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Concert ''Johann Christian Bach''

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1 Chœur de la Cathédrale de Sion Concert ''Johann Christian Bach'' Mardi 27 décembre 2011 à 20h00 à l'Eglise de Montana-station Programme 1. Orchestre : Quintette en Sib majeur 2. Magnificat 1758 en Do majeur 3. Gloria :  Gloria in excelsis Deo  Laudamus Te  Gratias agimus  Domine Deus  Qui tollis (Aria)  Qui tollis (Coro)  Suscipe deprecationem  Qui sedes  Quoniam  Cum Sancto Spiritu 4.
  • diplôme d'enseignement dans la classe de mayumi kameda
  • classe du ténor
  • quoniam 
  • chœur oracantat
  • diplôme de direction chorale au conservatoire de genève dans la classe
  • musique baroque
  • piano
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Chœur de la Cathédrale de SionConcert’’Johann Christian Bach’’Mardi 27 décembre 2011 à 20h00 à l’Eglise de Montana-station
Programme 1.Orchestre :Quintette en Sib majeur2.Magnificat 1758 en Do majeur3.Gloria : Gloria in excelsis Deo Laudamus Te Gratias agimus Domine Deus Qui tollis (Aria) Qui tollis (Coro) Suscipe deprecationem Qui sedes Quoniam Cum Sancto Spiritu 4.Chants de Noël traditionnels : Adeste Fideles Stille Nacht Il est né le Divin Enfant Soprano: Sophie Vaudan Alto: Hélène McClellan Ténor: Michel Mulhauser Basse: Stephan Imboden Ensemble instrumental Direction : Gérard Dayer 1
Johann Christian Bach Johann Christian Bach(Jean Chrétien Bach en français), aussi appelé le Bach ème de Milan ou de Londres, est né à Leipzig le 5 septembre 1735. Il était le 2 fils du second mariage de Jean Sébastien avec Anna Magdalena. Ce fils très doué était l’un des préférés de son père.Ses années de jeunesse à Leipzig furent déterminantes pour lui, même si l’éducation musicale acquise auprès de son père fut assez maigre, puisque ce dernier mourut avant que Jean Chrétien eut 15 ans. A ce moment-là, à la fin de l’été 1750, son demi-frère Carl Philippe Emmanuel le prit avec lui au sein de sa famille à Berlin. Il ne lui enseigna pas seulement la composition mais fit de lui un jeune pianiste plein d’éclat.Dans cette ville, par l’intermédiaire de sondemi-frère, Jean Chrétien noua des relations très étroites avec plusieurs musiciens de la cour de Prusse, tels Benda, Graun, Kimberger, Quantz et Agricola.A Berlin, il découvrit surtout l’opéra italien qui l’impressionna fortement.En 1751, à l’occasion du mariage d’Agricola- qui avait été un élève de son père -avec la chanteuse Molteni, les cercles de l’opéra de Berlin entrèrent en relation avec le comte Agostino Litta à Milan. Vers 1755, Jean Chrétien déménagea à Milan et devint maître de chapelle et compositeur privé du comte Litta, généreux mécène qui lui offrait des conditions detravail plus qu’avantageuses.Celui-ci lui permit notamment d’entrer en contact avec le fameux musicologue bolonais, la Padre Giovanni Battista Martini, auprès duquel il put poursuivre des études approfondies de contrepoint, qui furent déterminantes dans le développement stylistique de Jean Chrétien. Le Padre Martini l’incita aussi à composer de la musique religieuse catholique. Il s’ensuivit rapidement des motets, un Te Deum, un Magnificat, un Requiem, des Oratorios et des Messes, ou encore des parties de messes, comme ce Gloria en sol majeur. Si une partie des œuvres religieuses de Jean Chrétien furent donc écrites dans sa première période milanaise, auprès du comte Litta, les principales et les plus importantes le furent dans la deuxième partie de son séjour, de 1760 à 1762, aprèsqu’il fut nommé organiste du Dôme de Milan. Pour obtenir ce poste, Jean Chrétien se convertit au catholicisme. A chaque nouvelle composition, il fit part de ses projets au Padre Martini, qui les relut et les corrigea scrupuleusement. Au cours de ces mêmes années, Jean Chrétien ne composa pas moins de trois opéras qui furent montés à Milan, Turin et à Naples et qui connurent un grand succès. Il écrivit aussi de nombreuses œuvres concertantes.2
