Comite de madagascar bulletin 1896 1

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Bulletin du Comité de Madagasca
e2 ANNÉ
        
 E– N° 1 – Janvier 18
9 6
À PROPOS DE L ORGANISATION DE MADAGASCAR   Par décret en date du 11 décembre dernier, Madagascar a été distrait du ministère des affaires étrangères et rattaché au ministère des colonies. Quinze jours après, paraissait un décret organisant dans l’île la justice et le personnel des résidences. Le moment n’est pas encore venu de porter un jugement autorisé sur une organisatioani lldeurs incomplète, qui paraît à beaucoup de nos compatriote s puenu luxueuse et touffue. Il convient dattendre que cette noirsgataion ait déjà produit quel-ques résultats ; les hommes quit lpeiress nonert pleins ont tous de bonne volonté, et, si leur expérience des choses de Mada-gascar est encore imparfaite, leur désir de donner à l’île une or-ganisation qui lui convienne nue rsaiat être mis en doute. Sils se sont trompés, le temps cgoerrimaa -om c lmerre sruel asrue ladie réduira delle-même le perslo nqnuie a été créé. Il ne serait ni utile ni patriotique de discréditer leur œuvre par des critiques prématurées. Aussi bien la pensée à laqueillsleont obéi n’est-elle pas sans valeur. En créant à Tananarive une cour d’appel qui sera presque sans emploi, en entourant M. Laroche d’un personnel royal de civils et de militaires, ils ont voulu donner aux malgaches et aux étrangers lidée que notre puniscse aétait solidement assise à Madagascar. Les Anglais n’agissent pas différemment, lorsqu’ils s’établissent en un pays. Leur premier souci est de rehausser la personne de leur gouverneur par un cérémonial éblouissant, et ils ne craignent pas d’asseoir la justice sur des bases si solide qu’elle peut tenir en échec ce gouverneur lui-même, donnant ainsi aux intérêts la sécurité qui leur est due. Il reste à savoir si les sentiments démocratiques de notre pays se prêtent à cett conception aristocratique de l’administration.
  
Nous n’y verrions pour notre compte aucun inconvénient, sil reste entendu que Madagavsicvarra , comme cela se peut, de ses seules ressources et pouar vào itroutes ses dépenses, civiles et militaires. Mais, si l’on prétend faire payer à la France l’administration nouvelle, la France doit s’y opposer. Il est de lintérêt suprême de nos colo nqiueselles ne reçoivent aucune subvention de la métropole : ces subventions désorganisent le travail et tuent la responsabilité. Il ne faut pas qu’on puisse dire de Madagascar ce qu’on a si souvent dit de la Réunion : « Comme cette île est heureuse d’avoir une aussi belle colonie que la France ! » C’est à l’application étroite de ces principes qu’il convient d’attendre le gouvernement pour juger sa politique et ses expé riences. – 3 –
ÉVÉNEMENTS DE MADAGASCAR ET DE LA RÉUNION   I. MADAGASCAR   NOVEMBRE  COMMENCEMENT DE NOVEMBRE. – Le premier ministre rend un arrêté, en vertu duquel tout gouverneur qui ne rendra pas un compte régulier de son administration et de son encaissement sera puni, à la première infraction, d’une amende de trois bœufs et de trois piastres, et à la seconde, de la destitution et de lemprisonnement. Pour assurer le bon fonctinoenment de la ligne télégra-phique, il décide, en outre, que les gouverneurs et les chefs de villages sur le territoire desquels elle passe seront responsables des dommages que subirait glan eli, à moins quils ne décou-vrent les coupables.  6. – Le premier ministre adresse aux gouverneurs de l’Imérina et à quelques autres,  uq ruop tios liinstdeionsruct procédé, avant ler . l edop aalupnoit au recensement 1mia1 98,6  19. – Le correspondant de l’agence Reuter à Tananarive lui écrit que, bien que les Fran çsaoiisent depuis moins de deux mois à Tananarive, les bons e ffdetscette occupation se font déjà sentir. Le travail dans les mines d’or a été empêché et la vente du rhum est prohibée. L’impression de crainte inspirée par les défaites subies par les Hovas tend déjà à disparaître. Les indigènes encouragés à retourner paisiblement chez ceouxm mencent à le faire. La pro-vince shabitue avec calme au enl oourvdre de choses, en voyant – 4 –
 
