne sont que trop peu représentées à Dijon. Nous leur avons donné la parole. l est évident qu’il existe toujours un plafond de verre dans ce monde en-pIrésîdente duJournal Spécial des Socié-core très masculin. ll faut que la femme s’émancipe. »De Montîs, Myrîam tés,en est conscîente. Encore cette année, ee era partîe des rares emmes à repré-senter un ou pusîeurs tîtres de presse e ors de ce 46 congrès du syndîcat de a presse hebdomadaîre régîonae (SPHR). Une contradîctîon, quand on saît que, seon es chîfres du SPHR, 58 % des sa-PHR sont des emmes.« C’estPatricia Campos, à arîés de la paradoxe de notre métier », soupîregauche, estime que Nasrîne Kahîa, dîrectrîce adjoînte des«les hommes sont plus nombreux à se présenter rédactîons du groupe de presseLesAfîches.« Dans les rédactions, beau-sur des postes clés.» coup de femmes occupent la placed’iconographe, journaliste ou encorecommerciales mais peu d’entre ellesmontent dans la hiérarchie. »Socîétaes,amîîaes ou même personnees, es Clément Lesage raîsons sont nombreuses :« Certaines femmes n’osent pas prendre la tête d’un service dans une entreprise car elles se posent beaucoup trop de questions,relateCependant, ce constat n’est pas propre aufemmes aidant.« Certains hommes ont Myriam De Montis.Des questions quejournalisme mais plutôt au monde dansencore du mal à se remettre en cause les hommes se posent moins. »lequel nous vivons, où l’égalité hommelorsqu’une femme les dirige, mais pe-femme n’est pas encore au goût du jour.tit à petit on y arrive », raconte Patri « Il est malheureusement évident quecia Campos, directrice duRépublicain « Des hommes ont, se nous sommes un reLet de la société »d’Uzès et du Gard.« Nous avons tou-désole Cyrielle Verceuil, responsable difjours redoublé d’efforts pour arriver à du mal à se remettrefusion pour le groupe d’Alpes et Midiau notre place et nous continuerons ! »De congrès du syndicat de la PHR.« Si nousquoi ambitionner un futur plus égalitaire en cause lorsqu’unejetons un oeil dans d’autres branchespour Cyrielle Vercueil :« Dans quelques professionnelles, je pense que l’on ob- années, je suis convaincue qu’il y aura femme dirige »servera la même situation. »% de femmes lorsd’hommes et 50 50 % Pourtant, la présence de ces femmesdes congrès du syndicat de la PHR. » Élise Colette dans la conférence représente un espoir. L’évolution de la sur la créativité éditoriale. société et la libération de la parole desPAR CLÉMENT LESAGE
Myriam De Montis est devenue présidente duJournal Spécial des Sociétésen 2009. Clément Lesage
Cyrielle Vercueil est responsable diffusion pour le groupeAlpes et Mididepuis 7 ans.
Clément Lesage
LES CLICHÉS DU CONGRÈS
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La première journée en images Conérences, édîteurs et jour
Chef étoilé Olivier Aballain
Chefs de cuisine Charlotte Degruson (print) Éloïse De Mester (web)
Saucier spé PAO François Hamelin
Seconds Clément Peyron (print) Clément Lesage (web)
À Beaune, le terroir bourguignon est à l’honneur.
François Hamelin
La première adjointe au maire de Dijon, Nathalie Koenders heureuse de recevoir le SPHR en Côte-d’Or.
Florian Brassart
Plus de 250 congressistes sont présent au Palais des Congrès.
Gwendoline Plée
Eric Lejeune et son journal le Châtil-lonnais et l’Auxois accueillent les congressistes.
Florian Brassart
Commis des réseaux sociaux Florian Brassart
Serveurs-rédacteurs Antoine Bardel, Jean-Baptiste Carton, Thomas Cherbonnel, Amélie Coutansais, Rémi Dormeau, Céline Hinniger, Gwendoline Plée, Florian Puche
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LES CLICHÉS DU CONGRÈS
naîstes sous tousles angles
Florian Brassart Ce n’est pas le don du sang, mais le don du mag’. Les étudiants de l’ESJ ont distribué le Phrases direct à l’entrée du congrès. Promenade dans les jardins avant d’aller manger.
En bon chauffeur de salle, Bruno Hocquart de Turtot n’a pas hésité à dégainer son micro pour ambiancer le congrès. Charlotte Degruson
REMERCIEMENTS LeSPHR, Sympathique Patron et Hôte de Rêve. Olivier Aballainpour sa maintenance de l’imprimante. Justine Le Dortz, exemplaire durant son stage avec notre maquettiste. Mathieu Houadec, parce qu’on n’a pas le choix.