Tous ces succès eurent un retentissement qui dépassa largement l’Italie et qui arriva spécialementà Londres, auprès du King’s Theatre. Jean Chrétien émigra en Angleterre en 1762 puis devint, une année plus tard, le maître de musique de la Reine. A Londres, on le célébra en tant que compositeur d’opéras, de musique concertante et symphonique et aussi en tant que merveilleux pianiste. Son étoile commença à pâlir dès 1770, date à laquelle s’engagea une rude concurrence avec d’autres musiciens. Jean Chrétien connut aussi, à ce moment-là, des ennuis de santé découlant de problèmes financiers. Il mourut à Londres, le jour de l’an 1782.Si son père, Jean Sébastien,représente le sommet de l’époque baroque, Jean Chrétien quitta les chemins contrapuntiques de son père pour une écriture plus légère. Il devint ainsi le principal représentant de la première période classique. Haydn et Mozart s’inspirèrent spécialement de ses compositions. Le jeune Wolfgang lui témoigna très souvent sa gratitude, eu égard à la somme de découverte qu’il put réaliser auprès de lui; pianoforte, symphonies, opéra italien. Magnificat 1758 en Do majeur Johann Christian Bach écrivit son Magnificat en 1758 à Milan. C’est dans une lettre écrite au PadreMartinile 22 octobre 1757 qu’il est question pour la première fois d’un Magnificat à 8 voix. Six mois plus tard, Jean-chrétien remerciera le Padre de sa relecture puis, dans une autre lettre, parlera de l’exécution de l’œuvre.Ce Magnificat en Do majeur est écrit pourdouble chœur, deux pupitres de violon, alto, violoncelle et contrebasse, deux trompettes et basse continue (orgue). Après 2mesures d’introduction sur le mot «dans un tempo trèsMagnificat », lent, l’œuvre se déploie dans une allure modérée. La retenue de celle-ci est imposée par les figures très brèves des deux pupitres de violon, décorant les parties vocales très homophones et jouant aussi entre elles. Les autres instruments de l’orchestre jouent un rôle d’accompagnement plus traditionnel, issu de la tradition baroque et de l’univers de la basse continue. Les deux trompettes (qui à l’époque ne comportaient pas de pistons) jouent des sonneries et des appels de tierces, de quintes et d’octaves,dans le cadre strict des possibilités très réduites de cette période de l’histoire.
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Comme déjà évoqué, le chœur ne chante que des parties verticales dans un schéma toujours assez similaire de questions-réponses, issues de la tradition vénitienne de « plurichoralité» déjà plus que séculaire à l’époque.Si le schéma est traditionnel, l’écriture est moderne pour l’époque, puisque toute trace de contrepoint a disparu, laissant la place aux déclamations syllabiques les plus verticales. Cette œuvre est donc très représentative de son époque, issue du passé et en se faisant encore largement l’écho, mais aussi annonciatrice de la nouvelle musique que Mozart, élève de Jean-Chrétien à Londres dès 1764, mettra en application avec tout le génie qu’on lui connaît.Gloria Dans ce gloria, le modèle baroque est encore parfois appliqué. Même si l’on trouve ci et là quelques crescendos, la dynamique dite de terrasseforte/pianoet d’écho est encore très présente. Celle-ci trouve aussi appui sur une orchestration encore proche du baroque. Ce gloria vit le jour dans les années 1760-1762. On ne le joua vraisemblablement pas au Dôme de Milan, parce que les grandes œuvres avec orchestre ne pouvaient pas être dirigées par des laïcs ; seuls les Padres pouvaient les monter. On sait par contre que Jean Chrétien dirigea plusieurs de ses œuvres dans d’autres églises milanaises.La thématique de lasymphonia introductive de cetteœuvre n’entoure pas seulement le choral d’entrée mais également le chœur final,Cumsancto spirito. Outre les airs pour les différents solistes, le duo duLaudamus te, pour soprano et ténor solo, reprend des traits de coloration évoquant assez clairement l’opéra.La grande fugue chorale duSuscipe deprecationem démontre la maestria absolue de Jean Chrétien dans le domaine contrapuntique (développement, renversement du thème, strette). On sent parfois passer le souffle du père. Les deux grands airs pour ténor et basse solo,Qui sedesetQuoniam, évoquent à nouveau des pièces similaires à l’opéra.A travers les onze mouvements de l’œuvre, Jean Chrétien démontre clairement la sûreté de son métier. Il réunit et résume parfaitement les diverses techniques de composition et laforce d’expression du baroque tout en présentant une œuvre chantante de style italien, typique de la fin du XVIIIème siècle. Cette œuvre est donc le meilleur trait d’union entre deux époques, entre deux pays et entre deux styles de musique.
