Réussir le Bac de philo en 15 chapitres !
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LAURENCE HANSEN-LÖVE RÉUSSIR LE BAC DE PHILO EN 15 CHAPITRES Sommaire 1. Sujet de dissertation corrigé La science parvient-elle à la vérité ? ...................................................................................2 2. Sujet de dissertation corrigé Pourquoi les hommes ont-ils inventé l’État ? .....................................................................11 3. Sujet de dissertation corrigé La contrainte est-elle toujours le contraire de la liberté ? .................................................. 18 4. Explication de texte corrigée Pascal : Qu’est-ce que le moi ? .........................................................26 5. Explication de texte corrigée Rousseau - Malheur à qui n'a plus rien à désirer ................................................................30 6. Explication de texte corrigée Freud - Une justification indirecte .....................................................................................34 7. Leçon de philo N’y a-t-il de vrai que le vérifiable ? ..................39 8. Leçon de philo Pouvons-nous nous passer de religion ? ...........................................................................48 9. Leçon de philo Justice et inégalité : est-ce compatible ? ...........58 10. Bonne copie de philo Dissertation sur la raison et le réel.....................................................................................69 11. Bonne copie de philo Explication d’un texte de Bergson.

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Publié par
Publié le 11 mai 2011
Nombre de lectures 532
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Exrait

LAURENCE HANSEN-LÖVE
RÉUSSIR LE BAC DE PHILO EN 15 CHAPITRES
Sommaire

1. Sujet de dissertation corrigé
La science parvient-elle à la vérité ? ...................................................................................2

2. Sujet de dissertation corrigé
Pourquoi les hommes ont-ils inventé l’État ? .....................................................................11

3. Sujet de dissertation corrigé
La contrainte est-elle toujours le contraire de la liberté ? .................................................. 18

4. Explication de texte corrigée
Pascal : Qu’est-ce que le moi ? .........................................................26

5. Explication de texte corrigée
Rousseau - Malheur à qui n'a plus rien à désirer ................................................................30

6. Explication de texte corrigée
Freud - Une justification indirecte .....................................................................................34

7. Leçon de philo
N’y a-t-il de vrai que le vérifiable ? ..................39

8. Leçon de philo
Pouvons-nous nous passer de religion ? ...........................................................................48

9. Leçon de philo
Justice et inégalité : est-ce compatible ? ...........58

10. Bonne copie de philo
Dissertation sur la raison et le réel.....................................................................................69

11. Bonne copie de philo
Explication d’un texte de Bergson.....................75

12. Bonne copie de philo
Dissertation sur l’expérience et la vérité ............................................................................83

13. Conseils de méthode
Comment réviser ? ...........................................89

14. Conseils de méthode
Réussir une dissertation....................................................................90

15. Conseils de méthode
Réussir une explication de texte........................................................................................ 91



Sujet de dissertation corrigé
La science parvient-elle à la vérité ?
Introduction
On associe spontanément science et vérité, et on a raison de le faire. Quand des vérités
établies par une science selon un protocole précis et rigoureux sont contestées au nom de
l’opinion ou du préjugé, on sait, bien sûr, que la vérité doit se trouver du côté de la science.
Pourquoi ? Parce que les vérités établies par la science font l’unanimité (des savants, dans un
premier temps, puis de tous, ou presque, dans un second temps) et parce qu’elles font leur
preuve : les prévisions scientifiques sont fiables, la médecine scientifique, par exemple, nous
apporte assez souvent la preuve de sa validité, en guérissant ou en prévenant les maladies ; les
ingénieurs construisent des édifices et des ponts dont la solidité est avérée, les climatologues
font des prévisions réputées fiables.
Faut-il pour autant en déduire que la science « parvient à la vérité » ? Pour cela il faudrait
que la vérité soit située dans un lieu ou un espace, ou bien localisée dans une position à
laquelle on puisse accéder. Une telle conception de la vérité présuppose que la vérité existe
comme une chose ou une réalité, donc préexiste à sa découverte par les savants et les
philosophes. Ce présupposé nous semble très contestable.
I. Parvenir à la vérité est l’objectif affiché par la science
On admet habituellement que les thèses scientifiques sont vraies. La vérité est
l’adéquation à la réalité. Mais si les thèses scientifiques sont vraies, sont-elles pour autant
définitives ? Incontestables ? Et en quoi la recherche de la vérité par les savants se distingue-t-
elle de la recherche de la vérité par la philosophie ?
1. Sciences et philosophie
On sait que sciences et philosophie, à l’origine, sont étroitement liées (Au fronton de
l’Académie de Platon, on pouvait lire : « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ») puis vont se
différencier peu à peu mais conserveront toujours en commun cet objectif : tendre vers la
vérité. Chez Platon, les maths sont le passage obligé vers ce qu’il nomme l’« anhypothétique »

