Cuba castriste castro exposé
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1
11/10/2006
Cuba castriste.
Engagé depuis 1953, le processus révolutionnaire triomphe en 1959 à Cuba avec la chute de
la dictature de Batista et la mise en place d’un gouvernement par le leader révolutionnaire
Fidel Castro qui depuis désormais 50 ans dirige l’île. Si le triomphe de la révolution cubaine
ouvre une nouvelle ère dans l’histoire des révolutions d’Amérique latine et s’inscrit dans
l’histoire de la guerre froide, l’île, en son sein, est profondément bouleversée par la politique
menée par Fidel Castro. Il s’agit de savoir alors ce qui fonde le castrisme et son impact
idéologique, politique, géopolitique, économique et social sur la société cubaine, c'est-à-dire
de comprendre ce qui, singularise cette île dans sa région, mais aussi dans l’espace mondial,
et ce avant et depuis la fin de la bipolarisation du monde.
I-
Une île en révolution
A-
A l’origine de la Cuba castriste : un mythe révolutionnaire.
Une véritable hagiographie du Lider maximo se met en place. L’acte révolutionnaire initial
est magnifié et toute une légende née autour du débarquement raté sur l’île de Castro et de ses
hommes en 1956, puis de la fuite de 12 rescapés vers la Sierra Maestra où la guérilla
s’enracine grâce au soutien des petits paysans, avec son hôpital, son four à pain, sa Radio-
rebelde… L’entrée dans la Havane, les actes héroïques du Che, le départ hâté et piteux de
Batista deviennent l’objet de la chronique téléologique de la Cuba castriste et sont gommés
les éléments susceptibles de la nuancer (par ex. le fait que Batista a été lâché par les
Américains depuis mars 1958 quand ils décrètent un embargo sur les armes). Cette épopée
déborde largement Cuba.
B-
La révolution sociale au coeur des préoccupations castristes.
Le grand discours d’autodéfense de Castro de 1953, s’il n’est pas socialiste, met la société, le
peuple et le progressisme au centre de son projet politique. L’importance qu’il accorde au
paysan dans ce texte traduit sa conscience aigue dans pbtiques sociales de son pays (même s’il
est issu d’un milieu de propriétaires terriens). Ex : une réforme agraire est nécessaire pour
abolir le latifundium, des solutions doivent être trouvées à la question du logement,
l’enseignement doit être le droit de tous mais il doit être adapté à une population rurale.
L’idéologie castriste initial ne préfigure pas les choix socialistes de cuba ; toutefois ils
traduisent le coeur du projet castriste : révolutionner la société cubaine en y réduisant les
inégalités.
C-
Une révolution économique ?
En 1958, la canne à sucre couvre 1/5 de la SAU de l’île. Les tentatives infructueuses de
diversification conduisent à une forte pénurie en 1961-1962.L’agriculture vivrière a souffert
de la politique d’intégration de 200000 petits propriétaires dans de vastes coopératives, avec
des programmes de production rigides à respecter. D’où de pénuries et de grandes
irrégularités de production. La révolution économique souhaitée par le Che (ministre de
l’intérieur et directeur de la Banque centrale), à savoir supprimer la loi de la valeur dans les
rapports économiques, n’est pas appliquée et critiquée par les défenseurs du modèle
soviétique. Toute l’économie cubaine est bouleversée par une vague de nationalisation. Dès
1959 sont nationalisés toutes les grandes exploitations agricole. En 1960, les domaines et les
centrales sucrières nord-américaines sont nationalisées et transformés en « fermes du
peuple ». Les transports, les logements sont nationalisés. Toutefois, si les mesures
économiques, visant à la construction du socialisme sont révolutionnaires, la politique
castriste, permise par l’URSS jusqu’en 1989, apparaît comme un échec : la question du
logement n’est jamais réglé et la création en 1985 d’un Groupe central de pilotage
économique n’a pas amélioré les performances économique de ce que M.-F. Mottin appelle
un « Marienbad tropical ».
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