Honte a vous online demeure du chaos

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Par les signataires de la pétition p our sauver la Demeure du Chaos Honte à vous! Honte à vous! Par les signataires de la pétition pour sauver la Demeure du Chaos H o n t e à v o u s ! Communiqué de la Demeure du Chaos sur le procès en Cour d’Appel de Grenoble le lundi 17 novembre 2008. La Demeure du Chaos est à nouveau dans l’arène judiciaire par l’arrêt de la Cour de Cassation du 11/12/2007, qui casse et annule l’arrêt de la Cour d’Appel de Lyon èredu 13/09/2006 sur toutes ses dispositions et renvoie les parties devant la 1 Cham- bre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Grenoble, le lundi 17 novembre 2008 à 14h0 0. En effet, depuis 1999, soit 9 ans, la Mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or s’acharne dans son négationnisme artistique et persiste à demander, devant la Cour d’Appel de Grenoble, la remise en état de la Demeure du Chaos, ce qui signifie tout simplement la destruction intégrale des 2 900 oeuvres d’art produites par son auteur principal Thierry Ehrmann et son collectif d’artistes. Il est nécessaire de préciser que la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi du Minis- tère Public. Dans le cadre du renvoi devant une nouvelle Cour d’Appel, celle de Grenoble, il appartient alors au plasticien Thierry Ehrmann de combattre les moyens juridiques qui ont permis à la municipalité de Saint Romain au mont d’or de débattre à nou- veau de ce conflit historique. Plus que jamais Thierry Ehrmann, le Collectif des artistes et les 72 081 signataires de la pétition vont avec férocité plaider leur cause pour faire valoir et respecter le droit à la liberté d’expression. A ce titre, la pétition pour sauver la Demeure du Chaos de la destruction continue plus que jamais avec la capacité de porter ce conflit hors du commun devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La Demeure du Chaos, née le 9 décembre 1999 de l’acte conceptuel de Thierry ème Ehrmann, est une oeuvre au noir se nourrissant du chaos alchimique de notre 21 siècle, tragique et somptueux dont les braises naissent le 11-Septembre . La Demeure du Chaos appelée aussi “Abode of Chaos” dixit le New York Ti- mes est devenue aujourd’hui, avec plus de 1 080 reportages de presse écrite et audiovisuelle de 72 pays, en 9 ans, une “Factory” incontournable et unique dans le monde, selon la presse artistique internationale. C’est un musée à ciel ouvert et gratuit, présentant plus de 2 900 oeuvres, où convergent chaque année désormais 120 000 visiteurs. La Demeure du Chaos dénombre, dans le cadre de son statut d’E.R.P. (Etablissement Recevant du Public) muséal, depuis son ouverture au pu- blic, 270 000 visiteurs du 18/02/06 au 30/06/08, avec 21 % de visiteurs hors-France. 5 Elle est aussi une résidence d’artistes. Devant cette citation à comparaître en correctionnel devant la Cour d’Appel de Grenoble, on peut considérer que, selon Thierry Ehrmann, sculpteur plasticien de- puis 20 ans et auteur principal de la Demeure du Chaos que, “l’action inique de la Mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or et de son conseil municipal, par son pourvoi en Cassation, est seule responsable du renvoi devant la Cour d’Appel de Grenoble”. La Mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, représentée désormais par Françoise Revel et son Conseil Municipal (précédemment par Pierre Dumont), n’ont pas hé- sité en marge de cette première affaire judiciaire historique hors-norme de repartir concomitamment sur une nouvelle série de plaintes pénales relevant du droit de l’urbanisme le 7 janvier 2008 en persistant à nier toute forme artistique aux 2 900 oeuvres de la Demeure du Chaos. Au delà du “négationnisme artistique”, la Mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, réaffirme désormais son “révisionnisme artistique” ; en effet, la Demeure du Chaos est entrée dans l’Histoire de l’Art comme l’attestent de nombreux ouvrages et revues artistiques du monde entier. On est donc bien, au delà de la négation, dans une ré- écriture de l’Histoire. A l’heure où la France s’interroge désespérément sur sa perte d’influence artistique dans le monde, sa politique culturelle et notamment sur la notion de gratuité du musée, la Demeure du Chaos est un vraie réponse atypique. 