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(ce qui précède toute hypothèse) vers quoi s’orientent philosophes et savants, mais sans jamais
l’atteindre. La science reste « hypothétique » c’est-à-dire suspendue à des hypothèses (les
postulats). Seule la philosophie va au-delà de l’hypothèse, vers la source de toute hypothèse
(l’« anhypothétique »), c’est-à-dire le Bien, source de toute vérité et de toute valeur (cf.
Allégorie de la caverne, République 7).
2. Mais si la philosophie est « recherche et amour de la vérité », cela signifie qu’elle n’atteint
pas la vérité
Car si elle l’atteignait, elle cesserait d’être (« Toute vérité est fausse dès lors qu’on s’en
contente » dit Alain). La philosophie, qui est une discipline « spéculative », notamment dans sa
dimension métaphysique, progresse très peu, voire pas du tout. Au contraire la science ne
cesse d’accumuler les découvertes et d’enchaîner les certitudes fondées sur l’observation,
certitudes qui permettent d’agir avec efficacité sur le réel, comme l’a expliqué Kant dans la
Préface de la seconde édition de la Critique de la raison pure (voir extrait ci-dessous, texte 1).
Donc la science semble détenir des vérités incontestables, contrairement à la philosophie qui
vise la vérité sans prétendre pouvoir l’atteindre.
3. Tandis que la philosophie a pour objet « l’être en tant qu’être », la science ne s’occupe que
d’un secteur de l’être (« l’être en tant que ceci ou cela »)
La science ne « détient » pas la vérité, en général, mais cherche à établir des vérités dans
un domaine restreint (les nombres et les figures, par exemple, pour ce qui concerne les
mathématiques, ou les lois de la matière et du mouvement pour la physique).
Conclusion de la première partie
Si la philosophie et la science recherchent toutes deux des « vérités », les philosophes
reconnaissent aujourd’hui unanimement - ou presque – que la science seule fournit des
certitudes qui font l’unanimité et qui permettent d’agir sur le réel avec efficacité.
II. Les sciences établissent des vérités mais celles-ci demeurent partielles,
provisoires et même contestables.
Si la science détenait la vérité ou les vérités, elle pourrait remplacer la philosophie. On
appelle « scientisme » la doctrine qui prétend que la science possède des vérités, a réponse à
tout, et peut remplacer la philosophie. Mais le scientisme oublie plusieurs aspects de la
question…

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1. Il ne faut pas dire « la » science mais « les » sciences
Les sciences se répartissent en trois groupes : les sciences formelles (maths et logique), les
sciences de la nature, dites sciences exactes, et les sciences de l’homme. Chacune a ses
méthodes, son langage, ses critères de vérité. La « vérité » en médecine, qui comporte toujours
une certaine part d’incertitude (par exemple dans le cas de l’estimation de la validité d’un
vaccin), ce n’est pas la même chose que la « vérité » en maths ou logique. La « vérité » en
histoire admet une large part de subjectivité, ce qui est exclu dans les sciences exactes etc.…
2. Il ne faut pas confondre vérité et certitude
Les sciences exactes parviennent à des certitudes. Mais ce sont des certitudes partielles
(propres à leur objet), provisoires (remaniement constant des modèles scientifiques) et surtout
négatives (chaque progrès scientifique permet d’éliminer une erreur (comme la thèse de la
« génération spontanée » d’Aristote, ou celle de l’hérédité des caractères acquis de Lamarck) et
donc de se rapprocher de la vérité. La vé

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