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  • redaction - matière potentielle : pour la réalisation de documents scientifiques
Conseils de rédaction pour la réalisation de documents scientifiques Philippe Godlewski, ENST, (version 0.57, 09/2001) Résumé Cet article propose quelques conseils de rédaction (concernant la forme, la typographie, la structure, le style) à prendre en compte pour réaliser des documents (rapports, articles) scientifiques ou techniques. A l'ingénieur débutant, il peut servir de guide lors de la réalisation d'un rapport.
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Conseils de rédaction pour la réalisation de documents scientifiques
Philippe Godlewski, ENST, godlewski@enst.fr (version 0.57, 09/2001)
Résumé Cet article propose quelques conseils de rédaction (concernant la forme, la typographie, la structure, le style) à prendre en compte pour réaliser des documents (rapports, articles) scientifiques ou techniques. A l’ingénieur débutant, il peut servir de guide lors de la réalisation d’un rapport.
1. Introduction Les ingénieurs disposent d’outils élaborés de traitement de texte. Parmi les plus utilisés, citons Word (produit Microsoft) dont les sophistications, ajoutées de version en version, rendent l’usage de plus en plus incertain pour l’ingénieur. Citons aussi LaTΧbasé sur TΧ(éditeur d’équations ou de formules) qui offre E E une quasi-perfection dans la réalisation de textes mathématiques. Ces outils utilisés à bon escient et avec parcimonie (en ce qui concerne Word) permettent de produire efficacement et d’une manière autonome des rapports, des articles ou même des livres. Le débutant les utilise souvent d’une façon maladroite en oubliant quelques règles élémentaires de style ou en privilégiant des aspects typographiques superficiels. L’alphabet standard est l’alphabet "Time New Roman". L’alphabet "Symbol" contient principalement les lettres grecques, de l’ alphaα, à l’omégaω.Une belle écriture,une écriture fantaisiste.Pour la réalisation de transparents, la police "Comic Sans MS" permet, en apparence, de personnaliser le propos. Figure 1. Exemples de polices
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1.1. Quelques règles à suivre On peut énoncer quelques règles élémentaires ou de bon sens. Les négliger affaiblit notablement le sérieux d’un texte et peut décrédibiliser leur auteur. - Pas de phrase sans verbe. - Ne point veiller à ne pas mettre plus d’une négation dans une proposition, peut ne pas rendre l’exposition d’une idée aussi peu confuse que souhaitée. - une phrase commence par une majuscule et finit par un point - Les changements depolice(en anglais,font), les soulignements et lesmises en gras(en anglais,bold) doivent être utilisés avec circonspection ; de plus, la combinaisonde ces connotations est à proscrire. - On préfèrera le temps présent au futur chaque fois que cela sera possible. - Pour rendre un texte moins monotone, ne pas introduire dans le texte des abus tels que des répétitions abusives ou des mots répétés d’une manière monotone et, pour en faciliter la compréhension, n’introduire qu’une idée par phrase. - Il est préférable d’éviter, dans la mesure du possible, les phrases dont la construction complexe enchaîne, dans leur corps même, des subordonnées qui s’imbriquent les unes aux autres sans augmenter la clarté du propos et dont l’accumulation aurait même une singulière propension à obscurcir ce dernier, en engendrant des liaisons et rappels qui, de relatives en subordonnées, subordonnent la compréhension alors relative du tout à une attention au détail qui doit constamment être soutenue jusqu’au terme d’une phrase qui a du mal à trouver son équilibre et, somme toute, en définitive et pour abréger, sa fin. - Il est probablement vraisemblable que, dans une certaine mesure, trop de précautions oratoires ou plutôt rhétoriques peuvent sans doute alourdir la clarté d’un propos par un effet de clair-obscur mitigé. De telles réserves allègent possiblement la responsabilité relative de l’auteur ou son implication dans l’assertion proposée mais développent la lassitude ou la perplexité du lecteur. - Il faut garder en tête, quand on élabore un texte, deux idées primordiales : la clarté de la structure (structure en paragraphes principalement), la simplicité dans les énumérations (qui peuvent se traduire sous forme de listes), la régularité du style, et la plus importante de celles-ci qui est la cohérence. - Et on évite de commencer une phrase par une conjonction de coordination (mais ou et donc or ni car ( ?)).