6 www.demeureduchaos.org H o n t e à v o u s ! Honte à vous ! thierry Ehrmann, auteur de la Demeure du Chaos “Honte à vous !” résume en trois mots la guerre à la vie, à la mort, que nous menons contre les réacs et les négationnistes de l’art qui veulent détruire la Demeure du Chaos comme symbole de la résistance face au conservatisme… “Honte à vous !” Ce cri du cœur est répété des milliers de fois avec rage. Tel est le titre du livre-vérité, où nous avons, non sans douleur, choisi 1 800 témoignages de pétitions parmi l’ensemble. Nous avons démarré la pétition en 2006 pour sauver les 2 900 œuvres de la Demeure du Chaos, “Abode of Chaos” dixit le New York Times, est née le 9 décembre 1999 de mon acte conceptuel. Je l’ai conçue comme une œuvre au noir se nourrissant du chaos alchimique de notre 21è siècle, tragique et somptueux dont les braises naissent du 11-Septembre. La Demeure est devenue en 9 ans, avec plus de 1 100 reportages de presse écrite et audiovisuelle de 72 pays, une “Factory” unique dans le monde. C’est un musée à ciel ouvert et gratuit, où convergent chaque année 120 000 visiteurs. Elle est aussi une résidence d’artistes. Cette pétition a déjà recueilli plus de 72 000 signatures accompagnées de commen- taires et qui, chaque jour, s’enrichit de plusieurs centaines de nouveaux soutiens. Elle ne s’arrêtera plus, car de jour en jour, la liberté d’expression s’éteint en France. Les commentaires de ces pétitions ont été écrits par des artistes, historiens, élus, professions libérales, ouvriers, fonctionnaires, retraités, étudiants, familles, cadres, magistrats, simples citoyens, professeurs d’arts plastiques, membres du clergé, ci- toyens du monde… 1 827 auteurs venant de plus de 450 professions différentes. Ce livre est gratuit car il défend le droit le plus fondamental de notre république : la liberté d’expression. Ce livre est aussi un matériau extraordinaire pour les sociolo- gues, historiens de l’art, juristes et journalistes à qui nous donnons la parole… Il est surtout le témoignage implacable qu’il existe envers et contre tout, en dehors de tout système politique, un réel pouvoir d’indignation des citoyens. Chaque fois que je me mettais à sélectionner des témoignages, au bout d’une demi heure, j’avais les larmes aux yeux et des crampes au bide car il faut le dire, nom de Dieu !, c’est bien d’amour, de rage et de beauté dont on parle dans ces commentaires. Il existe un vrai pouvoir citoyen qui n’est plus au Palais Bourbon. Peu de gens peuvent imaginer que notre combat acharné pour la Demeure du Chaos 9 et la liberté d’expression nous ont valu une avalanche de procès pénaux, de contrôles fiscaux, de barrages administratifs, de convocations quasi hebdomadaires, de des- centes policières, de menaces physiques et autres coups tordus, mais au-delà de la souffrance, ces coups bas et ces persécutions nous renforcent de jour en jour dans la pertinence idéologique de notre combat. Face à la Mairie de Saint Romain et son Conseil Municipal qui a donné à son Maire, Françoise Revel, le pouvoir de demander à nouveau la destruction de la De- meure du Chaos le 17 novembre 2008 à la Cour d’Appel de Grenoble, ce livre est pour les négationnistes de la Mairie et les Réac, le réquisitoire le plus cruel qu’aucun Procureur n’oserait prononcer. Au delà du réquisitoire ce livre dévore le lecteur par la force du verbe, Une phrase parmi des milliers donne le ton : “Il n’y a que les cathédrales qui me touchent autant. F.F”. 