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A noter que le manuscrit de cette œuvre transita de Milan à Einsiedeln en Suisse, où on la monta encore avant la fin du XVIIIème, car le goût italien était particulièrement prisé au niveau de la musique d’église, spécialement dans les couvents. Après la révolution française, les moines durent fuir et l’on ne put continuer à jouer ce type de musique avant 1810. Les solistes Sophie Vaudan, soprano
Née en Valais, elle débute son parcours musical par le piano au Conservatoire de Sion. Après un Diplôme de Maître de Musique à la Haute Ecole de Musique de Genève, elle achève sa formation de pianiste par un Diplôme d’enseignement dans la classe de Mayumi Kameda. C’est au cours de ses études à Genève qu’elle découvre le chant auprès de Michèle Moser puis de Frédéric Gindraux. Elle entre alors dans la classe de chant de Béatrice Cramoix et obtient en 2011 un Master d’interprétation en Musique Ancienne à la Haute Ecole de Musique de Genève. Comme soliste, elle a chanté dans diverses œuvres baroques (dontDixit Dominusde Haendel etDidon et Enéede Purcell) et sur scène, elle a tenu le rôle d’Eurydice dansOrphée aux Enfersd’Offenbach.Elle a également chanté sous la direction de divers chefs de chœurs. Elleest membre de l’Ensemble Cantatio (dir. J.Duxbury), de l’Ensemble Vocal Buissonnier et d’Otto Voci, octuor vocal féminin a cappella.Elle enseigne en outre la Formation Musicale au Conservatoire Populaire de Musique de Genève. 5
Hélène McClellan, alto
Hélène Čajka McClellan a commencé ses activités musicales à Genève en tant que chef de chœur et violoniste (violonbaroque). Elle amoderne et obtenu un Diplôme de direction chorale au Conservatoire de Genève dans la classe de Michel Corboz ainsi qu’un Diplôme d’éducation musicale.Elle s’est par la suite consacrée pleinement au chant grâce à un séjour de trois ans aux Pays-Bas. De retour en Suisse, elle a travaillé auprès de Madame Marie-José d’Alboni avec qui ellea terminé ses études à la SSPM. Son activité professionnelle l’amène à se produire fréquemment en tant que soliste dans le répertoire d’oratorio. On a pu l’entendre à la Cathédrale de Genève dans la Messe en Si de JS Bach, à Lausanne avec le Chœur Bis et l’Orchestre de Chambre de Lausanne, dans le Magnificat de JS Bach à Genève avec le chœur La Psallette, sous la direction de Steve Dunn, ou en Valais à la Cathédrale de Sion, sous la direction de Bernard Héritier. Ses projets l’amèneront à chanter cet automne sous la baguette de Pascal Crittin (Petite Messe Solennelle de Rossini), Luc Baghdassarian (Messe en La bémol de Schubert) ainsi que de Gérard Dayer (JC Bach). En récital, elle a collaboré avec le pianofortiste Michel Kiener, dans la saison de concerts Amarcordes, ou avec Floriane Steinegger, dans le cadre des Schubertiades d’Espace 2 ou des Concerts de Lancy.Elle a achevé l’automne passé une tournée avec l’Opéra Studio de Genève dans la production « La Guerre des Beatrix », dans laquelle elle a tenu l’un des rôles titre (Beatrix de Villars). 6
Michel Mulhauser, ténor
Après avoir obtenu un diplôme d'enseignement de piano, Michel Mulhauser entreprend des études de chant, d’abord à Fribourg puis à Lausanne.Entre 1999 et 2002, il est inscrit à la R. Accademia filarmonica di Bologna, dans la classe du ténor Sergio Bertocchi. Actuellement, il se perfectionne auprès de Rachel Bersier. En tant que soliste, il se consacre régulièrement au récital et à l’oratorio.A la scène, il fait ses débutsdans l’opérettePomme d’Apid’Offenbach en 2004 à Sion puis, en 2005, dans l’opéraMavra de Stravinsky àL’Oriental de Vevey. A l’Opéra Politeama de Lecce, il incarneValzacchi dansDer Rosenkavalieren 2007,SpolettadansToscaen 2008 etGastonedansLa Traviataen 2010. A l’Opéra de Fribourg, il participe à la production deFortunioMessager de (D’Azincourt) en 2007 etEugène Onéguine(Monsieur Triquet) en 2011.