François Hamelin
Buffet en cours aux Hospices de Beaune. Antoine Bardel
Séverine Batotpour avoir bien mené notre barque. Sylvana Tonettipour son scotch et ses marqueurs. L’ESJpour nous avoir permis de rencontrer tout ce beau monde.
congresphr24
@CPhr24
TOUTE L’ACTU/ 8 Nouvelles technologies Comment enumériqueboueverse e journaîsme Julien Kostrèche a présenté hier matin une conférence sur l’évolution du métier dans le monde du numérique. ’arrîvée du numérîque a consîdéternet du journal - Fautîl înterdîre les rablement bouleversé de nomcommentaîres ?« C’est difîcile dans un L breux domaînes et le journalîsmeclimat de déîance de tout verrouiller », n’y a pas échappé. Maîs personne répond Julîen Kostrèche. ne pensaît qu’îl le modîieraît ausLe journalîsme lîquîde consîste, luî, en sî proFondément et rapîdement. On le une adaptatîon des rédacteurs aux en constate Facîlement lorsque l’on revoît lavîes de ses lecteurs. Des sîtes înternet page d’accueîl du sîte înternet du journalproduîsent de cette Façon des contenus Le Monde... en 1996. En une vîngtaîneîdées de sujets sont basées sur lesdont les d’années, cette page ne ressemble absolurequêtes des înternautes dans le moteur ment plus à celle que l’on pouvaît vîsîter àde recherche Google. l’époque. Pour Julîen Kostrèche, coFonLe journalîsme en temps réel est un ilon dateur et codîrecteur du laboratoîrede plus en plus exploîté. Il s’est largement d’expérîmentatîonOuest Medialab,« ildémocratîsé avec la généralîsatîon des existe plusieurs familles du journalismelîvetweet ou le succès des lîvechat, à numérique. »l’înstar de ceux réalîsés sur lemonde.Fr après l’încendîe de la cathédrale Notre SE RAPPROCHERDamedeParîs. Il est aussî désormaîs DU LECTORATpossîble de mettre en place des studîos On trouveraît aînsî le journalîsme vîdéos avec de modestes moyens, à conversatîonnel, lîquîde, en temps réel, l’îmage duFigaro Live. Ces nouvelles au long cours, collaboratîF ou encore îmFormes de journalîsme permettent en mersîF...général aux journalîstes de se rapprocher Pour chaque Famîlle, de nombreuses de leur lectorat en étant au plus près de questîons se posent. Par exemple, dansleurs envîes. C’est assurément ce quî Fera le journalîsme conversatîonnel - c’est l’avenîr du métîer, puîsque le lecteur lît àdîre l’înteractîon entre les journalîstesd’abord ce qu’îl attend. Julien Kostrèche est le cofondateur deOuest Medialabet passionnéet les lecteurs à travers les commentaîres des questions numériques.Antoine Bardelsur les réseaux socîaux ou la page înantoinebardel
l e d r a B e n i o t n A
Trois questions à... Guillaume Messien «Sans applî mobîle, on auraît prîs du retard » Le journal hebdomadaireHaute-Provence Infoa lancé son application pour mobiles en 2017. D’après les chiffresde Google Play, elle a été téléchargée plus d’un millier de fois.
Quel est l’intérêt de créer uneapplication mobile pour un journal hebdomadaire ? I exîste pusîeurs întérêts, à dn îve au x . î  é re nt s D’ab ord, approcher un pubîc quî ne nous connaîssaît pas. L’objectî, c’est que es 15-25ans utîîsent notre appîcatîon au quotîdîen pour s’habîtuer à réquenter notre marque, puîs que, dans queques années, îs achètent notre journa papîer, ce quî nous permettra de renouveer notre ectorat. Nous en pubîons quatre à sîx par jour, à des heures précîses quî correspondent aux pîcs de réquentatîon que nous observons sur es temps de pause des ecteurs, au travaî. Bîen sûr, sî on n’avaît pas d’appîcatîon mobîe aujourd’huî, on auraît prîs du retard sur nos concurrents que sontLa ProvenceetLe Dauphiné Libéré.
Quel est l’investissement Inancier pour mettre en place une telle application ? Cea représente queques mîîers d’euros. Tous nos artîces sont gratuîts, maîs notre appîcatîon a été rapîdement rentabîîsée grâce aux partenaîres pubîcîtaîres, quî nous ont aîdé à a inancer.
