BONDIL.BIG BANG_2

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BIG BANG Carte blanche à la créativité OU COMMENT LA COLLECTION DU MUSÉE INSPIRE NOS CRÉATEURS UNE EXPOSITION-ÉVÉNEMENT GRATUITE ET FESTIVE Montréal, le 2 novembre 2011 – Inspirer les artistes d'aujourd'hui avec les œuvres d'hier. Réenchanter la collection avec des créations de nos artistes contemporains. Métisser les genres et les disciplines artistiques. Rendre hommage à la créativité québécoise. Favoriser un accès libre à tous. Telles sont les intentions du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) qui a initié et produit l'exposition pluridisciplinaire Big Bang en donnant carte blanche à une vingtaine d'artistes à une seule condition : choisir une ou des œuvres, de
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BIG BANG
Carte blanche à la créativité

OU COMMENT LA COLLECTION DU MUSÉE INSPIRE NOS CRÉATEURS
UNE EXPOSITION-ÉVÉNEMENT GRATUITE ET FESTIVE


Montréal, le 2 novembre 2011 – Inspirer les artistes d’aujourd’hui avec les œuvres d’hier.
Réenchanter la collection avec des créations de nos artistes contemporains. Métisser les genres
et les disciplines artistiques. Rendre hommage à la créativité québécoise. Favoriser un accès
libre à tous. Telles sont les intentions du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) qui a initié
et produit l’exposition pluridisciplinaire Big Bang en donnant carte blanche à une vingtaine
d’artistes à une seule condition : choisir une ou des œuvres, de la collection du Musée.

« Pourquoi Big Bang ? Car c’est le symbole absolu de la création : une création mystérieuse et
très ancienne, pourtant toujours vivante, en expansion. Ainsi, les collections nous animent : leur
rayonnement fossile traverse le temps pour nous surprendre, nous interroger, nous émouvoir.
Big Bang, c’est aussi le bruit d’une explosion : j’aime beaucoup l’idée que les artistes, à
l’abordage du Musée, piratent nos œuvres pour les enlever vers les rivages inconnus de leurs
propres imaginaires, très loin des récits académiques convenus et des codes de l’histoire de
l’art. En cela, Big Bang, c’est vraiment une ode à la liberté : cette exposition est une totale
(re)création, un événement permissif et poétique, le musée devenant un lieu d’incubation
artistique, sa collection s’offrant comme un open work. Ce projet fédérateur souligne la mission
essentielle de l’institution : conserver les œuvres d’hier pour nous inspirer aujourd’hui, artistes
ou non, qui que nous soyons, quelque soit les disciplines et hors de tout sectarisme. Il reflète
enfin notre reconnaissance et notre engagement aux côtés des créateurs sans qui le Musée
n’existerait tout simplement pas » explique Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef
du MBAM.

Fidèle à sa direction, le Musée offre l’accès à cette exposition contemporaine, gratuite en tout
temps. Présentée du 6 novembre 2011 au 22 janvier 2012, cette exposition-événement a été
conçue et réalisée par le Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des célébrations
marquant l’inauguration de nouveau pavillon d’art québécois et canadien Claire et Marc Bourgie
et du musée réinventé qui souligne le redéploiement complet de toutes les collections du
MBAM.











Près d’une vingtaine d’artistes, dont plusieurs de renommée internationale, ont répondu
favorablement à l’invitation du Musée : Jennifer Alleyn & Nancy Huston (cinéma et littérature),
Denys Arcand & Adad Hannah (cinéma et arts visuels), Melissa Auf der Maur (musique),
Geneviève Cadieux (arts visuels), Marie Chouinard (danse), le Collectif Rita (design), Claude
Cormier (design urbain), Jean Derome (musique), En masse (art mural), Pierre Lapointe & Jean
Verville (musique et architecture), Renata Morales (mode), Wadji Mouawad (théâtre), Jeannot
Painchaud (arts du cirque), Roland Poulin (sculpture), Michel Rabagliati (bande dessinée) et
Gilles Saucier (architecture). Certains, tels que En masse, exposent dans un musée beaux-arts
pour la première fois. Venus de toutes disciplines, ils ont laissé libre cours à leur imagination
pour réaliser chacun, en complicité avec les équipes du Musée, une installation à partir d’une ou
de plusieurs œuvres de sa collection. Ces créations singulières révèlent non seulement les liens
personnels que les uns et les autres ont tissés avec la ou les œuvres de leur choix, mais aussi
l’inépuisable force vive que constituent les collections encyclopédiques du Musée.