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Stephan Imboden, basse
Stephan Imboden débute sa formation musicale à 7 ans auprès de la Schola des Petits Chanteurs de Sion. Après des études de piano et de hautbois, il poursuit ses études au Conservatoire de Lausanne où il obtient un premier prix de virtuosité. Il complète sa formation à l'Opéra de Lyon puis se perfectionne dans la musique baroque à Versailles.
Son répertoire s'étend de la musique baroque à la musique contemporaine. Il interprète régulièrement les grandes oeuvres du répertoire d'oratorio telles que les Passions de Bach, le Requiem de Mozart et la Création de Haydn.
Stephan Imboden est membre de l’ensemble vocal français A Sei Voci qui s'est donné pour mission de redécouvrir les musiques polyphoniques des époques Renaissance et Baroque.
A son actif figurent plusieurs enregistrements radio et TV ainsi qu'une imposante discographie.
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Le Directeur : Gérard Dayer
Gérard Dayerest enseignant de musique au collège de Sion et au conservatoire cantonal (classe d’orchestration et d’harmonie au clavier). Licencié en lettres de l’université de Fribourg, ses études musicales aux conservatoires de Berne, Lausanne et Fribourg ont abouti à un brevet d’enseignement de maître de musique et à un diplôme de branches théoriques. Pour le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique, il a procédé à un travail d’édition de la musique d’Ernest Ansermet. En collaboration avec la faculté de musicologie de l’université de Zurich, il a contribué à l’édition de la musique pour grand orchestre d’Othmar Schoeck.Gérard Dayer fonctionne comme expert pour les branches théoriques au conservatoire de Genève. On fait aussi souvent appel à lui comme expert lors des fêtes de chant. En 1999 et 2002, il a publié avec son père, Emile Dayer, deux ouvrages retraçant les écrits et la musique de ce dernier. Issu d’une familled’organistes, Gérard Dayer est actif à Hérémence depuis 1972 et y joue actuellement lors des grandes fêtes religieuses. Gérard Dayer a aussi composé une cantate,Epistola Prima, pour solistes, chœur et orchestre,créée en 1994 ainsi qu’un drame musicalTzaudrics,double pour chœur, solistes, récitant et grand orchestre.Il a signé plusieurs arrangements pour chœur et orchestre, dont le célèbre Cantate Domino de Händel et dernièrement toute une série de pièces de Noël, interprétées par le chœur Oracantat, qu’il dirige depuis sa création en 2004.Le chœur OracantatOracantatest un choeur mixte formé d’une quarantaine de chanteuses et chanteurs du Valais central, ayant commencé son activité en juin 2004, sous la direction deGérard Dayer, professeur de musique au collège des Creusets et au conservatoire de Sion. 9
Oracantat, qui signifie’’prie et chante’’en latin, anime une à deux messes par mois le dimanche matin à la Cathédrale de Sion. Il chante aussi à la Basilique de Valère, lors des fêtes de l’Ascension et de la Dédicace. Son choix musical s’articule autour de la musique baroque, classique, romantique et autres pièces religieuses, avec un accent particulier porté vers les œuvres concertantes.En plus du programme des messes, son ambition est de mettre sur pied 2 séries de concerts par année, pour chœur, solistes et orchestre, en des lieux différents et avec des programmes différents. Depuis le début de son activité de concerts, le chœur Oracantat a eu l’occasion d’interpréter bon nombre de comp:ositeurs différents Mozarten 2005 et au début 2006,César Franckautomne 2006 et au printemps 2007, en Camille Saint-SaënsetMel Bonisà Noël 2007,Michael HaydnetFranz Lachnerà Pâques 2008,Franz Liszten fin d’année 2008 et au début 2009,Franz SchubertPâques 2009, à Johann Michaël Haydnà Noël 2009,Félix Mendelssohnau printemps 2010 etAntonin Dvoraken février 2011. Au terme de la saison musicale 2010-2011, soit après seulement 7 ans d’existance, le choeur Oracantat aura donné pas moins de 34 concerts classiques. La visite du site internet :http://www.oracantat.net/donnera vous un aperçu de ses activités et de ses premières prestations enregistrées en public.
Le choeur ORACANTAT
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