1.2. Structure du rapport ou de l’article Un rapport ou un article comporte les éléments suivants : - titre, auteurs, organisation d’origine, date, version, résumé - table des matières (pour un rapport) - introduction dans le premier paragraphe - suite des paragraphes
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- conclusion (dernier paragraphe) - annexes (éventuelles) - glossaire, liste d’acronymes (peut être placé en début, facultatif pour un article) - bibliographie (ou références)
2. Phrases et ponctuation Une bonne ponctuation facilite la lecture d’un texte scientifique. Il est particulièrement important de veiller à ce point dans le cas de textes comportant des formules mathématiques. Un texte est constitué de phrases. Les phrases dont les limites sont difficilement repérables rendent la lecture ardue. On rappelle la règle suivante.
La règle Une phrase commence par une majuscule et finit par un point.
2.1. Lecture ou compilation On peut distinguer plusieurs niveaux de lecture d’un texte scientifique. Prenons l’exemple d’un lecteur expérimenté qui expertise un lot d’articles dans une procédure de sélection (ou arbitrage) pour un congrès. Pour un papier à examiner, il peut faire un premier parcours (lecture semi-globale) qui n’implique pas nécessairement une compréhension de tous les détails. Le texte est parcouru phrase par phrase. Chaque phrase est analysée synthaxiquement et sémantiquement. En cas de problèmes répétés de "décodage", le lecteur abandonne rapidement la lecture, en particulier s’il détecte des fautes de syntaxe. Cette première lecture peut être comparée à une compilation (parsing) informatique. Une seconde lecture, approfondie peut suivre si la première aboutit. Lorsque le premier parcours est trop pénible, l’expert, qui a rarement la patience d’un paléographe ou les dons d’un cryptographe, rejette le papier sauf s’il détecte un fond exceptionnel.
2.2. Phrase comportant des équations Les phrases comportant une ou plusieurs formules ou équations mathématiques doivent obéir à la règle énoncée plus haut (i.e. fin de phrase marquée par une ponctuation-point). Il faut veiller que toutes les notations ou variables figurant dans une équation soient définies à l’intérieur de la phrase ou dans les phrases précédentes. Il est clair qu’un point (".") présent dans le corps d’une formule n’est pas interprété comme un signe de ponctuation. On peut considérer à ce propos l’exemple de la figure 2.
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Capacité cellulaire pour un accès CDMA Dans un réseau cellulaire, un paramètre important est le taux d’étalement η=W/Rudésigne le rapport entre d’une part, la bande hertzienne qui Wutilisée par un utilisateur dans une cellule et d’autre part, le débit binaire utilisateurRu (en bit/s) pour un service typique comme la téléphonie. La capacité cellulaireC(exprimée en nombre d’utilisateurs en connectés par cellule) d’un réseau cellulaire peut être évaluée par la formule suivante, -1 C= (Wr/Ru).(F/[Eb/N0]thesh).δ, Wrdésigne une bande de référence allouée au système (elle correspond à la bande d’étalement dans le cas CDMA),F dénote le coefficient de réutilisation des ressources fréquencielles, [Eb/N0]thesh représente le rapport signal-à-bruit seuil etδle taux d’activité d’un utilisateur. On montre queFeut s’exprimer comme un rapport d’interférence,F=Iin/(Iin+Iext), oùIin(respectivementIext) désigne l’interférence intérieure (resp. extérieure) à la cellule. Fig. 2. Exemple de texte comportant des équations. Remarquer que la structure de phrase est respectée.
2.3. Pas de ponctuation après les titres Un titre de paragraphe ou de sous paragraphe n’est pas suivi d’une ponctuation (ni point, ni deux-points). Un titre de figure ou de tableau peut être suivi d’un point en particulier s'il est accompagné de phrases explicatives.
2.4. Remarques sur la ponctuation et la typographie
Les doubles signes de ponctuation 1 En français, on place un "blanc" (ou "espace" ) avant les doubles signes de ponctuation : le point-virgule ";" (semi colon), le deux-points ":" (colon), les points d’interrogation "?" ou d’exclamation "!". En typographie anglo-saxonne, on n’en place pas. Les doubles signes sont traités comme les simples : la virgule "," (comma) et le point "." (full stopouperiod). Le point-virgule permet de marquer une pause entre deux parties d’une phrase. Certains auteurs jugent son usage délicat et suggèrent de limiter son emploi. Il
1 . Il y a plusieurs sortes d'espaces en typographie française ([Perr00]). L'espace entre deux mots dans une phrase est appelée espace-mot (espace est ici du genre féminin, voir glossaire). L'espace précédant un double signe de ponctuation est l'espace fine (ou d'une manière abrégée, fine), à l'exception de celui précéde le deux-points qui est un espace-mot. Une espace peut être sécable ou insécable. L’espace qui précède un double signe de ponctuation est insécable : elle ne peut être séparée ni du signe ni de la dernière syllabe du mot qui la précède. Le bloc [syllabe + espace insécable + ponctuation] forme un ensemble qui doit être considéré d'un seul tenant en particulier lors d'un problème de césure pour un passage à la ligne. Une espace insécable est de largeur fixe. Les logiciels de traitement de texte gèrent en général ce problème.