Cette exposition collective convie le visiteur à découvrir tout au long d’un parcours expérimental
ces différentes propositions artistiques qui dévoilent, à leur façon, une facette plus intime –
émouvante, inattendue ou ludique – de ces créateurs, dont les motivations et les moyens
d’intervention mis en œuvre sont aussi variés que leurs talents et champs d’expression ; c’est le
fruit polymorphe et polyphonique d’un dialogue entre les cultures, les époques, les genres et les
individus. Il illustre la dimension résolument inclusive de la programmation transdisciplinaire au
MBAM, ouverte aux pratiques actuelles, du design à la mode, du multimédia à la musique.

Le Musée tient à remercier tous les artistes qui ont accepté de relever le défi de la carte
blanche, avec pour seule condition de choisir une ou des œuvres de la collection du Musée.

Le Musée des beaux-arts de Montréal tient à souligner l’appui important de l’arrondissement de
Ville-Marie de la Ville de Montréal pour ce projet fédérateur. Il remercie également ARTV, dont
la participation fut inspirante et appréciée, Astral Media, La Presse et The Gazette, ses fidèles
partenaires médias, et Air Canada, son partenaire de transport officiel. Le Musée remercie
également Fatboy, distribué par Nüline Distribution.

Sa gratitude va également au ministère de la Culture, des Communications et de la Condition
féminine du Québec, au Conseil des arts de Montréal et au Conseil des Arts du Canada pour leur
appui constant.















Le Musée tient à souligner l’appui indéfectible de l’Association des bénévoles du Musée des
beaux-arts de Montréal. Enfin, il remercie tous ses membres ainsi que les nombreuses
personnes, entreprises et fondations pour leur soutien.

- 30 -
Big Bang
Entrée libre
Pavillon Jean-Noël Desmarais
1380, rue Sherbrooke Ouest
Du mardi au vendredi de 11 h à 17 h
Le mercredi de 11 h à 21 h
Le samedi et le dimanche de 10 h à 17 h


Les représentations de plusieurs œuvres se trouvent sur le site web du Musée au mbam.qc.ca/media.
Consignes à respecter : L'œuvre d'art doit être reproduite en entier sans recadrage, ni fond perdu, ni
pliage, sans surimpression, ni autre modification d'aucune sorte, et la légende ainsi que le crédit
photo doivent accompagner l'œuvre.


Source : Catherine Guex, Attachée de presse
Musée des beaux-arts de Montréal
(514) 285-1600, ext. 106


À propos du Musée des beaux-arts de Montréal
Le Musée des beaux-arts de Montréal est l'un des musées les plus fréquentés au Canada. Annuellement,
ses 600 000 visiteurs peuvent visiter gratuitement en tout temps sa collection encyclopédique unique au
Canada et ses expositions temporaires originales, croisant les disciplines artistiques (beaux-arts, musique,
cinéma, mode, design), mises en valeur par des scénographies atypiques. Il conçoit, produit et met en
tournée en Europe et en Amérique plusieurs de ses expositions. Il est aussi l'un des plus importants
éditeurs canadiens de livres d'art bilingues qui sont diffusés partout dans le monde. Plus de 100 000
familles et écoliers participent chaque année à ses programmes éducatifs, culturels et communautaires.
L'année 2011 marque l'ouverture d'un quatrième pavillon, consacré exclusivement à l'art québécois et
canadien – le pavillon Claire et Marc Bourgie – et d'une salle de concert de 444 places intégrant une rare
collection de vitraux Tiffany – la Salle Bourgie. Les riches collections du Musée sont en même temps
redéployées dans ses trois autres pavillons dédiés aux cultures du monde, à l'art européen ancien et
contemporain, aux arts décoratifs et au design. Enfin, le Musée intègre désormais la musique pour que
ses visiteurs puissent découvrir autrement les arts visuels grâce à des promenades musicales et autres
activités inédites, organisées avec la nouvelle Fondation Arte Musica. Le Musée des beaux-arts de
Montréal est un musée privé qui doit s'autofinancer à près de 50 % de son budget de fonctionnement
annuel et à près de 100 % pour l'acquisition des œuvres de sa collection.


