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6| 3 Novembre 2006 |EnquêtEs, rEportagEs & dEssous dE tablE| FraNce, maghreb, aFrique et d’autres coiNs aussi Jean-Jé, le requiem du Le 1er novembre, Jean-Baptiste Colonna, parrain corseaccident de voiture. Le dénouement d’une le parrain corse, est mort dans un banal vie nettement moins banale, consacrée à la drogue et aux casinos
Pétrole contre thunes Dans le feuilleton « pétrole contre nourriture », deuX épisodes : Futurpatron de TotaletFrançafrique
Affaire Ben Barka Nouvelle commision rogatoire º de la Justice française au Maroc, chargée de nouveauX éléments
Qu’un ancien de lafrench connection, condamné à dix-sept ans de prison en 1977, devenu le parrain de la Corse du Sud pendant un quart de siècle, meure au volant de sa voiture dans un banal accident de la circulation (autrefois les bandits mouraient dans leur lit), voila une fin morale pour une vie qui ne l’a pas été. La vie de Jean Baptiste Colonna, dit Jean-Jé, qui dans un arti-cle duParisiens’était présenté à la fin de sa vie comme le modeste employé de la supérette de sa femme, n’aura pas été vraiment un long fleuve tran-quille. Le PV du service régional de police judiciaire de Marseille daté du 11 février 1975 (reproduit sur le site deBakchich, www.bakchich.info) montre clairement son implication dans les grands trafics de drogue des années 70. Mais notre ami Jean-Jé saura rebon-dir. Ainsi s’évadera-t-il de la prison marseillaise des Baumettes avant même d’être condamné et regagnera clandestinement sa chère Corse avant d’être amnistié plus tard. Depuis son fief de Pila-Canale, charmant petit village corse, il règne en maître sur un clan qui étend son goût des affai-res en Afrique dans les cercles de jeu et autres casinos. Son nom figurera jusqu’en juin 2001 dans le fichier du grand banditisme, avant qu’il ne soit effacé par un grand flic ami. Parmi les plus fidèles lieutenants de Jean-Jé, figurait Robert Feliciaggi, conseiller à l’Assemblée de Corse et longtemps maire de Pila-Canale. Précisons que Robert était un grand ami de Charles Pasqua, avec lequel il pêchait dans les eaux troubles pétrolières et casinotiè-
Seck cherche un abri Le premier ministre félon a trouvé æ un nouveau moyen d’embêter le président Wade
res africaines... Hélas, le pauvre Fe-liciaggi a été exécuté, voici quelques mois, alors qu’il arrivait de Paris en avion à l’aéroport d’Ajaccio. C’est que la guerre fait rage en Corse entre les différents clans qui tentent de subtili-ser l’héritage de Jean-Jé, un peu amor-ti, il faut bien le dire, ces dernières an-nées. Et Feliciaggi, dont les assassins n’ont pas été retrouvés, a bien pu être la victime de ces luttes intestines. De là à penser que l’accident de voiture de Jean-Jé n’est pas un accident, il n’y a qu’un pas qui sera franchi, on n’en doute pas, durant les longs pala-bres qui ponctuent les longues soirées d’hiver des petits villages corses, et en premier lieu à Pila Canale. Incontestablement, la fusillade san-glante qui a eu lieu début avril à Mar-seille entre Corses et Arabes , en vue d’une saine répartition des territoires de machines à sous, participe aussi à la saine émulation actuelle. On va bientôt regretter Jean-Jé et ses amis,qui cherchaient à l’Assemblée de Corse et dans les antichambres du pouvoir à Paris, à reconquérir une lé-gitimité perdue dans les salles de jeuxY africaines Xavier Monnier
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