Autisme et psychanalyse, commentaires...Packing (« enveloppement ») : autour de la recommandation de la haute autorité de santé

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La haute autorité de santé (HAS) a publié en mars 2012 une recommandation de bonne pratique intitulée : “Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent. Méthode Recommandations par consensus formalisé“. Pour ce qui concerne le packing, il est indiqué
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La psychanalyse n'a pas à se mêler de pallier à un dysfonctionnement cérébral, avec ça, je suis d'accord. Encore faut-il poser correctement le diagnostic, et ne pas appeler "autisme" toute situation où un enfant dit "non».
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Packing (« enveloppement ») : autour de la recommandation de la haute autorité de santé
La haute autorité de santé (HAS) a publié en mars 2012 une recommandation de bonne pratique intitulée : “Autisme et autres troubles envahissants du développement: interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent.Méthode Recommandations par consensus formalisé“. Pour ce qui concerne le packing, il est indiqué :
« En l’absence de données relatives à son eIcacité ou à sa sécurité, du fait des questions éthiques soulevées par cette pratique et de l’indécision des experts en raison d’une extrême divergence de leurs avis, il n’est pas possible de conclure à la pertinence d’éventuelles indications des enveloppements corporels humides (dits packing), même restreintes à un recours ultime et exceptionnel. En dehors de protocoles de recherche autorisés respectant la totalité desconditions déînies par le Haut Conseil de la santé publique(HCSP), la HAS et l’Anesm sont formellement opposées à l’utilisation de cette pratique. »
Cette recommandation est traduite dans des articles de Libération (13 février et 19 mars 2012) de la façon suivante :
“Autisme : les psys réduits au silence” (13 février 2012) :« Dans un rapport à paraïtre que “Libération” s’est procuré, la haute autorité de santé retoque les pratiques psychanalytiques. Une première … la méthode clinique du packing est, elle, “interdite” : la pratique consiste à enrouler dans un drap humide un enfant, puis à accompagner à plusieurs son réchauFement. “Après avis juridiques, la HAS a souhaité aIrmer son opposition formelle à l’utilisation de cette pratique”. Là encore, c’est un coup d’arrêt à une démarche certes peu courante, mais symbolique, eFectuée par des équipes de pédopsychiatrie, avec une “formation analytique”. “C’est une déclaration de guerre, réagit fermement ce pédopsychiatre. Des réseaux inuents ont réussi à durcir la dernière version du texte înal de la HAS”. »
”La folie n’est pas une infraction” (19 mars 2012) :« Le 9 mars, la HAS a déclaré que non seulement “le packing ne devait en aucun cas se faire”, faute d’avoir été évalué …»
Réactions
Lettre ouverte de Moïse Assouline (Le Monde, 4 avril 2012) :«La HAS a demandé aux membres du comité de lecture leur avis sur la recommandation de bonne pratique relative à l’autisme de mars 2012 : Accord ? Avec réserves ? Désaccord ? Je l’ai approuvée car elle soutient la mise en oeuvre du parcours de soins, d’éducation et d’insertion du sujet, qui aura la suprématie au détriment des particularismes de chaque institution. J’ai exposé six réserves dans une “Lettre ouverte au Président de l’HAS”. Je les résume. … Permettre au professeur Pierre Delion de mener sa recherche sur le “packing”.»
MA est médecin, directeur ducentre Françoise Grémy/ l’Elan retrouvé, à Paris. Ce centre accueille “des enfants, adolescents ou jeunes adultes présentant des troubles envahissants du développement ou apparentés – et des adultes, hommes et femmes, sourant de troubles psychologiques ou psychiques, aux pathologies plus ou moins invalidantes”. Il était membre du groupe de lecture de la recommandation de la HAS, qu’il a approuvé sous réserve de commentaires en raison d’un désaccord partiel.