CINÉMA ET LITTÉRATURE JENNIFER ALLEYN & NANCY HUSTON -


Son plus cher désir/A Few Lost Words
Installation
50 lavis et un tableau d’Edmund Alleyn
Extrait de Edmund Alleyn ou le détachement de Nancy Huston lu par l’auteur
(bande-audio : 7 minutes, casques d’écoute individuels)

Les artistes

Jennifer Alleyn

Née en Suisse en 1969, Jennifer Alleyn vit et travaille à Montréal. À 22 ans, elle fait le tour du
monde, caméra au poing, pour l’émission « La course destination monde » présentée par Radio-
Canada. Journaliste, elle collabore pendant plusieurs années aux quotidiens Le Devoir, The
Gazette, La Presse et à la revue Elle Québec. Cinéaste de l’intime, elle signe en 2008 L’atelier de
mon père, sur les traces d’Edmund Alleyn…, un premier long métrage percutant. Elle réalise en
2010 Dix fois Dix, un film-essai sur le peintre allemand Otto Dix, abordant le thème de la guerre
et de ses horreurs. Primés à Cannes et au Festival international du film sur l’art de Montréal, ses
films sondent les mystères de l’art.

Nancy Huston

Née à Calgary en 1953, Nancy Huston passe son adolescence sur la côte est des États-Unis. En
1973, elle se rend à Paris pour poursuivre ses études et décide de s’y installer. En 1976, elle
commence à écrire en français, collaborant à plusieurs journaux et revues. Son premier roman
Les variations Goldberg paraît en 1981. Son œuvre comprend des romans, essais, livres pour
enfants, scénarios, pièces de théâtre et lectures-spectacles. Cantique des plaines (1993), une de
ses rares incursions dans sa langue maternelle, marque un tournant. Récipiendaire de nombreux
prix littéraires tant en France qu’au Canada, elle écrit dans les deux langues et traduit elle-même
ses ouvrages. Nancy Huston est également militante féministe et musicienne.

L’œuvre de la collection du Musée
Good Morning Midnight (Bonjour minuit), Edmund Alleyn

Les œvres sur papier d’Edmund Alleyn, dont
une cinquantaine sont ici réunies, ont été
réalisées selon la technique du lavis entre
1987 et 2002 et font partie des séries «

Indigo », « Vanitas » et « Éphémérides ». Le
fusain du Musée, Good Morning Midnight,
reprend la thématique des « Vanitas » de
1994-1995.
E d m u n d A l l e y n ( 1 9 3 1 - 2 0 0 4 ) , G o o d M o r n i n g
M i d n i g h t [ B o n j o u r m i n u i t ] ( d é t a i l ) , 1 9 9 4 .
M B A M , a c h a t , l e g s H o r s l e y e t A n n i e T o w n s e n d
L’ artiste investit ses œuvres de nouvelles pas toujours été. Mais il y a toujours eu
préoccupations : « Maintenant mes l’obsession d’arrêter le temps, de retenir
rapports avec le temps et l’espace se sont une dimension pour pouvoir l’examiner plus
beaucoup précisés. C’est nettement devenu tard et éventuellement la communiquer. »
le sujet de mes tableaux alors que ça ne l’a


La rencontre

« Les encres d’Edmund Alleyn invitent au voyage. Paquebots fantômes, mobilier d’une autre
époque font remonter à la surface ce que l’homme se cache à lui-même : sa fugacité. Débris,
fragments d’existence où l’humour jouxte l’étrangeté construisent un univers singulier. En écho
à ces images, bribes de souvenirs, éclats de sentiments échappés dans la nuit, perce un chant
profond. “Dans l’obscurité, un murmure. Peindre cela.”, disait-il... »
- Jennifer Alleyn

« Les objets sont entrés en entropie. Ils tournent dans l’espace en s’éloignant les uns des autres,
comme les planètes et les constellations dans le cosmos... On dirait que la planète Terre elle-
même a fait l’objet d’un attentat monstrueux... Qu’une bombe très, très intelligente est venue y
détruire l’humanité exclusivement – cette erreur grossière, cet être-dans-le-temps, ce ver dans
le fruit – tandis que, intacts, imperturbables, et même plutôt gais, les objets continuent de
flotter dans l’espace. Et l’artiste de fouiller ces débris – lunettes, transats, grenouilles, rouleaux
de peinture, pyramides, portraits de Freud ou de Proust, œufs sur le plat, paire de bretelles,
ciseaux, parties du corps, tableaux – à la recherche, dit-il, de “a few lost words”. »
- Nancy Huston