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peut être utilisé pour réunir deux phrases qui doivent être appréhendées conjointement pour faciliter la compréhension. Le deux-points permet d’introduire une explicitation, une explication ou une énumération. Il n’indique pas la fin d’une phrase : on ne place pas de majuscule après un deux-points. Des exceptions peuvent être tolérées pour certaines énumérations.
Liste ou énumération Une liste peut être structurée comme une phrase : - chaque élément énuméré peut représenter une proposition de la phrase, - un élément est introduit par un tiret, - il se termine par un signe de ponctuation (en général, virgule ou point virgule), - la dernière ligne se termine par un point. Une liste peut être une simple énumération sans structure de phrase explicite. Il faut veiller dans ce cas aux points suivants : - cohérence des éléments ou points énumérés - homogénéité des différents points (par exemple présence ou non d’article) - absence de ponctuation en fin de ligne On évitera d’utiliser dans un texte les "puces" (bullets) trop généreusement fournies par des logiciels comme Microsoft-Word. On les réservera pour les transparents.
Parenthèse On ne place pas de "blanc" avant une parenthèse ouvrante "(" ou avant une parenthèse fermante ")". Une parenthèse s’inscrit dans une phrase (si elle comprend une remarque un peu longue, il est préférable de la remplacer par une phrase à part entière). Si elle comprend une remarque un peu longue, il est préférable de la remplacer par une phrase à part entière.
Guillemets Les guillemets (quotes) peuvent trouver plusieurs réalisations : (i) "mot" (notation bâtarde provenant de l’informatique), (ii) « mot » (doubles chevrons horizontaux, suivant la manière française) ou << mot >> (si vous ne disposez que d'une vielle machine à écrire), (iii) “word” (the English quotation marks). Bien que ne correspondant pas à la stricte orthodoxie typographique établie en France, la première réalisation est simple et nous parait acceptable et même souhaitable dans un rapport technique qui prétend plus à la clarté qu'à l’esthétisme.
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Les guillemets permettent d’isoler ou de mettre en valeur un mot ou un groupe de mots. D’autres procédés sont utilisés de manière similaire :l’italiqueoule gras.
3. Italiques et formules
3.1. Mots en italique 2 Un texte français esta prioricomposé de mots issus d’un dictionnaire français. Ce qui n’est pas français, en particulier les mots ou locutions issues d’une langue étrangère sont mis en italique (l’antonyme de "italique" est "romain" en typographie savante, voir glossaire). Les locutions latines standards peuvent rester grosso modo en style normal (i.e. en caractères romains). Les sigles ou 3 acronymes , de quelque langue qu’ils soient issus, peuvent rester dans le style normal de la police courante. Les sigles sont explicités lors de leur première apparition dans le texte (l’explicitation est reprise dans la liste des acronymes). Si un mot (ou une locution) ne trouve pas d’équivalent en français, on peut le laisser en style normal après l’avoir introduit (en italique) et défini.
Exemple
LehandoverLorsqu’un mobile en communication change de cellule, unhandover(passage de main ou de relais) doit être exécuté. On désigne parfois en France cette opération de handover par "transfert automatique inter cellulaire" (TAI ; aux USA on parle parfois dehandoff). Un handover comprend plusieurs phases : préparation avec transmission de rapports de mesure (measurement reports), réservation des circuits dans le réseaux fixe, puis exécution. Les procédures de handover sont souvent complexes. Dans cet exemple le mot "handover" est introduit en italique, puis banalisé en style normal.
3.2. Variables et textes mathématiques Une variable mathématique est, d’une façon générale, mise en italique. Par exemple,i,j,k représentent souvent des indices entiers etx,y,z,des inconnues
2 . Cette locution adverbiale « a priori » (au premier abord) est d’origine latine. Le « a » de cette locution est du e latin ; il ne correspond ni à la préposition « à » (du latinadpersonne du singulier du, vers), ni au verbe avoir (3 présent de l’indicatif). Il n’est pas nécessaire de la mettre en italique car elle figure dans la plupart des dictionnaires français. 3 . Nous ne distinguons pas nécessairement dans cet article la notion de sigle de celle d’acronyme. Selon le dictionnaire Larousse, un acronyme est un sigle qui peut être lu et prononcé comme un mot ordinaire ; ainsi OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ou NATO (North Atlantic Treaty Organisation) sont des acronymes. Conformément à cette définition restrictive, tout acronyme est un sigle, mais l’inverse est inexact (par exemple, SNCF, EDF, ENST ne sont pas des acronymes).