CENTRE FRANCOISE GREMY
HÔPITAL DE JOUR
Lieu de soins non sectorisé, accueillant pendant leur adolescence 20 jeunes gens et jeunes îlles, âgés de 14 à 24 ans, sourant d’autisme ou de Troubles Envahissants du Développement (T.E.D.). La prise en charge consiste en des traitements et soins divers, réévaluation du diagnostic, éducation et pédagogie spécialisée, préparation à l’insertion sociale et médico-sociale. L’établissement eectue des bilans et des évaluations à la demande d’autres institutions, notamment pour l’aide à l’insertion. Diérents types d’ateliers sont proposés : scolaires, parascolaires, éducatifs, corporels, corporels avec RPM (Psychomotricité et évolution sensori-motrice), communication, expression créative, préparation à l’avenir.
En janvier 2010, lors d'une cérémonie présidée par Mme Véronique DUBARRY, Adjointe au Maire de Paris en charge des personnes en situation de handicap, l'établissement a pris le nom de Centre Françoise Grémy, en hommage à la mère d'un des premiers enfants accueillis à l'Hôpital de jour.
Accueil du lundi au vendredi de 9h à 16h sauf les jours fériés et les vacances. Site principal Santos-Dumont-25 villa Santos-Dumont, 75015 Paris. Tél. : 01 48 28 43 33 – Fax : 01 42 50 28 23
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Eva Talineau AUTISME
La psychanalyse n'a pas à se mêler de pallier à un dysfonctionnement cérébral, avec ça, je suis d'accord. Encore faut-il poser correctement le diagnostic, et ne pas appeler "autisme" toute situation où un enfant dit "non». A quelque chose d'indicible, qu'il sent autour de lui (traces des camps de concentration dans la psychè de sa mère, ancienne déportée qui la font vivre dans une sorte de sidérât...on...d'elle-même issue, par exemple) - ou se tait. En attendant d'avoir réglé un certain nombre de choses dans sa tête qui l'embrouillent (quelle langue parler, lorsque plusieurs circulent autour de lui, et qu'il y a un enjeu fort quant à ce que seront les premiers mots)... La clinique des adultes, notamment psychotiques, nous enseigne que cette situation-là peut avoir existé dans l'enfance, ça a l'air d'être de l'autisme, ce n'est pas de l'autisme, plutôt comme une position phobique généralisée, extrêmement invalidante tant qu'elle dure.
Mais plaçons-nous dans le cas du syndrome autistique pur, dûment diagnostiqué, et traité par les meilleures méthodes que permettent les neurosciences. Le lien avec le monde est établi, dans une certaine mesure. L'appareil à langage fonctionne. Des apprentissages sont possibles, donnent des résultats. L'autiste -et sa famille - sont sortis de l'enfer. Il reste la question, indécidable, de l'avenir de quelqu'un qui a vécu "uncommunicated" pendant les premiers temps de sa vie, au moment où pour les autres se forment les liens primaires, la sensibilité à l'autre, tout ce qui n'est pas du cognitif, mais est indissociable de notre "être au monde". C'est sans doute l'absence de ce socle primaire qui, outre la forme spéciîque de leur intelligence, laisse les autistes "guéris" quelque peu étranges et étrangers au monde "des autres". Y a -t-il possibilité de quelque manière, de revenir sur cela aussi, d'acquérir des traces de ces liens primaires qui, pré consciemment et inconsciemment, nous lient les uns aux autres au-delà des mots ? C’est une question. Acher la suite
Marlow Philippe"on ne peut imaginer que le langage verbal se développe sans un ensemble de compétences innés chez l'infans; il faut donc tout un appareillage neurologique pour qu'il puisse apparatre; mais il faut aussi qu'entre l'enfant et l'environnement un langage non verbal se soit développé"
Marlow Philippela question clinique centrale est donc celle des expériences subjectives précoces qui n'ont pu être secondairement susamment ressaisies dans l'appareil de langage verbal ?
Marlow PhilippeVous êtes d'accord Eva avec cette formulation?
Eva Talineau@père Castor - il faut beaucoup travailler, et longtemps, pour que du magma des faits cliniques et des théories qui les "modélisent", des questions simples et claires puissent être formulées, et travaillées. Contrairement à ce que certaines des personnes ici croient, la psychanalyse n'est pas une espèce de bouillie où on peut dire tout et son contraire, une idéologie qui fonctionne avec ses croyants (même si certaines personnes peuvent avoir avec elle un rapport religieux), c'est une discipline de pensée, et une éthique de la rencontre, rigoureuse et exigeante, où on ne tient jamais rien pour acquis.