10 www.demeureduchaos.org H o n t e à v o u s ! Droit dans le mur Philippe Liotard, Sociologue “L’art lutte effectivement avec le chaos, mais pour y faire surgir une vision qui l’il- lumine un instant, une Sensation. Même les maisons… : c’est du chaos que sortent les maisons ivres de Soutine” Gilles Deleuze et Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ? Lorsque Thierry Ehrmann m’a proposé de rédiger une préface pour Honte à vous !, j’ai accepté immédiatement. Il était en effet séduisant d’exploiter un matériau aussi riche, constitué des commentaires déposés spontanément par les défenseurs ayant signé la pétition en faveur de la Demeure du Chaos. Mais avant d’entrer dans la lecture des presque 2 000 réactions sélectionnées pour cet ouvrage (sur 72 000 re- cueillies), j’ai aussitôt pensé à Ron Athey, l’artiste américain qui s’est produit à la Demeure du Chaos, lors de la Borderline Biennal, en octobre 2007. Au milieu des années 1990, cet artiste avait lui aussi été l’objet aux Etats-Unis d’une polémique d’une rare violence. Sous l’influence des députés et sénateurs conservateurs, elle a entraîné une clause morale dans l’attribution des subventions publiques pour l’art contemporain. Alors qu’il n’avait jamais touché un sou des institutions, Athey avait été utilisé pour effrayer le contribuable bien-pensant et permettre aux politiques et journalistes conservateurs de rationaliser une campagne de moralisation de l’art. En octobre 2007 à la Demeure du Chaos, Ron Athey a pourtant littéralement souf- flé l’assistance par la force de sa performance artistique. La loi qui a été votée aux Etats-Unis pour moraliser l’art contemporain court toujours. Elle permet de juger a priori ce que le public peut voir et quelle œuvre peut être produite. Le travail de Ron Athey a servi d’instrument aux réactionnaires et conservateurs américains pour générer un contrôle politique sur l’art. La loi limite, mais Ron Athey vit. Il poursuit son œuvre artistique sans subvention. Il a été accueilli à la Demeure du Chaos. Il a ému, il a bouleversé, il a scotché son auditoire… que celui-ci adhère ou non à son propos. Lorsque Thierry Ehrmann m’a proposé de rédiger cette préface, c’est donc à Ron Athey que j’ai pensé, car il y a une analogie entre la manière dont cet artiste utilise son corps et celle dont Thierry Ehrmann utilise sa propriété. Propriété charnelle et propriété immobilière sont utilisées à des fins non utilitaires, à des fins expressives, à des fins esthétiques. Seulement voilà, l’esthétique en question dérange, bouscule, 13 percute. Elle inquiète. L’un et l’autre agissent en totale liberté, sans utiliser le moin- dre fond public. L’un comme l’autre repoussent les murs. L’un comme l’autre ont été la cible de la justice et des pouvoirs conservateurs. Face à ces attaques, et notamment face à l’acharnement dont la Demeure du Chaos est l’objet, l’occasion était belle de pouvoir analyser la manière dont des personnes d’origines, de culture artistique, de croyances, d’idéologies, de niveau social aussi divers que celles qui ont livré les commentaires rassemblés ici, pouvaient réagir à la Demeure du Chaos. Honte à vous ! est un cri collectif poussé par des milliers de personnes qui ne se connaissent pas, qui évoluent dans des univers totalement différents et qui pourtant partagent ici une même colère, une même indignation, une même incompréhension. L’intérêt de ces témoignages réside dans le fait qu’il s’agit de réactions produites au moment de la signature d’une pétition. Or, ils n’étaient pas nécessaires à l’enregis- trement de la signature. Les commentaires ont été écrits parce que leurs