Fra Angelico, Botticelli ... Chefs d

Fra Angelico, Botticelli ... Chefs d'oeuvre retrouvés, à Chantilly.

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Fra angelico BotticElli… chefs-d’œuvre retrouvés D o S S i E r D E P r E S S E Exposition du 8 septembre 2014 au 4 janvier 2015 Salle du Jeu de Paume 1 2 Sommaire 1. c ommuniqué de presse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.4 2. Présentation de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.5 3. Parcours de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.6 4. l es œuvres phares . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.7 5. l es mécènes de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.18 6. Autour de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.19 7. l e Domaine de chantilly . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.20 8. r enseignements pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.

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Fra angelico
BotticElli…
chefs-d’œuvre retrouvés
D o S S i E r D E P r E S S E
Exposition du 8 septembre 2014
au 4 janvier 2015
Salle du Jeu de Paume
12Sommaire
1. c ommuniqué de presse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.4
2. Présentation de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.5
3. Parcours de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.6
4. l es œuvres phares . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.7
5. l es mécènes de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.18
6. Autour de l’exposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.19
7. l e Domaine de chantilly . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.20
8. r enseignements pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p.23
< S andro Botticelli et atelier
Allégorie de l’Automne (Détail)
31. c ommuniqué de presse
u 8 septembre 2014 au 4 janvier duc d’Aumale ne pouvant quitter le domaine,
2015 le Domaine de chantilly met une telle manifestation ne peut avoir lieu qu’à
à l’honneur les riches collections c hantilly. l a reconstitution de ces œuvres, Ddu musée condé avec une ex- dont les différents éléments ont été modifés
position exceptionnelle de tableaux italiens des et repeints au gré de l’histoire du goût et des
ème ème XiV et XV siècles : « Fra Angelico, Botticelli... fuctuations du marché de l’art, est le premier
chefs-d’œuvre retrouvés ». objectif de cette exposition unique.
l es Primitifs italiens, peintres forentins et c ertaines des œuvres exposées sont recons-
èmesiennois du Quattrocento, constituent une tituées pour la première fois depuis le XV
part importante du legs du duc d’Aumale, siècle : ainsi, la Thébaïde de Fra Angelico, est
conservé exclusivement au Domaine de présentée à c hantilly grâce à des prêts des
c hantilly depuis sa mort. Pour cette ex- musées d’Anvers, de cherbourg, de Philadel-
position, la première rétrospective que le phie et d’une collection particulière. Deux
musée c ondé consacre à ce courant, trente cassoni de Filippino l ippi et Sandro Botticelli
œuvres majeures de ses collections – dont illustrant les Scènes de l’Histoire d’Esther et
des peintures et dessins de Fra Angelico, dont les panneaux principaux seront exposés
l ippi, Botticelli, de l’école de l éonard de grâce à un prêt du musée du l ouvre, sont
Vinci – seront présentées dans la salle du également au cœur de l’exposition. « Fra An-
Jeu de Paume, aux côtés de neuf peintures gelico, Botticelli... chefs-d’œuvre retrouvés »
prêtées par des institutions internationales présente également des chefs-d’œuvre de la
de premier plan. Dans ce vaste espace de peinture et du dessin italiens du tournant du
ème ème 330 m2, aménagé pour une ouverture au XV et du XVi siècle, tels que des œuvres
public en 2012, un parcours d’exposition graphiques de Michel-Ange et de l’entourage
ouvert offre aux visiteurs un panorama de de l éonard de Vinci, ainsi que la Simonetta
èmel’histoire de la peinture toscane des XiV Vespucci de Piero di c osimo, restaurée cette
èmeet XV siècles. l a scénographie allie aux année grâce au soutien des American Friends
œuvres originales des reconstitutions vir- of c hantilly. a
tuelles grandeur nature recréées par le biais
de projections vidéo. co MMiSSAir ES
Michel l aclotte
l’exposition, dont le commissariat scientifque
Président directeur honoraire
est assuré par Michel l aclotte, président
du musée du Louvre
directeur honoraire du musée du l ouvre
et n athalie Volle, conservateur général du n icole g arnier
Patrimoine (institut National d’Histoire de Conservateur général du Patrimoine
l’Art), rassemble panneaux religieux et objets chargée du musée Condé
profanes, tels les cassoni, coffres de mariages
n athalie Volle
d’apparat ornés de peintures décoratives. l’ex-
Conservateur général du Patrimoine
position se propose de recréer les imposants
Pensionnaire à l’Institut National
ensembles d’origine, souvent démantelés au
d’Histoire de l’Art
fl des siècles, en réunissant des pièces dissé -
minées à travers le monde. l es collections du
42. Présentation de l’exposition
réalisé au milieu du XVe siècle pour l’autel onçue autour d’un concept original,
majeur de l’église San Francesco de Borgo la reconstitution des polyptyques
San Sepolcro, constitue l’un des exemples italiens dispersés dans le monde
les plus étourdissants – et sur deux faces – de c entier depuis des décennies, l’expo-
cette multiplication d’images saintes, mais sition « Fra Angelico, Botticelli… chefs-d’œuvre
aussi de leur émiettement : un seul fragment retrouvés » sera l’occasion unique de découvrir
est aujourd’hui conservé à chantilly, les vingt-l’histoire de la peinture forentine et siennoise du
six autres panneaux se répartissant dans une quattrocento. cette exposition se tiendra dans la
dizaine d’autres institutions.salle du Jeu de Paume du Domaine de chantilly
Autre exemple, les deux Saints de Fra Angelico du 8 septembre 2014 au 4 janvier 2015.