DENYS ARCAND & ADAD HANNAH - CINÉMA ET ARTS VISUELS

Adad Hannah
Safari 1
2011
Épreuve numérique

Denys Arcand et Adad Hannah
Safari
2011

Vidéo haute définition
6 écrans
6 min 41 s
Directeur de la photographie : Van Royko
Directrice de production : Annick Blanc
Éclairage : Hugo Roy
Costumes : Marie-Chantale Vaillancourt
Habilleuse : Sharon Scott
Maquillage : Micheline Trépanier
Coiffure : Réjean Coderre
Assistant photo : Maxime Lapointe

Acteurs : employés du Musée : Marianne Brault, Catherine Desjardins, Sabine de Villenoisy,
Jonathan Gagné, Gaëtan Hénault, Alexandre Lemetais, Julie Massey, Louis-Xavier Sheitoyan
Musique : Do Make Say Think (Ohad Benchetrit, Justin Small)

Les artistes

Denys Arcand

Denys Arcand est diplômé de l’Université de Montréal en histoire. En 1963, il rejoint l’Office
National du Film où il signe plusieurs documentaires critiques, dont On est au coton(1970) mis à
la censure pendant plusieurs années. Il développe en parallèle un cinéma de fiction
profondément ancré dans la réalité socio-culturelle du Québec. En 1986, il écrit et réalise Le
déclin de l’empire américain, qui reçoit le Prix de la critique internationale à Cannes et une
nomination aux Oscars ; la suite du film, Les invasions barbares (2003), se verra attribuer l’Oscar
du Meilleur film en langue étrangère, la Palme du Meilleur scénario à Cannes ainsi que les
Césars du Meilleur film, réalisateur et scénario – une première pour un film québécois. Denys
Arcand est sans conteste un des plus importants réalisateurs et scénaristes canadiens
contemporains.

Adad Hannah

Né à New York, Adad Hannah a grandi en Israël, au Royaume-Uni et à Vancouver. Depuis 2001, il
vit et travaille à Montréal. Son travail a fait l’objet d’expositions dans le monde entier,
notamment en Chine, au Royaume-Uni, en Corée du Sud, en Espagne, aux États-Unis et au Canada. Il collabore régulièrement avec des institutions culturelles, récemment avec le musée
du Prado, le Musée national des beaux-arts du Québec et le Musée des beaux-arts du Canada,
pour réaliser son travail vidéo et photographique qui interroge les conventions artistiques
propres aux beaux-arts. Titulaire de nombreuses distinctions et bourses, il est représenté dans
des collections publiques et particulières à travers le monde. En 2009, le Conseil des Arts du
Canada lui a décerné le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton.

L’œuvre de la collection du Musée
Canapé modulaire Safari, Archizoom Associati

Le collectif florentin Archizoom Associati se et son faux léopard, le canapé Safari (1968)
spécialise dans le design, l’architecture et la se moque du « good design » en faisant
planification urbaine à un moment où les référence au design kitsch des années 1950
créateurs se radicalisent et attirent et au Pop Art. Son format modulaire offre
l’attention sur la dimension socio-historique un « nouveau paysage domestique » qui
de leur rôle et sa signification culturelle. stimule la créativité et l’imaginaire
Préconisant la transformation de la société individuels.
par le design et l’architecture, le collectif
remet en question, d’un point de vue
formel, la suprématie du fonctionnalisme,
d’où la notion d’anti-design. Le groupe
critique la dépendance du design par
rapport à l’industrie ainsi que les excès de la
société de consommation. Dans cet ordre
d’idée, il réalise du mobilier d’inspiration
kitsch – couleurs criardes et motifs vulgaires
– sans retenue ou discrétion aucune qui
remet en question le bon goût moderniste.
Avec sa structure en forme de fleur stylisée
Archizoom associati (actifs entre 1966 et 1974), canapé modulaire
Safari, 1967-1968, édité par Poltronova, Montale Pistoia, Italie