que les changements survenus dans le pays ont pour consé-quence l’amélioration du sort des indigènes. Dans certaines provinces oùt one uilued se désordres, on pense qu’il n’y a plus du tout de gouvernement. Lesfahavaloselques otnras urleu ndte éuq àuqsuj saizz heures de Fianarantsoa, capitale du Sud. Heureusement, la sai-son des pluies va mettre fin à ces incursions. La conduite des troupes dans la capitale fait le plus grand honneur aux Français, aux chefs comme aux soldats. La dis-cipline est sévère. Les résidents étrangers sont traités avec courtoisie et la concorde règne parmi la population européenne.  19. – Le correspondant dTium es,à Tananarive, lui écrit que le calme est complètement rétabli. Les grands marchés de environs de la capitale sont fréquentés et approvisionnés comme ils l’étaient avant la guerre. La colonie anglaise se féli cidte aux affaires de l’arrivée lancien gouverneur de Tatamvae, Rainandriamanpandry :  Les autorités françaises onét isant son habi-stsega ne litué leté exceptionnelle, son expérience et sa grande popularité. Il a été élevé à la dignité de6h 1 mmé t nour eonne ud tnanetueil premier ministre actuel, Rainitsimbazafy, homme très estima-ble et populaire, mais qui n’a lepaseicnpxré sfa eed pesirfa-liub ques. Lancien gouverneur dem Tataave exerce par conséquent une influence considérable dans le pays. Cette nomination a été accueillie avec une extrême satisfac-tion ; elle est une garantie contre le retour du système d’oppression et de corruption qui avait prévalu jusqu’à ce jour. Un corps de police, encadré par des inspecteurs français, a été organisé ; les hommes reçoivent un salaire mensuel de ving francs. Rainilaiarivony, l’ex-premier ministre, est toujours à Tsa-rasaotra, ainsi que Razanakomab, aqnui fut son ministre des lois. Tout concourt à nous faire espérer un prompt et heureux – 5 –
 
apaisement. La conduite du général Duchesne et des autorités françaises est des plus conciliantes.  20. – Le correspondant dTue mpsl ui écrit de Tananarive :  La tranquillité règne à Tananarive, mais il a fallu du temps pour décider la population qui, à notre arrivée, s’était réfugiée dans les villages voisins, à regagner la ville. Remise peu à peu e confiance, persuadée que les çFariasn navaient pas les noires intentions que leur prêtaient des malveillants intéressés, attirée aussi par l’appât du gain et par la curiosité, elle a réintégré se demeures. Les rues de Tananarive ont repris, dès lors, leur ani-mation accoutumée. Les Malgaches ne peuvent encore comprendre comment, avec aussi peu de monde et d’aussi petits canons, nous soyon venus à bout de leurs vingt mille combattants et de leurs in-nombrables batteries. Beaucoavuop uent quils ne croyaient pas que nous puissions jamais arr sté ;livi enarar-t peaienan T àeiv suadés que nous serions écrapsaér sl e nombre et que cet écra-sement serait complet. Si nous avions eu affaire à des pirates d Tonkin, il en eût été ainsi, arsésmuent, mais avec les miramilas hovas toutes les audaces étaiernmt ipses, et, de l’avis des chefs, quelques-unes ont été poussées jusqu’à l’imprudence. Le désarmement continue avec cette sage lenteur dont les Malgaches sont coutumiers e t fadçeon à laisser croire quon nen verra jamais la fin. Les lfsu asirrivent cependant de tous les côtés ; quant à leurs canons,  nloeus savons à peu près tous en notre possession ; ces canonasi eéntapprovisionnés au moins à mille coups par pièce, les cartoeus céhtaient innombrables et la petite île qui occupe le milie ul adcu dAnosy est bondée de cais-ses de munitions. Le désarmement a même eu de singuliers effets : trop complet dans certains points du Sud, il n’a plus permis aux gou-verneurs de se défendre contre les attaqufeashdavesa lose t des tontakelis( voleurs) ; le général en chef a dû donner des ordres pour quune partie des fusilts  rfeûndue à certains gouverneurs ; – 6 –
 
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