auteurs ont éprouvé le besoin d’aller plus loin que ne le permettait la simple apposition de leur signature. Ils ont éprouvé le besoin de dire quelque chose. L’utilité de ces commen- taires (pour la compréhension des effets sociaux du combat judiciaire entre Thierry Ehrmann et la Mairie de Saint-Romain-au-Mont-d’Or) réside dans la prise de parti qu’ils expriment et dans l’énonciation des arguments justifiant cette prise de parti. La Demeure du Chaos est soutenue, le combat de son créateur est appuyé. C’est ce qu’indique la quantité des signatures. Les commentaires nous disent, quant à eux, au nom de quoi se fait le soutien. Ils permettent d’exposer les valeurs auxquelles sont attachés les milliers d’inconnus qui la soutiennent. C’est donc à ce qu’ont dit ces inconnus que je me suis attaché, en essayant de saisir les tendances profondes qui se sont exprimées. Quel combat se livre à travers celui de la Demeure du Chaos ? Que nous disent tous ces gens si divers sur le monde qu’ils condamnent et sur celui auquel ils rêvent ? Pour répondre à ces questions, je vais développer trois axes, avant de conclure sur le droit et l’art. Le premier axe consiste à identifier ce qu’est la Demeure du Chaos pour ceux qui la soutiennent. Le second rapporte de qu’elle produit sur les signataires. Le troisième exposera de quel combat la Demeure du Chaos est le révélateur. Ce qu’est la Demeure du Chaos : La Demeure du Chaos, ça n’est pas rien. Les réactions en attestent. Au pays de la pierre dorée et des demeures bourgeoises, le bâtiment fait tache. Il est impossible de passer à côté. Les témoignages l’indiquent et nombreux sont ceux qui rappellent la force du premier contact avec ce lieu. Voir la Demeure du Chaos pour la première fois constitue un choc autant par ce qu’elle dégage que par le contraste avec l’en- vironnement. Si elle peut se concevoir à New-York, Londres, Rotterdam ou Saint- Etienne, la ville noire, elle est inimaginable dans un tranquille petit village du Mont 14 www.demeureduchaos.org H o n t e à v o u s ! d’Or. Le caractère surprenant, étrange, curieux, insolite, original, rare, inattendu, inhabituel, saisissant de la découverte est un premier enseignement des commen- taires de Honte à vous !, pour ceux qui ont eu la chance de voir les lieux. Car c’est visiblement une chance pour eux, comme l’indiquent les nombreux témoignages de ceux qui ne connaissent la Demeure du Chaos que via la télé ou Internet, ou de ceux, un petit peu plus chanceux, qui ont vu la Demeure de l’extérieur mais n’ont pas pu la visiter (ou n’ont pas pu la visiter “encore”, devrais-je dire, tant le désir d’y pénétrer et la curiosité de l’explorer se lit dans les commentaires). De manière unanime, la Demeure du Chaos est une œuvre d’art, véritable, unique, réelle, authentique, jubilatoire, entière, magistrale, exceptionnelle, extraordinaire, bref, une “sacrée, foutue, maudite” œuvre d’art. Elle est “le reflet d’une société”. C’est ce qui ressort de toutes les remarques qui qualifient l’œuvre. La figuration de la violence, de la cupidité, la “mise en image” de la mort, de la folie, la mise en scène de la destruction de la planète, des populations et des corps, l’expression des idéologies meurtrières, des sectarismes politiques et religieux, la surveillance géné- ralisée, les totalitarismes sont les motifs de l’œuvre. Mais la figuration du mal n’est pas le mal. Pas plus qu’un tableau de Bosch ne fait de Bosch un démon, les murs et les installations de la Demeure du Chaos ne la constituent en enfer. Les commen- taires ne sont pas dupes de la confusion entre la réalité représentée et la nature de la représentation. Si l’unanimité se fait sur le caractère artistique de l’œuvre, les visiteurs la dési- gnent également comme un musée gratuit. C’est un point souvent mis en avant : sa présence