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réelles. Une variable peut désigner un paramètre constant propre au contexte de l’étude. Les constantes ou fonctions connues de tous (… de tout scientifique) ou universellement répertoriées restent en style normal (pas en italique) : cos(x), sin(y+z), exp(a), ln(b),π= 3,14159…, e = 2,71828… Remarquez que les parenthèses, les chiffres et les signes opératoires ne sont pas mis en italique : 2 i=1, u= (u1,u2, … ,un), n le polynômea(x) =anx+… +a1x+a0est de degrénsian0. Les unités ne sont pas mises en italique : 10,2 3 dB,102 dBm ou 10 mW, 60 m/s. On rappelle qu’une unité correspondant à un nom propre est notée d’une façon concise par une lettre majuscule (A, V, W, Hz, …) ou d’une façon plus longue par le nom en minuscule du savant ainsi honoré (ampère, volt, watt, hertz, …). Les variables grecques minuscules (α,β,γ, …ω) peuvent être mises en italique, mais ce n’est pas nécessaire car il n’y a pas d’interférence avec l’alphabet latin. Il est préférable de ne pas commencer une phrase avec un sigle ou une variable mathématique. Par exemple, la phrase suivante "Aest un ensemble de points …" peut être remplacée par "On désigne parAun ensemble de points …". 4 Placer des "blancs" avant et après les signes opératoires "+", "" , "×", "=" permet souvent d’augmenter la lisibilité des formules : 2 2 cos (x)+sin (x)=1, 2 2 cos (x() + sin x) = 1. Un conseil : quand vous utilisez Microsoft Word, éviter de faire appel à l’éditeur d’équation tant que la complexité des formules ne vous l’impose pas (remarque : dans cet article, cet éditeur n’a pas été utilisé).
4. Introduction de références
Règle Copiez, pompez, crassussez, mais citez ! L’introduction de références est essentielle dans un texte scientifique pour de multiples raisons : 4 . Le signe moins (–, ou "tiret demi-cadratin") ne correspond pas précisément à un tiret ordinaire (-, ou trait d'union), ni au long "tiret cadratin" (—). Sur un PC, presser [Ctrl+(le "-" du pavé num.)] pour obtenir "–", [Alt+Ctrl+(le "-" du pavé num.)] pour "—".
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- fixer le contexte de l’étude, - permettre à un lecteur de se mettre à niveau pour apprécier le travail, - justifier que l’étude s’inscrit dans un cadre scientifique pertinent, - montrer le sérieux d’une recherche ou la justesse d’une approche, - donner du poids à ses arguments, - ne pas assumer la paternité d’idées inhabituelles, - démontrer l’originalité d’une contribution, - ou encore par honnêteté intellectuelle.
Article Dans un article de recherche il est d’usage de citer dans l’introduction les études précédentes qui ont servi de base aux travaux présentés et de préciser, au cours de l’exposé, l’apport, les éléments nouveaux de l’article par rapport à des contributions antérieures.
Rapport Un rapport de synthèse ne prétend pas à l’originalité quant à la nouveauté des éléments scientifiques présentés. Il doit donc comporter de multiples références. L’auteur du rapport, en particulier s’il ne possède pas une grande maîtrise du domaine étudié, doit justifier la pertinence de ses propos par des références. Une référence permet aussi de dégager sa responsabilité par rapport à une proposition étrange mal établi ou non standard. On cite aussi les adresses mél dans la liste des références (bien qu’en général, leur pérennité soit incertaine).
De l’œuvre définitive au plagiat Il existe une certaine propension en France, chez des esprits forts, à établir des traités, à fonder des théories et à vouloir réécrire d’une façon plus ou moins définitive des textes anciens. Certains se consacrent à un traité ultime ([Bour68]), d’autres s’attaquent à des canons ([LaB01]), d’autres encore, 5 parviennent après de longs efforts à une perfection indépassable (Cf. Pierre Ménard, auteur du Quichotte, [Bor99]). Ce type de production n’a, en général, qu’une place marginale dans l’activité du chercheur débutant ou de l’ingénieur. Elle est à éviter chez celui qui n’a pas de prétentions très affirmées. Le plagiat est une vieille activité qui, dans le domaine littéraire, est parfois tolérée ou excusée ([Hen97]). Dans le domaine scientifique, il faut s’y livrer avec beaucoup plus de prudence. On peut utiliser des comparses pour tenter de co-estampiller un théorème, mais il ne faut point s’attaquer à une trop grosse cible, sinon on risque plus le ridicule que la gloire (Cf. le principe de "Göedel – Debray (Régis)" évoqué par Michel Serre, cité dans [SoBr97]).