Louise BrunMais dans ce cas, cela rejoint bien d'autres pathologies...ce qui me fait me demander jusqu'à quel point il est pertinent de traiter de manière uniquement spéciîque la question de l'autisme. Bien sûr, il est important d'en saisir les particularités, mais en faire une pathologie (ou pas) totalement "à part"... ?
Josiane BonadonnaLes "liens" s'établissent d'une autre façon, qui prouve qu'il n'y en a pas ?
Marlow Philippe"Les "liens" s'établissent d'une autre façon, «Je crois aussi
Pere CastorIl est intéressant de noter qu'un enfant sourd de naissance, ou même juste malentendant, manifestera très tôt les mêmes troubles de comportement qu'un autiste. Le diagnostic d'autisme comporte pour cette raison comme première étape obligatoire un bilan ORL.
Eva Talineau@philippe Marlow - je ne sais pas si oui ou non je suis d'accord, cela demande à coup sûr d' y rééchir. Car ce que vous dites suppose que ces expériences subjectives précoces ont bien eu lieu. Et ont laissé des traces, genre "pictogramme" (Aulagnier, l'originaire), qui ne se seraient même pas traduites en
primaire. Peut-être oui, peut-être non. Et sans doute que cela dépend des cas. Je préfère ne pas entrer dans ce débat pour le moment.
Pere CastorIl est tout aussi intéressant de se souvenir qu'il y a quelques décennies, les sourds étaient pris pour des "fous" comme encore les autistes aujourd'hui ("psychotiques") et envoyés en HP.
Marlow PhilippeBon ok pour mettre ce débat entre ( ) pour l’instant, c’est une question celui des signiîants primordiaux ou archaïques importantes, il y a forcément des diérences entre les expériences précoces précédant l'apparition du langage verbal et celles qui surviennent plus tard...les modalités de symbolisation ne peuvent pas être semblable ...
Eva Talineau@père castor - en eet (les sourds), et je crois qu'on est dans la même problématique. MAIS il ne faudrait pas que le nécessaire rééquilibrage (dont il est dommage qu'il ne puisse pas se faire sans tout ce tapage ! ) en vienne à fabriquer des faux autistes, parce que ça, on saurait quoi y faire. Malheureusement, c'est fréquent en psychiatrie, dès qu'il y a une avancée dans un sens, du coup, on voit cette pathologie partout. Et il y a bien des désillusions...
Iaqov Demarquetotalement d'accord avec vous, Eva... Ceci dit, méîez-vous de "Père Castor" : il débloque très largement !
Iaqov Demarquece pourquoi, personnellement, je l'ai "boqué" d'ailleurs...
Eva Talineau@josiane Bonadonna - ce que c'est que ce "socle primaire", qui est bien loin d'être acquis par tous, est loin de faire consensus parmi les analystes, il y a de nombreuses manières de conceptualiser la chose - - pour les lacaniens, enîn certains, c'est une hérésie de parler de ça, et l'excommunication majeure
en est le châtiment (sous forme de réciter, en mantra tous les séminaires de Lacan, puis les Ecrits pour faire bonne mesure) - pour les analystes anglo-saxons, kleiniens, Bioniens, autres, il s'agit d'un certain nombre d'évènements psychiques entre la mère et l'enfant, qui par une suite de projections et d'introjections "créent" la psyché de l'enfant, la psyché comme organe de la rencontre avec l'autre - selon ce qui se passe dans cette aire d'interaction primaire, certaines voies seront ouvertes, d'autres non - enîn, pour les analystes qui reprenant Binswanger, mais le portant au-delà, se réclament de la psychanalyse existentielle, comme Benedetti, et qui travaillent dans le champ des psychoses, il s'agit de la formation, dans l'infans, d'un symbole de soi, qui le soutient inconsciemment dans le fait d'exister, et faute de quoi il est obligé de s'aliéner aux appels inconscients qui lui viennent de l'autre. Vous voyez donc que la question est...complexe'..