dans la rue, au cœur de la vie. Mais c’est un musée qui n’incarne pas le passé. Il n’est pas compris comme un conservatoire des œuvres d’art consacrées et poussiéreuses. Il est reçu comme le musée des événements marquants et actuels, de l’actualité internationale, un musée vivant, ouvert, en mouvement, sans fin. La Demeure du Chaos est un musée in-situ qui permet de toucher l’art du doigt, d’en ca- resser les œuvres, contrairement aux musées subventionnés et payants, dépositaires de la culture instituée. Elle est un “work in progress” rendu accessible à tous dans son processus d’élaboration même, car elle “se transforme, mute, “grouille” en per- manence”. Elle est un “patrimoine de l’art vivant”. Elle peut aussi incarner le musée de l’avenir, à défaut de devenir un musée à l’avenir (au sens institutionnel). Dans tous les cas, la Demeure du Chaos est un symbole, une utopie incarnée en des murs noirs et rouge, comme l’est le monde qui nous entoure dans les journaux télévisés, un symbole que les attentats du 11 septembre 2001 rendent lisible à tous. Pour les signataires de la pétition, la Demeure du Chaos ne dit pas quelque chose sur le monde, elle dit le monde. 15 Ce que produit la Demeure du Chaos : Et la façon dont elle le dit génère des émotions mêlées. Le monde dépeint par la Demeure du Chaos – à travers les multiples œuvres qui s’y juxtaposent, s’y entre- choquent et s’y répondent – ne laisse pas indifférent. Bien sûr, les commentaires qui accompagnent la pétition se distinguent de ceux pour qui les seules émotions seraient la colère, l’aversion ou la haine. Alors, forcément, ce qui est exprimé situe la Demeure du Chaos comme une œuvre géniale, sublime, charmante, éprouvante, réaliste, originale, choquante, dérangeante, provocatrice, anti conformiste… Mais les commentaires attestent pourtant que les émotions ne se réduisent pas au couple “on aime” ou “on n’aime pas”. Elles sont bien plus contrastées, contradictoi- res parfois, se conjuguant sur le continuum aversion-attirance. On peut ne pas aimer et reconnaître être attiré. On peut adorer et regretter le manque de pédagogie. On peut être ému et ne pas apprécier l’émotion ressentie. On peut “ressentir un malaise”. Dans tous les cas, la Demeure renvoie (émotionnellement) chacun à son rapport à l’art, mais aussi à l’ordre, à la violence, à la destruction. La rencontre Il est en effet une autre évidence exprimée par les témoignages de soutien : décou- vrir la Demeure du Chaos, c’est éprouver quelque chose de fort. “Impossible de raconter ce que j’y ai ressenti”, témoigne un signataire, l’ivresse affirme un autre. Une autre rapporte : “cette baraque m’a retournée, m’a choquée, m’a complète- ment remise en question !”. Pour dire le ressenti, il faut alors chercher d’autre lieux produisant une intensité semblable : “Il n’y a que les cathédrales qui me touchent autant”. La rencontre avec la Demeure produit un choc qui génère un questionnement. Les émotions sont telles qu’elle pousse à s’interroger. De nombreux témoignages l’in- diquent, structurés sur l’évolution des jugements avant et après la rencontre. Une personne témoigne y être allée “d’abord en trainant les pieds”, “c’est quoi cette horreur !”... puis... “plus envie de partir du tout, envie de continuer à voir, à revoir, à découvrir, à comprendre”. Une autre concède : “Je comprend que ça puisse cho- quer quand on ne sait pas ce que c’est. Sombre, morbide, etc., c’est tout ce que l’on voit en premier lieu. Si on se renseigne un peu, ça ne fait que représenter en un seul lieu tout ce que l’on voit et entend aux infos de toutes les chaines”. A la question du “pourquoi”, tout le monde trouve sa réponse dans la confrontation à cet “art déran- geant certes, mais qui touche quelque chose enfoui au plus profond de soi”. 16 www.demeureduchaos.org