5 . Il s’agit là d’une perfection dans une démarche d’accomplissement personnel qui peut ne pas être appréciée dans un contexte d’évaluation académique.
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Tolérances On estime qu’on peut recopier une ligne ou deux sans citer la source de l’emprunt. Au-delà de 5 lignes, la présence d’une référence s’impose (juste avant ou à la suite du passage emprunté).
Figures En ce qui concerne les figures pour lesquelles l’emprunt est manifeste, il faut citer ses sources. Chaque figure copiée, soit directement par un couper-coller (cut and paste), soit indirectement par une reproduction à l’aide d’un logiciel de dessin, doit être munie de la référence de la source. Des mentions du type "[ABxy]", "inspiré de [ABxy]", "basé sur [ABxy]" permettent d’indiquer le degré de copie. Les figures que l’on retrouve dans plusieurs ouvrages ou normes n’ont pas besoin d’être accompagnées de références sauf s’il s’agit d’un copié-collé.
Indexation Le codage ou l'indexation des références peut se faire sous une autre forme que la simple numérotation ([1], [2], [3], … ), sauf si l'éditeur de l'article l'exige. Nous proposons de mettre les premières lettres des noms des premiers coauteurs suivies de l'année de publication (voir le § Références pour des exemples).
5. Figures Les figures doivent être numérotées et comporter un titre. Il est souhaitable d’ajouter sous le titre une phrase d’explication, en particulier quand elles se présentent sous forme de courbes.
6. Conclusion Une conclusion, même convenue ou artificielle, est toujours utile pour marquer la fin de l’article ou du rapport.
Annexe Rejeter en annexe les calculs longs et trop techniques, les rappels de cours, les parties légèrement hors sujet dont vous voulez laisser dans un rapport pour justifier le temps que vous avez passé sur l’étude.
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Glossaire (voir [Perr00]) espace : en typographie, ce mot serait féminin lorsqu'il désigne l'intervalle entre deux lettres ou entre deux mots (ex: espace fine), masculin lorsqu'il désigne une surface donnée. e.g. ouexempli gratia,locution latine qui signifie "par exemple". fonte : terme emprunté à la composition plomb. Aujourd'hui, police de caractère complète avec chiffres, ponctuation et autres signes divers et accessoires. Une police peut se décliner en différents styles : normal (romain),italique, gras,gras-italique. i.e. ouid est, locution latine concise qui remplace harmonieusement notre "c'est-à-dire" français (un peu longuet). ISBN :International Standard Book Number, indexation internationale normalisée pour les livres. Elle est concise : [code pays - code éditeur - n° de l'ouvrage - clé de contrôle]. Le code pays de la France est 2. italique : un caractère italique est légèrement oblique ou penché (s'oppose à romain) :italique, romain. justification : mesure de la largeur d'une colonne de texte. On peut justifier (aligner) à gauche, à droite ou des deux cotés. PAO : publication assistée par ordinateur. pied de mouche (¶) : en PAO, c'est le caractère invisible (que nous avons obligeamment rendu ici visible) qui marque le retour à la ligne forcé. police : voir fonte. romain : un caractère romain est orienté verticalement (s'oppose à italique).
Remerciements L'auteur tient à remercier Xavier Lagrange, Loutfi Nuaymi, Gérard Cohen, Gilles Zémor, Philippe Martins pour la relecture attentive qu'ils ont fait de cet article. Les fautes restantes leurs sont ainsi en grande partie imputables.
Références [Bor99] Jorge Luis Borges,Œuvres complètes, Bibliothèque de La Pléiade, NRF éditions Gallimard, 1999. [Bour68] Nicolas Bourbaki,Eléments de Mathématique, Hermann, Paris, 1968. [Hen97] Jean-Luc Hennig,Apologie du plagiat, éditions Gallimard, 1997. [LaB.01] F. Boyer, M. Sevin et J.-P. Prévost, éditeurs,LaBible, nouvelle traduction, édition Bayard, 2001. [Perr00] Yves Perrousseaux, Manuel de TYPOGRAPHIE FRANCAISE e élémentaire, Atelier Perrousseaux éditeur, 5 édition, 2000. [SoBr97] Alan Sokal, Jean Bricmont,Impostures intellectuelles, éditions Odile Jacob, Paris, 1999.
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