Eva TalineauIaqov - c'est vous que je vais bloquez, si vous vous permettez de porter sur les gens de tels jugements à l'emporte-pièce
Iaqov Demarqueeh ben... non, pas de jugements à l'emporte-pièce, mais... sur pièces... à vous de voir...
Eva Talineau@Josiane Bonadonna - lorsqu'on dit "la mère", c'est souvent, chez les analystes, un raccourci pour "premier autre" - qui peut très bien être le père, en eet. Pour ce qui est des "preuves" - je ne traite pas votre question par le mépris, et je ne la trouve pas mal venue - simplement, pour y répondre sérieusement, il faudrait que je prenne beaucoup de temps. Que là, tout de suite je n'ai pas; Mais je la garde pour plus tard.
Iaqov Demarqueil n'est pas très gentil, "Père Castor", et il a en lui une terrible haine de la psychanalyse. une haine gratuite, et je n'aime pas ça... Voila tout...
Brady BarOui,Eva Talineau, on l'espère votre réponse et l'attendons avec impatience
Hwi Noreeen ce qui concerne le diagnostic Eva, vous avez raison, on m'a rapporté le cas d'une personne diagnostiquée psychotique et soignée comme tel alors qu'elle sourait d'un état de stress post-traumatique, un changement de praticien a permis de le découvrir...
Hwi Noreec'est juste une parenthèse !
Iaqov Demarquececi dit, vous faites ce que vous voulez... mais au moins, j'ai dit ce que je pense...
Eva TalineauIaqov, vous pensez ce que vous voulez, mais je vous demanderai de ne pas encombrer cette discussion avec vos antipathies qui ne m'intéressent pas, ni les autres non plus. Sinon, je vous bloque vraiment.
Iaqov Demarqueben allez-y, Eva : je n'en mourrai pas ! Au moins, j'aurai donné mon avis, par rapport à ce guignol...
Iaqov Demarquec'est si facile, dans ce lobby de parents anti-psychanalyse, de démolir tout ce que nous pouvons faire ! vous discutez avec eux ? Moi pas !
Coralie Roy Montignyet bien sortez Jean Marie, sortez !
Iaqov Demarquepas de compromis avec l'ennemi ! Jamais ! On a appris ça en 33, en 42, et après, non ? Shabbat shalom !
Iaqov Demarquealors, ok, virez-moi ! mùais, quelque part, c'est vous-même que vous trahirez...
Iaqov Demarquececi dit, j'apprécie beaucoup votre texte...
Marlow PhilippeIaqov vous avez donné votre avis, maintenant nous voudrions poursuivre cette discussion
Coralie Roy MontignyOH mais je vous ai connu plus agréable ! Vous êtes pénible là et vos comparaisons historiques sont douteuses
Iaqov Demarquepas si douteuses, Coralie, non... Mais vous connaissez mes antécédents avec "Père Castor", non ?
Iaqov Demarquebon, oki, je sors... ;-)
Coralie Roy Montignyje me rappelle aussi que vous m'avez "éjectée" ...!!
Iaqov Demarquevous, Coralie ? mais non...
Coralie Roy Montignyvous ne vous en souvenez plus ... pas grave, je ne vous en veux pas ... notre divergence d'opinion à propos de "Le Mur" vous a mis en rage et vous m'avez blacklistée de vos contacts !
Marlow PhilippeCoralie si vous pouviez poursuivre avec Iaqov ailleurs et permettre que la discussion ici continue....merci
Coralie Roy MontignyOui ! désolée ...
Iaqov Demarqueok, je sors... et je quitte ce groupe...
Eva Talineau@josiane Bonadonna - si on commence là-dessus, on n'en înira jamais (les erreurs de diagnostic) , moi c'est surtout en psychiatrie adulte que j'en vois les dégâts - des vies gâchées parce qu’un diagnostic précoce de schizophrénie a littéralement privé d'avenir des jeunes gens qui ont développé une bouée délirante - ou de mélancolie venant sanctionner la douleur de pertes qui du coup ne pouvaient plus être reconnues comme telles, ni élaborées, ni dépassées - mais en psychiatrie infantile aussi, je ne doute pas que les conséquences puissent en être gravissimes.
Marlow PhilippeJe peux faire malheureusement parfois, le même constat ...