La rencontre

« Comme source d’inspiration, nous nous sommes tournés vers les arts décoratifs. J’avais eu
l’idée de chercher un lit et de travailler un canevas à partir de la pièce de théâtre La ronde
(1900) du viennois Arthur Schnitzler. Mais comme les lits du Musée ne nous ont pas inspirés,
nous avons abandonné cette piste. »
- Denys Arcand


« On nous a proposé le canapé Safari, dont la conception ingénieuse encourage l’interaction
entre les gens qui l’occupent, en plus d’être très photogénique! Ils peuvent non seulement être
assis côte à côte et face à face, mais ils peuvent aussi circuler autour, ce qui offre une foule
d’angles de vues au réalisateur. Pour le scénario, nous avons imaginé qu’après avoir meublé
différents intérieurs. Le canapé a abouti, dans les années 1980, dans un club. C’est l’époque du
disco, mais aussi du sida. »
- Adad Hannah
MUSIQUEMELISSA AUF DER MAUR -

L’Arme de choix
2011
Dix tirages numériques pigmentaires sur papier d’archivage

L’artiste

Melissa Auf der Maur est née à Montréal où elle a étudié la photographie et la musique. Entre
1994 et 1999, elle est compositeur et bassiste au sein du groupe rock Hole, puis rejoint en 2000
celui des Smashing Pumpkins. En 2004, elle lance son premier album solo « Auf der Maur ». En
2009, elle écrit et produit Out of Our Minds (OOOM), un projet multimédia comprenant un
album, une bande dessinée et un court métrage réalisé par le New-Yorkais Tony Stone. Le court
métrage remporte un vif succès tant critique que public lors de sa présentation au Festival du
film de Sundance. Il est diffusé au Musée dans le cadre de l’exposition J. W. Waterhouse, un
e artiste qui a toujours fasciné Melissa Auf der Maur, tout comme l’esthétique de la fin du XIX
siècle.

L’œuvre de la collection du Musée
Hallebardier, Ferdinand Hodler

Reconnu pour son œuvre symboliste, peintre suisse par excellence. Le tableau
Hodler fut aussi un grand peintre d’histoire s’érige tel un véritable emblème de la fierté
suisse. La Suisse organisait d’ambitieuses nationale helvétique.
expositions nationales, destinées à
promouvoir sa production industrielle,
agricole et culturelle. Pour la manifestation
genevoise de 1896, un immense palais des
beaux-arts fut construit pour abriter deux
gigantesques rétrospectives d’art suisse,
ancien et moderne. Pour décorer chacun
des 44 pylônes extérieurs de ce bâtiment, il
fut décidé de faire peindre des figures
monumentales de Suisses et de Suissesses.
L’artiste reçut la commande de 26
panneaux. Cet ensemble imposant
comprenait 13 hallebardiers, 7 guerriers, 5 artisans et un pâtre. Hodler écrivit alors : «
Je dois travailler vite. Les personnages sont
exécutés de façon à être vus à grande
distance, c’est-à-dire avec des silhouettes
nettement découpées. » Contre toute
attente, le comité organisateur refusa au
peintre huit de ses peintures et exigea qu’il
en retouche sept autres. Hodler prit la
parole contre les officiels, et défendit la

cause de la jeune peinture. La critique Ferdinand Hodler (1853-1918), Hallebardier (détail), 1895
MBAM, don de M. et Mme Michal Hornsteins’empressa d’identifier Hodler comme le La rencontre

« Le fait de convier l’imposant tableau du Hallebardier du peintre suisse Ferdinand Hodler
comme source d’inspiration première pour ma pièce a lancé mon exploration de la quête de
« l’arme de choix » que chacun d’entre nous peut entreprendre. L’homme d’armes dépeint dans
ce portrait (1895) reflète certains aspects de mes styles de peinture préférés, apparus en Europe
eau XIX siècle. Il évoque les échos du mysticisme des préraphaélites qui avaient précédé, tout
comme l’adoration de la nature doublée de la fantaisie propre à l’art nouveau naissant. Mes
racines suisses ne font qu’ajouter à mes interrogations sur l’histoire des Suisses en tant que
mercenaires… Pour qui combattriez-vous ? »
- Melissa Auf der Maur