étaient situés à l’origine sur les pilastres d’un
retable à la typologie similaire, situé sur l’autel l e projet de l’exposition est né de la décou-
majeur de l’église de San Domenico de Fiesole, verte que le panneau de Fra Angelico de
attenante au couvent où vivait Fra Angelico.chantilly Saint Benoît à Subiaco devait être
Autre exemple de démembrement mais non associé à plusieurs autres panneaux éparpillés
religieux cette fois-ci, le panneau de Botticelli entre Philadelphie, cherbourg et Anvers. Mi-
et Filippino l ippi Esther choisie par Assuérus chel l aclotte a identifé dans une collection
(chantilly) ornait à l’origine un cassone (coffre privée le cinquième morceau du puzzle qu’il
de mariage) avec deux autres panneaux conser-attribue alors à Fra Angelico. l e tout forme ce
vés à o ttawa et à Florence. ce coffre allant de qu’on appelle une Scène érémitique ou une
pair avec un second également divisé (l ouvre, Thébaïde. Ne pouvant pas prêter hors les
o ttawa et r ome). l es deux fragments les plus murs ses collections en raison du testament
importants seront exposés côte à côte grâce au du duc d’Aumale -donateur du Domaine de
prêt exceptionnel du musée du l ouvre.chantilly à l’institut de France, une exposition
l es reconstitutions réelles des œuvres n’ont au musée c ondé marque l’unique occasion
pas été possibles dans tous les cas, aussi des de réunir les cinq tableaux ensemble.
reconstitutions virtuelles fgurent dans l’exposi -
tion pour donner au visiteur une connaissance o utre La Thébaïde, le Musée condé a décidé
plus complète des œuvres originelles.de dépasser le cadre d’un simple « dossier »
Ajoutons d’ailleurs que des fragments d’en-et de proposer au visiteur un panorama plus
sembles reconstitués restent inconnus à ce ample de la peinture toscane des XiVe et
jour, mais peut-être que cette exposition sera XVe siècles, en se fondant sur la très riche
l’occasion de susciter de nouvelles recherches, collection du musée et sur le principe ayant
ou trouvailles. il faudra faire aussi une place présidé à la réunifcation du panneau de Fra
toute particulière à la Simonetta Vespucci Angelico. l a grande majorité des œuvres de
de Piero di c osimo, œuvre phare du musée cette période conservées à c hantilly n’étant
c ondé restaurée pour l’occasion. D’autres que des éléments d’ensembles originellement
tableaux ou dessins de grands maîtres vien-plus vastes, pourquoi en effet ne pas faire
en sorte, le temps d’une exposition, de les nent agrémenter le parcours de l’exposition :
réunir avec leurs compagnons d’autrefois ? nous pouvons citer entre autres Pesellino, Fra
l a majeure partie des tableaux exposés provient c arnevale, entourage de l éonard de Vinci,
de retables dispersés. celui du siennois Sassetta, Michel-Ange. a
53. l e parcours de l’exposition
Sienne au milieu À Florence, de l’école
du Quattrocento
de Giotto au style gothique
l a troisième partie de l’exposition plonge le visiteur
international dans l’univers artistique de la ville de Sienne au
a première partie de l’exposition, milieu du Quattrocento. l es artistes Giovanni di
À Florence, de l’école de Giotto Paolo, Sassetta et Francesco di Giorgio sont ainsi
au style gothique international, mis à l’honneur pour leur contribution à l’art sien-l comporte une introduction à la nois et leur inspiration de la r enaissance forentine.
typologie des polyptyques, ces immenses
œuvres d’art composés par plusieurs pan- l’atelier de Filippo l ippi
neaux de bois peints. l es visiteurs de l’expo- l a quatrième partie met en lumière l’atelier de
sition pourront découvrir différents retables, Filippo Lippi, un des plus grands artistes de la
polyptyques religieux destinés aux églises Florence des années 1430. l es différentes études
ou monastères, ou cassoni, coffres offerts menées ces dernières années ont permis d’amé-
lors des mariages, permettant de faire ainsi liorer les connaissances sur les peintres de l’atelier.
le point sur la peinture forentine à l’orée du
l a Fin du QuattrocentoeXV siècle.