Lancer une application mobile signifie-t-il plusde travail pour les journalistes ? Aujourd’huî, on travaîlle en hebdomadaîre pour le journal papîer, et en quotîdîen pour le web. Le métîer de journalîste localîer est très dîférent de celuî d’îl y a vîngt ans. Ce quî est le plus chronophage, c’est de modérer les commentaîres. On a dû en supprîmer beaucoup dans les artîcles quî portaîent sur les "Gîlets jaunes". Il y avaît trop de propos haîneux ou menaçants, même s’îls n’étaîent pas toujours dîrîgés contre notre journal. proposrecueillisparantoinebardel
9 /TOUTE L’ACTU Actu.fr La gratuIté aIt lemurIntégralement gratuit depuis sa création, le siteActu.frs’est doté d’un paywall. Un limiteur d’accès, certes, mais qui ne doit pas faire fuir les internautes. us de 23 mIllIons de connexIonsdu groupePublihedbos. «Le paywall dont 5,5 mIllIons de vIsIteursintervient sur une petite partie du contenu se caPcheActu.fr. Créé en avrIl 2017, le sIterelate Benoît Canto, édIteur et che de unIques durant le seul moIsdéjà présent sur notre site. Après chaque d’avrIl. DerrIère ces chIresbouclage, les différents titres présents sur colossaux de l’ACPM (AllIanceActu.fr doivent publier certains articles pour les chIfres de la presse et des médIas)dans une catégorie nommée "Actu plus"», web, quI regroupe les 93 tItres du groupe projet chezActu.fr. «Nous ne sommes Publihebdos, truste le top 15 des sItesqu’aux prémices de ce système et nous d’actualItés en France selon MédIamétrIe/bénéîcions de l’aide de quelques testeurs NetratIngs. Un succès d’audIence quIpour l’améliorer.» Ce test lecteur est une s’explIque autant par la dIversIté ducomposante essentIelle dans l’InstauratIon contenu proposé sur le sIte que par sad’"Actu plus". En efet, sI ce dernIer permet gratuIté.Actu.fràaIt le parI de  ayant Publihebdoss’orIr de nouvelles de inancer Intégralement son sIte avec de laperspectIves InancIères, le groupe ne publIcIté.veut pas le aIre au détrIment de son audIence. «Aujourd’hui, notre priorité est L’AUDIENCE AVANT TOUTl’audience. C’est pour cela que la majeure Pourtant, plus de deux ans après sapartie de nos contenus est et restera créatIon, le sIte s’apprête à connaîtregratuite, conie Benoît Canto.Nous allons une petIte révolutIon. Annoncé depuIsaussi essayer de décliner le paywall sous plusIeurs moIs,Actu.frvIent de lancer sondifférentes formules pour que le lecteurDepuis quelques semaines, sur Actu.fr, il faut comme sur d’autres sites,paywall. Encore en phase de test, Il devraItrégulier et le lecteur occasionnel puisses’affranchir d’un paiement pour bénéficier de l’intégralité du contenu. prochaInement bouleverser les habItudess’y retrouver.» des Internautes maIs aussI des journalIstesClément LesageClément Lesage
CHRONIQUE DE LA PHR
Annonces légales Setransformerpour ne pas dîsparatre
/10
Après avoir été menacées de disparaître pendant plusieurs années, les annonces judiciaires et légales (AJL) semblent avoir encore un avenir. Mais les titres doivent se préparer à des revenus en baisse. es annonces légales sont pérennîsées », aIrme Répartition du chiffre d’affaires de la PHR Bernard Bîenvenu, présîdent de l’assocîatîon «L de la presse pour la transparence économîque (APTE). Les AJL mentîonnent des înFormatîons jurîdîques d’une entreprîse. La loî PACTE (plan d’actîon pour la croîssance et la transFormatîon des entreprîses) votée en 2018, a modîié les annonces légales en proFondeur. « Il y a plusîeurs choses quî changent. Les pure players vont êtres habîlîtés. Il Faut atteîndre un mînîmum d’audîence pour y postulerAnnonces légales : », explîque Bernard Bîenvenu. es tîtres de PHR vont donc Faîre Face à21,28 % L une nouvelle concurrence. Certaîns redoutent une baîsse sîgnîicatîve de leur chîfre d’afaîres. Alors, cette craînte est-elle justîiée ? «Non, puîsque les sîtes înternet des hebdos pourront postuler également Ventes% 4,26 pour la publîcatîon d’annonces légales,însîste Bernard Bîenvenu, avant d’admettre cependant qu’îl Faudra que tout le monde se 42,55% Petites annonces partagent le chîfre d’afaîres. » En plus de cette nouvelle concurrence, les tarîFs des AJL devraîent évoluer. «On se dîrîge vers une baîsse progressîve. Le but est de sîmplîier le dîsposîtîF et de Faîre baîsser les coûts pour les entreprîses», détaîlle l’ancîen présîdent du syndîcat de la Publicité commerciale : presse hebdomadaîre régîonale. La part des AJL dans les recettes 31,91 % devraît donc baîsser progressîvement dans les prochaînes années.