à Florence
l a dernière partie de l’exposition, La Fin du Quat-Fra Angelico et son atelier
trocento à Florence, présente les innovations
l a deuxième partie de l’exposition est consa-
marquantes de la peinture forentine à travers
crée à l’artiste Fra Angelico, à son atelier et
des œuvres de Botticelli et d’un de ses élèves
aux retables qu’il a réalisés, notamment la
les plus connus, Filippino l ippi. l es cassoni de
Thébaïde dont la reconstitution exception-
l’histoire d’Esther, dont les panneaux du mu-
nelle est une étape majeure de l’exposition.
sée condé et du l ouvre sont exposés, sont un
exemple emblématique de leur collaboration. a
r econstitution de la Thébaïde de Fra Angelico
64.
l es œuvres
PHAr ES
de l’exposition
7Maso di Banco (Florence, 1300-ca. 1348)
Dormition de la Vierge
c hantilly, musée c ondé, inv. PE-1
e tableau était au temps du duc d’Aumale attribué à Giotto, il a ainsi donné le nom
à la salle où il est exposé : « c abinet du Giotto ». l’attribution à Maso di Banco
fait maintenant l’unanimité. il est l’un des principaux disciples de Giotto avec c lequel il collabore probablement à Naples (chapelle de c astelnuovo, 1329-1332). e panneau est la partie gauche d’un triptyque composé de La Vierge à la ceinture de la
Gemäldegalerie de Berlin au centre, au format inhabituel, et à droite du Couronnement de
la Vierge du musée des Beaux-Arts de Budapest. Dans tous les cas, les dimensions réduites
des panneaux de Maso (qui mesurent dans leur ensemble environ 130 cm) portent à croire
que, s’ils faisaient partie d’un triptyque, celui-ci n’aurait pu être installé que sur un autel
mineur, de petite taille, ou sur celui d’un oratoire.
l a recherche de pureté des profls des personnages, l’espace aéré des compositions, la simplicité
extrême des costumes et des décors témoignent de l’infuence du Giotto solennel des années
1310-1320. ici Maso di Banco abandonne la représentation traditionnelle sur fond d’or. a
8giovanni dal Ponte (Giovanni di Marco di
Giovanni dit)
Florence, 1385-1437/1438
Couronnement de la Vierge
c hantilly, musée c ondé, inv. PE-3
l s’agit ici d’un bel exemple de retable qui semble être conservé dans son intégralité,
ce qui constitue un cas relativement rare hors d’italie : reste à savoir si l’œuvre était à
l’origine dotée d’une prédelle. l e Couronnement de la Vierge est surmonté par Dieu ile Père bénissant et par l’Esprit saint sous la forme d’une colombe qui, avec le c hrist,
prennent la forme de la t rinité. Des chérubins et des séraphins créent un arc encadrant la
scène qui se déroule au rythme de la musique jouée par quatre anges qui portent un petit
orgue portable, une viole, un luth et une harpe. À gauche, au premier plan, se tiennent saint
Antoine abbé et saint Pierre, identifables grâce à l’inscription sur la plinthe et à leurs attributs
traditionnels. Au second plan, fgurent saint Zénobe (fguré en évêque avec le lys forentin
sur le pectoral qui ferme les bords de sa chape) et saint André. À droite, sont représentés
saint Jean-Baptiste et saint t homas. Au second plan, on trouve deux évêques qui portent un
peigne de fer et trois boules d’or, les attributs canoniques de saint Blaise et saint Nicolas. ce
retable aurait été commandé au XVe siècle par le prieur Piero di Zanobi pour l’ancienne petite
église de Santa Maria a Bovino située dans le Mugello entre Vicchio et Dicomano. l e sujet du
panneau central est, en outre, parfaitement en accord avec la dédicace de l’église à la Vierge. a
9Fra angelico (v. 1395, Vicchio di Mugello - 1455, Rome)
r etable de San Domenico de Fiesole
Saint Marc - Saint Matthieu
Bois. H. 0,36. l . 0,11.
c hantilly, musée c ondé, inv. PE-4 et inv. PE-5
es deux panneaux étaient situés à l’origine sur les pilastres d’un retable situé sur
l’autel majeur de l’église de San Domenico de Fiesole, attenante au couvent où
vivait Fra Angelico. Fra Angelico a pris l’habit de moine peu avant 1423 dans le c couvent dominicain San Domenico, situé près de Florence, à Fiesole. l a com-
munauté lui a confé, sans doute avant 1425, la réalisation du retable pour le maître-autel de
leur église. Saint Matthieu et saint Marc sont facilement identifables grâce à leurs attributs
les plus courants, l’ange et le lion ; ils tiennent aussi un livre et une plume, qui renvoient à
leur activité d’évangéliste. l’ange de Matthieu est cependant plus qu’un attribut : situé près de
l’oreille du saint, il répand dans son esprit le Verbe de Dieu qui permet à l’apôtre de rédiger
son évangile. l a partie centrale du registre principal est toujours conservée dans l’église,
mais dans un état très différent de l’œuvre originale : en 1501, le triptyque fut « modernisé »
(c’est-à-dire que ses trois panneaux centraux furent unifés dans un format carré) par l’un des
peintres les plus en vue de la Florence de l’époque, l orenzo di c redi.
l e retable a ensuite fait l’objet de deux démembrements, au cours du XViie siècle et après
la suppression du couvent en 1810, la prédelle en cinq morceaux est à l ondres, deux autres
fragments de pilastres sont à r emagen. a
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