« EN LES MODIFIANT ON VALIDE LEUR PÉRENNITÉ » Pour Bernard Bîenvenu, les modîicatîons apportées par la loî PACTE étaîent nécessaîres pour assurer l’avenîr des annonces légales.« À ce jour, les AJL ne sont plus sous la menace. La loî PACTE modîie les condîtîons et elle remet les compteurs à zéro. La publîcîté légale doît contînuer à se Faîre sur les terrîtoîres. » Reste à savoîr comment les tîtres de PHR compensent leur manque à gagner.
thomascherbonnel
Source : Chiffres du SPHR
Les annonces légales représentent plus de 20 % du chiffre d’affaires de la PHR.La suppression aurait pu être dramatique pour de nombreux titres.
Actulegales.Fr, l’unîque sîte des AJL
Lancée en 2013, la plateForme actulegales.Fr recense toutes les annonces légales publîées dans les 600 jour-naux habîlîtés. Elle est pour le moment, une base où sont recensées toutes les annonces légales. Les entre-preneurs peuvent désormaîs rédîger leurs annonces dîrectement sur le sîte. L’annonceur peut aînsî tout Faîre en lîgne. Néanmoîns les annonces doîvent cependant toujours transîter par les colonnes des journaux.
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11 /CHRONIQUE DE LA PHR Annonces légales Quelles sont lesalternatives?
Les annonces judici-aires et légales sont une des ressources vitales des hebdos. Pourtant, ceux-ci ten-tent de s’affranchir de cette dépendance. ujourd’huî, îl est cer-taîn que ce seraît «A très dîFFîcîle de se passer des annonces judîcîaîres et légales (AJL) ». ÉrIc Lagrave, rédacteur en che duDémocrate de Bergerac, est ormel : «C’est ce quî Faît rentrer le plus d’argent dans un journal. » Et pourtant, les hebdomadaIres vont devoIr aIre ace à une nouvelle concur-rence : depuIs 2019, les pure players (presse unIquement sur Internet) sont habIlItés à dIfuser ces AJL. «La nou-velle loî Faît réléchir. I est certain qu’une partie du gâteau va partir sur internet»,
conIe PhIlIppe Claret, rédacteur en che adjoInt d’Éco Savoie Mont-Banc. Alors son journal essaIe de réduIre le poIds relatI des AJL : «La part des AJL dans a structure de ’entreprise est passée de 50 % à 40 % ces dernières années.» Pour luI, Il est nécessaIre de se dIversIier. «Nous essayons de déve-opper d’autres pôes d’activités, d’autres ressources que es AJL et a pubicité, qui sont es deux pus importantes.»
MARIAGE OU SENIORS, DES NUMÉROS SPÉCIAUX La dIversIicatIon passe par exemple par la créatIon de numéros hors-sérIe. À Bergerac, des spécIaux sur le thème de l’automobIle, de la ormatIon, ou encore de l’habItat sont publIés tout au long de l’année.La Semaine de Pyrénées, à Tarbes, autre journal du groupeSoge-media, propose même un numéro Tour de France ou un spécIal marIage. L’évènementIel est un autre moyen de varIer ses actIvItés.Le Démocrate de Bergeraca organIsé en maI 2019 la FoIre ExposItIon, en partenarIat avec AllIance
Expo, une agence évènementIelle. La oIre a réunI plus de 20 000 vIsIteurs. Le journal s’est occupé, entre autres, de la programmatIon, des atelIers, ou de aIre venIr des assocIatIons. À Tarbes, un déilé éphémère en robe de papIer journal a été mIs en place par l’hebdomadaIre local. Autant d’InItIa-tIves éloIgnées du métIer de journalIste maIs aujourd’huI nécessaIres à sa pra-tIque car très rémunératrIces. Et sI, ina-lement, on pouvaIt se passer des AJL ?
rémidormeau
La nouvelle loi PACTE, instaurée en 2019, a modifié le système des annonces judiciaires et légales.Désormais, les pure players sont habilités à les publier.
François Hamelin